Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Lyon – Turin : maintenant ou jamais ?

    Encore une fois, la LGV Lyon – Turin joue avec le feu. Malgré les menaces de l’Europe, le chantier de la galerie de reconnaissance de la Maddalena (7,5 km, 143 millions d’euros) n’avait toujours pas commencé à l’heure de notre bouclage. Début juin, Siim Kallas, le commissaire européen en charge des transports, a pourtant fait savoir qu’il donnait jusqu’à la fin du mois à la France et l’Italie pour honorer leurs engagements pris en mars. S’ils ne veulent pas perdre 9 millions d’euros de financements européens, les deux pays doivent signer l’avenant au traité fondateur de la partie transfrontalière, approuver le projet préliminaire de la portion italienne de la partie transfrontalière et lancer les premiers travaux dans la Botte, ceux de la galerie de reconnaissance de la Maddalena. Si ces engagements ne sont pas respectés, des fonds seront supprimés « et peut-être tout le projet », s’est alarmé le quotidien turinois La Stampa. Depuis plusieurs semaines, les manifestations d’opposants au projet se sont multipliées sur le site de la Maddalena. Cette mobilisation inquiète, alors qu’en 2005 des manifestations avaient conduit à l’annulation du chantier et à l’élaboration d’un nouveau tracé. A ce problème, s’ajoute le fait que – selon la presse italienne – la Botte réclame désormais une répartition des coûts 50-50 pour la partie transfrontalière (pour l’instant, elle devait être financée à 30 % par l’UE, le reste étant divisé ainsi : 63 % Italie, 37 % France). La signature de l’avenant au traité pourrait donc être retardée par des tractations.  
     

  • Pour les militants Verts franciliens, le passe unique est une impasse

    Pour les militants Verts franciliens, le passe unique est une impasse

    C’est un comble, ils en étaient les initiateurs, ils veulent maintenant l’abandonner… Réalisme économique oblige, les écologistes ne sont plus unanimement favorables au passe Navigo à prix unique. « Le passe unique est une impasse. Contrairement à nos promesses, il coûtera plutôt 80 euros que 65 euros. Il ne rajoute rien en termes de solidarité, favorise les cadres et les grands banlieusards aisés au détriment des ménages défavorisés de l’agglomération dense. » Cette motion en faveur de l’arrêt du développement du Navigo à tarif unique en Ile-de-France a été adoptée par 70 % des militants Europe Ecologie-les Verts lors de leur congrès régional du 29 mai. Et ce malgré l’indéfectible soutien d’Yves Contassot, de Jean-Vincent Placé ou de Cécile Duflot, qui continuent de croire à cette promesse de campagne. Mais d’après les premières études, un passe unique pénaliserait plus de monde qu’il n’en avantagerait car pour maintenir l’équilibre budgétaire il faudrait le mettre à 79 ou 89 euros…
    C’est l’ancien président de la commission transport au conseil régional d’Ile-de-France, Jean-Pierre Girault, qui a été l’instigateur de la motion. « Avec les 20 millions d’euros nécessaires pour supprimer la zone 6, on peut créer 20 lignes de bus pour 100 000 Franciliens du 77, 78, 91, 95, qui manquent de bus pour un Grand Paris de la proximité », a-t-il notamment déclaré.
    Celui qui a longtemps été élu Verts à Boissy-Saint-Léger a rappelé que les habitants de la zone 4 « vont voir le prix de leur carte Navigo augmenter de 7 % en deux ans pour atteindre 98 euros ». La motion propose enfin de « sortir de cette impasse par le haut », et mandate un groupe de travail qui élaborera une alternative. Sa mission : « imaginer de nouveaux titres et parvenir à une modulation juste et efficace, de la consommation effective d’unités de transport à la prise en compte du niveau de revenu ».    

     

    C. N.
     

  • Joël Giraud dénonce un sabotage organisé par la SNCF

    Joël Giraud dénonce un sabotage organisé par la SNCF

    Manifestant le 31 mai sur le quai de la gare de Briançon, le vice-président de Paca, délégué à l’action régionale pour le massif alpin et député (PRG) des Hautes-Alpes, Joël Giraud, demandait à la SNCF qu’elle rétablisse la possibilité de réserver dans les trains de nuit Paris – Briançon de cet été. Car la désorganisation du système de la SNCF, qui s’était déjà produite en 2010, nuit, selon lui, à l’attractivité touristique. Cette fois le bug a bien vite été réparé. « Cette réaction ultrarapide montre qu’ils étaient prêts à donner satisfaction aux usagers. Tout le monde pense qu’en perdant des voyageurs la SNCF justifiera la suppression de ce train. C’est un sabotage organisé », explique-t-il dans La Provence.

  • Jacques Auxiette boycotte localement RFF

    Jacques Auxiette boycotte localement RFF

    Une ligne TER rénovée mais fêtée sans élus régionaux. C’était à Nantes, le 31 mai dernier. Le président de la région Pays de la Loire a boycotté la circulation inaugurale de la ligne Nantes – Pornic – Saint-Gilles-Croix-de-Vie. « Après deux ans de travaux, les trains sont modernes et confortables, la desserte renforcée et l’on constate une vraie dégradation du service : circulations au ralenti, signalisation neuve mais défaillante. 19 retards d’une demi-heure à deux heures depuis la mise en service ! C’est complètement inacceptable ! », a asséné Jacques Auxiette. RFF est dans le collimateur. Après six mois de « courants vagabonds » bloquant tout sur cette ligne à voie unique, Xavier Rhoné, le directeur régional, a décidé de remplacer dans les trois mois, les compteurs d’essieux fraîchement installés. « Vu le niveau de l’engagement des Pays de la Loire dans le ferroviaire, 490 millions d’euros dans le matériel roulant depuis 2004, 33 millions d’euros sur 51 pour améliorer cette ligne, nous demandons à RFF des priorités dans l’entretien de son réseau », ajoute le président de la région. RFF a annoncé 1 million d’euros pour renforcer le ballast sur la ligne et éviter des ralentissements. Suffisant ? Pas sûr : il faudra tenir jusqu’en 2014, date du renouvellement de la ligne.    

     

    H. H.

  • André Arribes regrette que Pau ait signé un chèque sans contrepartie

    André Arribes regrette que Pau ait signé un chèque sans contrepartie

    Dans une interview au quotidien régional Sud-Ouest, le 28 mai, le maire de Bizanos et conseiller général des Pyrénées-Atlantiques, proche du Modem, relève la décision de l’Etat de payer à la place de Poitou-Charentes pour le tronçon Tours – Bordeaux de la LGV SEA. « Bien sûr que je veux voir arriver la LGV en Béarn. Mais l’agglo de Pau, par exemple, a signé un chèque de 21 millions sans la moindre contrepartie. Quand, demain, il faudra financer les tronçons suivants, qu’est-ce qui nous garantit que les collectivités de la Tours – Bordeaux mettront la main à la poche pour nous ? s’interroge André Arribes. J’aurais préféré, ici et en Aquitaine, une attitude comme celle de Martin Malvy, président socialiste de Midi-Pyrénées, qui a dit qu’il paierait la moitié de sa contribution maintenant, et l’autre quand il s’agira de négocier la LGV vers Toulouse. Ça, c’est intelligent. Car qu’est-ce qui nous restera à négocier de notre côté ? Rien… »

  • Bertrand Delanoë se réjouit du vote du 26 mai

    Bertrand Delanoë se réjouit du vote du 26 mai

    « Comme tous les élus franciliens, écrit Bertrand Delanoë dans un communiqué du 27 mai, je me réjouis de ce vote à l’unanimité, rendu possible grâce au travail entamé depuis 2006 par les collectivités locales. (…) C’est un réel espoir pour des millions de voyageurs franciliens qui attendent de voir leurs conditions de transport s’améliorer au quotidien. » Le lancement des travaux du prolongement au nord de la ligne 14 dès 2013 pour une mise en service en 2017 demeure notre priorité, réaffirme le maire de Paris, qui « remercie Annick Lepetit, qui a bataillé avec constance pour obtenir ce prolongement qui permettra de désaturer la ligne 13 et d’irriguer le nouveau quartier de Clichy-Batignolles ».

  • PPP SEA : le contrat avec Vinci est signé

    C’est un moment historique pour RFF et son concessionnaire Lisea : six mois plus tard que prévu, le contrat de PPP sur cinquante ans pour la LGV Tours – Bordeaux, première étape de Sud-Europe Atlantique, a enfin pu être signé le 16 juin. « C’est le plus important partenariat public-privé jamais conclu dans le ferroviaire européen, a souligné Hubert du Mesnil, Pdg de RFF. On construit l’Europe en réalisant ce projet. »
    Courant 2007, Bordeaux sera donc à 2 heures 05 minutes de Paris, au lieu de 3, le train captant ainsi 4 millions de voyageurs et renforçant sa part de marché par rapport à l’avion, qui passerait de 60 à 90 %. La société concessionnaire Lisea, pilotée par Vinci (33,4 %) aux côtés de la Caisse des dépôts (25,4 %), de Sojas (22 %) et d’Axa Private Equity (19,2 %), contribue au projet à hauteur de 3,8 milliards d’euros sur un coût total estimé à 7,8 milliards, dont 6,2 de travaux, le reste couvrant les frais financiers intercalaires. L’Etat, les collectivités locales et européennes apportent 3 milliards, RFF 1 milliard pour la construction 302 km de LGV. S’ajoute un milliard sur fonds RFF pour les 38 km de raccordement au réseau. Premiers coups de pioche attendus au premier trimestre 2012, puis 73 mois de chantier.
     

  • Florence : abonnement spécial pour les travailleurs précaires

    A Florence, la société de gestion des transports Ataf vient de lancer un abonnement spécial pour les travailleurs précaires. Baptisé « working pass », il permet à des travailleurs en CDD de payer 70 euros pour se déplacer en bus pendant un trimestre, contre 35 euros par mois pour les autres usagers. « Aujourd’hui, en Italie, seul un contrat sur 270 000 est un CDI, note Filippo Bonaccorsi, président de l’Ataf. Le marché du travail a muté et nous ne pouvions pas ne pas en tenir compte. » L’Ataf, qui a signé un contrat avec différents syndicats afin de proposer cet abonnement trimestriel pour précaires, proposait déjà des pass annuels pour certains travailleurs avec des réductions de 8 à 10 %.   

     

  • Saipem construira la LGV Treviglio – Brescia

    L’ingénieriste italien Saipem (filiale du géant pétrolier ENI) va construire une ligne ferroviaire à grande vitesse et à grande capacité entre Treviglio et Brescia, en Lombardie. Ce marché de plus de 700 millions d’euros a été attribué par le gestionnaire du réseau Rete Ferroviaria Italiana (groupe FS) au consortium Cepav Due, détenu par Saipem à 52 % et qui rassemble également les constructeurs italiens Pizzarotti, Condotte et Maltauro. Il prévoit la réalisation de 39 km de LGV et de 12 km d’interconnexion avec la ligne existante. Saipem, dont l’activité principale est l’exploration et l’ingénierie pétrolière, a déjà réalisé, à travers le consortium Cepav Uno, la LGV Milan – Bologne, en service depuis décembre 2008.

  • Compin réalisera les sièges des Eurostar

    Dans le cadre du programme de rénovation de ses rames et suite à l’appel d’offres de février 2010, Eurostar International a annoncé le 10 juin avoir sélectionné Compin Group pour la conception et la réalisation de ses nouveaux sièges. Un contrat de plus de 10 millions d’euros pour l’entreprise française, qui a déjà effectué de nombreuses réalisations dans l’industrie ferroviaire, dont les sièges TGV Lacroix. Travaillant en étroite collaboration avec Pininfarina, le cabinet de design italien chargé de la rénovation intérieure des rames Eurostar, Compin Group sera soumis à certaines obligations, et notamment le respect des normes de sécurité spécifiques liées à la traversée du tunnel sous la Manche. Le cahier des charges prévoit en outre la maîtrise des coûts complets et l’optimisation des caractéristiques de maintenance. Plus de 150 personnes interviendront sur ce projet, et les premières livraisons devront avoir lieu à la mi-2012.