Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Thierry Mallet nous invite à faire un « Voyage au cœur de la Mobilité »

    Thierry Mallet nous invite à faire un « Voyage au cœur de la Mobilité »

    Le PDG du Groupe Transdev vient de publier son ouvrage intitulé Voyage au cœur de la Mobilité. « C’est le livre que j’aurais aimé trouver en arrivant, il y a cinq ans, à la direction de Transdev », résume Thierry Mallet, qui part d’un constat : « en France, la mobilité, c’est la voiture », qui représente 80 % des déplacements. Avec des conséquences multiples : congestion des villes, pollution, coût exorbitant, bruit, maladie, mortalité… Pour ses usagers, « la voiture est devenue un piège », selon l’auteur, qui veut « imaginer un monde où la voiture ne soit pas l’alpha et l’oméga ». En particulier pour les habitants des périphéries, pour qui « la voiture fait forcément partie de la solution », mais ne doit pas être toute la solution.

    Au défi environnemental s’ajoutent donc ceux issus de la fracture territoriale, qu’il s’agit de résorber grâce aux alternatives à la voiture, qui sont « un gain de pouvoir d’achat » pour ceux qui en bénéficient. Thierry Mallet nous entraîne ainsi dans son voyage au cœur des mobilités – Bus à hydrogène, vélo, téléphérique urbain, train, tram, voiture électrique, covoiturage… – et analyse les différentes initiatives mises en place, tant en France que dans le monde. Sa réflexion est orientée autour de trois axes : c’est l’offre, plus que le prix (voire la gratuité), qui contribue à l’attractivité des transports publics ; il faut être pragmatique et proposer des solutions alternatives inclusives ; enfin, il faut faire appel à toutes les solutions, y compris à la concurrence. Mais à plus long terme, il faut « réfléchir à un urbanisme différent », moins basé sur la mobilité automobile…

  • Qui sont les conseillers transports des candidats à la présidentielle?

    Qui sont les conseillers transports des candidats à la présidentielle?

    Peu présentes au cœur de la campagne présidentielle, les questions liées aux transports et à la mobilité des Français touchent pourtant de multiples aspects de la vie au quotidien, que ce soit sur le plan social, économique ou environnemental. Dans chaque équipe de campagne, des conseillers planchent sur ces thèmes, convaincus de leur importance. Ville, Rail & Transports vous les présente (par ordre alphabétique), avant le grand débat organisé demain, dans ses locaux, sur les programmes transport des principaux candidats (pour en savoir plus : https://vrt.europechina.net/club-vrt/club-vrt-special-election-presidentielle/) .

    Jacques Baudrier, 55 ans, est un spécialiste des transports en Ile-de-France et l’un des animateurs du collectif transports et mobilité du PCF, auquel il a adhéré en 1994. Cet ingénieur statisticien passé par l’Ensae et l’Essec a été adjoint à l’urbanisme du 20e arrondissement de Paris où il vit à partir de 2008, avant de devenir administrateur d’Ile-de-France Mobilités en 2014. Il participe à la campagne de Fabien Roussel sur ses thèmes de prédilection.

    Franck Briffaut, maire de Villers-Cotterêts depuis 2014, ancien conseiller régional de Picardie et ancien conseiller départemental de l’Aisne de 2015 à 2021. C’est le « référent Aménagement du territoire et transports » dans le cadre de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. Membre du FN puis du RN depuis 1977, aujourd’hui âgé de 64 ans, il se dit très intéressé par les questions transports, notamment la voie d’eau et le ferroviaire, plaidant pour une « véritable politique d’aménagement du territoire ».

    Vincent Chriqui, 50 ans, travaille avec Frédéric Lemoine à la coordination du projet présidentiel de Valérie Pécresse. Maire LR de Bourgoin-Jallieu depuis 2014, il avait également dirigé la campagne présidentielle de François Fillon en 2017 après la démission de Patrick Stefanini. Les deux coordinateurs peuvent compter sur l’appui d’une vingtaine de groupes de travail, dont l’un, consacré au développement durable est chapeauté par Stéphane Dupré Latour.

    Paulin Dementhon, Fabienne Keller et Jean-Marc Zulesi sont les trois « relais » qui travaillent sur les questions transports pour l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron. Le premier est un nouveau venu dans le monde politique, fondateur en 2010 d’une start-up, la société d’autopartage Drivy revendue neuf ans plus tard à l’américain Getaround. A ses côtés, le député LREM des Bouches du Rhône Jean-Marc Zulesi, spécialiste des transports, qui est notamment coordinateur du groupe LREM sein de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, et l’eurodéputée Fabienne Keller, polytechnicienne, ancienne maire de Strasbourg, auteur de rapports sur les gares et également fine connaisseuse du secteur.

    Vincent Dubail, 31 ans, « militant écolo », est ingénieur des travaux publics de l’Etat. Elu d’opposition à Puteaux, il a été candidat malheureux aux législatives en 2017 dans les Hauts-de-Seine. Il coordonne la partie du programme de Yannick Jadot concernant l’énergie, l’habitat et les déplacements.

    Emilie Marche est coanimatrice du livret transports du programme l’Avenir en commun de la France Insoumise « pour des transports écologiques et accessibles », avec le syndicaliste cheminot Kevin Kijko. A 36 ans, elle s’est investie dès 2012 dans le Parti de Gauche et a fait la première campagne de Jean-Luc Mélenchon. Cette conseillère régionale en Auvergne-Rhône-Alpes s’est beaucoup investie dans les luttes ferroviaires notamment pour la réouverture de la ligne Grenoble – Gap mais aussi auprès du monde cheminot contre l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire.

    Nicolas Mayer-Rossignol, porte-parole d’Anne Hidalgo, est également maire de Rouen (Seine-Maritime) et président de la Métropole Rouen Normandie. Agé de 44 ans, il a été élu il y a deux ans. Formé en biologie moléculaire à l’Ecole normale supérieure et à l’université Stanford aux Etats-Unis, il est agrégé de Sciences de la vie et de la terre et titulaire d’un master en génomique. Il est également ingénieur du corps des Mines. Dans son programme électoral pour les municipales, il affirmait vouloir faire de Rouen une « capitale européenne de la transition écologique » et agir pour que la ville devienne notamment « la ville aux 100 jardins ».

    Malgré plusieurs tentatives, l’équipe d’Eric Zemmour n’a pas donné suite à notre invitation à participer à un débat sur les transports. Un de ses conseillers sur la thématique transports et mobilité, a été auditionné par la Fnaut pour connaître les différentes propositions des candidats dans ce domaine.

  • Damien Pallant devient directeur général adjoint Sécurité de SNCF Réseau

    Damien Pallant devient directeur général adjoint Sécurité de SNCF Réseau

    Jusqu’alors directeur Sécurité de SNCF Voyageurs, Damien Pallant est devenu le 3 mars directeur général adjoint Sécurité de SNCF Réseau. Il succède à Jean-Claude Larrieu, qui a pris au début de l’année la direction des Risques et de la Sûreté du groupe SNCF.

    Diplômé de l’Ecole nationale de l’aviation civile et d’un master exécutif de Sciences Po et de l’Université de St Andrews, Damien Pallant a effectué l’essentiel de sa carrière au sein d’Air France, passant en 22 ans de copilote à directeur en charge de la Performance opérationnelle, et par différents postes de management opérationnel et de transformation, rappelle un communiqué de SNCF Réseau.

     

  • Pierre Labarthe, nouveau directeur des gares d’Ile-de-France

    Pierre Labarthe, nouveau directeur des gares d’Ile-de-France

    Pierre Labarthe, membre du comité exécutif de Gares & Connexions, a été nommé le 15 février directeur des gares d’Ile-de-France. Agé de 40 ans, ce diplômé de l’Université Paris Dauphine avait rejoint en 2013 le groupe SNCF, d’abord au sein de SNCF Consulting, le cabinet de conseil filiale à 100 % de la SNCF, puis deux ans plus tard Gares & Connexions. Il était alors chargé de la stratégie, et plus particulièrement de la transformation en SA à partir du 1er janvier 2020.

    Depuis février 2020, il était directeur de cabinet de Marlène Dolveck, la directrice générale de Gares & Connexions, et s’était vu aussi confier les relations institutionnelles de l’entreprise.

  • Quatre marchés systèmes attribués sur la ligne 18 du Grand Paris Express

    Quatre marchés systèmes attribués sur la ligne 18 du Grand Paris Express

    La Société du Grand Paris (SGP) a attribué quatre marchés systèmes pour la ligne 18 du Grand Paris Express. Ces marchés concernent la fourniture des façades de quai, le système radio exploitant, le réseau multiservices (y compris les systèmes de surveillance des espaces) et le système de sécurité incendie.

    Le marché de l’équipement des façades de quai de la ligne a été attribué au groupement composé de Portalp et Ineo UTS  (Equans), pour un montant de 25 millions d’euros. Ce groupement sera chargé d’installer les façades de quai de sept gares (Aéroport d’Orly, Antonypôle, Massy Opéra, Massy Palaiseau, Palaiseau, Orsay-Gif et le CEA Saint-Aubin). L’équipement des trois autres gares de la ligne (Saint-Quentin Est, Satory et Versailles Chantiers) est en option.

    « Pouvant atteindre une trentaine de millions d’euros », le marché relatif à la fourniture du système radio exploitation a été attribué à Kontron Transportation. Ce marché porte sur le déploiement de systèmes radio 4G LTE pour la protection civile (voix, données et vidéo), l’installation d’infrastructures de réseaux de radio à large bande, de dispositifs embarqués et de terminaux mobiles nécessaires à l’exploitation. Les échanges entre cette dernière et les voyageurs seront facilités par le débit élevé, qui permettra la visualisation en temps réel, au poste de commande centralisée (PCC), des images de vidéosurveillance et la mise à jour de l’information destinée aux voyageurs. En outre, le personnel d’exploitation et de maintenance disposera également des informations en temps réel et la radio exploitant sera interopérable avec celle de la police et des pompiers.

    Le marché de 60 millions d’euros pour la fourniture du réseau multiservices et des systèmes de surveillance des espaces (gares, tunnels et ouvrages de service) par le PCC a été attribué au groupement Eiffage-Vinci. Ce marché comprend la vidéosurveillance, les contrôles d’accès et la détection d’intrusions, la téléphonie et l’interphonie sur l’ensemble de la ligne (y compris le traitement de la vidéosurveillance et de l’interphonie à bord des trains). A noter que ce marché intègre la cybersécurité (protection contre d’éventuelles intrusions, conformément aux recommandations de l’Agence nationale de Sécurité des Systèmes d’Information).

    Enfin, le marché des systèmes de sécurité incendie (SSI, qui détecte et signale les départs d’incendies, avec diffusion des alarmes et commande du désensimage) a été attribué au groupement DEF-Clearsy-Bouyer. Chiffré à une quinzaine de millions d’euros, ce marché couvre la fourniture, l’installation, la mise en service, les essais et la maintenance des équipements des SSI et défibrillateurs de la ligne 18. La sonorisation de la gare d’Orly est également comprise dans ce marché.

  • L’euro-députée Karima Delli reste à la tête de la commission Transports

    L’euro-députée Karima Delli reste à la tête de la commission Transports

    Présidente de la commission des Transports et du tourisme du Parlement européen depuis 2017 (à mi-mandat de la législature 2014-2019), Karima Delli a été réélue le 24 janvier à ce poste. « Parmi les sujets sur la table des négociations en commission TRAN du Parlement européen, on peut notamment citer les dossiers relatifs aux carburants dans l’aviation et dans le transport maritime ou encore la problématique des infrastructures pour carburants alternatifs. Les questions relatives aux axes stratégiques de transport sur le territoire de l’Union européenne sont également de la compétence de cette commission parlementaire », a rappelé la députée européenne écologiste après son élection. « S’il fallait encore le rappeler, le secteur des transports est absolument clef dans la lutte contre le changement climatique. Il est en effet responsable de près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre en Europe et est le seul secteur à avoir vu ses émissions de gaz à effet de serre augmenter depuis 1990, à hauteur de 33%. Notre rôle va donc être déterminant», a jouté la Française de 42 ans qui est devenue à Bruxelles une experte des transports.
  • Oui.sncf et l’Assistant basculent dans SNCF Connect

    Oui.sncf et l’Assistant basculent dans SNCF Connect

    La SNCF, qui affirme vouloir aller vers plus de simplicité, change une fois de plus le nom de son agence de voyages en ligne : en 2017, le site voyages.sncf était rebaptisé oui.sncf. Depuis le 25 janvier, ce site et l’appli s’appellent SNCF Connect. Ils regroupent non seulement le portail de réservations et de ventes mais aussi l’information voyageurs que l’on trouvait jusqu’alors sur l’Assistant SNCF. La bascule s’est faite dans la nuit du 24 au 25 janvier, sans interruption de service, se félicitent ses promoteurs. Les clients de la SNCF qui avaient un compte sur oui.sncf le retrouveront automatiquement sur l’appli et sur le site SNCF Connect.

    SNCF Connect a vocation à devenir la porte d’entrée unique pour tous les déplacements de proximité et de longue distance, sur tout le territoire, souligne Anne Pruvot, la directrice générale de SNCF Connect & Tech, (le nouveau  nom de e.Voyageurs SNCF, la filiale digitale de SNCF Voyageurs).  On n’y est pas encore. Pour le moment, on peut réserver, acheter ou échanger des billets de TGV, d’Intercités, des billets TER (autrement dit toutes les offres de SNCF Voyageurs) ainsi que des billets de bus, du covoiturage ou encore les pass Navigo ou les tickets + permettant de circuler sur le réseau géré par Ile-de-France Mobilités. On peut aussi chercher un itinéraire urbain en France, avoir des infos et des alertes en temps réel ou encore acheter des cartes et des abonnements régionaux. « Nous voulons compléter notre offre avec des vélos, des trottinettes et toutes les alternatives à la voiture individuelle. Et couvrir toutes les régions, les métropoles ou des collectivités plus petites. Il s’agit de combiner le meilleur de la courte et de la grande distances et de l’accompagner avec de l’information voyageurs« , résume Anne Pruvot.

    Un volume d’activité de 6,5 milliards d’euros attendu en 2025

    En revanche, ni le site ni l’appli ne proposeront les offres des compagnies ferroviaires concurrentes. Pas possible par exemple d’acheter un trajet Paris-Lyon sur Trenitalia.  « Là où il y a déjà une offre de la SNCF, nous ne proposerons pas d’offre concurrente sur la même ligne« , édicte Christophe Fanichet. Ce qui pourrait donner un avantage concurrentiel à d’autres agences en ligne, à commencer par Trainline par ailleurs très bien référencée sur Google.

    Selon le PDG de SNCF Voyageurs, SNCF Connect doit permettre d’atteindre l’objectif énoncé par Jean-Pierre Farandou de doubler la part du ferroviaire à l’horizon 2030. « Il faut faire en sorte qu’il y ait plus de voyageurs dans nos trains« , commente-t-il. « Nous sommes le bras armé de la reconquête des clients. En 2021, nous sommes revenus au volume d’activité de 2019, représentant 4,3 milliards d’euros, soit 145 millions de billets vendus. Nous visons 6,5 milliards en 2025« , ajoute Anne Pruvot.

    Les services proposés devraient être complétés au cours du premier semestre. La vente de titres pour emprunter les transports de proximité, notamment des bus de proximité, la réservation d’un taxi ou d’une voiture de location sont ainsi dans le viseur. La possibilité d’acheter des places sur le TGV Ouigo qui relie Madrid à Barcelone en Espagne devrait aussi être intégrée plus tard.  « Nous prendrons en compte les remarques des utilisateurs pour nous améliorer et redéfinir notre stratégie au cours du second semestre« , indique SNCF Connect & Tech.

    Durant ces derniers mois, plus de 4000 utilisateurs ont déjà participé aux tests fait part de leurs observations avant de lancer la nouvelle appli. Côté SNCF, plus de 300 collaborateurs dont 200 experts tech répartis en 19 équipes ont codé simultanément et permis de proposer plus de 170 fonctionnalités, en gardant en tête l’objectif d’avoir l’appli la plus simple possible à utiliser. Ainsi, les les meilleurs prix sont mis en avant sur le site et sur l’application avec l’indication du nombre de places restantes aux prix les plus bas. Tout au long de la navigation numérique, chacun peut bénéficier d’un accompagnement personnalisé. Quant au choix du mode sombre en fond d’écran, qui peut surprendre, il a été plébiscité lors des premiers tests, assure la SNCF. Selon elle, il permet de mieux lire les informations principales et d’être moins énergivore.

    MH P

     

     

     

     

  • Les grands rendez-vous ferroviaires en 2022

    Les grands rendez-vous ferroviaires en 2022

    Malgré les incertitudes qui planent avec la cinquième vague due au variant Omicron, l’année 2022 s’annonce déjà riche en événements ferroviaires. Tour d’horizon.

    Janvier

    Centenaire de l’UIC… et cinquantenaire d’InterRail

    L’année 2022 sera marquée par un double anniversaire : les 100 ans de l’UIC (Union internationale des Chemins de fer) et les 50 ans de la carte InterRail. L’UIC s’est donné la mission de développer la coopération internationale dans le domaine ferroviaire et de promouvoir ce mode de transport. L’organisme cherche notamment à faciliter la circulation des trains d’un pays à l’autre grâce à l’adoption de normes techniques favorisant l’interopérabilité ferroviaire – plus de huit décennies avant que ce terme ne soit inventé !

    En 1972, l’UIC avait célébré son cinquantenaire par une opération visant à promouvoir le rail comme moyen de transport pour les jeunes à travers l’Europe, avec le lancement de la carte InterRail. Très populaire à ses débuts, cette carte fortement concurrencée par les vols low cost au début du XXIe siècle a toutes les chances de redevenir un classique, désormais pour tous les âges, mais à condition que l’épidémie actuelle disparaisse, permettant la réouverture des frontières. Un souhait pour le nouvel an !

    Cap au sud pour la ligne 4 du métro parisien

    Presque neuf ans après son premier prolongement au sud du périphérique parisien, vers la Mairie de Montrouge, la ligne 4 devait être prolongée le 13 janvier vers la commune de Bagneux. Desservant deux stations, Barbara et Lucie Aubrac (qui sera en correspondance avec la future ligne 15), ce prolongement comprend un centre de dépannage à son extrémité. Son ouverture intervient avant l’automatisation de la ligne 4, dont les rames MP14 automatiques seront progressivement mises en service à partir de la mi-2022, pour une automatisation complète fin 2023.

    Février

    Crossrail, enfin ? 

    Longtemps prévue pour la fin 2018, la date d’ouverture du tunnel sous le centre de Londres de l’Elizabeth Line, première ligne du RER londonien Crossrail, a été repoussée pendant l’été 2020 au premier semestre 2022. Aux dernières nouvelles, tout sera fait pour que la mise en service ait bien lieu « entre février et juin 2022 », alors qu’une date non-officielle, le 6 mars, circule sur internet. En tout cas, les marches à blanc ont déjà commencé.

    Outre les multiples problèmes techniques, les incertitudes liées au Covid-19 ne sont pas étrangères aux derniers retards de la mise en service de la traversée souterraine de Londres, entre la gare de Paddington (ouest) et Abbey Wood (est).

    Mars

    Prolongement de la ligne 12 du métro parisien à Aubervilliers

    La deuxième phase du prolongement de la ligne 12 à Aubervilliers est programmée « au printemps 2022 », soit près de dix ans après la première phase. Cette phase, qui comprend la mise en service de deux stations supplémentaires dans cette commune au nord-est de Paris, Aimé Césaire et Mairie d’Aubervilliers, ouvrent enfin, après trois reports : aux problèmes techniques (géologie locale) se sont ajoutés le Covid-19…

    Ouigo Espagne s’étend

    Affichant un beau succès, Ouigo Espagne, qui travaille à l’homologation des trains sur la route Madrid-Valence, doit ouvrir cette nouvelle relation au printemps 2022. La filiale de la SNCF devrait par la suite lancer la liaison Madrid-Alicante.

    Ouigo Espagne
    Ouigo Espagne doit ouvrir une liaison Madrid-Valence au printemps 2022.

    Deuxième génération des trains Acela aux Etats-Unis

    La mise en service des Avelia Liberty d’Alstom, deuxième génération des trains à grande vitesse Acela sur le corridor nord-est des États-Unis (Boston – New York – Philadelphie – Washington), n’a pas pu avoir lieu en 2021, année qui marquait le cinquantenaire d’Amtrak. Des modifications plus conséquentes ont dû être faites pour adapter ces rames à la voie et aux caténaires du corridor nord-est, ainsi qu’aux courbes de faible rayon. Avec un an de retard, la mise en service des nouvelles rames est annoncée au printemps 2022.

    Acela II

    Avril

    Ouigo lance ses Paris – Lyon et Paris – Nantes « vitesse classique »

    Assurés en France depuis avril 2013 par des rames TGV de grande capacité en livrée bleue, puis depuis mai dernier en Espagne, toujours en TGV (blancs cette fois – avec une voiture bar !), les trains à bas coût Ouigo de la SNCF se diversifient au printemps 2022 avec le lancement de trains « Ouigo Vitesse Classique » assurés avec des rames tractées Corail en livrée rose.

    C’est via des itinéraires empruntant le réseau classique que deux allers-retours seront proposés entre Paris et Lyon, ainsi que trois allers-retours entre Paris et Nantes. Au départ de Paris Bercy, les premiers desserviront Villeneuve-Saint-Georges, Melun, Dijon Ville, Chalon-sur-Saône, Mâcon Ville et Lyon Perrache. Les Paris – Nantes seront répartis entre deux « branches ». Avec son itinéraire via la Grande Ceinture et Le Mans, la Branche nord (Paris Austerlitz – Juvisy – Massy-Palaiseau – Versailles Chantiers – Chartres – Le Mans – Angers Saint-Laud – Nantes) sera desservie une fois par jour. Alors que deux allers-retours quotidiens emprunteront la Branche sud, via la vallée de la Loire (Paris Austerlitz – Juvisy – Les Aubrais – Blois-Chambord – Saint- Pierre-des-Corps – Saumur- Angers Saint-Laud – Nantes).

    Ouverture du procès du déraillement de Brétigny

    Le procès du déraillement de Brétigny-sur-Orge (Essonne) devrait se tenir du 25 avril au 17 juin devant le tribunal correctionnel d’Évry. La SNCF, SNCF Réseau et un cadre dirigeant de proximité des voies du secteur de Brétigny-sur-Orge, sont poursuivis pour homicides involontaires et blessures involontaires. Les magistrats instructeurs, qui ont suivi les réquisitions du parquet estiment que des « organes ou représentants » de l’entreprise ont été « défaillants dans l’organisation, le contrôle et la réalisation des opérations de maintenance ».

    Rappelons que 7 personnes ont perdu la vie lors du déraillement du train Paris – Limoges, le 12 juillet 2013, au cours duquel 70 personnes ont aussi été blessées, dont 9 grièvement.

    Signature du contrat de performance Etat-SNCF Réseau

    C’est aussi d’ici la fin avril que devrait être signé le contrat de performance Etat-SNCF Réseau. Très attendu, ce document doit inscrire, jusqu’à 2030, l’effort d’investissement dans la rénovation du réseau à un niveau tournant autour de 2,8 milliards d’euros par an. 

    Mai

    Mise en service de la ligne B de Rennes

    La mise en service de la ligne B du métro de Rennes est désormais attendue « entre fin avril et fin mai ». Ici encore, le retard s’explique en partie par la crise sanitaire, qui a mis le chantier du métro à l’arrêt du 20 mars au 4 mai 2020. S’y sont ajoutées les difficultés qu’ont rencontrées les experts pour se déplacer lors de la mise au point le matériel roulant automatique Cityval de Siemens, dont le réseau rennais est le tout premier utilisateur.

    Neoval rennes ligne B
    Une rame Neoval de Siemens pour la ligne B de Rennes.

    Cinq allers-retours Paris – Lyon par Trenitalia

    Après le lancement par Trenitalia de deux allers-retours par jour en Frecciarossa 1000 entre Paris et Milan le 18 décembre dernier, trois allers-retours supplémentaires entre Paris Gare de Lyon et Lyon Perrache (via Lyon Part-Dieu) devraient compléter l’offre « prochainement ». Si la date n’est pas encore précisée, on sait déjà que le niveau de desserte actuel est prévu jusqu’au 13 mai au moins…

    Treintalia paris lyon milan
    Les rames Frecciarossa 1000 de Trenitalia France relient désormais Paris, Lyon et Milan.

    Le MP 14 sur la ligne 11 du métro parisien

    Attendu pour 2023, le prolongement de la ligne 11 du métro parisien à Romainville, Montreuil et Rosny-sous-Bois a été mis à profit pour remplacer les actuelles rames sur pneus MP59, presque sexagénaires et ne comptant que quatre voitures, par des rames MP14 de cinq voitures. Outre par leur composition, les MP14 de la ligne 11 se distingueront des nouvelles rames de six caisses pour la ligne 4 par la présence de cabines de conduite à leurs extrémités, les rames de la ligne 4 étant à conduite automatique.

    Juin

    Désignation de l’exploitant des premières lignes ferroviaires ouvertes à la concurrence en Ile-de-France

    Après le lancement l’année dernière du premier appel d’offres pour ouvrir à la concurrence l’exploitation des lignes de trams-trains T4 et T11, ainsi que la branche Esbly-Crécy de la ligne P, le nouvel exploitant devrait être désigné mi-2022 par Ile-de-France Mobilités . Il en prendra effectivement les commandes en décembre 2023.

    Auparavant, début 2022, IDFM devrait avoir lancé un appel d’offres pour l’exploitation des futurs trams-trains T12 et T13, actuellement en construction. La désignation du vainqueur est attendue en 2023 et son arrivée en décembre 2024. Suivront les lignes J et L de la banlieue Saint-Lazare, avec les premiers trains de la concurrence en décembre 2025, puis les N et U du faisceau Montparnasse un an plus tard.

    T4 Ile de France
    Station de tramway Gargan de la ligne 4 du tramway d’Île-de-France, Les Pavillons-sous-Bois.

    Congrès mondial de la recherche ferroviaire

    Organisé par le RSSB et l’Université de Birmingham, avec l’UIC, la treizième conférence mondiale de la recherche ferroviaire (WCRR) se tiendra du 6 au 10 juin à l’International Convention Centre de Birmingham (Royaume-Uni). Ce sommet mondial aura un thème d’actualité : Reshaping our railways post-pandemic: Research with an impact, soit « Remodeler nos chemins de fer après la pandémie : la recherche et ses effets »…

    European Mobility Expo

    Jadis connu sous l’appellation Transports Publics, le salon biennal organisé en alternance avec les RNTP (Rencontres national du transport public) par le GIE Objectif transport public (GART et UTP) à Paris-Expo (Porte de Versailles) doit faire son retour en présenciel. Plus de 11 000 visiteurs sont attendus à cet événement qui se tiendra cette année du 7 au 9 juin.

    UIC Highspeed

    Reprogrammée deux ans après la date initialement prévue, la onzième édition du congrès mondial sur la grande vitesse ferroviaire se tiendra à Pékin du 28 juin au 1er juillet. Plus de 3 000 participants sont attendus pour cette édition, la première depuis la crise sanitaire.

    Juillet

    Retour estival du train de nuit entre Paris et la Côte basque

    Pendant les mois de juillet et août, le train de nuit Paris – Lourdes relancé en décembre 2021 doit être prolongé vers Hendaye, à la frontière espagnole, via Pau, Orthez, Dax, Bayonne, Biarritz et Saint-Jean-de-Luz.

    Paris Lourdes train de nuit
    Le train de nuit Paris – Lourdes relancé en décembre 2021.

    Début du retour des trains de voyageurs sur la rive droite du Rhône

    Annoncée comme une priorité lors des États généraux du Rail et de l’Intermodalité de la région Occitanie en 2016, la réouverture aux trains de voyageurs de la ligne de la rive droite du Rhône (82 km et 1 heure 20 de trajet entre Nîmes et Pont-Saint-Esprit) devrait débuter au cours de l’été 2022.

    Dans un premier temps, il s’agira d’une réouverture partielle portant sur la desserte quotidienne des gares de Pont-Saint-Esprit et Bagnols-sur-Cèze, et celle, saisonnière et exceptionnelle, de Remoulins.

    Mise en service du T13

    L’été prochain devrait voir la mise en service de la première phase du tram-train T13, entre la gare RER de Saint-Germain-en-Laye, à l’ouest de Paris, et Saint-Cyr, à l’ouest de Versailles.

    Après un parcours à travers le centre-ville de Saint-Germain, la ligne réemploiera pour l’essentiel le tracé de la Grande Ceinture ouest (GCO), qui avait été partiellement rénové en 2004. Mise sous tension en décembre 2021, la section sur le tracé de la GCO est actuellement parcourue par les premiers trams-trains Citadis Dualis qui lui sont destinés. Dans une deuxième phase, actuellement prévue en 2026, la ligne T13 doit être prolongée au nord vers Achères, via Poissy.

    Août

    iryo, un nouveau concurrent à grande vitesse en Espagne

    C’est « au deuxième semestre 2022 », sous la marque commerciale iryo, qu’Ilsa, filiale de Trenitalia et d’Air Nostrum et « premier opérateur privé espagnol de trains à grande vitesse », devrait mettre en service ses premières rames Frecciarossa 1000 sur Madrid – Saragosse – Barcelone, Madrid – Cordoue – Séville / Malaga et Madrid – Cuenca – Valence / Alicante.

    Septembre

    InnoTrans 2022

    Après un premier changement de date pour cause de pandémie, la treizième édition du principal salon ferroviaire mondial a finalement été reportée de deux ans (la précédente édition de cet événement biennal s’étant tenue en septembre 2018). C’est donc du 20 au 23 septembre prochains que le parc des expositions de Berlin (Messe Berlin) devrait accueillir ses visiteurs dans 41 halls, ainsi que le long de ses 3,5 km de voies extérieures destinés à la présentation du matériel roulant le plus récent.

    Octobre

    Paris – Troyes : phase 1 de l’électrification confirmée pour l’automne 2022

    L’électrification de Gretz-Armainvilliers à Longueville, première phase de l’électrification de Paris – Troyes, est bien prévue pour octobre 2022, a confirmé le ministre délégué, chargé des Transports, le 21 décembre aux élus de la métropole de Troyes, du département de l’Aube et de la région Grand Est.

    Pour la phase 2 de l’électrification de cet axe, entre Longueville et Troyes, le président de SNCF Réseau, Luc Lallemand s’est engagé à lancer immédiatement une étude pour réduire sensiblement la durée de la phase travaux.

    Jean-Baptiste Djebbari a demandé la réunion du comité de pilotage du projet, en février prochain, une fois connus les résultats de cette étude afin de valider les coûts définitifs de la phase 1 et des études de la phase 2, de signer les engagements financiers nécessaires et de permettre l’enchaînement des étapes de l’opération sans délai.

    Novembre

    Essais à Velim et en France des deux premières rames TGV M

    Après des essais en poste fixe, la première rame de présérie de la prochaine génération du TGV devrait partir pour des essais dynamiques sur l’anneau de vitesse du centre d’essais de Velim jusqu’à la fin 2022. Parallèlement, la deuxième rame devrait effectuer des essais sur le réseau ferré national à partir de septembre.

    TGV M Nez
    Le TGV M.

    Décembre

    Mise en service du RER E entre Haussmann Saint-Lazare et Nanterre

    Le deuxième week-end de décembre est traditionnellement celui des changements d’horaires les plus importants, avec le passage au service annuel de l’année suivante.

    Parmi les nouveautés les plus attendues de décembre 2022 figure la mise en service du premier prolongement vers l’ouest de la ligne E du RER francilien, alias projet Eole.

    Alstom RER NG
    Destiné aux lignes D et E du RER francilien, le RER NG devrait quant à lui être mis en service au cours du premier semestre 2023.

    Aux dernières nouvelles, c’est toujours à la fin de l’année que les trains sont attendus entre Haussmann Saint-Lazare, au cœur de Paris, et Nanterre-La Folie, via une nouvelle gare établie sous le Cnit à La Défense.

    La mise en service de la deuxième phase, qui comprend le raccordement sur la ligne vers Mantes-la-Jolie, doit intervenir fin 2024.

    Patrick Laval 

  • Alstom et sa filiale Helion inaugurent une plateforme de production de piles à combustible hydrogène

    Alstom et sa filiale Helion inaugurent une plateforme de production de piles à combustible hydrogène

    Le 10 décembre, Alstom a inauguré sa nouvelle plateforme industrielle de fabrication de piles à combustible hydrogène sur le site de sa filiale Helion Hydrogen Power, à Aix-en-Provence, en présence de Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, président délégué de Régions de France, et de Jean-Baptiste Eyméoud, président d’Alstom France. Ce dernier a précisé à l’occasion qu’un nouveau bâtiment réunirait d’ici 2023 à Aix-en-Provence em>« l’ensemble des activités de R&D, d’ingénierie et de production d’Alstom dans la Métropole, actuellement basées à Aix-en-Provence, sur deux sites, et à Vitrolles ». Quand au président de la région, il indique que « grâce à notre Plan Régional Hydrogène, les acteurs de cette filière ont pu bénéficier de près de 2 millions d’euros et du soutien de nos opérations d’intérêt régional « Energies de Demain », « Economie de la Mer » et « Industries du Futur » ».

    La plateforme industrielle de fabrication de piles à combustible hydrogène d’Aix-en-Provence a vu le jour grâce à un plan d’investissement conséquent depuis la création d’Helion Hydrogen Power, en 2001. Près de 6 millions d’euros ont ainsi été injectés afin de multiplier par 10 la capacité de production, tout en réduisant les coûts de fabrication associés. Filiale d’Alstom depuis le 1er avril dernier, Helion Hydrogen Power est ainsi en capacité de répondre à une demande croissante de piles à combustibles de forte puissance, tant en France qu’à l’étranger, avec une capacité de production maximale de quatre cœurs de pile (stacks) et un sous-système pile à combustible (FC Rack).

    Mise en place début 2021, une nouvelle unité de production « permet de standardiser et d’automatiser la fabrication des stacks pour les intégrer et les assembler afin d’obtenir, au final, des systèmes de pile à combustible FC Rack, couvrant une large gamme de puissance (de 100 kW à plus de 2 MW) », précise Alstom. Cette nouvelle ligne de production, en partie robotisée, « dispose des dernières avancées technologiques et assure un montage rapide, fiable et reproductible des stacks ». Tous les composants qui constituent le FC Rack sont assemblés dans un bâtiment de 200 m², portant la surface totale de la chaîne de fabrication à 1 200 m².

    Helion Hydrogen Power, qui ambitionne d’accroître ses effectifs pour atteindre 80 personnes d’ici 2030, dispose donc désormais de la capacité à fabriquer ses propres cœurs de pile sur son site d’Aix-en-Provence.

  • Hiba Farès devrait succéder à Laurence Batlle à la tête de RATP Dev

    Hiba Farès devrait succéder à Laurence Batlle à la tête de RATP Dev

    Le conseil de surveillance de RATP Dev devrait approuver le 17 décembre la nomination d’Hiba Farès au poste de présidente du directoire de cette filiale de la RATP. Cette diplômée de HEC et de la Harvard Business School était jusqu’alors directrice de l’expérience clients, du marketing et des services, et membre du Comex de la RATP, un groupe qu’elle a rejoint en 2018. Elle a notamment participé au développement d’un service de mobilité digitale avec une offre de MaaS via l’appli « Bonjour RATP » et le rachat de Mappy.

    Ancienne du groupe Air France puis d’Accor (elle a, entre autres, occupé le poste de directrice générale des marques Novotel et Mercure), elle remplacera Laurence Batlle, qui a décidé « de se lancer dans une nouvelle aventure professionnelle à compter du 31 décembre 2021 », rappelle la RATP.

    Pour la seconder, Mehdi Sinaceur sera nommé au poste de directeur général adjoint et membre du Directoire de RATP Dev. « Il conservera par ailleurs la supervision de la Business Unit en charge des opérations en cours et du développement sur l’Amérique du Nord, le Royaume-Uni, l’Asie-Pacifique et l’Afrique du Sud », précise le groupe.

    Diplômé de l’ESCP, Mehdi Sinaceur a rejoint RATP Dev en 2019 en tant que membre du Comité Exécutif, après avoir été directeur associé au sein du cabinet McKinsey & Company, et après plus de 25 ans d’expérience internationale et de pilotage d’opérations et de contrats au sein des groupes Alstom, Bombardier Transport et Lafarge.