Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Quand Joël Lebreton fait du Transdev chez Keolis

    En ce début d’été, Joël Lebreton donne à Keolis ses conseils pour faire tomber les Sem. L’ancien patron de Transdev, écarté, ainsi que Cyrille du Peloux, lors de la phase finale de la fusion Veolia-Transdev, a été nommé en juin conseiller de Guillaume Pepy au sein du groupe SNCF. Entre autres missions, Joël Lebreton travaille en ce moment avec la direction de Keolis sur la structuration des Sem. Il apporte à Keolis, moins connaisseur en la matière (ses réseaux majeurs en Sem sont Le Mans et Pau), sa connaissance de ces structures partenariales et de leur philosophie. Fort de ce soutien hors pair, le groupe Keolis a par ailleurs prévu de mettre sur pied une sorte de club de réflexion pour les élus sur le futur des transports publics, un peu sur le modèle de la fameuse association des réseaux Transdev, Trans.cité. Cette association d’élus, qui devrait voir le jour « dans l’année », proposerait aux élus français d’aller observer qui se fait de plus innovant dans d’autres pays.
     

  • Lyon – Turin : vers des travaux en deux temps

    La commission intergouvernementale (CIG) italo-française a approuvé le phasage des travaux de la liaison Lyon – Turin, lors d’une réunion à Rome le 6 juillet. Cette décision laisse présager une réalisation du chantier en deux temps : primo, la construction du tunnel de base sous les Alpes ainsi que la réalisation de la nouvelle gare de Suse. Secundo, la réalisation de la Ligne Suse – Turin. Entre les deux phases de chantier, l’Italie, qui veut échelonner les investissements, se contenterait de raccorder la ligne sortant du tunnel à une ligne historique jusqu’à Turin. Lors de cette réunion, la CIG a aussi évoqué les négociations entre les deux pays à propos de l’avenant au traité fondateur. Une signature doit avoir lieu rapidement pour ne pas perdre des financements européens.     

    E. K.
     

  • Partenariat Alstom-Keolis sur la maintenance des Citadis

    Alstom Transport et Keolis ont annoncé le 11 juillet avoir signé une convention de partenariat pour la maintenance des 250 Citadis exploités à Angers, Bordeaux, Lyon, Le Mans et Melbourne, puis à terme à Brest et Dijon, ainsi que ceux des futurs réseaux que Keolis sera amené à exploiter. Le contrat porte sur la fourniture de pièces détachées et l’amélioration continue de la maintenance de ces tramways. Alstom fournira l’essentiel de ces pièces et réparera certains composants clés. Ce partenariat permettra à Keolis de limiter l’immobilisation de ses Citadis grâce à une livraison des pièces juste à temps. Plusieurs sites Alstom en France sont concernés : Saint-Ouen pour l’ingénierie de maintenance, Valenciennes pour la gestion des pièces détachées, Tarbes pour la révision de la chaîne de traction, Le Creusot pour celle des bogies, Villeurbanne pour la maintenance des systèmes électroniques et Ornans pour celle des moteurs.
     

  • Trieste – Divaccia : un nouveau tracé approuvé

    La commission intergouvernementale italo-slovène a approuvé l’étude de faisabilité d’un nouveau tracé ferroviaire reliant Trieste (nord-est de l’Italie) à Divaccia (sud-ouest de la Slovénie). Cette ligne fait partie du projet prioritaire RTE-T 6, entre Lyon et l’Ukraine. Ce nouveau tracé « plus linéaire » aura « moins d’impact sur l’environnement », selon le ministère des Infrastructures et des Transports italien. Il coûtera 1,3 milliard d’euros et s’étendra sur 21 km (12 km dans la Botte, 9 km en Slovénie). Les trains y circuleront à 250 km/h afin de rejoindre les deux villes en 21 minutes. Les projets, le préliminaire puis le définitif, doivent être approuvés d’ici la fin 2015. L’ancien projet prévoyait un tracé de 36 km qui aurait coûté plus de 2 milliards.

  • Bernard Rivalta réélu à la tête du Sytral

    Le jeudi 7 juillet, les représentants du comité syndical du Syndicat mixte des transports du Rhône et de l’agglomération lyonnaise (Sytral) ont procédé aux élections du président, du vice-président, des membres du bureau exécutif et des membres des diverses commissions. Bernard Rivalta a été réélu président et Georges Barriol a été reconduit en tant que vice-président. Suite aux élections cantonales de mars 2011, trois nouveaux membres issus du conseil général du Rhône siégeaient au comité syndical : Marie-Christine Burricand, Annie Guillemot ainsi que Raymonde Ponce.
     

  • Vallée de la Seine : mise en place du commissariat général

    L’ancien maire UMP du Havre, Antoine Rufenacht, a présenté le 7 juillet le commissariat général pour le développement de la vallée de la Seine, créé en mai par le président de la République.
    Ce commissariat général dirigé par Antoine Rufenacht et placé sous l’autorité du Premier ministre doit notamment concevoir les modalités d’un développement économique de la vallée de la Seine et définir les modalités de sa gouvernance. Il doit aussi faciliter la réalisation d’une ligne ferroviaire nouvelle entre Paris et les principales villes normandes.
    Il devra présenter ses propositions dès mars 2012, précédées de deux points d’étape fin septembre et mi-décembre.
     

  • DSP : Keolis reconduit pour huit ans à Marmande

    Les élus du conseil de Val de Garonne Agglomération, l’agglomération autour de Marmande (33 communes et 52 916 habitants), ont voté, le 1er juillet, le renouvellement de la DSP pour le réseau de transports urbains du territoire, qui comprend les bus urbains de Marmande et Tonneins (27 000 habitants), et l’organisation du transport à la demande. Le conseil a reconduit l’actuel concessionnaire, Keolis, pour huit ans. C’est au cours du précédent mandat que le réseau Evalys avait été créé, en mars 2007, puis pérennisé en 2010 avec quelques modifications. Le choix de Keolis a été critiqué par certains élus qui n’ont pas apprécié la décision de la commission DSP. Le jour du vote, l’un de ses sept membres était absent, la voix du président de la commission et de l’agglomération s’est trouvée prépondérante, comme le prévoient les statuts, afin de départager les élus. « L’offre de Veolia en termes de performance économique et de qualité du service n’était pas moins avantageuse que celle de Keolis », a dit le maire de Tonneins. 

    Y. G.
     

  • Pierre Mongin prépare la RATP à plonger dans le Grand Paris

    Pierre Mongin prépare la RATP à plonger dans le Grand Paris

    «Quand on est au-delà du périphérique, la part modale des transports est inférieure en Ile-de-France à ce qu’elle peut être dans certains grands réseaux de province », a affirmé Pierre Mongin, le 22 juin, lors de son audition par les députés de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire. «Quand on est au-delà du périphérique, la part modale des transports est inférieure en Ile-de-France à ce qu’elle peut être dans certains grands réseaux de province », a affirmé Pierre Mongin, le 22 juin, lors de son audition par les députés de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire. Pour le PDG de la RATP, « la région a pris du retard, elle a besoin d’investir dans des moyens de transport modernes dits “lourds”. Il ne faut pas se laisser distraire de cet objectif. Quand je vois que le sujet du financement est laissé de côté, que l’on envisage de laisser une partie des recettes à la rénovation urbaine, je m’inquiète pour la réalisation de ce projet essentiel pour notre pays qu’est le Grand Paris », a-t-il ajouté. Pierre Mongin a présenté aux députés une RATP impliquée et proactive sur le dossier du Grand Paris. Il a également montré sa capacité à adapter sa stratégie avec pragmatisme. « J’ai pris acte de la décision de l’Etat concernant le prolongement de la ligne 14 », a-t-il assuré. Avant de proposer une solution maison à propos, cette fois, du projet CDG Express de desserte de Roissy : « Le projet de PPP est enlisé, peut-être définitivement. Je propose une solution “tout public” où l’on serait coopérateurs avec la SNCF, comme sur la ligne B. En limitant les investissements au minimum à 150 ou 200 millions au lieu des 700 à 800 du PPP, on opérerait un train direct depuis la gare du Nord », a-t-il expliqué. Sur la correspondance à Pleyel, dont il ne voulait pas il y a peu, Pierre Mongin indique que ses équipes sont déjà au travail en prévision des appels d’offres, pour imaginer comment pourrait fonctionner ce qui « sera une des plus grosses gares d’échanges du monde ».  Pour la RATP, le Grand Paris est le sujet à ne pas rater. Deux enjeux à plus court terme se présentent cependant pour l’Epic : la renégociation, d’ici à la fin de l’année, du contrat de gestion avec le Stif : « Ce sera une sorte de DSP, avec un bémol : le Stif doit travailler avec la RATP jusqu’en 2024. Nous sommes conscients de la demande des élus sur la clarification des indicateurs », a indiqué Pierre Mongin. L’autre sujet, suite à l’amendement de la loi sur le Grand Paris, est la séparation de l’infrastructure. « C’est un travail monumental, nous créons un RFF interne de la RATP qui sera, le 1er janvier prochain, distinct de l’activité de transport. C’est une bonne chose qu’une seule et même organisation contrôle les deux activités. Il est important que les arbitrages puissent se faire à l’intérieur de l’entreprise. On a tous un autre exemple en tête et l’on voit bien les difficultés qu’il peut y avoir », a soutenu Pierre Mongin.

    Guillaume LEBORGNE

  • La DB épinglée par la Cour des comptes

    Deux milliards et demi d’euros par an : depuis 2009, voilà la somme que verse Berlin à la Deutsche Bahn chaque année pour l’entretien du réseau ferré. De l’argent que la compagnie affirme utiliser à bon escient. Dans un récent rapport, la DB se targue d’avoir dépassé ainsi les attentes formulées par Berlin, par exemple sur l’âge moyen des rails ou des aiguillages.
    Un autosatisfecit… en trompe-l’œil, selon la Cour des comptes, qui dénonce le manque de transparence dans l’utilisation de cette cagnotte. Selon son rapporteur, la Bahn prend des libertés avec les chiffres : 7 300 km de voies (soit 12,3 % du réseau) ne seraient pas pris en compte dans le calcul de l’âge moyen des rails. De même, l’opérateur aurait « surnoté » l’état des gares.
    Une accusation qui intervient alors que cette subvention, dont le versement est soumis au respect de certains objectifs de qualité, doit être renégociée l’an prochain. Selon la Cour des comptes, l’Etat allemand est coupable : il ne s’est pas donné les moyens de vérifier si l’argent versé à la DB est effectivement investi dans le réseau.

  • La DB veut supprimer les compartiments

    C’est la fin d’une époque sur les rails allemands. Les compartiments de six places ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir pour les usagers : la DB va les supprimer. De fait, la nouvelle génération de trains grandes lignes (IC et ICE) qui seront mis en service à partir de 2016 comprendra uniquement des espaces ouverts avec des rangées de sièges. Une configuration souhaitée par 80 % des passagers, selon la compagnie. « Ces vingt dernières années, les réservations dans les compartiments ont diminué de moitié », souligne un porte-parole. La Bahn avait déjà amorcé le mouvement au fil du renouvellement de sa flotte : si les tout premiers ICE offraient encore un tiers de places en compartiment, les modèles les plus récents n’en comptent pas plus de 15 %. Autre argument mis en avant par l’opérateur : les espaces cloisonnés sont moins rentables. Ainsi, 66 places sont disponibles dans une voiture Intercity compartimentée. En retirant les cabines, la capacité grimpe à 80 sièges. « Cela permettra aussi de réaliser des économies d’énergie », affirme la Bahn.    

     

    A. H.