Votre panier est actuellement vide !
Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

Alain Rousset se réjouit du lancement de Tours – Bordeaux
Prompt à réagir, le président du conseil régional d’Aquitaine s’est immédiatement réjoui du lancement effectif de la LGV Tours – Bordeaux après la décision de l’Etat de prendre en charge la participation financière des collectivités refusant de payer. Alain Rousset parle d’un « projet massivement attendu par la population », qui constituera un « formidable accélérateur de croissance ». Il rappelle que les collectivités territoriales ont accepté de le cofinancer « au-delà de leurs obligations institutionnelles, à hauteur de montants considérables : 1,5 milliard d’euros sur 7 milliards d’euros ». Et que l’Aquitaine « a agi sans relâche depuis de nombreuses années pour sa réalisation ». Mais s’agissant, d’« une première étape », la collectivité « poursuivra avec ardeur sa mobilisation en faveur du Grand Projet du Sud-Ouest : Bordeaux – Espagne et Bordeaux – Toulouse ».

Marie-Guite Dufay renvoie la balle à RFF
Dans un entretien au quotidien L’Est républicain, la présidente socialiste du conseil régional de Franche-Comté revient sur le financement de la branche Est de la LGV Rhin – Rhône. Quid de la participation de 13,6 millions d’euros du conseil général du Jura ? « Le département du Jura n’a jamais rien signé », répond-elle, en rappelant que l’ex-président du département, l’UMP Gérard Bailly « s’y était refusé ». Son successeur Jean Raquin (PS) étant sur la même ligne, qui bouchera le trou de 13,6 millions d’euros ? « C’est un problème qui regarde RFF, pas nous », rétorque Marie-Guite Dufay.
SNCF et RFF préparent l’opinion à des années perturbées
Mardi 7 juin à deux pas du siège de la SNCF, son président Guillaume Pepy et le président de RFF, Hubert du Mesnil, ont voulu faire passer un message que l’on pourrait expliciter comme suit. Les trains retardés, ralentis et les horaires chamboulés risquent de se multiplier, mais il y a une bonne raison à cela : le réseau est train de se réorganiser de fond en comble. Le 11 décembre, en effet, 85 % des horaires vont évoluer. Un « petit big-bang », selon l’expression de Guillaume Pepy. Pendant quatre ans, l’exploitation du réseau sera compliquée, estiment les deux entreprises, du fait de l’augmentation des travaux à partir de 2012, de l’arrivée du TGV Rhin-Rhône et du début du cadencement. SNCF et RFF promettent des efforts pour anticiper les chantiers et les organiser, pour faire travailler leurs horairistes ensemble, moderniser leur appareil de traitement des demandes et enfin de privilégier la concertation avec les usagers et élus. De son côté Thierry Mariani va préparer une lettre aux parlementaires pour leur expliquer la réforme en cours.
Euro Duplex : les ambitions européennes de Guillaume Pepy
Le nom de baptême de ce TGV Duplex de troisième génération, dévoilé le 30 mai lors de sa livraison « symbolique » par Patrick Kron, PDG d’Alstom, à Guillaume Pepy, président de la SNCF, résume à lui seul ses ambitions. Euro Duplex, c’est l’arme fatale que la SNCF veut déployer avec un objectif majeur affiché par Guillaume Pepy : conserver 50 % de part de marché sur les voyageurs européens à grande vitesse et pour cela conquérir des parts de marché en Europe, malgré l’arrivée annoncée de nouveaux opérateurs et les nouvelles ambitions affichées par tous. « Nous n’avions pas de Duplex nous permettant de rouler en Europe, d’y étendre notre politique de volume. Ce n’est plus le cas et c’est important, avec un trafic à la hausse de 4 % ces derniers mois. » La SNCF possède déjà 488 rames TGV dont 153 TGV Duplex.
Newrest se met à table dans le Transibérien
Newrest Wagons-Lits, qui a repris voici un an la Compagnie des Wagons-Lits, va s’implanter à partir du 10 juin, progressivement, sur le marché russe de la restauration ferroviaire et le prestigieux Transibérien. Signé le 20 avril avec RZD, la compagnie russe nationale de Chemins de fer, ce contrat associe pour une durée de trois ans renouvelable Newrest à un partenaire local, Evrasia. Il commencera sur la ligne Moscou – Volgograd et devrait ensuite concerner Moscou – Kiev, Moscou – Sofia, Moscou – Pékin. Dans ces trains à la fois de jour et de nuit, Newrest assurera la restauration, le service à la place, tous les services liés à l’hôtellerie de nuit… Pour Pascale Perez, vice-présidente du groupe, « c’est l’un des réseaux qui bénéficie du plus fort potentiel en termes de développement. »
Sécheresse : les agriculteurs demandent l’aide de la SNCF
Après que la FNSEA, principal syndicat agricole, a demandé que l’Etat apporte son aide aux agriculteurs, une cellule de crise a été lancée le 31 mai réunissant le ministère de l’Ecologie, Réseau Ferré de France (RFF) et la SNCF pour coordonner le transport des fourrages et des pailles vers les zones les plus touchées par la sécheresse. « Comme lors des précédentes sécheresses de 2003 et 1976, la SNCF proposera aux agriculteurs des wagons adaptés à la nature inflammable des pailles et des fourrages. Le potentiel a été évalué à un million de tonnes », précise un communiqué du ministère.
Ceva : l’étude d’impact remise en cause
L’Autorité environnementale (AE) française a jugé que l’étude d’impact du projet de ligne ferroviaire Cornavin – Eaux vives – Annemasse (Ceva) devait être « complétée sur plusieurs points » dans un avis du 25 mai dernier. Le projet conduit par CFF en Suisse et RFF en France permettra de relier la Suisse à la Haute-Savoie. L’agence gouvernementale regrette dans son avis « le morcellement de l’évaluation environnementale d’un projet transfrontalier » et recommande de compléter l’étude notamment « en ce qui concerne le franchissement du Foron, les diagnostics faune-flore réalisés, réactualisés et complétés par des éléments relatifs à la présence potentielle d’espèces protégées ». Les problèmes de nuisances acoustiques pour les riverains, l’expropriation des emprises sur les propriétés riveraines ou encore l’avenir précis « des 150 000 m3 de déblais excédentaires », les précisions à apporter sont encore nombreuses pour satisfaire les exigences de l’AE.
Du neuf pour la ligne Massy – Saint-Quentin
Forte d’une augmentation de sa fréquentation de 80 % entre 2006 et 2010, la ligne de bus reliant la gare de Massy-Palaiseau (RER B) à celle de Saint-Quentin-en-Yvelines (RER C) s’offre quelques changements. Elle bénéficiera en premier lieu de l’achat de neuf bus articulés de grande capacité comprenant chacun 37 places assises et 110 places debout qui remplaceront les autocars actuels dont la capacité n’était que de 55 places. Des aménagements d’horaires et de fréquences vont également être proposés aux voyageurs. Ce succès – dû en partie au fait que depuis plus d’un an la ligne fonctionne sur une voie réservée sur le tronçon entre Massy et l’école Polytechnique – confirme le Stif dans sa volonté de réaliser un site propre pour relier Massy à Saint-Quentin, projet estimé à 55 millions d’euros et dont la concertation préalable a été conduite en juin 2010. Prochaine étape : l’enquête publique qui aura lieu fin 2011.
Les syndicats dénoncent des pressions sur les contrôleurs
Au moins quatre affaires par jour qui doivent rapporter un minimum de 50 euros. C’est la consigne donnée par la direction d’un établissement commercial train (ECT) à ses contrôleurs, selon Le Parisien du 31 mai. Un système de bonus inciterait en outre les agents à faire du zèle. Guillaume Pepy a démenti tout objectif chiffré destiné à pousser les contrôleurs à faire du chiffre. « Le seul objectif, c’est la lutte contre la fraude, qui fait perdre 350 millions d’euros annuels à la SNCF », a précisé le président de la SNCF. Côté syndical, on affirme également n’avoir jamais vu de notes écrites sur ce thème. Mais on dénonce des pressions incitant les contrôleurs à verbaliser davantage. « Cela se répercute sur leur déroulement de carrière, souligne Sud-Rail. On sait que des démarches locales, managériales, peuvent mettre la pression sur les contrôleurs », commente la CGT-Cheminots qui réclame des éclaircissements à la direction de la SNCF.
Les Strasbourgeois refusent l’extension des zones à 30 km/h
La population strasbourgeoise a voté non : dans la consultation par courrier proposé par la mairie, ils ont refusé à 54,9 % la proposition de limiter la circulation à 30 km/h dans la majorité des rues de la ville. Le maire Roland Ries (PS) s’est déclaré « déçu » mais « satisfait de la participation des citoyens, supérieure à la participation aux récentes élections cantonales » dans cet exercice de démocratie participative. 44,5 % des Strasbourgeois inscrits sur les listes électorales se sont prononcés (27 420 voix contre, 22 514 voix pour) dans cette consultation par voie postale, dont l’organisation a mobilisé un investissement de 70 000 euros.
Dès la publication des résultats, Roland Ries a annoncé le retrait de son projet de zone 30 élargie. Mais il ne veut pas renoncer à ses projets de « ville apaisée » et de code de la rue, et entend poursuivre la création de zones 30 ponctuelles, « à la demande des riverains, ou dans des rues où la vitesse est difficile ». Robert Herrmann, premier adjoint à la mairie de Strasbourg, a souligné le contexte national défavorable à ces mesures locales contraignantes sur la circulation automobile. « Les automobilistes craignent les pièges à radars et se plaignent d’être des vaches à lait. Le débat sur les radars imposé par le gouvernement est arrivé dans le temps de notre consultation. Il n’y avait pas de pire moment.»