Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Gilbert Garrel succède à Didier Le Reste à la tête de la CGT-cheminots

    Lors de son 41e congrès qui se tient à Reims du 23 au 26 novembre, la fédération des cheminots CGT s’est trouvé un nouveau leader : Gilbert Garrel, 51 ans, succède à Didier Le Reste, 55 ans, qui prend sa retraite de cheminot. Nous vous le révélions d’ailleurs dès le mois de mai, lorsque le Conseil national avait validé cette proposition. Cette succession annoncée marque une étape importante dans la vie du syndicat puisque Didier Le Reste était à ce poste stratégique depuis 2000, après avoir succédé à Bernard Thibault, devenu secrétaire national de la confédération.
    C’est la première fois que la fédération porte à sa tête un cadre, jusqu’alors secrétaire général de l’union cadres et agents de maîtrise de la CGT-cheminots (UFCM-CGT), et non un cheminot de l’exécution. Ce changement à la tête du principal syndicat cheminot (39,3 % aux élections professionnelles de 2009), incontournable depuis la loi sur la représentativité syndicale, se situe dans un contexte marqué par l’ouverture à la concurrence du secteur ferroviaire.

  • Les cheminots CFTC en colère contre leur confédération

    Le siège de la CFTC à Paris a été occupé, le 17 novembre, par plusieurs dizaines de ses adhérents cheminots venus de Strasbourg, Metz, Lille et de la région parisienne. Cette action témoigne de l’âpreté du bras de fer opposant les responsables cheminots et ceux de la confédération. A l’origine, l’accord électoral liant la CFTC Cheminots (5,4 % lors des élections de 2009) à FO (8 %) et à la CFE-CGC pour tenter de dépasser, lors des prochaines élections professionnelles à la SNCF, le cap des 10 %, décisif pour être représentatif.
    La confédération s’y est opposée, par crainte de voir réduites sa représentativité nationale et celle au niveau de la branche transports. En septembre, elle a d’ailleurs souhaité « retirer » les mandats des trois principaux dirigeants du syndicat cheminot. Le conflit est devant les tribunaux. « En colère », les cheminots s’estiment aujourd’hui « trahis » par ceux qui ont remis « en cause le partenariat intersyndical qui avait fait l’objet d’un vote à l’unanimité du conseil de la FGT ».

  • Le tunnel de Weinberg en Suisse est percé

    Le percement du tunnel de Weinberg, reliant Oerlikon à la gare de Zurich en passant sous la Limmat, a été terminé le 22 novembre à midi. Le percement de cet ouvrage de 4 km représente une étape clé dans la construction de la ligne diamétrale de Zurich, appelée à devenir un maillon important de l’axe est-ouest du réseau ferroviaire suisse. Cette diamétrale autorisera de nouvelles dessertes grandes lignes et régionales dans le nord de la Suisse dès 2014/2015.

  • La Catalogne prend en mains ses services régionaux

    Après les services banlieue au 1er janvier 2010, tous les services régionaux en Catalogne (Catalunya Exprès) vont passer sous la tutelle directe du gouvernement catalan (la Generalitat) au 1er janvier 2011.
    Appliquant l’article 169 du statut de la Catalogne, ce transfert (gestion, exploitation, horaires, tarifs) va au-delà des décisions du gouvernement Zapatero qui prévoyaient l’attribution aux communautés autonomes des seuls réseaux banlieues. Déjà, les chemins de fer catalans (FGC), outre leurs lignes historiques, avaient pris en main, il y a dix ans, une ligne ex-Renfe (Lleida-Pobla de Segur). Le nouveau transfert intervient dans un contexte électoral : dimanche 28 novembre, les socialistes sortants à Barcelone vont devoir rendre la Generalitat aux nationalistes de CiU, la seule inconnue étant de savoir si ces derniers auront ou non la majorité absolue. Par contre, leur programme annonce clairement leur intention de gérer en direct toutes les liaisons ferroviaires internes, y compris via la création sur la ligne à grande vitesse Madrid-Lleida-Barcelone-frontière de navettes entre les quatre capitales catalanes. Et sans attendre l’achèvement de Barcelone-Girone prévu pour 2012, mais reste à savoir avec quel opérateur.

  • Albi, volontaire pour un PDU

    Albi n’est pas contraint de réaliser un plan de déplacements urbains, obligatoire seulement pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants. L’agglo qui compte seulement 83 000 habitants souhaite toutefois se saisir de cet outil afin de mieux organiser la mobilité sur son territoire. Une enquête « ménage/déplacements » lancée début 2011 sera la première étape de cette démarche volontaire.

  • Les RZD en partie privatisés entre 2011 et 2013

    Le gouvernement russe a approuvé le 16 novembre une liste de 10 entreprises, parmi lesquelles la société des chemins de fer RZD, qui seront partiellement privatisées entre 2011 et 2013, a indiqué la ministre russe du Développement économique, Elvira Nabioullina. Fin juillet, les ministères du Développement économique et des Finances s’étaient mis d’accord sur une liste de 11 entreprises que le gouvernement devait approuver et sur laquelle ne figuraient pas les RZD. Le gouvernement entend toutefois garder le contrôle de ces entreprises. Il espère récolter 24 milliards d’euros grâce à ces privatisations partielles étalées sur deux ans, ainsi qu’après la vente d’actifs publics dans des sociétés par action telles que la compagnie aérienne Sibir.

  • Eurotunnel attaque la subvention publique à Dieppe-Newhaven

    Eurotunnel a déposé une plainte contre la subvention publique versée à Louis Dreyfus Armateurs pour l’exploitation de la liaison maritime reliant Dieppe (Seine-Maritime) à Newhaven (Angleterre).
    Le gestionnaire du tunnel sous la Manche conteste devant tribunal administratif de Rouen cette subvention, d’un montant d’environ 15 millions d’euros annuels, versée par le Comité syndical mixte de promotion de l’activité transmanche (CSMPAT, dominé par le conseil général de Seine-Maritime) à la compagnie maritime au nom d’une délégation de service public (DSP) que le groupe juge infondée entre deux pays différents.
    « Eurotunnel intervient et interviendra contre tous les mécanismes et les facteurs qui introduisent une discrimination à son égard entre son activité transmanche et les liaisons maritimes subventionnées », a expliqué une porte-parole.

  • Arc Express & Grand Paris : la synthèse selon Huchon

    Jean-Paul Huchon a présenté le 15 novembre un projet de synthèse entre un Arc Express, complété à l’est et à l’ouest, et certaines des fonctions du métro du Grand Paris. Sous le nom d’Arc Grand Est (passant par la cité Descartes, Clichy-Montfermeil et rejoignant Le Bourget au nord), on retrouve une partie de la double boucle. Pour la desserte d’Orly, le conseil régional propose le prolongement de la ligne 7, moins coûteux que celui de la 14. Pour desservir Roissy, la concession de CDG Express passerait sous maîtrise d’ouvrage publique et deviendrait une ligne maillée. La desserte Massy – Saclay serait assurée par un bus à haut niveau de service (BHNS). L’ensemble des projets régionaux – prolongation du plan de mobilisation de 2020 à 2025 et sections du Grand Paris reprises en complément d’Arc Express – ferait passer la facture de 19 milliards environ à près de 30.

  • Débuts des travaux de la deuxième phase de la LGV Est

    Les travaux de génie civil de la seconde phase de la LGV Est-européenne sont officiellement lancés ce jeudi 18 novembre. La ligne reliant Baudrecourt (Moselle) à Vendenheim (Bas-Rhin) sera longue de 106 km. Elle autorisera 320 km/h en vitesse commerciale Elle coûtera 2 milliards d’euros. Le temps de trajet entre Strasbourg et Paris sera de 1h50, soit un gain de 30 minutes. La nouvelle ligne doit être mise en service au printemps 2016.

  • VT : fausse joie pour les agglos de taille moyenne

    Bien que voté par les députés le 17 novembre dans le cadre du projet de loi de finances pour 2011, l’amendement souhaité par le Gart qui permettrait aux autorités organisatrices de moins de 100 000 habitants ayant un projet de TCSP en mode routier ou guidé de porter le taux de versement transport (VT) de 0,6 à 0,9 % n’est pas pour tout de suite. Il a en effet été, comme 38 autres amendements, la victime du ministre du Budget, François Baroin, qui a demandé son retrait le soir même au nom de la rigueur budgétaire. Il s’agissait de corriger l’écart avec les grandes agglomérations dont le taux de VT va jusqu’à 1,8 %. Une différence qui n’est « plus justifiée », plaide le Gart, et constitue « un obstacle au développement d’une offre alternative à la voiture, alors même que l’usage de l’automobile se pose avec encore plus d’acuité aujourd’hui dans les agglomérations de taille moyenne que dans les grandes ».