Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Serge Godard enrage d’être envoyé à Bercy

    Serge Godard enrage d’être envoyé à Bercy

    A partir du service de 2012, les trains Téoz Paris – Clermont-Ferrand seront au départ et à l’arrivée à la gare de Bercy, et non plus à la gare de Lyon. Cette délocalisation ne plaît pas du tout au sénateur maire de Clermont-Ferrand, Serge Godard, qui a demandé au président de la SNCF Guillaume Pepy de « reconsidérer cette décision unilatérale, prise sans concertation, et particulièrement pénalisante pour l’Auvergne et sa capitale régionale », dans un courrier daté du 9 juin. Il faut 3 heures 15 entre Clermont et Bercy, là où « nous avions réussi à faire descendre ce temps de parcours sous la barre symbolique des 3 heures », regrette l’édile. A quoi s’ajoutent, selon l’estimation – généreuse – du maire, « 20 à 30 minutes pour rejoindre les systèmes de transports dont [les Clermontois disposaient] gare de Lyon ».

  • Alice Leiciagueçahar ne croit pas aux chiffres de RFF

    Alice Leiciagueçahar ne croit pas aux chiffres de RFF

    « C’est bon signe ! Cette nouvelle étude montre que l’on commence à penser qu’il faudra peut-être une autre solution que la construction d’une ligne nouvelle à grande vitesse. » Interrogée par le quotidien régional Sud-Ouest, le 18 juin sur la nouvelle étude de trafic commandée par Nathalie Kosciusko-Morizet sur la future LGV au Pays basque la conseillère régionale d’Aquitaine, porte-parole d’Europe Ecologie Les Verts et membre de la commission infrastructure, transport, intermodalité met en doute les statistiques de RFF. « Des études, il y en a déjà eu, et l’on sait déjà que le trafic actuel et ses perspectives ne justifient pas une nouvelle ligne. Maintenant, les résultats de cette étude dépendront aussi de qui l’a faite, et quels facteurs seront pris en considération pour la mener. Si ce sont les chiffres fournis par RFF, il me semble difficile d’avoir des statistiques impartiales. »

  • Jérôme Guedj satisfait de la solidarité envers l’Essonne

    Jérôme Guedj satisfait de la solidarité envers l’Essonne

    « Les nouveaux tarifs votés ce jour consacrent la solidarité entre les usagers des territoires les mieux desservis et les autres usagers », a déclaré le président du conseil général de l’Essonne et administrateur du Stif, le 1er juin. La nouvelle tarification, qui s’inscrit dans une volonté d’harmonisation progressive des tarifs des transports franciliens, prévoit en effet la disparition de la zone 6 et le plafonnement du tarif sur la zone 5. Une disposition précisément défendue par Jérôme Guedj, car « de nombreux Essonniens verront le montant de leur abonnement mensuel diminuer de 13,70 euros ». C’est donc une avancée pour ces banlieusards, qui « subissent encore plus que d’autres les aléas quotidiens des transports en commun ».

  • Pour Christophe Porquier, le canal Seine-Nord va concurrencer le rail, pas la route

    Pour Christophe Porquier, le canal Seine-Nord va concurrencer le rail, pas la route

    « Relié aux grands ports européens, le canal serait avant tout un axe de pénétration pour les marchandises volumineuses et lentes. De facto, il ne concurrence pas la route, sa flexibilité et le flux tendu, mais le rail, alors même que le fret ferroviaire est déjà mal en point », souligne Christophe Porquier dans une tribune sur le canal Seine-Nord parue sur le forum Novo-Ideo. Pour le vice-président du conseil régional de Picardie à l’écodéveloppement, énergie-climat, « tout laisse penser que l’investissement initial devrait dépasser cinq milliards d’euros. D’autant plus que le gouvernement s’est engagé à assumer financièrement le risque financier lié au trafic. En clair, si le canal est un bide, le contribuable paiera sa rente à Vinci ou Bouygues ».

  • Ile-de-France : le Stif annonce la fusion des zones 5 et 6 pour le 1er juillet 2011

    La zone 6 n’existera plus à partir du 1er juillet 2011, le Stif l’a annoncé lors de son conseil d’administration du 1er juin. Plus de 130 000 personnes sont concernées par cette mesure. Elles paieront désormais leurs forfaits Navigo, Imagin’R et Mobilis au tarif de la zone 5, soit une réduction de 11 % du coût de leur transport. Après les zones 7 et 8 en décembre 2006, c’est la 3e zone historique que le Stif décide de faire disparaître.

  • Martine Lignières-Cassou prévient : pas de desserte de Pau, pas de financement !

    Martine Lignières-Cassou prévient : pas de desserte de Pau, pas de financement !

    Les interrogations de Nathalie Kosciusko-Morizet sur l’opportunité d’une ligne à grande vitesse (LGV) traversant le Pays basque ont fait bondir la députée maire de Pau. « C’est inquiétant au moins sur le calendrier, a indiqué Martine Lignières-Cassou, citée par La république des Pyrénées. Il y a un vrai contexte d’incertitude financière et toute une série d’indices. » La maire de Pau a indiqué qu’il n’y aurait de financement local de Bordeaux – Hendaye que « si la desserte Béarn – Bigorre est intégrée ». La décision ministérielle sur ce sujet est attendue « avant les élections de 2012 ».

  • Trois entrants au conseil d’administration du Gart

    Dominique Bussereau, président du conseil général de la Charente-Maritime, Jean-Noël Loury, président de la communauté de communes du Pays coulangeais et Marc Thiberville, vice-président du conseil général du Val-de-Marne, ont été nommés administrateurs du Gart lors de son conseil du 28 juin. Le Gart se réjouit du retour de Dominique Bussereau qui en fut vice-président pendant plusieurs années avant de devenir secrétaire d’Etat aux Transports en 2002. L’ex-membre du gouvernement siégera au conseil d’administration du groupement d’élus en compagnie de deux autres anciens ministres, Jean-Claude Gayssot et Serge Lepeltier. « Leur présence à tous les trois confirme le Gart dans son rôle de promoteur incontournable des grands enjeux de la mobilité durable », déclare-t-on à l’association, qui défend les intérêts de ses 280 adhérents.

  • Tunnel sous la Manche : la CIG autorise la motorisation répartie

    La commission intergouvernementale (CIG) chargée de la sécurité dans le tunnel sous la Manche indique sur son site Internet que, dans une lettre du 14 juin, elle « a accepté une nouvelle règle d’exploitation d’Eurotunnel concernant les types de traction électrique qui peuvent être acceptés dans le tunnel ». En résumé, elle autorise la motorisation répartie sur les trains. Cette question est une pomme de discorde depuis l’annonce en octobre 2010 par Eurostar, filiale à 55 % de la SNCF, de l’achat de nouveaux trains à l’allemand Siemens. Cette commande a suscité la colère de l’Etat français, qui estime qu’elle pose des questions de sécurité, et du fournisseur habituel d’Eurostar, le français Alstom, qui est intervenu en justice auprès de la Haute Cour de Londres pour faire annuler le contrat. Reste maintenant à connaître le verdict de la justice britannique attendu par Alstom autour de la mi-2012.
     

  • Lyon va lancer sa Web-radio d’info sur les déplacements

    « Faire circuler l’information, c’est faire circuler les différents modes de transport. L’accès à l’information assure la fluidité de la ville », affirme Gilles Vesco, vice-président aux nouvelles mobilités urbaines du Grand Lyon. Forte de la nécessité de partager « la digitale info », la collectivité vient de voter le principe d’une subvention annuelle de 173 000 euros sur trois ans permettant le lancement d’une Web-radio d’information des déplacements multimodaux. Objectif : faciliter les déplacements des habitants et les encourager à adopter des habitudes de mobilité durable.
    La Web-radio s’appuiera sur la centrale de mobilité(*), déjà utilisée pour Info-trafic (14 000 abonnés mail/SMS), pour diffuser une information déplacements tous modes en temps réel, disponible 24 heures sur 24 et facile d’accès « pour le plus grand nombre ». C’est donc la solution embarquée sur soi – le smartphone – qui permettra d’écouter la Web-radio et de recevoir toutes les infos sur les conditions de mobilité, notamment en cas de problèmes sur les réseaux routiers et de transports en commun. Le dispositif ouvert aux gestionnaires de réseaux est financé, outre le Grand Lyon, par les collectivités partenaires, départements du Rhône et Sytral (173 000 euros/an sur trois ans), région (151 000 euros/an) et Etat (151 000 euros/an prévus). Envisagée dès 2003, la radio d’info multimodale a été relancée début 2010 sur la base d’un partenariat avec les sociétés d’autoroutes ASF et APRR, afin d’émettre sur la fréquence FM 107.7. Le projet n’ayant pas obtenu l’aval du CSA à l’époque, c’est donc la solution numérique qui est retenue aujourd’hui par les collectivités, une étape en attendant « une diffusion analogique des programmes, si cette possibilité est ouverte par le CSA ». Le calendrier prévoit le lancement de l’appel à concurrence pendant l’été pour un choix du prestataire de production/diffusion en décembre 2011. Le lancement de la Web-radio devrait avoir lieu en mai-juin 2012 avec un bilan de fonctionnement fin 2013 pour décider de la poursuite des programmes en Web-radio ou du passage en FM.
        

    Claude Ferrero

    * Offrant déjà ou à terme tous types d’information comme le calcul d’itinéraire, le calcul de CO2, la localisation GPS du stationnement final pour le futur système Car2go, le taux d’occupation des parkings et stations Velo’V, la prévision du trafic à 1 heure, etc.
     

  • Ecotaxe : Autostrade définitivement retenu

    Le Conseil d’Etat a décidé, le 24 juin, de rejeter l’ordonnance du tribunal administratif de Cergy qui avait annulé début mars l’appel d’offres sur l’écotaxe retenant la société italienne Autostrade pour organiser la collecte de cette taxe auprès des poids lourds. « Le gouvernement va reprendre immédiatement les discussions avec Autostrade per l’Italia en vue de signer le contrat de partenariat dans les prochaines semaines, pour une entrée en vigueur de l’écotaxe poids lourds dans le courant du 1er semestre 2013 », souligne le ministère de l’Ecologie dans un communiqué. Les pouvoirs publics sont désireux de lancer au plus vite cette taxe qui doit toucher les camions de plus de 3,5 t circulant sur les 12 000 km de routes nationales et 2 000 km de routes départementales en France. Elle devrait rapporter quelque 800 millions d’euros annuels, qui doivent contribuer au financement des infrastructures de transports.