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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).
Première remise du certificat de qualification professionnelle « poseur de voies ferrées »
Le 27 septembre, le Syndicat des entrepreneurs de travaux de voies ferrées de France a remis pour la première fois le nouveau certificat de qualification professionnelle (CQP) « poseur de voies ferrées ». Pour cette première session, 10 des 11 candidats ont été reçus. Ce diplôme national reconnu par la convention collective des travaux publics valide, à l’issue d’un examen, les compétences des salariés ou nouveaux entrants participant à la réalisation de travaux d’installation, de renouvellement et de maintenance des voies ferrées. Aux moins deux sessions par an sont prévues, la prochaine devant se dérouler dès novembre.
Eurostar préfère Siemens
Selon plusieurs sources confirmant une information parue dans le Financial Times, le board d’Eurostar s’apprête à commander une dizaine de rames de train à grande vitesse Velaro à Siemens. Le 1er mai, Siemens aurait été désigné candidat préféré, aboutissement d’une consultation dont nous avions révélé l’existence en mars 2009. Il ne s’agit pas d’appel d’offres, mais d’une procédure d’ITN (Invitation to Negociate). Cette procédure réservée aux sociétés de droit privé (dont fait partie Eurostar malgré son capital public) permet de s’affranchir de contraintes pesant sur les marchés publics, notamment l’obligation de publicité. Le choix de Siemens témoigne des ambitions d’Eurostar sur le marché allemand. Le choix de l’AGV revenait à s’interdire l’entrée en Allemagne, le fleuron d’Alstom n’étant pas conçu pour circuler outre-Rhin.
Ouverture mi-décembre de LGV Madrid – Valence
La liaison ferroviaire à grande vitesse entre Madrid et Valence sera mise en service en décembre, a annoncé le ministère des Transports espagnols. La nouvelle ligne, de 438 km, réduira le trajet Madrid – Valence à 90 minutes environ, au lieu de 4 heures actuellement. Elle sera ouverte en deux étapes : la première section, de Madrid à Cuenca et Albacete, démarrera le 15 décembre, et la ligne de Cuenca à Valence trois jours plus tard Ce nouveau service permettra de relier aux lignes grande vitesse 21 villes espagnoles.
Francilien : le retard est de trois mois
C’est avec un retard de trois mois sur le calendrier initial que les rames Francilien entrent en service sur la ligne H, et non d’un an comme nous l’avions écrit dans notre dernière édition. 16 rames devaient être en service fin septembre, or 7 seulement avaient été livrées. Bombardier nous précise que le constructeur « livrera les 16 Francilien attendus en septembre avant la fin décembre ». A la SNCF, on confirme qu’il y a « actuellement trois mois de retard ». Une seconde chaîne vient d’être mise en service à l’usine de Crespin de Bombardier, ce qui doit porter la capacité de production de 3 à 6 rames par mois. Cela dit, comme les retards se décalent, le calendrier initial de livraison ne pourra pas être retrouvé avant mars ou avril 2011. Par ailleurs, pour améliorer la formation des conducteurs, un « simulateur dynamique » vient d’arriver, avec une cabine en grandeur réelle, à Saint-Ouen.
Manifestations et médiation autour de Stuttgart 21
Suite à la manifestation record du 2 octobre contre le projet ferroviaire Stuttgart 21, qui a réuni 50 000 participants selon la police et 100 000 selon ses organisateurs écologistes, le Land de Bade-Wurtemberg a annoncé le 5 octobre un moratoire sur les aspects les plus visibles – et les plus controversés – du chantier. De quoi calmer le jeu avant les prochaines élections régionales, que la majorité CDU du Land n’est pas sûre de remporter. Un répit est ainsi donné aux arbres situés à proximité du chantier, alors que la démolition de l’aile sud de la gare de Stuttgart, qui « n’est pas nécessaire à la progression » du projet, est également suspendue. De plus, la Land a proposé la nomination d’un médiateur. En revanche, le principe de mise en souterrain du nœud ferroviaire de Stuttgart n’est pas remis en cause, quoique son montant fasse débat jusqu’au Bundestag.

A Rennes, le big bang de la donnée publique
Beaucoup de collectivités travaillent sur la mise à disposition de leurs données de transport ou de voirie, mais toujours en les verrouillant dans leurs applications mobiles. Rennes estime au contraire qu'il faut libérer les données. Cela se passe à Rennes, et c’est le premier acte d’une révolution numérique pour les collectivités locales. La ville et la communauté d’agglomération ont rendu libre, le 1er octobre, l’accès à une série de données publiques concernant le transport, la voirie et les équipements publics. But de l’opération : susciter une inspiration qui permette de créer de nouveaux services passant par des applications mobiles sur smartphone. « Ce n’est plus l’institution qui du haut de son piédestal dit voilà comment je comprends vos besoins et voilà le service que je mets en face. C’est l’usager qui va potentiellement créer le service public dont il aura besoin en matière de mobilité. On démultiplie la possibilité de développement de ces services liés à l’usage de la ville », s’enthousiasme Xavier Crouan, directeur de l’information et de l’innovation numérique de Rennes.
Suite à l’ouverture en mars des données du vélo en libre-service, il existe déjà une dizaine d’applications à Rennes. Un balbutiement. Car ce qui est intéressant n’est pas la donnée isolée, mais le croisement des données. A la base de toutes les applications mobiles évoluées, il y a une géolocalisation, une cartographie et des données contextuelles plus ou moins étoffées et interactives. On disposera sans doute bientôt à Rennes d’une application permettant de calculer en temps réel le meilleur itinéraire intermodal, en prenant en compte la disponibilité des vélos en libre- service, la cartographie des pistes cyclables, les horaires des transports en commun, l’accessibilité des stations, le fonctionnement des escalators et autres ascenseurs.
Un simple gadget pour geeks et autres accros à la technologie ? Pas si l’on considère que d’ici à 2012 la moitié des téléphones mobiles français permettront l’accès à l’Internet mobile et que 80 % de l’usage de l’accès à l’Internet devraient se faire par téléphone mobile d’ici à 2015. « C’est une tendance lourde, on cherche des informations de plus en plus géolocalisées dans un contexte de mobilité », indique Xavier Crouan.
La libération des données part également du constat que les créateurs d’applications prennent les données là où elles se trouvent. « Imaginons que quelqu’un décide de créer une application à partir des données du Vélo Star en les récupérant sur le site de Keolis. Si le site change de format, cette appli ne marchera plus et, quelque part, on sera tenus pour responsables car il s’agit de nos données », souligne Noël Philippe, directeur général des services urbains de Rennes Métropole. En proposant sa propre base de données (son « entrepôt »), Rennes garantit de donner une information pérenne sous un format informatique stable. Pour accélérer le processus de création de services, la ville a lancé le 1er octobre un concours doté de 50 000 euros récompensant les meilleurs services développés à partir de ces bases de données (cinq prix différents décernés). Rennes cherche maintenant a entraîner dans son sillage d’autres partenaires institutionnels, à commencer par la région (pour les horaires des TER et SIG) et le conseil général (bus Illenoo). Les gestionnaires de parkings (Citédia) et de l’info-circulation (Dor Breizh) sont également dans la ligne de mire, ainsi que toutes les entreprises de réseau (la Poste, EDF…). Mais tous ne vont pas au même rythme dans cette ouverture numérique.
Car derrière tout cela se pose la question centrale, angoissante pour les collectivités, du devenir de ces données lâchées dans la nature. Première règle, qui est également une loi : les données personnelles n’ont pas vocation à être libérées. Deuxième règle, une autre série de données ne peut être libérée pour des raisons de sécurité. « On ne va évidemment pas donner les plans des canalisations de gaz ou d’eau », assure Xavier Crouan. Enfin, un certain nombre de données, actuellement vendues, si elles étaient libérées, seraient aspirées par les moteurs de recherche, déstabilisant au passage des professions qui en font le commerce, les géomètres par exemple. Il y a par ailleurs le débat presque philosophique sur l’enrichissement des bases de données. Faut-il, dans l’esprit d’Open Street Map, autoriser l’ajout de couches d’information aux données cartographiques ? Les porteurs du projet rennais d’ouverture sont évidemment pour. Les services techniques seront peut-être plus mesurés.
Guillaume LEBORGNE
Naissance d?un opérateur de proximité en Auvergne
Un nouvel opérateur ferroviaire de proximité est né en Auvergne : SAS Ferovergne est majoritairement porté par des transporteurs routiers et des logisticiens à hauteur de 64 %, mais aussi soutenu par des chargeurs (10 %) et SNCF Geodis (15 %). La société devrait lancer son premier train en novembre pour le compte de Granulats Bourgogne-Auvergne.
Dans un premier temps, Ferovergne va démarrer son exploitation avec du personnel détaché de la SNCF pour conduire ses trains. Mais la société s’est engagée à obtenir sa licence ferroviaire et son certificat de sécurité (ce qui devrait être le cas l’année prochaine), puis à engager ses propres personnels. Elle table sur un report modal de 330 000 t la première année, soit l’équivalent de 13 200 trajets en camion en moins sur les routes, puis l’année suivante sur 500 000 t, soit 20 000 trajets de camion économisés.Neuf services publics vont faire guichet commun
Le gouvernement et neuf entreprises et organismes de service public (dont la SNCF, la Poste, EDF, GDF Suez, Pôle emploi, l’Assurance maladie, la Caisse nationale d’allocations familiales, la Mutualité sociale agricole et la Caisse nationale d’assurance vieillesse) ont signé le 28 septembre un accord national visant à ouvrir des guichets communs dans les zones rurales. L’objectif est d’ouvrir dans un premier temps 60 nouveaux lieux d’accueil, tandis que 300 autres sites verront leur offre de services complétée. Ils seront déployés dans 22 départements métropolitains (un par région) et à la Réunion. La SNCF va par exemple installer des bornes de vente de billets de trains régionaux (TER) dans des bureaux de postes ou des offices de tourisme.
Marc Véron nommé président du directoire de la SGP
L’ancien directeur de cabinet de Christian Blanc, Marc Véron (61 ans), a été nommé le 24 septembre, par décret du président de la République, président du directoire de l’établissement public Société du Grand Paris, dont il était le préfigurateur depuis le 2 juillet. Deux autres membres du directoire de la Société du Grand Paris ont également été nommés par décret : Pierre-Alain Jeanneney (58 ans), conseiller d’Etat, ancien directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications, ancien directeur du cabinet de Christian Blanc à la présidence d’Air France, et ancien DGA de la RATP quand Christian Blanc en était le président ; Didier Bense (50 ans), qui était directeur du département ingénierie de la RATP.
Début du double débat public sur Arc Express et la double boucle
Le 30 septembre, à la porte Maillot, s’est tenue la réunion de lancement des deux débats publics, Arc Express (Commission particulière présidée par Jean-Luc Mathieu) et métro du Grand Paris (présidée par François Leblond). Les deux débats vont se tenir conjointement pendant quatre mois. Les deux projets, largement concurrents, sont promis à une synthèse. Cependant, la Commission nationale du débat public, présidée par Philippe Deslandes, ne peut organiser les débats que sur les projets des maîtres d’ouvrage, Stif pour Arc Express, SGP pour la double boucle. L’exercice va être acrobatique.