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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).
New York aura ses VLS en 2012
La ville de New York a annoncé le 14 septembre l’introduction dès l’été 2012 d’un parc de 10 000 vélos en libre service, un système emprunté au populaire Bixi montréalais – une contraction de bicyclette et taxi – qui s’est imposé rapidement comme un moyen de transport alternatif dans la métropole québécoise. La recette montréalaise a été exportée à Londres et à Washington, et c’est maintenant la Grosse Pomme qui achète le Bixi. La commissaire aux transports de New York, Janette Sadik-Khan, a annoncé l’achat de 10 000 VLS qui seront répartis sur 600 stations exploitées par Alta Bicycle Share, partenaire américain de la société montréalaise. « Le vélo-partage est une nouvelle forme de transport public qui va permettre aux New-Yorkais de se déplacer dans leurs quartiers, dans d’autres quartiers et vers le système déjà existant de transports en commun (métro, bus) », a déclaré dans un communiqué Alison Cohen, présidente d’Alta Bicycle Share. Et il fera de New York une ville « plus saine, plus propre et plus verte ». Les vélos au cadre d’aluminium seront aussi ornés de logos de compagnies qui voudront s’associer au projet. Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a déclaré lors d’une conférence de presse : « On se bouscule aux portes pour sponsoriser ce vélo à New York. »
Martine Aubry inaugure le V’Lille
Le V’Lille, c’est parti. Martine Aubry va inaugurer vendredi 16 septembre le service de location de vélos de la métropole lilloise. Au-delà du vélo en libre service (VLS), la communauté urbaine propose des vélos en location longue durée (VLD), au même tarif que le VLS (3 euros par mois, 2 euros pour les abonnés Transpole), et pour une durée d’un à douze mois. 1 100 VLS et 3 000 VLD seront progressivement mis à disposition dans 110 stations d’ici fin octobre. Le plan prévoit qu’en 2014, 10 000 vélos soient disponibles dans 210 stations, Lille serait alors la deuxième flotte de France après Paris. Effia, filiale de la SNCF, assure l’implantation et l’exploitation du réseau de bornes et de vélos. Elle a confié à Solutif, une entreprise lilloise employant des personnes en réinsertion, la réparation des vélos et le rééquilibrage des stations. L’investissement pour Lille Métropole : 5 millions d’euros d’aménagement et 6,8 millions d’euros de coût de fonctionnement par an, versés à Keolis, concessionnaire du réseau Transpole.
La RATP lance une campagne contre les incivilités
Après avoir sensibilisé l’opinion grâce à son site chervoisindetransport.fr (en ligne depuis juin), la RATP a lancé le 15 septembre sa campagne de communication sur les incivilités à l’attention des 10 millions de voyageurs qui empruntent chaque jour ses réseaux. Le site, qui a enregistré 730 000 pages vues, ouvre une rubrique dédiée aux commentaires sur l’affichage qui débute. La campagne « Restons civils sur toute la ligne » reprend les cinq thématiques majeures des incivilités identifiées par les voyageurs et les agents RATP : la propreté, les nuisances sonores, la bousculade, l’utilisation du strapontin aux heures d’affluence, la fraude. Elle poursuit trois buts : sensibiliser l’opinion, faire prendre conscience des incivilités, créer l’échange et le débat via des rencontres entre agents et voyageurs ainsi qu’un forum institutionnel. Sur un ton volontairement décalé et humoristique, cette communication veut souligner l’absurdité du comportement de celles et ceux qui commettent des incivilités dans les transports.
Du travail pour Bombardier en Grande-Bretagne ?
Les médias britanniques annonçaient le 12 septembre que le gouvernement se préparait à accorder un contrat de quelque 120 millions de livres (près de 140 millions d’euros) à Bombardier pour moderniser « 57 trains exploités en Ecosse en les faisant passer du diesel au mode hybride ». Mais aussi important soit-il, ce contrat ne représente que 5 % environ du marché Thameslink, dont la perte a amené Bombardier à annoncer quelque 1 400 licenciements sur son site britannique de Derby.
Liaison nouvelle Paris – Roissy : la concertation démarre
Le comité de pilotage du projet de liaison ferroviaire Paris – Picardie s’est tenu le 14 septembre. Les pouvoirs publics ont annoncé le démarrage immédiat des études et le lancement, dès la mi-novembre, de la concertation. Entre 2012 et 2014, le tracé sera précisé pour préparer le dossier de l’enquête d’utilité publique. Rappelons que ce projet consiste d’une part à créer, dans le Val-d’Oise, au nord de Roissy, une ligne nouvelle reliant la LGV d’interconnexion à la ligne conventionnelle Amiens – Creil – Paris. Il s’agit d’autre part de réaliser des aménagements pour accroître la capacité entre Creil et la ligne nouvelle et dans les gares Aéroport-Charles-de-Gaulle 2 TGV, Creil et Amiens. Par ailleurs, RFF et le Stif organiseront à partir de la fin du mois d’octobre une concertation publique sur le projet de nouvelle branche du RER D dit « barreau de Gonesse », qualifié de projet « structurant pour l’est du Val-d’Oise ».
AnsaldoBreda France dépose son bilan
Le 12 septembre, AnsaldoBreda France, qui a repris il y a deux ans les ateliers de Cannes-la-Bocca, a déposé son bilan. Spécialisés dans le reconditionnement du matériel roulant ferroviaire, ces ateliers ont connu une histoire mouvementée ces dernières années, marquées par une suite de rapprochements (avec Siemens, puis AnsaldoBreda), de restructurations et de rachats. Confrontés à une baisse de charge de travail, les 125 salariés ne sont guère optimistes pour l’avenir du site cannois, dont les terrains sont très convoités par les promoteurs…

Montpellier, les leçons de l’accident de 2010
Suite à l’accident de deux trams montpelliérains entrés en collision en 2010, le Bureau d’enquête sur les accidents des transports terrestres préconise trois mesures de prévention, dont deux concernent directement la formation du personnel. La collision de deux rames de tramway à Montpellier, le 12 mai 2010, qui avait fait deux blessés légers suite à la dérive arrière d’une rame Citadis 302 de la ligne 1 sur une forte pente, vient de connaître son épilogue avec la publication du rapport du Bureau d’enquête sur les accidents des transports terrestres (BEATT).
Le document souligne trois priorités pour un accident qui ne connaît pas de précédent : l’amélioration de la formation des conducteurs pour démarrage en rampe ; l’intégration des situations de stress dans la sélection et la formation ; la généralisation de dispositifs d’antidérive.
A Montpellier, le conducteur de la rame montante avait stoppé avant un cisaillement pour laisser passe une rame descendante. Au redémarrage, après l’amorce d’une avancée, sa rame avait subi une dérive arrière sans répondre aux ordres d’accélération, entrecoupés de retour à la position neutre du manipulateur de traction. A aucun moment, selon les experts, le conducteur n’a actionné un des systèmes de freinage de la rame.
D’entrée, le conducteur « n’a pas adopté une stratégie adéquate de démarrage en rampe », note le rapport. L’accélération imprimée sur rail sec est très faible car la rame n’avance presque pas et ne ressent aucun « broutage ». Puis elle part en dérive sans répondre aux tentatives d’accélération, qui vont solliciter excessivement les moteurs. De fait, huit « défauts brosse » ont été relevés durant les 21 s de la dérive. Le « défaut brosse » est un automatisme protégeant les moteurs d’une alimentation d’intensité supérieure à 1 300 A durant un temps donné. Il « ne déclenche pas d’alarme dans la cabine de conduite mais inhibe chaque fois l’onduleur correspondant pendant 0,5 s durant laquelle le couple de moteurs concerné n’est plus alimenté », souligne le rapport. Il a fallu attendre 12,2 s de dérive pour qu’une alarme retentisse, signalant la coupure de l’alimentation de tous les moteurs durant au moins 13 s, elle-même consécutive à une série de trois « défauts brosse » sur le même couple de moteurs.
Au chapitre de la qualification, le rapport relève que le conducteur n’en était qu’à son troisième jour de conduite autonome sur tramway. Et que le dispositif de freinage d’urgence n’a été déclenché qu’après le choc, par défaut de sollicitation de la veille manuelle. Le rapport estime que l’agent a « perdu ses moyens et paniqué », se focalisant sur une tentative de récupération de la fonction d’accélération. Il souligne que la formation habilitation qu’il venait de suivre avait « peu abordé la conduite en situation d’urgence ou de stress ». Il relève que lors de sa formation le conducteur n’a pas été confronté à la situation d’un démarrage difficile ou d’une dérive sans perte d’adhérence. Il recommande d’intégrer ces éléments dans la formation et, à titre préventif, d’utiliser le frein à patins électromagnétiques avant le démarrage en rampe.
Enfin, au chapitre des automatismes de sécurité, le rapport insiste sur le fait que, comme souvent ailleurs, les rames Citadis des deux premières lignes de tramway de Montpellier ne sont pas équipées de dispositif antidérive. Il recommande une généralisation de cet équipement.
Michel Gabriel LÉON
Paris – Caen : levée de bouclier contre le projet de réservation obligatoire
La SNCF envisage d’instituer la réservation obligatoire à bord des trains Intercités de l’axe Paris – Caen à partir du 11 décembre. C’est ce qu’elle a indiqué avant l’été aux présidents des conseils régionaux de Basse et Haute Normandie. Le 7 septembre, Laurent Beauvais et Alain Le Vern ont fait part de leur opposition à ce projet qui aurait, selon eux, des conséquences « considérables » pour les usagers normands, notamment les abonnés TER, qui subiraient de sensibles surcoûts.
La SNCF justifie ce projet par l’opportunité d’améliorer la production des trains et leur rotation. Mais elle affirme que rien n’est encore tranché. Elle devra aussi prendre en compte la réaction de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports, très négative. La Fnaut estime que « ces contraintes désavantageraient fortement le rail par rapport à la route sur une des très rares lignes encore rentables parmi celles qui font l’objet de la récente convention Etat-SNCF sur les trains d’équilibre du territoire ».
Sondage : les Français se trompent sur le coût de leurs déplacements urbains
Même si la voiture leur coûte cher et s’ils en sont conscients, les Français répugnent encore à prendre les transports publics. C’est ce qui ressort du sondage réalisé pour la 5e Journée du transport public du 21 septembre. En effet, 41 % avouent ne jamais prendre les transports en commun, même s’ils sont 72 % à estimer que le trajet en voiture est plus coûteux et 77 % que les transports publics offrent un meilleur rapport qualité-prix en ville. Et seuls 12 % les utilisent 5 jours par semaine… « Cela montre qu’il y a encore du chemin à faire en pédagogie pour faire prendre les bonnes décisions », a commenté le président du Gart, Roland Ries. De son côté, le président du GIE Objectif Transports Publics, Bernard Soulage, rappelle que « le coût psychologique ou coût apparent pour l’automobiliste est nul, il considère que c’est gratuit ! » C’est pourquoi l’argument prix, supposé de choc en période de crise, est le slogan 2011 : « Alléger vos déplacements, ça vous dit ? » Avec un calcul : vu son prix au km de 0,02 euro, le bus coûte 20 fois moins cher que la voiture (0,30 à 0,40 euro du km). Et ça, seuls 14 % des Français le savent !
Billettique à Lille : retard à l’allumage
La mise en place de la billettique des transports publics lillois est repoussée à la mi-2012. Prévu pour le 1er janvier 2012, le basculement du ticket de métro classique vers une carte à puce interviendrait plutôt au deuxième semestre. Responsable de la mise en place du nouveau service, la société Parkeon a pris du retard dans le développement de la technologie. La volonté de Lille Métropole reste intacte. « Il n’y a pas péril en la demeure, nous préférons être bien prêts pour lancer le service », a indiqué Eric Quiquet, vice-président aux transports de Lille Métropole.