Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Un pôle multimodal à Morlaix en 2017

    Un pôle multimodal à Morlaix en 2017

    Morlaix Communauté a adopté, le 4 février, le projet de pôle intermodal autour de la gare de Morlaix. Evalué à 11 millions d’euros, il doit devenir un lieu de convergence pour les différents modes de transport en 2017. Morlaix Communauté a adopté, le 4 février, le projet de pôle intermodal autour de la gare de Morlaix. Evalué à 11 millions d’euros, il doit devenir un lieu de convergence pour les différents modes de transport en 2017, date d’achèvement des travaux. 900 000 voyageurs par an sont attendus en 2020, soit une augmentation de 66 %, notamment avec un TER toutes les demi-heures et 150 correspondances par jour tous modes confondus.

    Mais il faudra aussi diminuer le trafic de voitures particulières de 7 % et le reporter vers les transports en commun afin d’éviter la saturation des accès. Car on estime à 1 800 le nombre de véhicules arrivant chaque jour au pôle, dont 1 600 voitures particulières.

    Certes, 300 places de parking de plus sont programmées de part et d’autre de la gare, installées notamment à l’emplacement de l’ancienne halle marchandises. Une passerelle de 80 m de long et de 5 m de large, érigé à 7 m de hauteur, permettra de passer au-dessus des voies. Elle sera dotée de trois escaliers, chacun doublé d’ascenseurs. Le hall d’accueil sera agrandi de 100 m2 dans le prolongement du bâtiment actuel.

    Dix autres gares de Bretagne, les plus importantes, vont aussi se transformer en pôles d’échanges multimodaux avec l’arrivée de la ligne à grande vitesse dans la région d’ici une dizaine d’années. Guingamp, Redon et Morlaix sont les trois projets les plus avancés.

  • Bourges enfile le maillot de RATP Dev… pour un an

    Bourges enfile le maillot de RATP Dev… pour un an

    C’est l’une des conséquences de la fusion Transdev-Veolia Transport. Le réseau de l’agglomération de Bourges va être repris par RATP Dev. C’est l’une des conséquences de la fusion Transdev-Veolia Transport. Le réseau de l’agglomération de Bourges va être repris par RATP Dev. La RATP a échangé ses 25,6 % de parts détenues dans Transdev contre des réseaux urbains et périurbains en France et à l’étranger. La RATP arrive donc à Bourges en juillet pour en théorie… six mois d’exploitation.

    Le contrat d’exploitation avec la filiale de la RATP doit prendre fin le 31 décembre 2011. Et même s’« il sera vraisemblablement prolongé de six mois », suppose Serge Lepeltier, maire de Bourges et président du syndicat mixte intercommunal AggloBus, cité par le Berry républicain, il faudra trouver un remplaçant en juillet 2012. C’est pour cela qu’un appel d’offres a été lancé le 14 février. Les candidats devront répondre au cahier des charges d’ici au mois de mai. Ensuite, le comité syndical votera, en mars 2012, pour choisir le nouvel exploitant qui prendra la suite de RATP Dev. Comme elle, il aura aussi la tâche de poursuivre la modernisation du réseau d’AggloBus. Veolia avait en effet lancé une commande de douze bus, avec l’objectif de faire baisser l’âge moyen des véhicules de dix à sept ans. Six véhicules ont été livrés l’année dernière. Quant à la ligne 1, elle devrait être opérée par des bus équipés de palettes électriques permettant l’accès aux personnes à mobilité réduite.

  • Nancy déclare son appel d’offres sans suite

    Nancy déclare son appel d’offres sans suite

    A moins de deux mois de l’échéance de sa délégation de service public (DSP), le 28 janvier, la communauté urbaine du Grand Nancy (CUGN) a été contrainte de déclarer « sans suite » l’appel d’offres lancé le 20 mars 2009 pour la gestion du réseau Stan. A moins de deux mois de l’échéance de sa délégation de service public (DSP), le 28 janvier, la communauté urbaine du Grand Nancy (CUGN) a été contrainte de déclarer « sans suite » l’appel d’offres lancé le 20 mars 2009 pour la gestion du réseau Stan. L’autorité organisatrice avait déjà prorogé d’un an le contrat débuté en 2001 avec Veolia Transport, par convention temporaire jusqu’en avril 2011 pour attendre le rapport d’expertise du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) sur le TVR. Cette fois, c’est la réponse de Veolia, la seule reçue malgré les trois manifestations d’intérêt initiales (Keolis et CFT du groupe espagnol Vectalia), qui est trop chère, malgré son recalibrage à la demande du président de la CUGN, André Rossinot. « Le candidat a fait des efforts […]. Néanmoins ceux-ci restent insuffisants par rapport aux capacités financières de la communauté urbaine », précise la délibération du conseil. « C’était plus que très cher ! » précise Christian Parra, vice-président chargé des transports à la CUGN. Il assure cependant ne pas être inquiet pour la suite.

    Il faut dire que les exigences du cahier des charges avaient de quoi décourager : en plus de l’exploitation du réseau – à restructurer en intégrant la ligne 2 et la préfiguration de la ligne 3 – et de la maintenance du tram et de ses infrastructures, il fallait fournir le trolleybus pour la future ligne 2 et renouveler le parc existant de bus et de minibus. Le tout avec un TVR (ligne 1) semi-agonisant, devant être traité par Bombardier pour tenir encore 10 ans. Certes, la durée de la convention était de 12 ans, avec résiliation anticipée après 5 ans… à l’initiative du Grand Nancy. « Les marges prises par le privé sur les investissements sont incompatibles avec nos finances locales », poursuit l’élu. Cette tentative de faire porter les investissements sur le délégataire ayant échoué, l’autorité organisatrice envisage de relancer très prochainement un nouvel appel d’offres, mais plus traditionnel cette fois-ci puisqu’il portera exclusivement sur l’exploitation et sur 6 années. La CUGN a donc de nouveau prorogé Veolia jusqu’au 31 décembre, comme la loi l’y autorise. Le délai est néanmoins serré, et « il n’a pas l’air de choquer d’éventuels candidats », assure Christian Parra. L’élu espère recevoir plus d’une offre, d’autant que Keolis, qui était occupé en 2009 et 2010 au renouvellement de ses DSP lyonnaise et lilloise, devrait être plus disponible en 2011.

    En attendant, ce sont les Nancéiens qui en pâtissent. Sans parler des déboires passés du tram mis en service en janvier 2001 – ils ne sont pas rancuniers puisqu’ils s’en déclaraient satisfaits à 70 % en 2008 –, la ligne 2 de TCSP est un projet toujours incertain, malgré sa déclaration d’utilité publique de 2008. Imaginée en trolleybus et subventionnée par le premier appel à projets du Grenelle de l’environnement, la ligne est-ouest sera plutôt du BHNS. « Avec un site propre sur 60 % des 9 km et du matériel dédié haut de gamme, moins coûteux toutefois qu’un trolley », poursuit Christian Parra. Et même si les finances locales ont été également plombées par le TVR, l’élu garde le moral. « N’importe quel matériel roulant a besoin d’une opération de “grand levage” au bout de 10 ans », insiste-t-il. Sans doute, mais la révision du TVR coûte presque 300 000 euros de plus que pour un tramway classique. « Avec l’aide de l’Etat [préconisée par le récent rapport du CGEDD, NDLR], le différentiel pour la collectivité n’est plus que de 100 000 à 150 000 euros par rame. » Il rappelle aussi que l’autorité organisatrice a été indemnisée par Bombardier à hauteur de 10 millions d’euros en 2007. «  Somme correspondant à 25 % environ du coût initial de ce matériel… »

  • Ligne nouvelle Paris – Normandie : les Ecologistes dénoncent « un projet étranger aux besoins quotidiens des usagers »

    Ligne nouvelle Paris – Normandie : les Ecologistes dénoncent « un projet étranger aux besoins quotidiens des usagers »

    Les élus d’Europe Ecologie Les Verts de Basse-Normandie, de Haute-Normandie et d’Ile-de-France s’élèvent contre un projet dont le coût oscille, selon les scénarios, « entre 7 et 12 milliards d’euros ».
    Pour eux, « la mobilisation de tels moyens dans ce projet passe clairement à côté des enjeux urgents du transport ferroviaire ». Et ajoutent que « le coût moyen, estimé par RFF, de construction d’un kilomètre de LGV est de l’ordre de 20 millions d’euros, alors que le coût moyen de modernisation d’un kilomètre de ligne sur le réseau secondaire est estimé à 1 million d’euros ». Ils dénoncent « un coût démesuré pour un projet étranger aux besoins quotidiens des usagers ».

  • Philippe Duron veut que Caen fasse jeu égal avec Le Havre

    Philippe Duron veut que Caen fasse jeu égal avec Le Havre

    A l’issue du comité de pilotage de la ligne nouvelle Paris – Normandie qui s’est tenu le 16 février, Philippe Duron, député et maire de Caen, rappelle que « les Bas-Normands subissent un service ferroviaire dégradé : trains annulés, trains retardés, absence de régularité et de fiabilité, insuffisance de services à bord découragent de nombreux usagers, exaspèrent ceux qui sont captifs des transports ferroviaires ».
    Selon lui, la ligne nouvelle doit faire que « Caen soit, comme Le Havre, à 1 heure 15 de Paris ». La commande ministérielle précise que Paris et Caen devraient être à « moins de 1 heure 30 », Paris et Le Havre à 1 heure 15.

  • Henri Emmanuelli ne signe pas sans comprendre

    Henri Emmanuelli ne signe pas sans comprendre

    Interviewé par Aqui !, le président du conseil général des Landes déclare faire de la résistance. « Je ne signe pas sans comprendre », dit-il en substance, expliquant pourquoi il avait refusé de signer la convention de financement de la LGV Tours – Bordeaux pour le département.
    « En effet, il semble que Réseau ferré de France a minoré les bénéfices qu’il va tirer de sa participation au projet tout en constituant des provisions pour risques excessives, et dans des proportions telles que la contribution des collectivités pourrait même ne pas être appelée ! », assure Henri Emmanuelli, qui se demande si « RFF ne cherche pas à se désendetter à la faveur des grands travaux ».

  • Pierre Lellouche : un grand succès au Maroc

    Pierre Lellouche : un grand succès au Maroc

    « Au Maroc, nous avons eu de très gros succès l’an dernier, notamment avec le TGV Casablanca – Tanger, un formidable argument de vente dans d’autres pays du monde arabe », a déclaré le secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, à l’occasion de la présentation des chiffres annuels du commerce extérieur.
    Alstom s’est engagé dans un partenariat industriel avec le Maroc sur les dix prochaines années. « Nous allons former et travailler pour une véritable industrie ferroviaire au Maroc », a poursuivi Pierre Lellouche.

  • Thierry Mariani veut aider la ligne Carcassonne – Quillan

    Thierry Mariani veut aider la ligne Carcassonne – Quillan

    Le 3 février, pendant la séance des questions orales à l’Assemblée nationale, le député-maire de Limoux, Jean-Paul Dupré, a interpellé Thierry Mariani sur la petite ligne reliant Carcassonne à Quillan, dans le Languedoc-Roussillon, pour laquelle il redoute une fermeture.
    Réponse du secrétaire d’Etat aux Transports : « Si la région est d’accord, je suis disposé à étudier concrètement avec vous comment participer au maintien et à l’amélioration de la desserte de cette zone. » Selon lui, cette liaison est nécessaire à l’aménagement du territoire, mais sa modernisation nécessite des travaux que RFF ne peut pas être seul à financer…

  • Fin de l’alliance entre la SNCF et Trenitalia

    Trenitalia étant désormais alliée à Veolia Transport pour lancer des liaisons entre l’Italie et la France, et la SNCF étant actionnaire de NTV, principal concurrent de Trenitalia dans la Botte, la rupture entre la SNCF et l’opérateur historique italien était prévisible. Elle a été confirmée le 16 février par Guillaume Pepy. A la fin de l’année, l’alliance Artesia n’existera plus. « On continuera nos propres services », a cependant indiqué le président de la SNCF. Depuis 1995, Artesia exploite des trains de nuit Paris – Florence – Rome et Paris – Milan – Venise, ainsi que des TGV Paris – Turin – Milan. Les mêmes liaisons de nuit devraient être exploitées dès l’automne par le tandem Trenitalia-Veolia.

  • LGV Tours – Bordeaux : Ségolène Royal propose un prêt à l’Etat

    La région Poitou-Charentes, présidée par la socialiste Ségolène Royal, a indiqué le 18 février qu’elle « refusait de subventionner l’Etat » dans le cadre du chantier de la ligne à grande vitesse (LGV) Tours – Bordeaux. Elle a proposé à la place de lui octroyer un prêt de 95 millions d’euros sous forme d’avances remboursables. Pour cette infrastructure d’un coût de 7 milliards d’euros, et qui est concédée au groupe Vinci, l’Etat « sollicite la contribution des collectivités locales alors que cet ouvrage relève de (sa) stricte compétence », explique la région dans un communiqué. « Il n’est pas acceptable que les bénéfices soient privatisés et que les pertes ou les investissements relèvent de la collectivité », estime la région. L’intergroupe d’opposition (UMP, NC, MPF, CPNT et Parti chrétien-Démocrate) a aussitôt déploré que « madame Royal a décidé contrairement à ses engagements de ne pas participer au financement (…) de la ligne LGV Tours – Bordeaux ».