Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • A Orléans, agglo et conseil général lancent leur billettique sans contact

    A Orléans, agglo et conseil général lancent leur billettique sans contact

    Le conseil général du Loiret et l’agglomération d’Orléans viennent de lancer leur système de billettique interopérable et sans contact. La carte Moda Pass’ sera opérationnelle dès le 25 octobre sur les cars d’Ulys (conseil général) et le ler décembre sur les 220 bus de TAO (agglomération). Les transports scolaires ne seront touchés qu’à la rentrée de septembre 2011. Les deux AO ont travaillé avec le même fournisseur (ERG de Besançon) mais avec deux systèmes différents : Ulys fonctionnera uniquement avec la carte sans contact alors que les valideurs TAO proposeront un service mixte : carte magnétique et carte sans contact. « C’est un système plus souple, a expliqué Muriel Chéradame, vice-présidente aux transports de l’Agglo, notamment pour gérer les voyageurs occasionnels ou les tickets unitaires ». Au total Ulys aura investi 3,5 millions d’euros dans l’équipement de ses cars et TAO 6 millions. Mais le réseau de l’agglomération orléanaise a bénéficié d’une subvention européenne de 3,5 millions pour son programme global d’équipement en radio transmission et information des voyageurs. Cette interopérabilité ne concernera pas les trains TER. « Nous regrettons que la région n’ait pu, pour des raisons techniques, s’associer à nous, expliquent les représentants de l’Agglo et du conseil général. Mais un accord pourrait intervenir en 2013 en même temps que la mise en service de la première ligne de tram à Tours ». D’ici là, Moda Pass’ pourrait être adoptée par les transports urbains de Montargis.

  • Les nouveautés des équipementiers au salon Innotrans

    Au salon Innotrans, véritable « mondial du ferroviaire » qui se tient tous les deux ans à Berlin, les visiteurs ne viennent pas uniquement pour le matériel roulant ! Les nouveautés sont aussi aux stands des équipementiers CROUZET : Nouveaux interrupteurs PBX Secure

    Dans les transports ferroviaires, de nombreuses applications embarquées (verrouillage des portes, essuie-glace, manipulateurs de traction et freinage, disjoncteurs, arrêt d’urgence…) ou fixes intègrent des interrupteurs comme composants critiques de sécurité. Pour répondre aux exigences très élevées de ce marché, tant question fiabilité que concernant l’environnement difficile dans lequel ces interrupteurs sont appelés à fonctionner, Crouzet a développé sa nouvelle gamme PBX Secure. Qualifiés par la SNCF pour une utilisation ferroviaire, ces interrupteurs à manœuvre positive d’ouverture brevetés, éprouvés (EP 11227362) et conformes à la norme CEI 60947-5-1 pour les contraintes d’isolation sont classifiés feu-fumée (NFF 16 101/102), étanches (selon versions) et utilisables entre -50°C et +85°C. Ces interrupteurs avec une grande surcourse après atteinte de la position d’ouverture positive, se présentent sous plusieurs conditionnements : cosses à vis, capot de protection, cosses pliées, cosses droites, levier à galet, montage en batterie…

    Présent depuis plus de 50 ans dans le secteur ferroviaire européen, Crouzet propose tout une gamme d’interrupteurs, de minirupteurs et de détecteurs de position pour les applications de détection ou de commutation dans tous les types de matériels roulants (grande vitesse, trains régionaux, tramways…) ainsi que dans certaines installations fixes (postes d’aiguillage, appareils de voie, barrières de passages à niveau, disjoncteurs et sectionneurs moyenne tension). Toujours pour des applications ferroviaires embarquées, Crouzet propose une gamme de moteurs et réducteurs pour actionneurs électriques (pantographes, essuie-glaces, portes et accès, vitres, alimentation et protection électrique…)
     

     

     

     

    KOCKUMS INDUSTRIER : le Megaswing, un wagon intermodal « passe-partout »

    Venu de Suède, le wagon porte-camions Megaswing de Kockums Industrier était présenté à Innotrans comme « votre propre terminal intermodal ». De fait, à la différence de la plupart des autres wagons intermodaux sur le marché, le Megaswing n’a besoin d’aucune installation de type grue ou quai pour charger (en 5 minutes) ou décharger (en 3 minutes) « tous les types de remorques ou semi-remorques » européens – mais pas leur camion tracteur. Chaque wagon est chargé individuellement à partir d’une surface plane au bord de la voie, même sous caténaire, et « une demi-heure » suffit pour remplir « tout un train ». Le Megaswing se présente comme un wagon-poche dont la poche, par le jeu d’actionneurs hydrauliques, pivote sur un des deux bogies – ou des trois bogies en version articulée. L’astuce est que la poche, une fois désaxée par rapport à la voie, s’abaisse et se relève grâce à des vérins qui la transforment en rampe d’accès sur laquelle la semi-remorque peut être poussée ou tirée par le camion tracteur. Non seulement ce wagon peut être chargé ou déchargé partout où un plan se présente le long de la voie à moins de 150 mm plus bas que la surface de roulement du rail, mais il devrait également passer sur la plupart des voies ferrées du continent européen, ainsi que sur les ferries ferroviaires. Ce wagon est en effet léger (la tare de la version sur deux bogies ne dépasse pas 24 t) et s’inscrit dans le gabarit G1 (le plancher de la poche n’est qu’à 270 mm du rail), ainsi que dans des courbes de rayon supérieur à 75 m. Seul inconvénient avoué par son constructeur : le prix est « quelque peu » plus élevé que chez la concurrence.
     

     

     

     

    SEKISUI : innovations pour la voie

    Le groupe japonais Sekisui Chemical présentait sur son stand trois réalisations concernant la voie ferrée : éclisses en plastique renforcé par fibres (FRP), dispositif d’insonorisation Calmmoon Rail et traverse synthétique en mousse d’uréthane renforcée par fibres (FFU). Zoom sur ces deux dernières innovations, qui ont particulièrement attiré la curiosité des visiteurs.

     

    Calmmoon Rail : la sourdine du rail

    Frappez un coupon de rail : à moins d’être fissuré, il émet un son aussi harmonieux que celui d’une cloche. Un doux son que n’apprécient pas forcément les riverains des voies ferrées. Pour réduire les bruits de roulement au niveau du rail, Sekisui a développé dès 2002 le profilé autocollant Calmmoon, à appliquer sur la semelle et l’âme du rail à traiter. À partir de ce produit dont les applications sont multiples (ponts, navires…), Sekisui a réalisé un dispositif enrobant l’ensemble du rail en dessous du champignon : Calmmoon Rail. À l’intérieur d’une tôle fine structurant ce dispositif dont la masse atteint 4 kg/m (à comparer aux 60 kg/m des rails aujourd’hui les plus utilisés en Europe), une couche de Calmmoon est appliquée, ainsi qu’une couche de polyéthylène. Si cette dernière absorbe le son en provenance de l’âme et de la semelle du rail (par le dessous), le Calmmoon transforme en chaleur le reliquat d’énergie oscillatoire. Lors de tests effectués à Wagram (Autriche), ce dispositif de section à peu près triangulaire, boulonné au rail par une sorte d’étrier, a permis d’abaisser de 2 à 11 dB le bruit d’un train de fret, selon les plages de fréquence. De quoi convaincre l’EBA (Bureau fédéral des chemins de fer allemands) à approuver, en avril 2010, l’utilisation du dispositif sur le réseau ferré allemand. Et à Innotrans, les visiteurs invités à frapper un rail équipé Calmmoon Rail ont pu constater par eux-mêmes la « mise en sourdine » du rail dans les fréquences auxquelles les oreilles sont les plus sensibles !

    Traverse synthétique en FFU : retrouver les propriétés du bois

    Matière plastique d’une même densité que le bois et aussi facile à travailler que ce dernier, la mousse d’uréthane renforcée par fibres (FFU) présente de nombreux avantages qui en font un candidat idéal pour la production de traverses. Des traverses offrant une « très faible » conductivité électrique et une résistance chimique « très élevée ». Sur une durée de vie prévisible de 50 ans, leur coût de maintenance devrait être « minimal ». Et en plus elles sont réutilisables grâce à l’emploi de résines synthétiques permettant de combler d’anciens trous de perçage, tout en étant recyclables en fin de vie ! L’usage de telles traverses a été approuvé en Allemagne en mars 2009 par l’EBA.

  • Appel d’offres Eurostar : Alstom ne lâche pas l’affaire

    Débouté vendredi dernier par la Haute Cour de Londres d’un pourvoi contre Eurostar, le groupe français Alstom s’apprêterait selon le quotidien Les Echos à déposer un nouveau recours à Londres contre l’appel d’offres qui a conduit Eurostar à commander des trains à grande vitesse à l’Allemand Siemens. « Cette fois, nous avons décidé d’ouvrir une action sur le fond pour rentrer dans le détail de l’appel d’offres », a expliqué au quotidien économique une source au sein d’Alstom. Eurostar a annoncé vendredi dernier que la décision de la justice britannique de ne pas répondre à la demande d’injonction d’Alstom signifiait qu’il était libre de signer sa commande avec Siemens.

  • Eiffage TP choisi pour le doublement de la ligne Toulouse – Saint-Sulpice

    RFF vient d’attribuer à Eiffage TP le marché de génie civil du premier secteur de doublement de la voie ferrée Toulouse – Saint-Sulpice entre Toulouse et le tunnel de Campmas, pour un montant de 20 millions d’euros, dans le cadre du plan rail Midi-Pyrénées. Les travaux de terrassement de 10 km de voie et de réalisation d’ouvrages d’art (doublement de treize ponts-rails, reconstruction de trois ponts-route, création de murs de soutènement et antibruit) auront lieu entre janvier et l’automne 2011. Une clause du marché prévoit de réserver 5 % des heures de travail à des personnes en situation d’exclusion.

  • Chine vers les 500 km/h

    La Chine a entamé le développement de trains à grande vitesse aptes à 500 km/h, selon l’Institut chinois de reconnaissance et de conception des grands ponts ferroviaires. En tout cas, la barre des 400 km/h a été franchie cet automne par le train à grande vitesse de conception chinoise CRH380A, qui a atteint une vitesse de 416,6 km/h.

  • Une embellie toute provisoire pour la SNCF

    Publier un communiqué pour annoncer les chiffres des neuf premiers mois de l’année, ce n’est pas fréquent. Pour la direction de la SNCF, il s’agit de tirer un bilan avant la grève reconductible du mois d’octobre. C’est d’ailleurs dit clairement : « les effets de la grève interprofessionnelle d’octobre sur la réforme des retraites pèseront sur les comptes du dernier trimestre et la reprise encore fragile. Ils incitent à la prudence sur l’activité à la fin 2010. » En attendant les comptes annuels qui déchantent, ceux des neuf premiers mois de 2010 sont plutôt encourageants pour le groupe SNCF, après les mois de crise. Le chiffre d’affaires est en hausse de 4,8 % (887 millions d’euros) à périmètre et taux de change constants. Et toutes les branches sont en croissance, en ligne avec les prévisions. Lors de la présentation des comptes semestriels, le directeur financier, David Azéma, avait envisagé « la probabilité d’être dans le vert à la fin de l’exercice 2010. » Sauf aléa. La grève pourrait en être un.

  • Tours – Bordeaux : les anti-LGV dénoncent une « arnaque » financière

    Le Collectif des associations de défense de l’environnement (Cade) dénonce une « arnaque », au profit de Vinci, mise au jour dans la convention de financement de la LGV Tours – Bordeaux adoptée la veille par le conseil régional d’Aquitaine. La participation financière du concessionnaire-constructeur Vinci y est à « 29,1 % contre près de 50 % prévus en 2006 », assure le Cade. L’estimation du coût du projet est passée de 6,7 milliards d’euros en 2006 à 7,8 milliards, et il n’est imputé que 1,95 milliard à Vinci et 1,76 milliard à RFF, officiellement au titre du privé, explique le Cade. L’autre moitié viendra de l’Etat et de 57 collectivités locales. Selon ses calculs, il manquerait 1,1 milliard au tour de table. Le Cadre ajoute qu’étant « structurellement déficitaire », RFF sera incapable de financer sa part, qui sera à terme couverte par le contribuable français, confortant ainsi le profit de Vinci « qui percevra l’intégralité des péages pendant 44 ans. Il est inimaginable que les élus ne se soient pas montrés plus préoccupés par cette arnaque ».

  • La trêve entre NTV et les FS est rompue

    Une semaine après avoir fait la paix devant le ministre des Transports Altero Matteoli et le sous-secrétaire d’Etat Gianni Letta, c’est par presse interposée que l’opérateur historique italien s’en prend au nouvel entrant. Dans une interview au Corriere della Sera du 26 octobre, Mauro Moretti, patron des FS, s’étonne de ne pas avoir eu d’excuses de NTV qui accusait RFI, de faire obstruction aux essais. Il explique aussi que les problèmes viennent de l’AGV d’Alstom qui perdrait de la stabilité au-delà de 250 km/h et que NTV voudrait réussir en 90 jours ce que les ETR 600 et 610 ont fait en deux ans et demi. Réplique de NTV : « Ces propos confirment l’hostilité à notre égard ». Tout en affirmant ne plus se prêter à la polémique, Luca di Montezemolo explique : « De la part de quelqu’un habitué à dépenser les deniers publics, nous comprenons qu’investir un milliard d’euros dans une entreprise privée est considéré comme un risque entrepreneurial de peu de valeur. » Le lendemain, le ministre en personne affirmait que les propos du patron des FS n’étaient « absolument pas acceptables ».

  • Nouvelle chaîne de traction Optonix en essais à Pékin

    Depuis le 20 octobre, 6 rames équipées de la nouvelle chaîne de traction Optonix d’Alstom effectuent des marches d’essais sur la ligne 15 du métro de Pékin (Beijing Dongzhimen Airport Express Rail Co.) à intervalles de 10 minutes, après 50 jours d’essais de type. Prévue pour entrer en service commercial fin 2010, la phase 1 de la ligne 15 dessert 9 stations sur un parcours de 20,2 km. La nouvelle chaîne de traction développée par Alstom pour le métro de Pékin permettra de réduire le temps de trajet et d’accroître la fréquence des trains, tout en réduisant de 30 % l’énergie consommée par rapport à un métro classique, grâce aux améliorations de performances de cette chaîne de traction et aux freins à récupération d’énergie. Les deux premières rames doivent être livrées dans 9 mois par un consortium constitué d’Alstom (unités Chine et Europe incluses) et de Shanghai Alstom Transport Electrical Equipment Co., Ltd (SATEE), joint-venture d’Alstom en Chine. Au total, 180 voitures sont destinées à la ligne 15.

  • Billets plus chers au guichet : la justice donne raison à la DB

    C’était l’une des mesures les plus contestées de l’aire Mehdorn : une taxe supplémentaire sur les billets de trains achetés au guichet des gares. L’objectif : favoriser les réservations par Internet ou sur les automates afin de réaliser des économies sur la billetterie. Les associations d’usagers, scandalisées par cette mesure, avaient alors porté l’affaire devant les tribunaux, au motif que cette taxe est discriminatoire pour les voyageurs les plus âgés, mal à l’aise avec la vente « virtuelle ». Mais après six ans de bataille judiciaire, le bras de fer qu’elles avaient engagé vient de tourner en faveur de la compagnie. Pour le tribunal de Hesse, qui jugeait l’affaire en appel, le supplément ne constitue pas une infraction au principe d’égalité de traitement, inscrit dans la Constitution. Les associations sont amères : jusqu’au bout, elles ont cru en leur chance. Il y a deux ans, elles avaient remporté une première victoire : en faisant pression sur la DB, elles étaient parvenues à empêcher une hausse des barèmes de cette taxe.