Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Le tandem Mongin-Pepy prend la tête de Systra

    Pierre Mongin, PDG de la RATP, a été élu président de Systra, et Guillaume Pepy, président de la SNCF, vice-président. Ces nominations, prévues par un accord entre les deux entreprises, ont été entérinées le 9 décembre par le conseil d’administration de la filiale commune d’ingénierie des transports de la RATP et de la SNCF. Il a été convenu que la RATP et la SNCF, qui se disputaient la propriété de Systra, resteront à parité au capital de l’entreprise et que sa gouvernance sera revue fin janvier 2011, avec la création d’un conseil de surveillance et d’un directoire. Une inversion des rôles entre président et vice-président est prévue tous les deux ans.

  • L’Araf émet un avis favorable sur les tarifs de la LGV Sud Europe Atlantique

    L’Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf) a émis le mercredi 8 décembre un avis favorable sur les règles de tarification applicables aux services nationaux et internationaux de voyageurs qui utiliseront la LGV Sud Europe Atlantique. Comme le rappelle l’Araf dans un communiqué, « Réseau ferré de France a décidé de confier au groupement Lisea conduit par Vinci la construction et l’exploitation de la ligne nouvelle à grande vitesse entre Tours et Bordeaux jusqu’en 2060, dans le cadre d’une délégation de service public. RFF a saisi l’Araf d’une demande d’avis sur les dispositions tarifaires prévues par le projet de contrat ». Cet avis, qui porte sur la durée de la concession, apporte des éléments de sécurité juridique nécessaires à la signature du contrat. Le groupement n’est en effet plus tenu à obtenir l’avis conforme que l’Autorité aurait dû donner chaque année sur les redevances de la ligne nouvelle.

  • Eurotunnel : un écocomparateur pour traverser la Manche

    Le groupe Eurotunnel a lancé le 14 décembre sur son site Internet un écocomparateur qui permet de calculer l’émission de CO2 moyenne économisée par une entreprise en utilisant les navettes fret d’Eurotunnel. Il suffit d’entrer le nombre de traversées annuelles sur www.eurotunnel.com/fret. L’outil a été conçu à partir d’une étude du cabinet JMJ Conseil, spécialisé dans les études en organisation, dans le développement des transports et la logistique, après consultation de l’Ademe. Lorsqu’un véhicule emprunte le shuttle, il consomme une énergie « propre » (électricité au lieu du fioul des ferries) et émet peu de carbone car il arrive directement sur l’autoroute M20 reliant Londres, évitant ainsi 25 km de route.

  • Les déboires de la DB sur Facebook

    Les déboires de la DB sur Facebook

    La compagnie voulait soigner son image en vendant des billets à prix cassés sur le plus célèbre des réseaux sociaux. Mais l’opération est en passe de tourner au fiasco. Après McDonald’s, le discounter Lidl ou le site d’enchères en ligne eBay, la Deutsche Bahn s’associe à Facebook, pour vendre des billets à prix cassés. Objectif, attirer des voyageurs plus jeunes et profiter de l’effet « bouche à oreille » du plus célèbre des réseaux sociaux.

    Un coup marketing supplémentaire à l’actif de la compagnie qui depuis plusieurs années ne ménage pas ses efforts pour trouver de « nouveaux canaux de distribution ». Problème : l’opération est en passe de tourner au fiasco.

    Tout avait pourtant bien commencé : grâce à une petite vidéo promotionnelle postée sur Youtube, la Bahn était même parvenue à « créer le buzz ». En l’espace de quelques jours, elle attire 12 000 « amis », chacun d’entre eux ayant la possibilité de publier un commentaire sur le profil de la compagnie.

    Mais au lieu de jeter des fleurs à la Bahn, les usagers mécontents profitent de l’occasion pour faire part de leurs doléances : trains en retard, billets trop chers, service déplorable etc. La page Facebook se transforme en « défouloir ». En urgence, la DB fait marche arrière et supprime tous les commentaires.

    Aujourd’hui, la Bahn cherche à minimiser ces déboires et parle de « ballon d’essai » : « la page Facebook sera de toute façon fermée, une fois l’opération terminée », précise t-on au siège de la compagnie. Mais les experts en marketing sur internet fustigent l’amateurisme de la compagnie : « Trop souvent, les entreprises ne savent pas aborder les médias participatifs comme Facebook, préférant le monologue au dialogue », commente Robert Schlittenbauer de l’agence de publicité H2O Media.

  • Le Sytral sanctionne financièrement Keolis

    Keolis a été reconduit comme délégataire du réseau TCL, cela ne le dispense pas de ses obligations contractuelles pour la fin de la DSP en cours. Dans son comité syndical du jeudi 9 décembre 2010, le Sytral a voté 170 000 euros de sanctions financières appliquées à son délégataire pour la période du 1er décembre 2009 au 15 novembre 2010 pour « manquement de celui-ci à l’une de ses obligations contractuelles ». Quatorze relevés de carence ont été constatés (incident d’exploitation, défaut d’information des usagers du réseau et/ou du Sytral, etc.) sur cette période.

  • La ligne Serqueux-Gisors relancée

    La région Haute-Normandie a signé le 6 décembre une convention avec l’Etat et Réseau Ferré de France (RFF) pour lancer les travaux de remise en service de la ligne Serqueux-Gisors. L’exploitation de cet axe, qui permet d’accéder à la région parisienne, a été arrêtée en 2009 en raison de la dégradation des voies faute d’entretien. Les travaux de rénovation, d’un montant total de 105 millions d’euros sont répartis de manière égale entre la région, l’Etat et RFF. De nombreux travaux sont prévus sur la ligne historique Le Havre-Rouen-Paris (réfection de tunnels, aménagements de voies sur Poissy et Mantes la Jolie, etc.). Ils devraient commencer fin 2011 et durer jusqu’en 2017. Ce chantier permettra de proposer un itinéraire alternatif pour le fret sur l’axe Le Havre-Rouen-Paris. Un axe particulièrement stratégique pour le port du Havre qui espère un développement de ses acheminements ferroviaires.

  • La SNCF lance le « Lab Transilien »

    Après TGV Lab lancé en 2008, la SNCF a lancé le 9 décembre le « Lab Transilien », une « boîte à idées interactive » sur Internet permettant aux usagers des trains de banlieue d’Ile-de-France de faire remonter leurs suggestions. Accessible depuis www.transilien.com, le Lab permet de commenter les projets de la SNCF et les suggestions des voyageurs, mais aussi de soumettre ses propres idées sur les gares, le voyage, l’information et la vente via la rubrique le « Train des idées ». « On a un double objectif : renforcer la relation de proximité avec les voyageurs en les associant à l’élaboration de nos projets, et faire du Lab Transilien un véritable objet de marketing pérenne en prenant en compte ce que les voyageurs disent très en amont », a détaillé Christian Cochet, le directeur de Transilien SNCF. Parmi les premiers sujets en débat, l’animation musicale des quais, les strapontins et les annonces sonores dans les trains.

  • NMa approuve la fusion Transdev-Veolia

    Alors que Veolia et Transdev attendent le feu vert de l’Autorité de la concurrence française pour finaliser leur fusion, l’autorité néerlandaise de la concurrence (Nederlandse Mededingingsautoriteit, NMa) vient elle de rendre un avis positif. Dans un communiqué du 10 décembre, elle précise qu’« après enquête approfondie », elle considère que « sur les marchés du transport par autobus et le train, la concurrence est suffisante ». Les Pays-Bas sont en effet le principal pays où la nouvelle entité risquait de peser trop lourd. Veolia Transport (via sa filiale aux Pays-Bas) et Transdev (via Connexxion) fournissent des services de transport par autobus et par train, mais aussi du transport scolaire et des services de taxi dans plusieurs régions des Pays-Bas. La NMa rappelle qu’initialement elle était opposée à la fusion, de crainte que la trop grande puissance du nouveau groupe ne conduise à « une hausse des prix ou de la qualité pour les bus, train et taxi, qui est désavantageuse pour le consommateur ». Autres concurrents en présence : Arriva, et Syntus (filiale Keolis-NS) et Qbuzz.

  • Novatrans se développe à Perpignan

    Les travaux de doublement de la capacité du terminal combiné de Perpignan venant de s’achever, Novatrans a lancé le 13 décembre sa nouvelle offre « Roussillon Express ». Grâce à un train de nuit circulant à 140 km/h, l’opérateur de transport combiné achemine, de Perpignan à Paris, des produits frais en plus de marchandises en vrac ou conditionnés transportés jusqu’alors. Novatrans assure ainsi le transport par rail de 25 % des 200 000 tonnes annuelles de fruits et légumes entre Perpignan et Rungis. L’opérateur, filiale de la SNCF, envisage de lancer un train direct de Perpignan à Dourges, dont le terminal doit être relié très prochainement à Anvers et Duisburg. Il développera ainsi autour de Perpignan une nouvelle offre européenne reliant Barcelone et la Catalogne au Benelux, à l’Allemagne et à l’Europe de l’Est.

  • La SNCF prend ses distances avec la politique menée par Eurostar

    Barbara Dalibard et Dominique Thillaud ont démissionné du conseil d’administration d’Eurostar où ils étaient les représentants de la SNCF. Ce coup d’éclat rapporté par le Financial Times aurai eu lieu le vendredi 3 décembre, quelques heures avant que soit signé le contrat controversé d’achat de dix trains à grande vitesse au groupe allemand Siemens pour 600 millions d’euros. Contactés par l’AFP, ni la SNCF, ni Eurostar n’ont souhaité commenter cette information. La commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale a voté mardi 7 décembre une motion demandant au gouvernement de refuser d’étudier toute homologation des nouveaux trains tant que le contrat ne serait pas annulé. Ils ont au passage, lors de la discussion, fait part de la plus grande incompréhension face au mutisme de la SNCF dans cette affaire qui concerne sa filiale à 55 %.