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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).
Mobilier urbain : Paris retient 40 projets innovants
Le jury de l’appel à projets « mobilier urbain intelligent » lancé en novembre par la mairie de Paris a retenu le 14 avril 40 projets sur les 50 présentés, qui seront expérimentés sur le territoire parisien en 2011 et 2012. En testant un grand nombre de prototypes, « la ville devient un territoire d’expériences nouvelles et s’ouvre aux suggestions des communautés de l’innovation pour inventer avec les Parisiens le mobilier du futur », indique Jean-Louis Missika, adjoint chargé de l’innovation. Les 40 projets sélectionnés sont de nature très diverse, allant du panneau d’orientation interactif et tactile à l’abri voyageurs du futur, en passant par des dispositifs permettant de repérer les places de stationnement libres, de mesurer l’humidité ou de découvrir un quartier grâce à la réalité augmentée. Pour Annick Lepetit, adjointe chargée des déplacements, « ces mobiliers expérimentaux doivent avant tout être utiles, pratiques et répondre aux nouveaux besoins, sans encombrer davantage l’espace public ».

Déplacements : Nantes met son PDU à l’enquête publique
Favoriser les déplacements de proximité et s’assurer d’une plus grande cohérence des politiques de développement urbain. Ce sont les deux lignes majeures du nouveau plan de déplacements urbains (PDU) de l’agglomération nantaise, actuellement soumis à l’enquête publique (du 4 avril au 6 mai) en vue d’une approbation par le conseil communautaire de juin. Favoriser les déplacements de proximité et s’assurer d’une plus grande cohérence des politiques de développement urbain. Ce sont les deux lignes majeures du nouveau plan de déplacements urbains (PDU) de l’agglomération nantaise, actuellement soumis à l’enquête publique (du 4 avril au 6 mai) en vue d’une approbation par le conseil communautaire de juin. Originalité, il ne portera pas sur les dix prochaines années comme le précédent, durée jugée inadaptée à une programmation efficace. « Nantes a fait le choix d’une temporalité nouvelle, plus adaptée à la réalité de la politique des transports et des projets avec, d’une part, des grandes orientations à 20 ans, d’autre part, un programme opérationnel à 5 ans », a plusieurs fois explicité Jean-François Retière, vice-président chargé des déplacements à Nantes Métropole.
Dans une agglo déjà considérée comme un modèle par bien des villes, avec une part modale des déplacements en transports collectifs de 15 %, l’objectif est de passer à 16 % en 2030. Mais surtout d’améliorer la part de tous les modes alternatifs au mode motorisé individuel (voiture en étant conducteur et deux-roues motorisé). Ainsi en 2030, ces modes alternatifs (marche, vélo, transports en commun, voiture passager) devraient représenter 67 % des déplacements contre 51 % aujourd’hui, avec de fortes ambitions sur la marche (passant de 24 à 30 %) et le vélo (de 2 à 12 %). Si bien que les modes motorisés individuels passeraient de 49 % à 33 %.
Quelle stratégie pour espérer un tel résultat ? « Le PDU intègre largement de nouvelles notions et de nouveaux concepts : interface entre transports et urbanisme, ville des courtes distances, ville apaisée, etc », explique-t-on à Nantes Métropole. En effet, quatre axes guident la démarche nantaise : organiser la ville des courtes distances, construire un espace public à l’échelle du piéton et du cycliste, coordonner les réseaux de déplacements, inciter au changement de comportement de mobilité. Pour chaque axe, des mesures à court et à long terme sont déclinées. Par exemple : rendre obligatoire l’analyse d’impact déplacements pour tout projet urbain, mettre en œuvre un plan de modération de la vitesse dans les 24 communes de l’agglo, écrire un code de la rue. Ou encore : créer 7 axes « Chronobus » en 2014 et 3 autres ensuite, lancer une conférence permanente des autorités organisatrices, élaborer avec la région un schéma ferroviaire à l’échelle de l’aire urbaine Nantes–Saint-Nazaire.
Enfin, concernant la partie sensibilisation et incitation, il est prévu de réduire les écarts d’offres entre périodes scolaires et vacances, de lancer une nouvelle version du site régional destineo.fr, de développer le concept de « bouquet de services » de mobilité (tarifs combinés transports en commun, vélo, stationnement, autopartage…) et de créer une carte Liber’Tan, ce qui serait la « première phase vers une carte de mobilité multiservices, multiréseaux ». Puisqu’elle n’a pas encore de télébillettique, l’agglo passerait directement à la vitesse supérieure avec un titre non pas de transport, mais de mobilité. Attendu pour 2013, il autorisera aussi le post-paiement.
Cécile NANGERONI
Le projet de VLS lillois bientôt dévoilé
Martine Aubry devait dévoiler le 2 mai le plan des stations de vélos en libre-service de la métropole lilloise, service a priori dénommé Vélille. Au total, 210 stations doivent donner accès à 2 000 vélos d’ici octobre 2012. Les 95 premières seront lilloises. Les emplacements ont été définis dans les différents quartiers de la ville selon un maillage serré, complémentaire de celui de Transpole. Ils donneront accès à 1 000 premiers vélos au look rouge et noir. Les travaux doivent démarrer dès le mois de mai, pour une mise en service annoncée pour septembre octobre.
Matériel roulant : le chinois CNR s’implante en Pologne et bientôt en Australie
Le fabricant chinois de matériel roulant CNR a signé avec le polonais PKP Cargo pour l’établissement d’une joint-venture en Pologne, qui produira des wagons de marchandises. CNR a par ailleurs indiqué qu’il envisageait une implantation prochaine du même type, dédiée à la fabrication de wagons miniers, en Australie. Ayant récemment conclu un contrat avec Fortescue Metals pour la livraison de 260 de ces wagons et en ayant déjà livré plus de 5 000 pour l’ensemble de l’industrie minière australienne (Rio Tinto, BHP Billiton, etc.), CNR estime opportune une implantation qui lui permettra d’être proche de ses clients.
SNCF : c’est le moment de postuler
9 000 ! C’est le nombre d’embauches que va réaliser le groupe SNCF cette année. Un défi selon elle, puisqu’après 1 000 recrutements effectués fin mars, il lui reste encore 8 000 postes à pourvoir. Le 20 avril, la société nationale a voulu communiquer sur ce thème pour faire savoir qu’elle renouait avec des volumes de recrutements importants, après des années moins fastes (3 000 à 4 000 embauches annuelles).
La SNCF attire traditionnellement un grand nombre de candidatures spontanées : elle a reçu 300 000 CV l’an dernier. Elle souhaite aujourd’hui mettre particulièrement l’accent sur les métiers moins connus du grand public, pour lesquels elle a parfois des difficultés à recruter. C’est le cas pour la maintenance du matériel et des infrastructures, également pour des postes d’ingénieurs en génie civil et en génie électrique.
Chambéry lauréat du « guidon d’or » de la FUB
Lors de son assemblée générale, qui se tenait le 16 avril à Clermont-Ferrand, la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB) a remis comme chaque année son « guidon d’or » et son « clou rouillé » aux bons et mauvais élèves des politiques cyclables. C’est pour récompenser la création d’une passerelle cyclo-piétonne qui permet d’éviter un carrefour dangereux et une route à forte circulation pour rejoindre un des lycées de la métropole que Chambéry à reçu cette année le guidon d’or.
Quant au clou rouillé, il revient cette année à la ville de Saint-Avold, en Moselle, pour le non-respect de la loi qui oblige à prendre en compte le vélo dans ses aménagements de voiries dans le centre-ville et pour le refus d’appliquer le décret du 30 juillet 2008 sur l’obligation de réaliser des doubles-sens cyclables dans les zones 30.
Les patrons de la SNCF et de RFF convoqués pour un « recadrage »
Les patrons de la SNCF et de RFF, Guillaume Pepy et Hubert du Mesnil, devaient répondre le 21 avril à une convocation au secrétariat d’État aux Transports, selon La Tribune du 20 avril. Il s’agissait, d’après le quotidien économique, de les « recadrer » après les querelles de ces derniers mois entre les deux groupes, qui ont entaché leurs relations. Guillaume Pepy avait notamment critiqué le système, qui se dirige selon lui « vers une impasse financière » et « conduit chaque acteur à agir de manière égoïste ».
Contournement de Lyon : début de l’enquête d’utilité publique
L’enquête d’utilité publique sur le contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise (CFAL) sur sa partie nord devait démarrer le 26 avril et durer jusqu’au 3 juin. Cette ligne nouvelle de 48 km doit permettre aux trains de marchandises d’éviter de transiter par Lyon, notamment par la gare de Lyon-Part-Dieu, proche de la saturation. Elle coûterait 1,5 milliard d’euros et le premier coup de pioche pourrait être donné à l’horizon 2013 pour une mise en service en 2019.
Tunnel du Brenner : lancement de la phase principale du percement
Le lancement de la phase principale du percement du tunnel alpin du Brenner, entre l’Autriche et l’Italie, a été célébré le 18 avril à Innsbruck, en Autriche. Ce tunnel ferroviaire de 55 km, le plus ambitieux projet d’infrastructure européen, doit permettre de désengorger à partir de 2025 le col du Brenner, principal point de passage entre le nord et le sud des Alpes. Ce corridor de ferroutage entre Innsbruck et Franzensfeste, en Italie, est financé par l’Autriche, l’Italie et l’Union européenne pour une facture évaluée à 9,7 milliards d’euros. L’Union européenne a promis 768 millions d’euros jusqu’en 2014. La somme allouée pour la suite doit être déterminée ultérieurement.
SeaFrance : 94 % de oui au référendum
Les salariés de la compagnie de ferrys SeaFrance, placée en redressement judiciaire, ont apporté leur soutien à la quasi-unanimité (94 %) au plan de recapitalisation et au nouveau projet industriel. Les salariés, dont le taux de participation a été de 79 %, étaient appelés à se prononcer par oui ou non dans le cadre d’un référendum. La direction a annoncé les résultats le 14 avril.
Ce plan, qui prévoit un retour à l’équilibre d’ici à 2016, s’accompagne d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) entérinant la suppression de près de la moitié des 1 580 postes. SeaFrance demande aussi à Bruxelles d’autoriser la SNCF, son actionnaire à 100 %, à injecter plus de 200 millions d’euros dans la compagnie maritime, qui paye au prix fort la concurrence du tunnel sous la Manche et la baisse du marché du fret maritime.