Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

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  • A Lille, Keolis au cœur de tous les modes

    A Lille, Keolis au cœur de tous les modes

    La DSP lilloise de transports, confiée à Keolis pour la période 2011-2017 s’annonce comme un programme particulièrement riche, qui vise à l’intégration de l’offre de mobilité. Du métro, du tramway, du bus, bien entendu, mais aussi du vélo, du covoiturage et même du bateau ! Grande première à, Lille, Keolis va gérer à partir de 2011 une délégation de service public (DSP) intégrant tous les leviers des déplacements collectifs sur le territoire d’une communauté urbaine. « Ce n’est plus seulement une DSP de transport public, c’est une véritable DSP de mobilité » a souligné le vice-président de Lille Métropole en charge des transports, Eric Quiquet lors d’une conférence de presse. Le contrat signé avec Keolis représente 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulé sur sept ans, dont 800 millions doivent être apportés par les recettes et 1,182 million seront payés à l’exploitant en subvention forfaitaire d’exploitation (SFE). Rapporté à la précédente DSP, à périmètre comparable, l’exploitant touchera, selon Lille Métropole, 4 millions d’euros de plus par an. Ce qui a fait la différence avec le candidat malheureux, Veolia/ATM ? « Les objectifs de trafic de Keolis étaient plus importants et puis, ramenée au nombre de voyage, l’offre de Keolis était moins chère » répond prudemment Eric Quiquet. Par ailleurs, les investissements programmés de maintenance étaient supérieurs. En termes de moyens humains, également, Keolis aurait vu plus large. Sur la durée de la période, Transpole embauchera 334 agents supplémentaires, essentiellement des chauffeurs de bus. Pour conserver l’un de ses réseaux majeurs en France, Keolis a pris le risque de s’engager sur une augmentation de 55 % du trafic pour totaliser 242 millions de voyages annuels à la fin du contrat, en 2017. Cette feuille de route permettra à Lille d’être en bonne voie pour atteindre l’objectif qu’il s’est fixé de doublement de la part modale des transports en commun entre 2006 et 2020. Autre engagement de l’opérateur reconduit, durant la DSP, le taux de fraude devra chuter de 13,4 % à 8 %. Et enfin, l’objectif majeur de cette nouvelle DSP intégrée qui n’est pas chiffrable : proposer un ensemble harmonieux là où aujourd’hui les modes de transport se tournent trop souvent le dos : « La bonne performance d’un réseau ne se mesure pas à l’investissement, mais à la qualité de l’interface entre chaque mode » souligne Eric Quiquet.

     

    Un nouveau plan bus

    Au menu de la métamorphose des transports publics lillois, on commencera avec, à partir de septembre 2011, un nouveau plan bus. 25 % d’offre supplémentaire sera apportée, principalement par de nouvelles liaisons BHNS : la Liane 4 (Halluin, Tourcoing, Hem, Pont-de-Bois), la 5 (Haubourdin – Marcq via Lille) et le lancement d’une « corolle » (itinéraire circulaire autour de Lille). Seront également lancées des navettes de cœur de ville dites « Citadines » à Roubaix, Tourcoing, Armentières et Halluin. Dans le quartier très embouteillé du vieux Lille, dès 2011, des minibus circuleront en boucle. Ils seront accessibles à la demande sur leur passage, et ce, pour le prix d’un ticket zap (le ticket aujourd’hui réservé aux courts trajets de métro et de bus). L’ensemble du réseau de bus sera par ailleurs accessible en 2012.

     

    Plus de capacité pour le métro et les tramways

    Du côté du tramway (deux lignes existantes vers Roubaix et Tourcoing) le matériel va être rénové avec pour objectif une augmentation de 15 % de la capacité dans les rames. Quant au métro, « l’épine dorsale du réseau », il connaîtra un doublement de la capacité de sa ligne 1, prévu à l’horizon 2015. Le passage des voitures de métro de 26 à 52 mètres implique un appel d’offres international de matériel roulant et l’adaptation et le dimensionnement des stations.

     

    Le TER intégré aux transports urbains

    Un autre mode classique de transport fait son entrée dans le périmètre des transports urbains : le TER. Grâce à une convention qui doit être finalisée avec la Région et la SNCF, le TER va être intégré sur le périmètre de transports urbains, comme l’un des modes accessibles aux abonnés du réseau Transpole dès le premier semestre 2011. En contrepartie, Lille Métropole versera une compensation estimée à 720 000 euros à la SNCF.

     

    L’automobile collectivisée

    Du côté de « l’automobile publique » Keolis, qui gère déjà – hors DSP – le service d’autopartage Lilas, va se lancer dans le covoiturage via un site internet dédié à la mise en relation des covoitureurs de la métropole. Par ailleurs, l’opérateur Lillois va s’investir dans la promotion des plans de déplacement d’entreprises (PDE) avec pour objectif toucher 210 000 salariés à la fin du mandat. « C’est à l’échelle des entreprises et des administrations que le covoiturage peut se mettre en place » considère Eric Quiquet.

     

    La déferlante vélo

    Seule ville importante à avoir jusqu’ici résisté aux sirènes du vélo en libre service, Lille s’y plonge finalement, avec une offre vélo mixant du vélo en libre service (VLS) et de la location de longue durée (VLD). 2 000 VLS (30 premières minutes gratuites puis 1 euro de l’heure) seront installés à partir de septembre 2011 dans les deux espaces les plus denses de la métropole : Lille et Roubaix-Tourcoing. Mais surtout, 8 000 vélos longue durée (5 euros par mois, 4 pour les abonnés Transpole, 36 euros par an et 24 pour les abonnés Transpole). Des services dédiés au vélo seront mis en place : les bicyclettes pourront être retirées et entretenues dans quatre maisons du vélo (à Lille, Roubaix, Tourcoing et Villeneuve-d’Ascq) ou neuf points relais établis dans la métropole. Ajoutons que ces points relais totaliseront 480 places de stationnement, que 28 nouveaux parkings en ajouteront 884. Le coût estimé par VLS sera de 1 984 euros par vélo et par an et de 237 euros par vélo et par an pour les VLD. C’est Oxylane (la maison mère de l’enseigne sportive Decathlon) qui fournira les vélos, qui seront assemblés dans son nouveau site lillois de Fives. Avec ce plan vélo, qui fera de la flotte lilloise la deuxième de France après Paris et coûtera 6 millions d’euros par an, l’objectif des élus est de multiplier par 5 l’usage du vélo dans la métropole.

     

    Des bateaux sur la Deûle

    Une touche exotique pour compléter le dispositif, une navette fluviale, sera lancée en 2012. Deux bateaux électriques assureront des allers-retours cadencés toutes les treize minutes en heures de pointe entre le Champ de Mars et Euratechnologies à Lille. Un aller-retour quotidien sera par ailleurs assuré entre le Champ de Mars et le jardin Mosaïc, à Houplin-Ancoisne.

     

    Une billettique unique

    Fruit d’une réflexion menée entre les AOT du Nord Pas de Calais, une billettique unique sera mise en place à la fin de 2011 ou au début de 2012. « C’est le couteau suisse de la mobilité dans la métropole » s’enthousiasme Eric Quiquet. Pour les abonnés, un pass sans contact permettra d’accéder à tous les services de mobilité. Pour les usagers « hyperoccasionnels » des billets « sans contact » papier seront toutefois toujours distribués. Côté tarification, la possibilité d’un postpaiement est par ailleurs à l’étude. Le métro lillois restera libre d’accès, mais avec ce nouveau système, ses abonnés devront badger à l’entrée. Curiosité du genre, un usager en règle pourra se voir verbalisé s’il n’a validé à l’entrée. Les élus lillois ne veulent pas entendre parler de fermeture du métro : « On ne veut pas d’un métro bunkerisé comme à la RATP » lance Eric Quiquet. « Nous préférons un métro ouvert avec une forte présence humaine assurée par les agents de prévention ».

  • Les opposants à Stuttgart 21 ne désarment pas

    Malgré la nomination d’un médiateur et l’ouverture d’une table ronde, la contestation reste toujours aussi forte. Les détracteurs de la grande gare défendent un contre projet, présenté comme moins coûteux et mieux adapté à l’évolution du trafic. Des adolescents en larmes, aveuglés par du spray au poivre. Des policiers, matraque au poing, qui chargent sans ménagement des manifestants. Et un retraité, dont les yeux sont sortis de leurs orbites, sous la pression des canons à eau. Ce jour-là, la manifestation contre le projet de grande gare à Stuttgart tourne à l’affrontement. Les images diffusées en boucle font la une partout en Allemagne et poussent la Chancelière Angela Merkel à s’immiscer dans cette querelle qui attire chaque semaine des dizaines de milliers de personnes dans les rues de la capitale souabe.

    Un médiateur est nommé pour tenter de trouver une issue. Sous sa houlette, le premier round de discussions est retransmis en direct à la télévision : sur la chaîne régionale SWR, tous les records d’audience sont battus. Après les tensions, l’heure est à l’apaisement : « les gens nous regardent, alors tâchons de nous comporter convenablement », lance Heiner Geißler, le médiateur. Mais ces six heures de discussion ont surtout montré une chose : les deux parties défendent des points de vue difficilement conciliables.

    L’exercice d’équilibrisme s’annonce d’autant plus difficile que pas moins de dix groupes d’opposants sont assis autour de la table. Ecologistes, riverains mécontents, mais aussi l’association des usagers Pro Bahn ou le Verkehrs Club Deutschland, le principal lobby du rail figurent parmi les adversaires de la nouvelle gare.

    L’argument central, c’est le coût des travaux : « au moins 10 milliards d’euros », affirment-ils, deux fois plus que prévu et « à la charge du contribuable ». Le prix de la nouvelle ligne à grande vitesse Wendlingen – Ulm, prévue par le projet, aurait été largement sous-évalué.

    Autre grief, sur le fond cette fois : Stuttgart 21 n’offrirait pas davantage de capacités que la gare actuelle. « Aujourd’hui, il faut quatre minutes à un ICE pour changer de direction. La gare de Stuttgart est considérée comme le terminus le plus rapide d’Allemagne. Pourquoi devrait-elle disparaître ? », questionne Pro Bahn. Et de citer une analyse du ministère fédéral des transports : « Stuttgart 21 est au premier chef, un projet d’aménagement urbain. Une gare terminus de surface pourrait, ici, très bien remplir les fonctions de nœud ferroviaire ».

    Pour les opposants, l’alternative consisterait tout simplement à élargir la structure existante et à construire des quais supplémentaires. Moins coûteux, le contre projet baptisé « Kopfbahnhof 21 » (gare terminus 21), serait par ailleurs réalisable par tranche et impliquerait moins de désagréments que Stuttgart 21, dont le chantier, présenté comme « le plus grand d’Europe », pourrait s’étaler sur 20 ans.

    Des arguments balayés par la Bahn qui refuse de céder. Un deuxième round de négociation n’aura pas permis de faire évoluer le statut quo, chacun campant sur ses positions. Mais la perspective des élections régionales en mars prochain pourrait faire bouger les lignes. Dans les sondages, les conservateurs au pouvoir sont au coude à coude avec les Verts, qui surfent sur le mécontentement populaire. Une bronca qui ne s’essouffle pas, malgré l’ouverture de ces discussions : chaque lundi, les détracteurs de Stuttgart 21 défilent toujours aussi nombreux à venir manifester devant le chantier.

  • La Commission européenne sanctionne le Lyon-Turin pour cause de retards accumulés

    La Commission européenne a décidé de réduire de près de 9 millions d’euros les fonds alloués à la ligne ferroviaire Lyon-Turin et pose, en outre, un ultimatum : si le calendrier n’est pas respecté, le Lyon-Turin risque purement et simplement de perdre une partie encore plus importante des financements européens, car il y a « d’autres projets plus crédibles et plus efficaces », prévient-elle. Il faut dire que si le chantier a bien avancé côté français, il est au point mort en Italie en raison de fortes oppositions. Au total, ce sont près de 300 millions d’euros sur un total de 5 milliards qui pourraient échapper au projet franco-italien. L’Italie a jusqu’à mars prochain pour lancer les travaux exploratoires du tunnel de la Maddalena, objet de tensions et de protestations dans le Val de Suse. Il faut dire que le projet traîne depuis quinze ans.

  • RATP Dev rachète les cars Dunois

    RATP Dev, filiale de la RATP, vient d’acquérir le groupe Dunois Voyages, leader des services de transports urbain, interurbain, scolaire et à la demande en région Centre. Créé en 1948, cette entreprise familiale emploie 220 personnes et prévoit un chiffre d’affaires de 24 millions d’euros en 2010. Ses 170 véhicules transportent chaque année 145 000 voyageurs et assurent quelque 300 000 trajets scolaires. Dunois Voyages exploite les réseaux urbains de Châteaudun, Orléans et d’autres communes de l’agglomération orléanaise ; les services interurbains des réseaux Ulys (Loiret), Transbeauce (Eure-et-Loir) et le ramassage scolaire dans ces deux mêmes départements. L’autocariste intervient enfin dans le tourisme en qualité de producteur et revendeur de voyages (avec notamment des transports vers les aéroports parisiens). Après l’acquisition en 2008 des Cars Jacquemard dans l’Eure, cette opération permet à RATP Dev de s’implanter dans le Centre, une région à fort potentiel où l’entreprise devrait continuer à se renforcer en 2011, après avoir récupéré plusieurs réseaux Veolia Transport suite à la fusion avec Transdev.

  • Veolia face à une grève illimitée chez les urbains de Bilbao

    Gestionnaire du réseau de transport urbain de Bilbao (Bilbobus), le groupe Veolia faisait face depuis le renouvellement de la concession à des mouvements sociaux épisodiques sur les salaires et conditions de travail. Depuis mardi 9 novembre, le comité d’entreprise a engagé une « grève illimitée », cette fois parce que, selon les syndicats, l’opérateur n’assurerait pas une maintenance correcte du parc d’autobus qui serait en mauvais état et présenterait des risques. Deux grèves d’avertissement ont eu lieu le 26 octobre et le 2 novembre, mais pour la direction locale de Veolia « le comité d’entreprise utilise le service public comme instrument de pression pour obtenir des augmentations salariales démesurées ». Un service minimum de 30 % des rotations est assuré, et plusieurs actes de malveillance ont été enregistrés.

  • Laboratoire de recherche franco-chinois sur la ville à Shanghaï

    Le réseau des universités de technologie (UT) et l’université de Shanghaï (SHU) ont signé fin octobre un protocole d’entente portant sur la création du 1er laboratoire de recherche franco-chinois sur le thème de la ville, au sein de l’Université de technologie sino-européenne de Shanghaï (Utseus).
    L’objectif du projet nommé Complexcity est d’identifier et de satisfaire des besoins urbains à travers quatre thématiques : sécurité et gestion du risque urbain, transports intelligents, ville numérique, évolution et modèle de développement de la ville. La population de la municipalité de Shanghaï pourrait atteindre 22,5 millions d’habitants en 2020, soit une augmentation de 17 %. Et la population urbaine de la Chine dépassera sa population rurale d’ici 5 ans.

  • Infrabel mise sur l’énergie solaire

    Le gestionnaire des infrastructures belges, Infrabel, a conclu fin octobre un accord avec la société Enfinity, spécialisée dans les énergies renouvelables. Quelque 16 000 panneaux solaires devraient ainsi être installés d’ici la fin de l’année sur le toit d’un tunnel de 3,4 kilomètres dans lequel circulent les trains reliant Paris à Amsterdam via Bruxelles. Ces 50 000 m2 de panneaux photovoltaïques devraient fournir 3,5 mégawattheures par an aux trains empruntant le tunnel mais aussi à certaines structures de la gare d’Anvers. Coût de l’installation : plus de 14 millions d’euros. Un investissement qui permettra, selon Infrabel, d’éviter le rejet de 47,3 millions de kilogrammes de CO2 dans l’atmosphère au cours des vingt prochaines années, soit 2 400 tonnes par an.

  • Keolis lance une campagne de prévention des accidents de voyageurs

    « Keolis est attentif mais ça ne suffit pas », c’est le slogan de la campagne que déploie Keolis au niveau national. Elle se déroulera en trois temps jusqu’à mi-2011 pour illustrer les accidents les plus fréquemment observés sur les réseaux de transport en pointant sur un ton humoristique les conduites à risque des voyageurs. Réalisée par l’agence Forget me not et le photographe Joseph Ford, cette campagne rappelle que les passagers ont un rôle actif à jouer pour leur propre sécurité.

  • Transdev rachète Joalto

    Fin octobre, Transdev a signé le contrat d’achat des actifs du transporteur portugais Joalto. Transdev qui détenait déjà 50 % de la holding Joalto Transdev prend ainsi le contrôle total de la société. Le projet de fusion entre les deux groupes date de 2008 et prévoyait déjà l’option d’achat qui vient de se réaliser. Le pôle routier de Transdev au Portugal (développé depuis 13 ans) représente maintenant 2 200 collaborateurs, 1 500 autocars et un chiffre d’affaires d’environ 182 millions d’euros, plaçant le groupe 2e plus grand opérateur portugais de transport routier de voyageurs. L’opération de rachat des actifs de Joalto permet par ailleurs à Transdev de devenir l’un des principaux acteurs portugais de service international de passagers avec plus de 90 millions d’euros de chiffre d’affaires prévus pour 2010, une activité qui représente un fort potentiel de développement, notamment avec le « cabotage » international bientôt ouvert à la concurrence.

  • London Underground teste le Wifi

    Le métro londonien a lancé le 1er novembre une expérience de six mois d’accès sans fil à Internet dans l’une des stations les plus fréquentées, Charing Cross, dans le centre de la capitale britannique. Le test est mené en partenariat avec BT Openzone, branche spécialiste du Wifi chez l’opérateur historique, qui fournira un accès gratuit à ses clients équipés d’un smartphone ou d’un ordinateur portable. Les clients des opérateurs mobiles disposant d’un crédit Wifi avec leur abonnement pourront aussi utiliser le service. Ce programme s’inscrit dans le projet Wifi du maire de Londres, Boris Johnson, qui souhaite transformer la ville en hotspot géant d’ici aux JO de 2012. Des bornes seront installées sur les lampadaires et les arrêts de bus notamment.