Réuni le 24 juin, le comité de pilotage des grands projets du Sud-Ouest (GPSO) a décidé d’un tracé quasi définitif pour la future LGV entre Bordeaux et l’Espagne et de Bordeaux à Toulouse. L’hypothèse retenue est celle qui avait été proposée par RFF. Depuis septembre dernier, le fuseau de 1 000 m avait été défini, cette fois-ci, il s’agit d’« une hypothèse de tracé sur la quasi-totalité des 410 km du projet, a expliqué le préfet coordonnateur, Patrick Stefanini. Ça n’est pas l’étape finale mais une étape décisive. » Il reste tout de même deux points noirs et quatre hypothèses à creuser dans le Tarn-et-Garonne, le Lot-et-Garonne et au Pays basque. Des études complémentaires d’approfondissement et d’optimisation seront réalisées sur deux sections où il y a des « difficultés géotechniques et environnementales » : à Biriatou et à l’entrée d’Arcangues. L’étape finale est attendue pour la fin de l’année avec le choix du tracé, soumis à l’approbation du Premier ministre, puis l’enquête d’utilité publique à l’automne 2012.
Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).
-
LGV Bordeaux – Espagne : le tracé se précise
-
.jpg)
Royan : première étude pour un PDU à l’été 2012
La communauté d’agglomération de Royan Atlantique (Cara) a commandé une étude concernant les déplacements des 73 000 habitants de ce territoire, dévoilée début mai. La communauté d’agglomération de Royan Atlantique (Cara) a commandé une étude concernant les déplacements des 73 000 habitants de ce territoire, dévoilée début mai. L’intercommunalité souhaite en effet adopter un PDU avant l’été 2012. L’étude d’Egis Mobilité s’est appuyée sur un questionnaire distribué aux habitants de la Cara, près de 5 600 ménages, qui devaient donner leur opinion sur les transports. Sans surprise, la voiture est le mode de transport le plus utilisé, qui séduit pour son côté « pratique », devant chez soi. Alors que les arrêts de bus sont jugés par les usagers trop éloignés du domicile, et les fréquences, insuffisantes. Ces deux freins n’expliquent pourtant pas un paradoxe : le réseau Cara’bus est moins emprunté dans l’ouest du territoire, alors que c’est le secteur le mieux desservi. Le PDU s’intéressera évidemment aux modes de transport doux. Or, pour l’heure, l’usage du vélo reste très confidentiel, faute d’infrastructures spécifiques, au premier rang desquelles les bandes ou les pistes cyclables, disent les usagers. Ce diagnostic, première étape du PDU, sera suivi, en septembre, de réunions territoriales avec les élus de Grézac, Médis, Arvert et Saint-Georges-de-Didonne. Le comité de pilotage du PDU définira des scénarios et la programmation du plan d’action avant les réunions publiques à la fin de l’année 2011.
Y. G.
-
L’Araf critique un projet de décret
L’Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf) vient de critiquer sévèrement le projet de décret précisant les règles de gestion des gares et des autres infrastructures de services du réseau ferroviaire comme les gares de triage ou les stations d’essence. Dans un avis remis au ministère de l’Ecologie qui la consultait à ce sujet, l’Araf juge que leurs gestionnaires manquent d’autonomie. Elle demande notamment que la direction des gares affiche une plus grande transparence de la tarification et « intéresse les entreprises ferroviaires aux résultats des activités commerciales en gare afin de leur permettre de développer leurs services ferroviaires ». L’Araf précise aussi dans un communiqué du 21 juin qu’elle « se réserve le droit, si cela s’avérait nécessaire, de préciser ces modalités, en particulier pour les infrastructures indispensables aux opérateurs du fret ».
-
Naissance du club de la communication du Grand Paris
A l’origine de cette association qui veut fonctionner comme un club de la presse, les responsables de la communication du ministère de la Ville (Thomas Hantz), du conseil régional d’Ile-de-France (Patricia Blanchard-Bouvelot), de la préfecture de l’Ile-de-France (Fanny Auverny-Bennetot) de la Société du Grand Paris (Odile Chamussy) et du Comité régional du tourisme de Paris-Ile-de-France (David-Xavier Weiss). Objectif, exposé le 27 juin lors d’un premier dîner-débat : maintenir sur le dossier du Grand Paris un « esprit du 26 janvier », date de l’accord entre le gouvernement et la région. Maurice Leroy se félicite, après « la course à l’échalote », de la fin de l’esprit partisan. Jean-Paul Huchon déclare n’avoir « jamais pu travailler avec un ministre et son cabinet dans une telle situation de confiance ». André Santini célèbre la « bande de branquignols » qui ont lancé le Grand Paris. Et s’adresse aux entreprises : « Vous payez un petit peu, et vous allez avoir pour 35 milliards de travaux. » C’est le principal message que font aujourd’hui passer les politiques pour le financement : « Nous avons besoin des entreprises. » Des entreprises que le maintien de l’esprit transpartisan devrait rassurer sur les suites du projet, quel que soit le résultat de l’élection présidentielle.
-
Afrique du Sud : commande centralisée Siemens pour le Gauteng
C’est « le plus important contrat de signalisation en Afrique du Sud », annonce Siemens, à qui la Prasa (Passenger Rail Agency of South Africa) a attribué la livraison des équipements et la construction du poste de commande centralisée du Gauteng, dit GNC (Gauteng Nerve Center) d’ici 2016. Chiffré à environ 90 millions d’euros, ce contrat comprend 15 postes d’aiguillage informatisés Sicas S7 pour le réseau ferré du Gauteng, ainsi que le poste de la gare de Park Station à Johannesbourg, où l’on retrouve « un des trafics ferroviaires les plus importants d’Afrique ». De plus, plus de 800 compteurs d’essieux et plus de 380 appareils de voie doivent être installés.
-

Le médiateur SNCF au secours des voyageurs
Dans près de la moitié des cas, les préconisations du médiateur sont favorables au voyageur. Et, en 2010, malgré une hausse de plus de 50 % des saisines, due à la possibilité de saisir directement le service, la quasi-totalité des dossiers sont traités en moins de quatre mois. En septembre, on pourra saisir le médiateur sur Internet. Ce qui va multiplier les dossiers mais n’empêche pas d’envisager un traitement en moins de 50 jours. Pour le voyageur qui a, en vain, tenté d’amadouer le service après-vente de la SNCF ou son centre de recouvrement des PV, il peut être l’ultime recours avant d’engager de hasardeuses démarches judiciaires : c’est le médiateur de la SNCF, qui permet depuis 1994, avec ses services indépendants de l’entreprise, de donner un second avis, voire une seconde chance, aux réclamations. Un billet sans avoir la carte de réservation, un autre commandé par erreur plusieurs fois sur Internet, des circonstances particulières ayant empêché le voyageur de prendre le train prévu, les conséquences des retards… Sur les deux tiers des réclamations considérées comme recevables, et les 2 461 avis rendus par le médiateur, 70 % concernaient en 2010 le secteur commercial. Engagement horaire garanti, remboursement de billets non utilisés, erreur d’utilisation des billets, retards et leurs conséquences sur la suite du voyage constituent 24 % des litiges commerciaux. Et 30 % sont liés à des contraventions à la police des chemins de fer, globalement les procès-verbaux pour des infractions tarifaires : billets perdus, volés, problème d’impression, oubli d’abonnement, réductions non justifiées… Ou à des comportements : usage du signal d’alarme, violation de l’interdiction de fumer… À noter qu’après de fortes hausses, les saisines concernant le site voyages-sncf.com sont stables (11 % des réclamations commerciales). Globalement, les préconisations du médiateur ont été favorables, totalement ou partiellement, au voyageur dans 47 % des cas, soit près de la moitié. Et dans 32 % des cas, le client a obtenu totale satisfaction. Pour toutes ces situations de litige que les procédures « classiques » n’ont pas permis de régler, la médiation offre, au cas par cas, un service à la carte, « pas industriel », et un jugement « en équité » par le biais de cette procédure de règlement non juridictionnelle. « Il s’agit de savoir ce qui est juste et non qui a raison sur le fond », note Guillaume Pepy, président de la SNCF. Pour éviter, comme le note Bernard Cieutat, magistrat de la Cour des Comptes et médiateur de la SNCF, « les sanctions disproportionnées ». Et celles qui seraient considérées comme injustes.
Étape essentielle, depuis 2009, le médiateur peut être saisi directement par le voyageur insatisfait, sans passer par une association de consommateurs ou le Médiateur de la République. Conséquence immédiate : l’activité de la médiation SNCF a connu un véritable regain d’intérêt que quelques simples chiffres suffisent à traduire : jusqu’en 2008, on plafonnait autour des 750 demandes transmises par an. Depuis l’ouverture de la saisine directe, le service a reçu 2 485 réclamations en 2009, et 3 731, soit une hausse de 50 %, en 2010. Les premières tendances laissent penser que le cap des 4 200 sera dépassé cette année. Et ce n’est qu’un début… Car le service de la médiation veut toujours mieux se faire connaître. Pour cela, une nouvelle étape va être franchie avec l’indication de la possibilité de saisine sur toutes les pochettes de billets. Et surtout, à partir du 20 septembre, avec la possibilité de saisir le médiateur par Internet. Ce qui pourrait, de l’avis de Bernard Cieutat, qui se réfère aux expériences analogues dans d’autres entreprises, doubler rapidement le nombre de réclamations dès l’année prochaine. Reste à pouvoir traiter les dossiers dans des délais raisonnables. Après la mise en place de la saisine directe, la Médiation avait eu pendant quelques mois du mal à suivre le rythme accéléré. La situation s’est très nettement améliorée en 2010, avec une réduction de 30 % des délais de traitement des dossiers : 53 % ont reçu un avis en moins de deux mois, contre 36 % en 2009, et 97 % en moins de quatre mois, contre 70 % en 2009. Et le délai moyen de réponse est ainsi passé de 81 jours en 2009 à 59 jours en 2010. Les efforts se confirment en 2011, avec un délai moyen de 57 jours et l’objectif affiché de passer sous la barre des cinquante jours pour 2011. Pour cela, il faudra bien sûr « absorber » le nouvel afflux de réclamations attendues via Internet.
Pascal GRASSART
Certaines réclamations sont rejetées
En 2010, le médiateur n’a rendu un avis que sur les deux tiers des réclamations qui lui étaient adressées. Car dans 12 % des cas, elles n’avaient pas été transmises au préalable aux services après-vente de la SNCF. Dans 8 % des cas, elles ne relevaient pas de sa compétence : accidents de personne, usurpation d’identité, activités de la SNCF en tant qu’agence de voyages, affaires faisant l’objet d’une procédure judiciaire… Enfin, dans 14 % des cas, il a constaté que le client avait, entre-temps, obtenu satisfaction de la part des services après-vente. Il est en effet prévu que les clients peuvent saisir le médiateur s’ils n’ont pas reçu de réponse du service après-vente au bout d’un mois. -
Voyages-sncf.com tient ses records
Avec 300 millions de volume d’affaires en mai, voyages-sncf.com vient de connaître son mois record. Certes, comme le reconnaît Yves Tyrode, son directeur général, c’est à relativiser car « avec les événements géopolitiques, les gens ont privilégié la France ». Cela illustre toutefois bien la croissance régulière des ventes depuis dix ans pour la société du groupe SNCF qui est devenue la première agence de ligne en France. Et celle qui était apparue comme une start-up se voit désormais comme « un groupe industriel du commerce digital ». En 2010, le volume d’affaires, en progression de 18 %, a atteint 2,8 milliards d’euros ce qui représente 36 % du chiffre d’affaires de la branche SNCF Voyages. C’est d’ailleurs avant tout le train qui tire ce volume à la hausse. Elle y dépasse les 20 % en 2010 à 2,575 milliards d’euros alors que le volume réalisé en tant qu’agence de voyage, exploitée avec Expedia, est en baisse de 4 %, ceci étant en particulier lié aux conséquences aériennes de l’éruption du volcan islandais. La croissance sur le train reste soutenue, puisqu’elle représente à nouveau 17,5 % depuis le début de l’année.
-
JO 2012 : Eurostar lance les réservations
Eurostar a ouvert le 21 juin les réservations de ses trains pendant la période des Jeux Olympiques de Londres qui se dérouleront du 27 juillet au 12 août. Soit plus d’un an avant le coup d’envoi de cet événement. Cette ouverture anticipée, annoncée depuis le mois de mars, se fait à titre « tout à fait exceptionnel », souligne dans un communiqué la compagnie ferroviaire transmanche, filiale à 55 % de la SNCF. En effet, les billets Eurostar sont normalement mis en vente à partir de 4 mois à l’avance. La compagnie, dont les trains à grande vitesse relient Paris et Bruxelles à Londres via le tunnel sous la Manche, dit attendre « des centaines de milliers de voyageurs » sur ses lignes.
-
DB Regio commande 56 Coradia Lint à Alstom
Le 21 juin, Alstom a reçu de DB Regio une commande de 56 autorails Coradia Lint pour un montant de 325 millions d’euros. Construits à Salzgitter (Allemagne), ces autorails bicaisses de 180 places (Lint 54) ou tricaisses de 300 places (Lint 81) devraient entrer en service en décembre 2013 sur le « réseau diesel de Cologne » entre cette ville et le massif de l’Eifel. Aptes à 140 km/h, ces autorails seront accessibles à tous, quelle que soit la hauteur de quai, et disposeront de tout le confort des trains régionaux les plus récents, ainsi que de la vidéosurveillance. Côté émissions de polluants, les normes Euro III B, applicables dès 2012, seront respectées. Autre innovation pour le Lint : la sécurité passive a été renforcée en conformité avec la norme européenne EN 15227. Au total, plus de 600 autorails Lint ont été commandés en Allemagne, aux Pays-Bas et au Danemark depuis le lancement de ce modèle en 2000.
-
Chine : lancement d’une ligne vers la Birmanie
La construction d’une ligne à double voie de 330 km a été lancée entre le sud de la Chine et la frontière birmane, à travers un terrain montagneux. Longue de 196 km, la première section de cette ligne reliera la ville frontière de Ruili à Baoshan. Poursuivant vers l’est, la deuxième section se connectera au réseau ferré chinois à Dali, dans la province du Yunnan. Sur cette ligne, dont plus de 75 % du tracé sera en tranchée ou en tunnel, la vitesse autorisée sera de 140 km/h. La poursuite de cette infrastructure côté birman et sa connexion au réseau ferré du pays pose encore des questions. Déjà, le point le plus au nord atteint par le rail en Birmanie se situe à une centaine de kilomètres de la frontière… Mais surtout, l’écartement n’est pas le même en Birmanie (voie métrique) et en Chine (voie normale).