Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Grand Paris : Jean-Vincent Placé joue les trouble-fête

    Grand Paris : Jean-Vincent Placé joue les trouble-fête

    On s’acheminait vers un accord entre l’Etat et la région. Mais Europe Ecologie Les Verts s’en prend au projet d’entente qui semblait faire l’unanimité. On a parlé de synthèse ou de convergence. Maurice Leroy parle de « vision partagée ».  Quoi qu’il en soit, tout était ficelé. Le ministre de la Ville et le président du conseil régional étaient, assure un proche du dossier, prêts à signer… Mais si Jean-Paul Huchon et Maurice Leroy sont prêts à partager une même vision du Grand Paris, Jean-Paul Huchon a du mal à faire partager ses vues à toute une partie de sa majorité. Jean-Vincent Placé, vice-président (Europe Ecologie Les Verts) du conseil régional d’Ile-de-France, a accusé le vendredi 14 janvier Jean-Paul Huchon de « capituler » devant l’Etat.

    Le tempo de la négociation fait problème. Le ministre et le président souhaitent un accord avant le 31 janvier, pour donner une digne conclusion aux deux débats publics (Arc Express, métro du Grand Paris) et tenter d’en éviter un troisième. Mais, dit Jean-Vincent Placé, « je souhaite qu’on continue la négociation, qu’elle ne se fasse pas dans un petit club du mercredi avec dix types, et que Jean-Paul Huchon ait le souci de respecter sa majorité ». Il souhaite parvenir à un accord « avant l’été et après les bilans », fin mars, de la Commission nationale du débat public. Le président du groupe Front de gauche, Gabriel Massou, juge lui aussi que le protocole « n’a pas été largement débattu ».

    Il n’y a pas que la méthode qui soit en cause. Les compromis aussi. Notamment la desserte de Saclay. Cécile Duflot, présidente du groupe Europe Ecologie Les Verts, évoque, dans un communiqué, un « passage en force inacceptable concernant le plateau de Saclay ». La mention d’un « métro automatique léger puis à grande capacité », lui paraît être la voie vers un métro souterrain comme l’avait voulu Christian Blanc. De fait, le conseil régional soutenait au départ un BHNS, dont l’infrastructure se prêterait un jour à la mise en place d’un tram-train. Autre changement : alors que Jean-Paul Huchon souhaitait que soit examinée une desserte d’Orly par la ligne 7, c’est le prolongement de la 14 qui devrait desservir l’aéroport, conformément au projet de Christian Blanc.

    Le blocage de dernière minute ne devrait pas faire le bonheur de Claude Bartolone, président (PS) du conseil général de Seine-Saint-Denis qui avait vu le ministre appuyer le 5 janvier le passage d’Arc Express dans le département. La Seine-Saint-Denis bénéficierait à la fois d’Arc Express et, plus au large, du métro du Grand Paris. Dans le Val-de-Marne, Christian Favier, président (PCF) du conseil général, a volé au secours du projet d’accord et s’est déclaré « pour la vision partagée de l’Etat et de la région », qui prévoit au total 34,6 milliards d’euros d’investissements d’ici à 2025, dont 22,7 milliards pour les projets de métro automatique. Le fait « que les responsables d’Europe Ecologie les Verts empêchent d’aboutir à ce progrès relève d’un caractère politicien que je ne peux accepter », déplore Christian Favier dans un communiqué. L’UMP, elle aussi, accuse EELV de faire capoter un « accord historique pour les transports franciliens ». Vision partagée par le PC et l’UMP, c’est assez rare pour être souligné.

  • CAF et Sener sur les rangs dans la péninsule arabique

    A l’occasion d’une mission industrielle menée par le gouvernement basque à la mi-janvier dans les Etats du Golfe persique, la société d’ingénierie Sener, basée à Bilbao, et le constructeur ferroviaire CAF ont posé leur candidature pour des réalisations ferroviaires dans cette partie du Moyen-Orient. Ainsi, entre Abou Dhabi (Emirats arabes unis) et Riyad, une ligne est à l’étude qui devrait se prolonger jusqu’en Jordanie, reprenant le rôle du défunt chemin de fer du Hedjaz. Sur cette liaison de plus de 1 000 km, CAF et Sener sont en discussion avec Union Railway, un consortium interétatique chargé de sa réalisation et dirigé par Nasser Al-Souwaidi, président de la Banque centrale d’Abou Dhabi. Par ailleurs, au Qatar, un tramway est dans les cartons de la famille princière. Il s’étend de Doha au campus d’Education City et son coût a été évalué à 300 millions de dollars (deux ans de maintenance inclus). Là, CAF est en compétition avec Siemens, qui a déjà fait des offres.

  • NKM favorable à une enquête d’utilité publique sur Nice – Vintimille

    La ministre de l’Ecologie et des Transports a donné son accord concernant le projet de ligne à grande vitesse reliant Nice à Vintimille, réclamé la mi-janvier par le maire de Nice, Christian Estrosi. Nathalie Kosciusko-Morizet s’est en effet dite favorable au lancement d’une enquête d’utilité publique sur cette liaison. RFF ajoutera donc, d’ici à fin 2011, ce nouveau tronçon au dossier de saisine de la CNDP de la LGV Paca, projet qui a déjà du mal à avancer dans sa forme actuelle. Pour sa part, le maire de Nice modère l’impact de cette décision en rappelant que mettre Gênes à 1 heure 30 de Nice (actuellement 3 heures 15 de trajet) ne nécessite qu’une modernisation de « 30 km de voies ». L’Italie, de son côté, vient de lancer d’importants travaux de modernisation permettant une liaison performante entre Vintimille, Gênes et Milan.

  • Fin du suspense juridique dans l’attribution de la DSP des cars Arc-en-Ciel à Cambrai et Douai

    Fin du suspense juridique dans l’attribution de la DSP des cars Arc-en-Ciel à Cambrai et Douai

    Le Conseil d’Etat a tranché, le 5 janvier, en faveur de Dupas-Lebeda, mettant fin à des mois de procédures dans l’attribution de la DSP des cars Arc-en-Ciel à Cambrai et à Douai. Rapide rappel des faits : la DSP avait été attribuée en mai 2010 à Veolia, Dupas-Lebeda avait alors entamé un recours au tribunal administratif de Lille, qui avait déclaré en juin l’offre de Veolia non conforme. Ce dernier avait alors contre-attaqué et l’offre de son adversaire avait elle aussi été jugée aussi non conforme. La décision du Conseil d’Etat ayant annulé la décision du tribunal administratif à l’encontre de Dupas-Lebeda, le conseil général n’a plus qu’à voter une délibération pour entériner le choix de ce prestataire pour huit ans, ce qui devrait intervenir le 24 ou le 25 janvier. Un marché de 15 millions d’euros par année scolaire. « Je suis heureux pour ceux qui ont emporté le contrat, nous allons pouvoir avancer sur le sujet et mettre en place des choses pour huit ans », rapporte Jacques Marissiaux, conseiller général du Nord, délégué aux transports.

    Un sentiment bien entendu partagé par l’entreprise retenue « C’est un grand soulagement pour nous qui nous battions depuis un an pour faire reconnaître la qualité de notre offre. Le Conseil d’Etat s’est prononcé sur le fond, reconnaissant que nous dépassions les objectifs du cahier des charges en matière de desserte, ce qui nous satisfait vraiment », indique Patrice Lebeda.

  • Les cheminots CFTC veulent un nouveau syndicat

    Menacés d’exclusion par la Confédération CFTC, les dirigeants de la CFTC Cheminots souhaitent créer une nouvelle fédération des cheminots et des Transports, la First, Fédération internationale du rail et des syndicats de transports. A l’issue d’un conseil fédéral extraordinaire le 18 janvier, ses dirigeants ont estimé qu’il n’était « plus possible de poursuivre une collaboration avec une Confédération qui les a trahis et multiplie les initiatives hostiles à l’encontre de leur fédération ». Une allusion à la récente menace d’exclusion de la CFTC de trois dirigeants cheminots, le président, le secrétaire général et le trésorier. Ces dirigeants proposent donc de mettre en débat la perspective de se désaffilier de la CFTC. Dans un second temps, ils envisagent l’affiliation à une nouvelle structure créée de toutes pièces, la First Selon Bernard Aubin, « elle conserverait de la CFTC sa tendance réformiste tout en y ajoutant la combativité ».

  • Les Pays de la Loire exigent des pénalités pour les retards

    Jacques Auxiette, le président PS de la région Pays de la Loire ne mâche pas ses mots pour critiquer le service fourni par la SNCF dans le cadre de la convention TER. « La situation ne fait que se dégrader et appelle au niveau de la SNCF et de l’Etat à une prise de conscience », a déclaré l’élu lors d’un point presse à Angers le 13 janvier. De ce fait, les Pays de la Loire vont appliquer à la SNCF des pénalités pour de nombreux retards affectant le trafic. « On exige le respect de la convention passée avec la SNCF au niveau régional, tout particulièrement en matière de respect des horaires. Et cette convention prévoit des pénalités de l’exploitant, qui se comptent en millions d’euros. » Selon lui, « tout le système, toute l’organisation du travail est à repenser » tant à la SNCF qu’à Réseau Ferré de France (RFF) car les causes des dysfonctionnements ne relèvent pas de simples « aléas ». Jacques Auxiette estime toutefois que « la solution ne passe pas par l’ouverture à la concurrence » mais par une amélioration du service public.

  • LGV Bretagne – Pays de la Loire : RFF choisit Eiffage

    Le groupe de BTP Eiffage a été retenu le 18 janvier par Réseau Ferré de France, face à Bouygues et à Vinci, pour construire, exploiter et maintenir la ligne à grande vitesse Bretagne – Pays de la Loire. Ce sera la première LGV attribuée dans le cadre d’un contrat de partenariat. « L’enveloppe, d’environ 3,4 milliards d’euros, et leur projet sont conformes à nos objectifs financiers », affirme Hubert du Mesnil, président de RFF. Selon une source proche du dossier, Eiffage proposait une offre de 400 millions d’euros moins chère que ses concurrents. Le chantier devrait se traduire par la création de 10 000 emplois annuels durant toute sa durée prévue pour s’achever en automne 2016. 214 kilomètres de ligne nouvelle vont être construits, dont 182 km de LGV et 32 km de raccordement. La LGV mettra Rennes à 1h26 de Paris, contre 2h03 actuellement.rr

  • Arabie Saoudite : Lellouche défend le dossier français à Riyad

    Selon Le Figaro du 17 janvier, les Espagnols (Renfe, Talgo, Adif) devraient remporter le contrat de construction et de maintenance de la LGV de 440 km La Mecque – Médine. Version démentie par Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, qui devait s’envoler pour Riyad le lundi 24 janvier et défendre le dossier français. Le contrat pourrait se monter à 10 milliards d’euros, estimation qu’un proche du dossier ne juge pas « déraisonnable », compte tenu du premier contrat, déjà attribué, concernant le génie civil. Talgo, Renfe et Adif (le RFF espagnol) auraient consenti un rabais de près de 30 % par rapport à leur offre de départ. Autre désavantage, selon Le Figaro : les rames Duplex n’auraient pas séduit les Saoudiens. L’offre des Espagnols n’est pas non plus parfaite, puisqu’ils ont dû renoncer à une locomotive Talgo, qui n’existe pas encore, pour revenir au modèle éprouvé Talgo-Bombardier qui circule en Espagne.

  • La grogne des usagers monte

    Lancé au début de l’année par des utilisateurs de la ligne Angers-Le Mans-Paris, le mouvement de « grève » des abonnés en colère contre la dégradation du service offert par la SNCF, a vu ses troupes grossir le 18 janvier, rallié par des usagers des lignes allant de Tours et du Nord – Pas-de-Calais à la région parisienne. Sur la ligne Angers-Le Mans-Paris, des abonnés qui arborent un badge « Abonnés en grève » refusent de présenter leur carte d’abonnement aux contrôleurs de la SNCF. Ils voudraient étendre leur mouvement aux lignes Lille-Paris, Tours-Paris, Reims-Paris et Lyon-Paris. Interrogé quelques jours auparavant sur ces protestations d’usagers, le président de la SNCF, Guillaume Pepy, estimait que la SNCF connaissait « une crise de croissance » avec une multiplication du nombre de circulations tandis que le réseau ferroviaire vieillit. Son plan d’urgence sur une douzaine de « lignes malades » doit y remédier.

  • Forte croissance de l’activité d’Eurotunnel…

    Malgré la crise et les intempéries de la fin de l’année dernière, Eurotunnel a vu son activité fortement progresser en 2010 : globalement, son chiffre d’affaires atteint 736,6 millions d’euros, en hausse de 26 % par rapport à 2009. Les navettes affichent une activité en hausse de 2 % (plus de 2 millions de voitures et plus d 1 million de camions transportés). Le gestionnaire du tunnel sous la Manche estime avoir « réussi vers la fin de l’année 2010 à effacer l’effet de l’incendie de septembre 2008 ». Côté fret, Eurotunnel se montre satisfait de l’intégration de sa filiale Europorte. Rappelons qu’Europorte a acquis quatre nouvelles filiales françaises le 30 novembre 2009, qui ont été consolidées à partir du 1er janvier 2010 (Europorte France, Europorte Link, Europorte Proximité et Socorail). Europorte a ensuite acquis une nouvelle société britannique, GB Railfreight Limited (GBRf), le 28 mai 2010. Eurotunnel estime que sa filiale fret représente près de 100 millions d’euros d’activité en 2010 et qu’elle est un vecteur de croissance pour l’avenir.