Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • A Marseille, Karim Zéribi réclame un référendum local

    Pour ou contre une ligne de tramway entre le cours Saint-Louis (la Canebière) et la place Castellane ? Le président de la Régie des transports de Marseille (RTM), Karim Zéribi, demande que le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, inscrive à l’ordre du jour du prochain conseil municipal « l’organisation éventuelle d’un référendum local » sur cette question. Pour Karim Zéribi, qui rappelle au passage que « de nombreux élus de toutes tendances ne considéraient pas ce projet comme prioritaire » (50 à 80 millions d’euros pour 1,2 km), ce dossier « est avant tout porté par une équipe municipale qui considère, une nouvelle fois, que le tramway est avant tout un outil de rénovation urbaine plutôt qu’un mode de transport doux et efficace ».

  • Corus devient Tata Steel Europe

    Issu de la fusion, en 1999, de British Steel et des Koninklijke Hoogovens, le groupe sidérurgique anglo-hollandais Corus s’appelle désormais Tata Steel Europe. Un changement de nom qui suit de trois ans le rachat de ce numéro deux de la sidérurgie européenne par le groupe indien Tata Steel. Côté ferroviaire, Tata Steel Rail Products reprend les activités de Corus Rail (508 salariés), qui a produit 456 000 tonnes de rails ou traverses métalliques en 2009 pour les lignes à grande vitesse, les réseaux ferrés classiques, les métros et les tramways.

  • Les CFL commandent 8 automotrices deux niveaux à Stadler

    Stadler Pankow GmbH, filiale allemande du constructeur suisse Stadler, a reçu des CFL (chemins de fer luxembourgeois) une commande de huit automotrices tricaisse à deux niveaux Kiss, pour un montant de 60 millions d’euros. Cette commande est assortie d’une option sur 31 éléments maximum. Aptes à 160 km/h et équipées ERTMS, les nouvelles rames bifréquence (25 kV 50 Hz et 15 kV 16,7 Hz) doivent entrer en service en 2013 sur les relations transfrontalières avec l’Allemagne. Longues de 80 m, elles offriront 300 places assises dans un aménagement « généreux » pour les jambes des voyageurs, avec une première classe « très confortable », des espaces « suffisants » pour les vélos et trois chaises roulantes, ainsi qu’un local pour le contrôleur.

  • Les cheminots grecs hostiles à la privatisation des chemins de fer

    Après plusieurs mouvements de grève ces derniers mois, les cheminots grecs devaient de nouveau se mobiliser le 14 octobre pour protester contre la privatisation de l’organisme public des chemins de fer (OSE). Cette date coïncide avec l’examen du projet de loi sur la restructuration de l’OSE par une commission parlementaire avant un vote prévu d’ici le début de novembre. Selon ce projet de loi, l’OSE, qui accumule un déficit de 10,7 milliards d’euros par an, sera scindé en deux entités : la société d’exploitation Trainose, dont 49 % seront vendus à un investisseur privé, et la société Geose, qui restera publique et gérera les infrastructures ferroviaires et les propriétés immobilières considérables de l’OSE. Les effectifs devraient être réduits avec la suppression de 2 300 postes.

  • Afitf : 2 milliards à trouver

    L’association TDIE (Transport Développement Intermodalité Environnement) tire la sonnette d’alarme : selon elle, si rien n’est fait, l’Agence de financement des infrastructures de transports de France (Afitf) se dirige vers « une impasse financière ». L’association qui rassemble des acteurs experts en transports (élus, professionnels, universitaires) souhaitant promouvoir l’intermodalité, estime qu’il manquera plus de deux milliards d’euros à l’Afitf compte tenu des projets d’infrastructures à financer entre 2010 et 2014. L’agence devra en effet investir 13,4 milliards d’euros selon une estimation basse alors qu’elle ne disposera que de 11,05 milliards d’euros, une somme qui inclut la taxe poids lourds qu’elle percevra à partir de la mi-2012, rappelle l’association dans un communiqué du 8 octobre.

  • Sept Citadis de plus pour Valenciennes

    Pour sa deuxième ligne de tramway, le Syndicat intercommunal des transports urbains de la région de Valenciennes (Siturv) a passé à Alstom une commande ferme de 7 tramways Citadis de 32 m, du même design que les 21 rames du parc actuel mais avec des éléments de confort (climatisation, information voyageurs) et de sécurité (vidéosurveillance) améliorés. Une option à ce contrat d’environ 17 millions d’euros doit être levée d’ici fin novembre et portera sur une ou deux rames. La ligne qui recevra les nouvelles rames à partir de mars 2012, pour une mise en service en août suivant, reliera Valenciennes à Vieux-Condé d’une part et à Crespin / Quiévrechain d’autre part. Ces trams Citadis sont conçus et assemblés dans les sites Alstom de Valenciennes Petite-Forêt (gestion du projet et essais), La Rochelle (assemblage des rames), Ornans (moteurs), Le Creusot (bogies) et Villeurbanne (électronique embarquée).

  • Le chantier de la ligne « Orbital » catalane se dessine

    Le ministère espagnol du Développement vient d’adjuger à l’entreprise d’ingénierie « Equipo de Tecnicos en Transporte » (ETT) la conception de la ligne ferroviaire « Orbital » de l’agglomération de Barcelone. D’un montant de 1,3 million d’euros, le contrat concerne une liaison en grande partie nouvelle qui desservira en demi-cercle les contours de Barcelone. Partant de Mataró au nord, elle aboutira au sud à Vilanova i la Geltrú via Sabadell et Martorell. Prévu dans le plan global « Cercanías/Rodalies » 2008-2015, conclu entre le gouvernement de Madrid et la Generalitat (son équivalent catalan), ce projet doit aboutir à une ligne d’une longueur comprise entre 50 à 100 km (selon les tracés retenus). Elle sera réservée à un trafic banlieue qui ainsi évitera le centre encombré de la métropole.

  • La SNCF met SeaFrance en vente

    La SNCF a lancé la mise en vente, fin septembre, de sa filiale à 100 % Seafrance. « La SNCF songeait depuis longtemps à trouver un partenaire, si possible un professionnel du maritime, pour reprendre Seafrance. Toutes les solutions sont envisageables », souligne Seafrance. En attendant, la compagnie maritime est placée en redressement judiciaire jusqu’au 15 décembre. Une période d’observation durant laquelle elle va supprimer 725 postes sur un total de 1 580. Depuis le début de l’année, Seafrance a enregistré pas loin de 350 départs volontaires. Fin octobre, une nouvelle vague de licenciements devrait avoir lieu, concernant environ 70 volontaires, qui vont soit partir en congés de transition d’activités seniors, soit réaliser un nouveau projet professionnel. Début décembre, l’entreprise procédera aux autres licenciements.

  • Hong Kong : l?express link plus cher que prévu

    MTR, l’exploitant du réseau ferré de Hong Kong, vient d’annoncer que le coût probable des 26 km du tronçon hongkongais, entièrement en tunnel, de la ligne express dite XRL, qui devrait mettre d’ici 2014 l’ex-colonie britannique à 48 minutes de la gare grande vitesse de Canton, à Shibi – un parcours d’environ 150 km au total –, coûtera probablement 55 % de plus qu’initialement prévu, soit 10,8 milliards de HKD (1,04 milliard d’euros) contre 7 milliards de HKD (670 millions d’euros.) Le budget initial a été calculé en 2006, et le prix des matériaux de construction a considérablement augmenté depuis, plaide MTR. Sans remettre le projet en cause (les travaux ont déjà commencé), une telle réévaluation n’est pas sans poser des problèmes, en particulier celui du partage de la note entre l’exploitant et les pouvoirs publics. Le Legco, le parlement local, a d’ores et déjà fait savoir qu’il demanderait à MTR de s’expliquer en détail sur son incapacité à prévoir ces surcoûts.

  • Fin du percement du tunnel du Saint-Gothard

    Sauf imprévu, le percement principal des derniers mètres du tunnel du Saint-Gothard aura lieu le vendredi 15 octobre, à 14h, en présence de Moritz Leuenberger, conseiller fédéral chargé des Transports et vice-président de la Confédération. Avec ses 57 km entre Erstfeld (canton d’Uri) et Bodio (canton du Tessin), ce tunnel de base bitube sera alors le plus long du monde. Deuxième « nouvelle ligne ferroviaire à travers les Alpes » réalisée en Suisse après le Lötschberg (2007), le tunnel du Saint-Gothard doit être ouvert fin 2017 (voire un an plus tôt) par AlpTransit Gotthard, filiale des CFF, avant d’être complété, plus au sud, par le tunnel de base du Ceneri (15,4 km, dont 24 % sont percés). Ces deux tunnels sont respectivement chiffrés à 9,8 milliards et 2,4 milliards de francs suisses (7,3 milliards et 1,8 milliard d’euros).