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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

L’agglomération auxerroise passe à l’hydrogène « vert », en commençant par cinq bus
Nommée AuxHYGen et d’une capacité de 1 MW, la station de production d’hydrogène vert de la communauté d’agglomération auxerroise, qui a été inaugurée le 13 octobre, peut produire jusqu’à 400 kg par jour grâce à l’électrolyse de l’eau. Ce qui en fait le plus grand site de production d’hydrogène de France selon ses promoteurs, qui sont la communauté d’agglomération de l’Auxerrois, Hynamics (filiale du groupe EDF spécialisée dans l’hydrogène) et Transdev.
Développée, construite et opérée par Hynamics, la station AuxHYGen permet désormais d’alimenter avec de l’hydrogène « vert », produit localement et distribué en circuit court, cinq bus à hydrogène Businova H2, construits par Safra et équipés de piles Symbio, exploités par Transdev Auxerrois sur le réseau de transport urbain Leo. Si ces bus 20 % du parc de bus de l’exploitant, l’ambition est d’étendre les capacités de production de ces installations de 1 à 3 MW à l’horizon 2025, avec le soutien de l’ADEME. La station pourrait alors approvisionner « des bus à hydrogène supplémentaires, des véhicules utilitaires légers, des camions, des trains, etc. »
Ce projet « s’inscrit plus largement dans la création d’un écosystème hydrogène territorial de grande envergure souhaité par la Communauté d’agglomération de l’Auxerrois ». En particulier, la région Bourgogne-Franche-Comté a accompagné ce projet de station hydrogène « non seulement pour bâtir un système complet de transport public 100 % énergies renouvelables à base d’hydrogène, mais pour mettre sur pied tout un écosystème, premier en France à intégrer le train », comme le montre la commande passée en mars dernier de trois Coradia Polyvalent bimodes électrique et hydrogène, dont les premiers essais sont prévus pour 2023. Mais la région voit plus loin que l’agglomération en énumérant aussi, à terme, « les mobilités, les véhicules utilitaires de flottes privées et publiques, les besoins de l’industrie, la navigation fluviale ou les besoins en stationnaire ».

RATP Dev se renforce en Auvergne-Rhône-Alpes et en Suisse
RATP Dev a annoncé le 28 septembre avoir remporté, via des filiales, huit nouveaux contrats en Auvergne-Rhône-Alpes et en Suisse, portant sur trois lignes transfrontalières, deux contrats interurbains, deux contrats de transport scolaire ainsi que le renouvellement d’un réseau urbain.
Plus précisément, Alpbus exploitera, à partir de la mi-décembre, des lignes transfrontalières d’autocars de Haute-Savoie, pour le compte du Groupement Local de Coopération Transfrontalière des Transports Publics. Ces lignes seront intégrées à la politique commerciale des Transports Publics Genevois avec lesquels RATP Dev est associé via le réseau de transports en commun d’Annemasse et le Téléphérique du Salève.
Le Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes a aussi confié à Alpbus deux nouveaux contrats prévoyant l’exploitation des lignes régulières et touristiques, l’un au départ de Moutiers pour desservir les stations de sport d’hiver de Val Thorens, Les Ménuires, Courchevel et Méribel, l’autre au départ d’Annecy, pour la Clusaz et le Grand Bornand « Une flotte supplémentaire de 80 véhicules neufs sera dédiée aux nouvelles activités dont 27 véhicules circulants au Gaz Naturel Véhicule (GNV)« , précise RATP Dev.
Sa filiale CTLB a de son côté vu renouveler, pour 7 ans, son contrat d’exploitation des lignes Ondéa. Enfin, la suisse de RATP Dev, HelvéCie, a remporté deux contrats de transports scolaires dans les Cantons de Vaud et Fribourg depuis la rentrée de septembre 2021, grâce à une flotte de 52 véhicules.

Brice Bohuon, DGA France de Transdev, va devenir directeur général délégué de l’Ile-de-France
Alors qu’une longue grève perturbe fortement des services de bus assurés par Transdev en Ile-de-France, Brice Bohuon, son directeur général adjoint France, s’apprête à quitter l’entreprise. Il sera remplacé par Pierre Talgorn, l’actuel directeur financier.
De son côté, Brice Bohuon va prendre le poste de directeur général délégué de l’Ile-de-France auprès de David Bonneau, le directeur général des services de la région. « Il l’accompagnera, en lien avec les directeurs adjoints, dans la conduite des projets structurants de la région », nous a indiqué le Conseil régional que nous avons contacté. Et ses missions n’auront aucun lien avec les transports franciliens, nous assure-t-on par ailleurs.
Son départ, qui est évoqué depuis cet été dans l’entreprise nous affirme-t-on en interne, n’aurait donc rien à voir avec le conflit sérieux qui agite depuis plusieurs semaines des dépôts de bus exploités par Transdev. Pour en sortir, la filiale de la Caisse des dépôts et de l’allemand Rethmann a demandé la médiation de l’inspection du travail. Plusieurs réunions ont déjà eu lieu. « Nous essayons d’avoir une formulation claire des enjeux avec un dialogue direct avec les conducteurs autour de l’organisation du travail », explique Transdev.
Rappelons que depuis début septembre, des conducteurs de plusieurs dépôts, dont ceux de Sénart et de Melun (en Seine-et-Marne), sont en grève protestant contre la nouvelle organisation du travail mise en place par Transdev. Ce sont des dépôts d’où partent les bus des lignes gagnées l’année dernière par Transdev dans le cadre de l’ouverture à la concurrence du réseau de bus en grande et moyenne couronnes parisiennes (lignes Optile), et auxquels d’autres sites se sont joints depuis.
M.-H. P.

Bientôt la fin des carnets de métro
Ile-de-France Mobilités prépare la fin de la vente des carnets de métro, qui se fera progressivement entre octobre prochain et mars 2022. A ce moment-là plus aucune station et gare ne vendront le carnet papier. A place, la carte Navigo Esay d’un coût de 2 euros sera proposée et pourra être rechargée au prix de l’ancien carnet. La vente de tickets à l’unité sera en revanche toujours possible.
L’autorité organisatrice vise des économies tant financières qu’écologiques (550 millions de tickets sont émis chaque année).

Youenn Dupuis prend la présidence d’Optile
Youenn Dupuis a été élu, début septembre, administrateur général d’Optile pour un mandat de deux ans. Le directeur général adjoint chargé de l’Ile-de-France chez Keolis remplace, à ce poste, Brice Bohuon, le directeur général adjoint France de Transdev. Une alternance classique entre représentants de grandes entreprises à la tête de cette organisation professionnelle de transporteurs de voyageurs en grande couronne francilienne, appelée à évoluer dans le contexte d’ouverture à la concurrence mis en place par Ile-de-France Mobilités et de la reprise en main de la billettique.
L’objectif de Youenn Dupuis, a-t-il expliqué à VRT, sera « de contribuer à faire revenir les voyageurs à bord du transport public, d’accompagner les entreprises membres à relever les défis de cette période de transition, et de travailler à l’attractivité des métiers de ce secteur pour assurer des services en plein développement en Ile-de-France ».

Anahi Sandoval nommée directrice des Ressources humaines de Colas Rail
Anahi Sandoval, qui a rejoint Colas Rail en août, a été nommée le 1er septembre directrice des Ressources humaines. Elle devient également membre du Comex.
Agée de 44 ans, elle était auparavant directrice Diversité, inclusion et équité chez GE Renewable Energy, après avoir travaillé 20 ans chez Schlumberger où elle a occupé différentes fonctions.

L’Agence de régulation des transports veut se battre pour récupérer le droit de collecter des données aéroportuaires
Invité ce matin à un Club VRT, Bernard Roman a fait part de son indignation après la décision, hier du gouvernement, de faire adopter un amendement supprimant la mission de l’Autorité de régulation des transports (ART) de collecter des données sur les aéroports de plus de 5 millions de passagers annuels. Cet amendement a été déposé dans le cadre de la loi DDADUE (projet de loi portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne dans le domaine des transports, de l’environnement, de l’économie et des finances).
« Je ne comprends pas cette décision alors que c’est Emmanuel Macron qui avait introduit, en 2015, le principe de collecte des données pour tous les modes de transport. Je me demande même si le Président de la République et Jean Castex sont au courant« , s’est étonné le président de l’ART. Le gendarme des transports dispose déjà d’un droit de collecte ponctuelle pour l’instruction de la tarification des aéroports. Il réclame un droit de collecte régulière. Bernard Roman rappelle que la collecte régulière de données permet de publier des rapports « qui éclairent les pouvoirs publics« .
Selon lui, une commission mixte paritaire doit se tenir dans la première quinzaine de juillet. « Je me battrai jusqu’au bout pour que ce pouvoir de collecte soit donné à l’ART« , promet-il.
MH P

Bruxelles soutient la conversion à l’électricité et au gaz de centres de bus de la RATP
La Commission européenne a décidé de participer au financement de l’électrification de cinq centres bus de la RATP (Belliard, Croix-Nivert, Neuilly-Plaisance, Point du Jour et Vitry) et à la conversion au Biométhane (Gaz Naturel Véhicule) du centre bus d’Aubervilliers d’ici à 2025. Sa contribution se monte à 27,7 millions d’euros et est adossée au financement Oblibus de la Banque des Territoires (Caisse des Dépôts) d’un montant identique.
La Commission européenne avait déjà attribué, en 2020, un montant de 23 millions d’euros, qui avait permis la conversion de cinq centres bus à l’électricité (Corentin, Lagny, Lebrun, Lilas et Pleyel) et quatre centres de bus au gaz renouvelable (Bussy, Massy, Nanterre et Thiais). 303 bus électriques ont pu être achetés grâce à cette subvention. Le soutien européen en faveur du programme Bus2025 atteint donc 50,7 millions d’euros sur deux ans.
« Ces aides sont issues du programme européen Connecting Europe Facility – Transport – Blending Facility pour lequel la Caisse des Dépôts est partenaire de la Commission européenne », explique la RATP, en rappelant qu’elle va réceptionner 3 700 bus neufs électriques ou biométhane dans le cadre du programme Bus2025.
Pour en savoir plus sur les financements européens, retrouvez nos derniers articles publiés dans notre rubrique « Financements publics, mode d’emploi »
Financements publics. Un nouvel accord européen sur le financement des réseaux de transport
L’Ademe, un opérateur incontournable pour le financement de projets

L’Ademe, un opérateur incontournable pour le financement de projets
Devenue l’Agence de la Transition Ecologique (ATE) au printemps dernier, l’Ademe est mandatée pour répondre à quatre objectifs de la politique environnementale : investir dans la recherche et l’innovation, accompagner la transition sociologique, conseiller les acteurs du territoire sur les outils et bonnes pratiques et, enfin, apporter un soutien financier à la mise en œuvre de projets territoriaux ou nationaux.
Grâce à son statut public, l’Ademe, agissant en qualité d’EPIC, gère des dispositifs de financement ouverts à un grand nombre d’opérateurs (entreprises, collectivités, centres de recherche et associations). En fonction des appels à projets, l’Ademe peut soutenir toutes les étapes d’un projet, de sa phase d’études à celle de l’investissement. En 2021, le budget de l’Ademe intègre les nouvelles actions du plan « France Relance » cofinancé à hauteur de 40 % par le budget européen. Ainsi, son budget dédié aux projets progresse de 50 % pour atteindre une enveloppe de 1,1 milliard d’euros.
L’Ademe est omniprésente danses secteurs stratégiques et impactés par la problématique environnementale :
- Energie
- Transports et mobilité
- Production, stockage et usage des énergies
- Qualité de l’air
- Sols, agriculture, forêt
- Tourisme
- Urbanisme
- Changement climatique
L’Ademe et les enveloppes budgétaires européennes
Totalement indépendante des autorités de l’Union européenne, l’Ademe joue pourtant un rôle partenarial important dans la mise en œuvre des fonds européens régionaux, en qualité d’organisme intermédiaire choisi par les Régions, autorités de gestion et responsables vis-à-vis de Bruxelles.
Depuis fin 2020, elle assure un rôle supplémentaire en gérant une partie des budgets du plan de relance français 2020-2023. L’Agence a ainsi la charge de distribuer et gérer plus de deux milliards d’euros sur la période qui se clôturera fin 2022 avec une possibilité d’extension d’une année.
Se repérer au milieu de tous les dispositifs de financement
Les fonds accordés par l’Ademe se présentent principalement sous la forme d’appels à projets (AAP) et appels à manifestation d’intérêt (AMI).
Début mai 2021, on recensait 19 dispositifs de financement ouverts juste dans le champ du transport. Des éléments clés doivent être recensés dès le démarrage d’une recherche de financement par l’Ademe. Ils permettent d’assurer une bonne correspondance de premier niveau entre un projet et une aide disponible :
- Projet : Le projet répond-il clairement à une ou plusieurs actions attendues dans l’appel à projets ?
- Calendrier : Le délai de soumission est-il suffisant pour préparer une réponse de qualité ?
- Partenariat : L’appel exige-t-il un projet collaboratif ? Dans ce cas, mener le projet en coopération a-t-il du sens ?
- Budget : L’aide est-elle une subvention ou mixe-t-elle plusieurs types d’instruments financiers (avance remboursable notamment) ? Cette opportunité est-elle économiquement viable ?
Généralement, les montants moyens ou minimums/maximums sont mentionnés dans les appels. Il s’agit, dans ce cadre, de valider définitivement l’intérêt de l’opportunité.
Après une analyse approfondie de tous éléments, le porteur de projet conclue à son éligibilité ou non avant d’aller plus loin. Les correspondants de l’Ademe sont accessibles et il est recommandé et parfois obligatoire, après cette première étape, de les contacter pour échanger avec eux sur la pertinence d’une candidature.
La compatibilité des aides avec les autres cofinancements
Il est souvent possible pour un même projet de mobiliser les financements de l’Ademe et d’autres financements, tels que les fonds européens, dont l’Ademe peut être chargée en qualité d’organisme intermédiaire, ce qui n’est pas toujours clair pour les porteurs de projets. Par ailleurs, en dehors d’un fonds Ademe français et d’un fonds européen géré par l’Ademe (Feder ou plan de relance), d’autres fonds publics peuvent intervenir dans le budget des projets.
Le total des aides publiques ne devra cependant pas dépasser le montant total d’aides autorisé pour chaque catégorie de projets. C’est la raison pour laquelle chaque fonds est relié à un régime d’aide, encadré par la réglementation européenne sur les aides d’état. Le texte de l’appel doit comporter la mention du régime et si ce n’est pas le cas, il faut alors interroger les correspondants Ademe pour comprendre quel est le taux d’aide maximum autorisé pour chaque projet et chaque catégorie de bénéficiaire.
Appel à projets Ademe : Ecosystèmes territoriaux hydrogène
Budget 2021 : 125 millions d’euros, clôture finale le 14/09/2021
L’appel à projets soutient les investissements dans des écosystèmes, qui associent infrastructures de production / distribution d’hydrogène, et usages de l’hydrogène.
Que peut-on faire financer ?
- Les usages industriels : emploi d’hydrogène dans la chimie, la métallurgie, l’électronique, etc. L’enjeu est de décarboner les usages actuels de l’hydrogène chez ces consommateurs.
- Les usages en mobilité : premiers déploiements de véhicules hydrogène dans des flottes professionnelles, pour le transport de personnes ou de marchandises. L’objectif est de poursuivre le remplacement de la mobilité carbonée diesel et essence.
- Certaines applications stationnaires, s’appuyant sur des groupes électrogènes avec pile hydrogène, pour l’alimentation de bateaux à quai, pour l’événementiel et le BTP, ou en soutien aux réseaux et microréseaux dans les zones non interconnectées (ZNI).
Quelle est la technologie attendue ?
Seul l’hydrogène produit par électrolyse est éligible.
Quelles sont les étapes des projets éligibles au financement ?
L’appel ne financera pas les étapes de recherche et développement (prototype véhicule par exemple). L’appel vise précisément les installations et équipements à vocation d’exploitation commerciale.
Ce financement est-il compatible avec d’autres aides publiques ? Et combien peut-on obtenir ?
Oui, mais les aides octroyées par des opérateurs publics en France, ne devront pas, subvention Ademe comprise, dépasser les taux autorisés par la réglementation européenne : entre 40 % et 60 % selon la taille et le statut du bénéficiaire. Ce dispositif de subvention est cependant entièrement compatible avec le programme Horizon Europe car celui-ci n’entre pas dans le champ de la réglementation des aides d’Etat, étant géré centralement par la Commission européenne.
Les projets doivent-ils être collaboratifs ?
Les projets peuvent être collaboratifs et intégrer des opérateurs privés et/ou publics mais ce n’est pas un caractère obligatoire.
Quelles sont les 11 régions éligibles ?
- Auvergne-Rhône-Alpes
- Bourgogne-Franche-Comté
- Bretagne
- Centre-Val de Loire
- Grand Est
- Hauts-de-France
- Normandie
- Nouvelle-Aquitaine
- Occitanie
- Pays de la Loire
- Provence-Alpes-Côte d’Azur
Retrouvez l’appel à projets et les modalités de soumission : Ecosystèmes territoriaux hydrogène | Entreprises | Agir pour la transition écologique | Ademe
Interview : « Le fonctionnement de ces fonds met les acteurs territoriaux au centre du dispositif »
Pierre de Raphelis Soissan, directeur du développement d’Hynamics, filiale hydrogène du groupe EDF, répond aux questions de Lorraine de Bouchony, directrice du cabinet Welcomeurope.
Lorraine de Bouchony. Quel est l’impact des fonds Ademe sur les projets du groupe ? Les considérez-vous comme des fonds utiles au bouclage de financements ou ont-ils un rôle additionnel dans le développement de la filière ?
Pierre de Raphelis-Soissan. Les projets d’écosystèmes territoriaux en France sont fondamentalement tirés par les fonds Ademe, à plusieurs titres. Premièrement, en finançant jusqu’à 35 % de l’investissement, ils permettent de réduire une partie du surcoût de la solution H2 par rapport aux solutions carbonées actuelles.
Deuxièmement, comme ils ont pour contrainte d’avoir sécurisé la moitié des usages d’un projet donné, ils permettent d’accélérer la prise d’engagements de la part des collectivités. Enfin, ils replacent les acteurs territoriaux au centre du dispositif et permettent ainsi de créer des synergies locales.
L. B. La sollicitation de ces fonds requiert-elle une compétence spécifique au sein des équipes ? Qui est, le plus souvent, chargé de formaliser les demandes ?
P. R.-S. Les conditions de rédaction des dossiers Ademe obéissent à des règles précises qu’il convient de suivre attentivement. Les dossiers sont en général préparés par une équipe pluridisciplinaire entre la collectivité locale, Hynamics et d’autres partenaires.
L. B. La relation avec les correspondants de l’Ademe au plan local : est-elle utile, nécessaire ou même indispensable dans la démarche ?
P. R.-S. La relation avec les correspondants locaux de l’Ademe est fondamentale ; elle permet de faire le lien entre la réalité d’un territoire et les attentes nationales de l’Ademe.
L. B. Que pensez-vous des délais des procédures de l’Ademe ? Est-ce un frein à la mise en œuvre des projets ?
P. R.-S. Compte tenu du nombre de dossiers déposés, les délais sont corrects (AAP décembre 2020, réponse mars 2021).
Les délais étaient bien plus longs en 2019 lorsque ces AAP ont été introduits pour la première fois.
Propos recueillis par Lorraine de Bouchony

Un cadre francilien sur cinq candidat au départ
Un cadre francilien sur cinq cherche un emploi dans une autre région que l’Ile-de-France, selon une récente étude Cadremploi, qui n’a pas échappé à la vigilance de la Fabrique de la Cité. Entre mars 2020 et mars 2021, leur nombre a augmenté de 31 %. Cadremploi rappelle que, dans son dernier baromètre des envies de quitter Paris, figurait un autre chiffre « hallucinant ». 83 % des cadres franciliens envisagent une mobilité régionale, selon une tendance ininterrompue depuis huit ans. Des tendances que Cadremploi rapproche de données publiées dans la note de l’Insee parue le 25 avril dernier : seul un tiers des cadres travaillant en Ile-de-France réside dans une maison, contre plus des deux tiers en province. Et seul un tiers utilise la voiture contre les trois quarts des cadres provinciaux. Fort bien. Mais si le rêve, c’est d’échapper au RER pour aller gentiment polluer dans la verdure, il risque d’y avoir maldonne.
F. D.
