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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).
Incendie du Paris – Munich : la SNCF et la DB relaxées
Relaxées, la DB et la SNCF. Condamné à un an de prison avec sursis, l’accompagnateur de la voiture-lits allemande, considéré comme seul responsable « direct » de l’incendie du train Paris – Munich qui avait fait douze morts et huit blessés le 6 novembre 2002. Les deux compagnies et l’accompagnateur étaient prévenus pour homicides et blessures volontaires. C’est le verdict rendu le 16 mai par le tribunal correctionnel de Nancy, épilogue de deux semaines de procès au mois du mars. Un épilogue provisoire ? C’est ce que laisse entendre l’un des avocats des victimes, pour qui « on peut avoir l’impression que c’est le lampiste qui est puni ». Il a immédiatement demandé au parquet d’être « cohérent » et de faire appel. Car les condamnations sont en effet loin des réquisitions du parquet. Dénonçant les normes de sécurité « a minima », il avait requis 150 000 euros d’amende à l’encontre des deux compagnies ferroviaires.
Philippe Mellier quitte Alstom
La semaine passée, lors des résultats – décevants – du groupe Alstom, le patron de la branche transport, Philippe Mellier, n’en avait touché mot. Pourtant, il le savait probablement déjà : il quittera le groupe 1er juillet 2011, pour devenir le directeur général de De Beers, le numéro un mondial du diamant. Arrivé en mai 2003, quand Alstom se battait pour survivre, Philippe Mellier aura contribué à redresser l’entreprise et à la positionner sur des marchés prometteurs, comme la Russie ou l’Inde. Depuis deux ans, toutefois, les résultats du groupe semblent marquer le pas, et la concurrence commence à s’affirmer sur des marchés sur lesquels Alstom était jadis souverrain, comme les TGV. La nouvelle, annoncée ce matin par un communiqué laconique du groupe, n’est pas assortie de la nomination d’un successeur, ce qui pourrait être le signe d’une certaine soudaineté dans cette prise de décision. Le PDG d’Alstom, « Patrick Kron, assurera l’intérim de la présidence d’Alstom Transport après le départ de Philippe Mellier », indique le même communiqué.
Afitf : Dominique Perben devrait prendre les commandes
Dominique Perben a été auditionné le 10 mai par la commission des Affaires économiques du Sénat, puis le lendemain par la commission du Développement durable et de l’Aménagement du territoire de l’Assemblée nationale, en vue de sa nomination à la tête de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf). Le député UMP du Rhône, ancien ministre des Transports, devrait remplacer à ce poste Gérard Longuet devenu ministre de la Défense.
Transmanche :?Eurostar lance le service « embarquement garanti »
Eurostar a lancé le 5 mai un nouveau service destiné à sa classe affaires Business Premier : le service « embarquement garanti ». Il permet aux voyageurs d’embarquer sur le train de leur choix quelle que soit leur réservation initiale. Seule obligation : ils doivent auparavant se présenter à la billetterie pour obtenir un nouveau titre de transport.
« Dans le cas où il n’y aurait plus de place en classe Business Premier sur le train demandé, les voyageurs auraient toujours la garantie d’embarquer, et se verraient proposer une place soit en classe Standard Premier, soit en classe Standard, selon les disponibilités à bord », souligne dans un communiqué la compagnie ferroviaire.
Travail au noir : la justice se penche sur l’affaire des maîtres-chien de la SNCF
Les 3 et 4 mai, onze sociétés de gardiennage ont comparu devant le tribunal de grande instance de Paris pour travail dissimulé, entre autres motifs. Elles ont été auditionnées sur les conditions d’emploi d’agents qui étaient chargés de surveiller des gares franciliennes autour de l’année 2009. C’est en effet cette année-là que Sud-Rail s’est aperçu que des maîtres-chiens, certains sans papiers, étaient parfois payés au noir.
Quasiment toutes les sociétés de gardiennage en cause ont été mises en liquidation judiciaire et n’existent plus aujourd’hui. Pour l’Etat, l’ardoise est lourde : le montant des charges sociales non versées à l’Urssaf atteint 1,6 million d’euros. « Les requêtes de condamnations vont de 2 000 euros à 30 000 euros, deux peines de prison de six mois fermes à l’encontre de deux gérants pourvus de casiers judiciaires bien remplis, deux peines de prison de deux et six mois avec sursis pour deux autres gérants, mais malheureusement, souligne Sud-Rail, aucune interdiction de gérer une nouvelle entreprise n’a été requise. »
Le délibéré est attendu pour le 29 juin. Puis, le 12 septembre, l’affaire devrait aller devant les prud’hommes pour demande de dommages et intérêts.
Logistique urbaine : lancement du Club du dernier kilomètre de livraison
Parce que « le maintien et le développement du commerce en ville sont des conditions essentielles de la qualité de vie des habitants et du dynamisme des territoires », le Club des voitures écologiques et le Gart viennent de s’allier pour fonder le Club du dernier kilomètre de livraison (CDKL), coprésidé par Roland Ries, président du Gart, et Jean-Louis Léonard, président du Predit. Buts : favoriser les échanges de bonnes pratiques, faire le lien entre tous les acteurs, valoriser leurs actions et en faire la promotion. « J’ai été frappé par deux chiffres, a expliqué Roland Ries. 25 % des gaz à effet de serre émis par la mobilité urbaine émanent des livraisons, et pour l’essentiel des derniers kilomètres, et seulement 25 % des réalisations innovantes en matière de logistique urbaine sont réellement mises en œuvres, alors même que la loi SRU prévoit explicitement que ces mesures doivent être intégrées aux PDU. On en est aux balbutiements. » Le lieu de débat et de réflexions que constitue le club devra y remédier, en permettant l’émergence de solutions durables de logistique urbaine.
Usagers : la SNCF condamnée pour manquement à son devoir d’information
Arrivé une minute avant le départ de son TGV en gare de Lyon, il était resté sur le quai. Face à son insistance pour monter à bord, les agents de la SNCF lui avaient opposé « l’obligation d’arriver deux minutes avant pour que le train puisse partir à l’heure ». Il avait donc dû reporter son voyage et acheter de nouveaux billets. Pas de chance pour la SNCF, il s’agissait d’un avocat parisien. Après deux années de procédure, le tribunal d’instance du XIVe arrondissement de Paris vient de lui donner raison. La SNCF est condamnée à lui rembourser 129,30 euros au titre des frais supplémentaires engendrés par l’achat de nouveaux billets et à lui verser un euro de dommages et intérêts au titre du préjudice moral. Le tribunal a estimé que le terme « demandé » ne sous-entend « aucune règle impérative mais un vœu de la SNCF ». Aucune « interdiction d’accès au train » passé ce délai de deux minutes n’étant mentionnée, la SNCF a manqué à son devoir d’information.

Jean-Michel Baylet bloque le financement de la LGV SEA
« En colère, et même très en colère », le président du conseil général du Tarn-et-Garonne refuse de participer au financement du projet de LGV Tours – Bordeaux, « jusqu’à nouvel ordre ». Le département doit apporter 6,935 millions d’euros, mais Jean-Michel Baylet, également président du parti radical de gauche, regrette l’absence des garanties réclamées sur le tracé de la phase suivante, entre Bordeaux et Toulouse. Plusieurs réunions récentes entre élus, associations et RFF se sont mal passées, selon lui. « Nous avons constaté que RFF revenait sur ses engagements et ne voulait pas en réalité investir dans les demandes que nous présentions pour améliorer le sort de nos populations et pour prendre en compte l’impact de cette ligne à grande vitesse sur nos territoires, explique-t-il. Nous avons décidé de recruter un Monsieur LGV qui s’occupera de défendre nos intérêts et nous mènerons si nécessaire le combat contre ce projet. » Un comble pour cet élu qui continue toutefois d’affirmer l’importance économique de la LGV et qui depuis un an explique que la région ne peut rester « la seule à être enclavée, alors que partout ailleurs en Europe il y a des lignes de ce type ». En décembre dernier, il avait créé une association pour les territoires traversés par la LGV (ATT/LGV, 66 représentants dans 31 communes). « Cette association espérons-le, va obliger l’Etat et RFF à prendre en considération nos revendications », précisait-il. Pour RFF, cela semble raté, qu’en sera-t-il de l’Etat ? C’est à la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, qu’il reviendra d’arrêter prochainement le fuseau dans lequel s’inscrira le tracé entre le sud du Tarn-et-Garonne et Toulouse.
C. N.
VLS : le Vélib’ parisien étend son offre d’abonnement
Le VLS parisien propose désormais aux utilisateurs qui ont un long trajet et doivent changer de vélo un abonnement Vélib’ Passion à 39 euros par an qui autorise un trajet de 45 minutes contre 30 dans l’abonnement classique (qui reste à 29 euros). Cette nouvelle offre est aussi proposée à 29 euros pour les 14-26 ans et à 19 euros pour les boursiers de l’enseignement.
Vélib’ a par ailleurs changé le prix du « ticket 1 jour », jusque-là à un euro, qui adopte le prix du ticket de métro, soit 1,70 euro, sans limitation du nombre de trajets pendant 24 heures. Le « ticket 7 jours » passera quant à lui de 5 à 8 euros. Parmi les autres nouveautés : la carte Vélib’ Express, gratuite, à retirer dans un point partenaire, qui permet de choisir sa formule d’abonnement sur le Net en s’affranchissant des délais d’édition et de réception de la carte Vélib’, ou encore l’achat en ligne du ticket courte durée permettant de choisir entre une utilisation immédiate ou différée. Le tout sur un site Vélib’ tout neuf.

LGV Rhin-Rhône phase 2 : Marie-Guite Dufay entend la booster…
A l’occasion de l’assemblée générale annuelle de l’association TGV Rhin-Rhône à Strasbourg, le 15 avril, la présidente de la région Franche-Comté a été réélue à la présidence. A cette occasion, « un pacte d’alliance » entre les collectivités a été mis en place pour « booster » la réalisation complète de la deuxième tranche de la branche est (Dijon – Mulhouse) rapidement après la mise en service du premier tronçon, en décembre. En commençant par les 35 km restant jusqu’à Mulhouse. « Il faut aller le plus vite possible, avec le moins d’interruptions possibles », a insisté Marie-Guite Dufay.