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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).
Quatre entreprises intéressées par les activités d’Arriva
Selon le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, quatre entreprises ont manifesté leur intérêt pour les activités d’Arriva en Allemagne. Depuis qu’elle a racheté l’opérateur de transport public, la Deutsche Bahn (DB) doit en effet vendre les activités allemandes d’Arriva (460 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2009), afin de respecter le droit de la concurrence de l’Union européenne. Seraient sur les rangs : Veolia, le fonds d’infrastructures Cube parrainé par Natixis, Keolis (candidat malheureux au rachat d’Arriva en début d’année) et Abellio, filiale des chemins de fer néerlandais. Le Süddeutsche Zeitung, qui cite des sources proches du conseil de surveillance de la DB, ajoute que si un accord intervient bien en novembre, la vente pourrait être approuvée en réunion le 8 décembre.
Alstom en perte de vitesse
Alstom a publié ce jeudi des résultats en baisse pour son premier semestre 2010-2011. Au cours du premier semestre clos le 30 septembre, le groupe a enregistré un résultat net de 401 millions d’euros (- 29 %), un résultat opérationnel de 763 millions d’euros (- 8 %) et un chiffre d’affaires de 10 432 millions d’euros (+ 8 %). Alstom a enregistré 7 milliards d’euros de commandes (- 1 %) au premier semestre 2010-2011 en incluant sa nouvelle filiale Grid. En dehors de cette activité, la baisse du carnet de commandes atteint 21 %. Dans le Secteur Transport, les principales commandes reçues au premier semestre 2010-2011 portent sur des locomotives en Russie, des métros en Inde, des tramways en France ainsi que sur des trains de banlieue et de la maintenance en Suède. Le groupe a par ailleurs annoncé un plan visant à diminuer de 4 000 (environ 20 %) les effectifs des activités Thermal Systems & Products « afin de s’adapter à la faiblesse actuelle de la demande pour des centrales à charbon et à gaz en Europe et aux Etats-Unis ».
Le syndicat Sud-RATP dénonce un audit de la Régie
Le 2 novembre, Sud-RATP a annoncé qu’il allait porter plainte à la suite d’un audit interne consacré aux moyens accordés aux syndicats. Ce syndicat évoque un « financement occulte et des emplois fictifs offerts par la RATP ». Réalisé à la demande de la direction, l’audit a « révélé un arsenal hors normes de moyens alloués aux syndicats et un contrôle insuffisant de l’entreprise publique ». Selon l’audit, la RATP a accordé en 2009 « a minima environ 15 millions d’euros sous forme de temps et de budget aux représentants des salariés, au-delà de ce que prévoit le code du travail ». La direction de l’entreprise précise que cet audit entre dans un cadre particulier, celui des prochaines élections professionnelles. Elles auront lieu le 30 novembre prochain et seront les premières organisées avec les nouvelles règles de représentativité syndicale. Cet audit a donc pour but de fixer le nouveau cadre du droit syndical, « de faire un état des lieux complet du fonctionnement de la représentativité dans l’entreprise au cours de ces dix dernières années ».

François Tacquard grogne dans la vallée
Le tram-train de Mulhouse – Vallée de la Thur, qui entrera en service commercial le 12 décembre, allongera les temps de parcours des habitants du fond de la vallée de la Thur.
« Une desserte sur deux passera du TER au tram-train, avec des trajets allongés de 20 minutes en moyenne sur 38 km », calcule François Tacquard, conseiller général d’opposition (Indépendants et Développement durable) dans le Haut-Rhin. Avec la Fnaut, il demande une grille horaire révisée, qui réduirait les temps de correspondance entre le TER et le tram-train à Thann, et réintroduirait davantage de dessertes directes le week-end. « La partie la plus enclavée de la ligne, entre Thann et Kruth, est laissée pour compte. Et le cadencement total qui a été promis n’est pas respecté », dénonce François Tacquard. La première phase du tram-train a mobilisé 147 millions d’euros d’investissement. Elle comprend 20 km de voies dédiées électrifiées, entre Lutterbach et Thann-Saint-Jacques. La section en fond de vallée, jusqu’à Kruth, est exploitée en TER
Jean-Jacques Boussaingault. Le Gâtinais ne veut pas du TGV
Un TGV filant à 300 km/h au milieu du parc naturel régional (PNR) du Gâtinais ? Cela paraît incongru mais c’est pourtant une possibilité, puisque le projet de LGV Paris – Clermont-Ferrand risque de traverser ce secteur protégé de 63 000 ha au sud de l’Ile-de-France.
Des quatre scénarios de tracés présentés en juillet par RFF, il n’en resterait plus que deux traversant le Gâtinais et l’Essonne. Une situation qui a provoqué la colère de Jean-Jacques Boussaingault, conseiller général UMP de Milly-la-Forêt et président du PNR. « Sous prétexte de réduire les gaz à effet de serre, il ne faut pas mettre en péril la biodiversité, tempête-t-il dans les colonnes du Parisien. La construction d’une ligne TGV créerait un obstacle dans la trame verte, la liaison naturelle qui traverse le parc d’est en ouest et permet aux animaux de circuler du massif de Fontainebleau à celui de Rambouillet. » Il rappelle aussi que le Gâtinais est une « réserve biosphère de l’Unesco »
Parlementaires. Les élus plus frileux que leurs administrés sur l’écologie
La conscience verte des parlementaires français a progressé durant la dernière décennie. Cependant, le public s’avère plus sensible que les élus à la thématique écologique.
C’est ce qui ressort de l’enquête « Les parlementaires et l’environnement » du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), réalisée pour le compte de l’Ademe auprès de 130 députés et 70 sénateurs et publiée début octobre. En effet, le développement durable est cité spontanément comme « l’un des éléments les plus importants de la notion de développement pour un pays comme la France » par 59 % des élus interrogés, contre 22 % lors de la précédente étude du même type, en avril 2003. Quant aux « problèmes prioritaires », l’item « prise en compte de l’environnement » obtient 23 %, contre 14 % en 2003.
Le grand public garde toutefois une longueur d’avance. Explication de Daniel Boy du Cevipof : de par sa composition sociologique (hommes, âge) le groupe des parlementaires « tend à garder un attachement plus fort aux thèmes de la croissance économique ». La perspective de changer nos comportements pour lutter contre l’effet de serre est très largement acceptée par le public (75 % en 2003, 61 % en 2009), moins par les élus (54 % en 2003 et 66 % en 2010). A noter que la comparaison est faussée, un item ayant été ajouté dans la dernière enquête auprès du public : « C’est aux Etats de réglementer », qui recueille 18 %. Mais le plus saisissant : 36 % des parlementaires estiment qu’il faut stopper la construction de toute nouvelle autoroute et affecter cet argent au transport par rail. Le public en est lui convaincu à 67 % !
Alain Veyret en porte-à-faux avec le PS sur la LGV dans le Sud-Ouest
Dans le quotidien régional Sud-Ouest du 23 octobre, l’ancien maire socialiste d’Agen de 2001 à 2008 expose sa position « en porte-à-faux avec le PS » sur le projet de LGV dans le Sud-Ouest.
« Même si je comprends leur position, je ne suis pas d’accord avec mes amis Malvy, Rousset et Camani sur ce projet, explique-t-il. La LGV jusqu’à Bordeaux, j’applaudis des deux mains. Mais on pouvait aménager en ligne propre via le TGV Tours – Bordeaux. Rallier Toulouse à Paris, c’est normal, mais on pouvait passer par Limoges. Bordeaux – Toulouse, c’est 8 milliards. J’hallucine. Et le Lot-et-Garonne paie plein pot. » En dehors de la construction controversée d’une LGV, la création d’une nouvelle gare pose aussi question. Alain Veyret estime qu’« il faut garder la gare en centre-ville d’Agen et non pas en construire une neuve je ne sais où. Elle n’existera peut-être jamais ! Et Marmande a été oubliée. Ça profite à qui tout cela ? Aux grands groupes : Bouygues, Vinci… », conclut-il.
Pierre Mathieu conditionne le financement de la LGV Est à l’électrification de Paris – Troyes
Les marchés donnant-donnant, pour ne pas dire le chantage, commencent à se répandre en régions.
C’est ainsi que Pierre Mathieu, le vice-président (PC), chargé des infrastructures, des transports et de la mobilité durable au conseil régional de Champagne-Ardenne a été amené à conditionner les versements régionaux pour la seconde phase du TGV Est à la réalisation effective de l’électrification de Paris – Troyes. Très insatisfait « de la conduite, de l’animation et des moyens mis en œuvre par RFF », l’élu a annoncé cette décision au sortir du comité de pilotage du projet d’électrification, le 22 octobre. Un projet qui a pris un an de retard et pour lequel « RFF s’obstine à ne pas répondre aux demandes des financeurs, qui, il faut le rappeler, sont les décideurs, de produire comme cela avait été clairement convenu et prévu dans le cadre des conventions signées en décembre 2009 une liste de travaux en Champagne-Ardenne et en Ile-de-France pouvant être réalisés pour mobiliser les crédits inscrits au contrat de projet 2007-2013 (135 millions d’euros, ndlr) », s’agace-t-il. S’agissant d’un projet « extrêmement vital », puisqu’il permettra à Troyes de se connecter au réseau TGV, le vice-président précise qu’« une dérive de calendrier n’est pas négociable. Il appartient donc à RFF de créer des conditions de rattrapage de retard dont il est responsable. » A défaut, la région retiendra les subventions du TGV.
Philippe Meynard : Tours – Bordeaux, « un rendez-vous avec l’histoire »
Malgré les nombreuses oppositions qui s’élèvent contre le TGV dans le Sud-Ouest, le projet SEA poursuit son chemin. L’Aquitaine vient de voter, le 25 octobre, les 306 millions d’euros de subventions à la future LGV Tours – Bordeaux.
Un vote suivi par le PS, l’UMP et le Modem, seuls les écologistes ayant dit non. Certains élus ont publiquement justifié leur choix. C’est le cas du maire Modem de Barsac, Philippe Meynard. « Je comprends mieux que quiconque le trouble que représente un tel projet pour les populations, pour les villages, et en particulier pour deux, voire trois villages de la communauté de communes dont j’assume la présidence ; je n’oublie pas non plus les villages un peu plus loin, en s’enfonçant dans la lande Girondine, a-t-il précisé. Mais, pour que les choses soient très claires, je suis malgré tout philosophiquement et politiquement favorable à la LGV ; je voterai donc pour le cofinancement de la Tours – Bordeaux. C’est à mon sens un rendez-vous avec l’histoire, et nous n’avons pas le droit de le rater. »MAN reçoit trois commandes, dont deux pour le parc SNCF
Le groupe industriel allemand MAN a annoncé le 3 novembre avoir reçu trois commandes importantes dans le domaine de la motorisation ferroviaire. La plus massive de ces commandes porte sur 2 000 moteurs diesel destinés aux futures rames TER Regiolis (Coradia polyvalent) d’Alstom. Autre commande destinée à rajeunir le parc SNCF, celle de 500 moteurs diesel dont Socofer équipera les locotracteurs Y 9000 (Y 7100 et 7400 modernisés). Quant à la troisième commande, elle porte sur le développement en commun avec Voith Turbo de moteurs industriels adaptés aux normes ferroviaires. 700 de ces moteurs sont concernés dans un premier temps.