Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Le projet de loi sur le Grand Paris devant l?Assemblée nationale

    L’Assemblée nationale a commencé, le 24 novembre, l’examen d’un premier projet de loi sur le Grand Paris. Il vise, selon Christian Blanc, secrétaire d’Etat au développement de la Région capitale, à bâtir les fondations d’un nouveau réseau de transport automatique en Ile-de-France, la « double boucle », reliant des pôles d’activités économiques. Selon Christian Blanc, la double boucle « permettra de résoudre la grave question des déplacements de banlieue à banlieue, et donc de désaturer le cœur de Paris ». Pas de quoi convaincre le président de la région, Jean-Paul Huchon, pour qui le projet « marque une obstination incompréhensible pour un métro automatique qui passera dans les champs de patates à 60 km de Paris pour desservir trois ou quatre pôles économiques. »

  • La RATP épinglée par la Cour des comptes

    Dévoilé ce 25 novembre par Bakchich Hebdo, le rapport « particulier » de la Cour des comptes épingle sérieusement la gestion de la RATP. Portant sur les exercices 2001-2007, le rapport avance que la RATP « estime que ses investissements sont déficitaires mais soutient qu’aucun objectif de rentabilité ne lui serait demandé ». D’où cette remarque : « L’absence de calcul de rentabilité financière ne relève pas d’une approche d’entreprise. » Les magistrats estiment également que « les procédures d’achat ne sont pas encore conduites avec toute la rigueur nécessaire ». A la RATP, on s’étonne de la divulgation de ce « document de travail intermédiaire strictement confidentiel ». Et l’on souligne que les éléments rapportés donnent « une version volontairement tronquée, sortie de son contexte et polémique, d’un rapport d’étape qui ne saurait refléter la vision d’ensemble qui sera exprimée par la Cour des comptes dans ses conclusions définitives. »

  • La Deutsche Bahn pose un pied au Qatar

    La DB a signé fin novembre un important contrat de planification au Qatar. Une société commune, la Qatar Railways Development Company, est créée, dont DB doit détenir 49 % et l’émirat 51 %. La QRDC sera en charge de la planification du réseau ferré, qui doit sortir du sable d’ici 2026, pour un volume d’affaires de 700 millions d’euros. Le Qatar va investir 17 milliards d’euros dans son système ferroviaire. En projets : une ligne à grande vitesse de 180 km reliant l’aéroport à Doha et se poursuivant jusqu’au Bahreïn ; un tronçon de 100 km vers l’Arabie saoudite doté de trains roulant à 200 km/h ; 325 km de voies de fret et quatre lignes de métro à Doha. La DB n’entend pas se contenter de vendre son expertise. Les Allemands visent l’exploitation. On parle aussi du géant du BTP Hochtief pour les infrastructures et de Siemens pour les trains. Mais les contrats seront attribués à l’issue d’appels d’offres qui s’annoncent disputés.

  • EuroMaint prend à Alstom la maintenance des rames à deux niveaux en Suède

    A partir du 1er février prochain, l’entreprise suédoise EuroMaint, spécialisée dans la maintenance du matériel roulant, assurera la maintenance des 42 rames automotrices à deux niveaux X40 exploitées par SJ AB sur les dessertes régionales dans un rayon de 200 km autour de Stockholm. Jusqu’à présent, la maintenance de ces rames était assurée par leur constructeur Alstom dans un atelier spécialisé construit à la sortie ouest de Västerås, à une centaine de km de Stockholm. Selon Mats Önner, PDG d’EuroMaint, ce nouveau marché de maintenance traduit un approfondissement de la coopération avec l’exploitant SJ AB, qui comme EuroMaint est issu de l’éclatement des anciens chemins de fer de l’Etat suédois (SJ) en 2001.

  • Appel d?offres pour l?étude de la ligne nouvelle entre le Kenya et l?Ouganda

    Le Kenya a lancé un appel d’offres pour l’étude préliminaire de sa ligne nouvelle à grande capacité vers l’Ouganda. Tout comme la voie métrique actuelle entre les deux pays, le tronçon kenyan de la future ligne – à voie normale cette fois – devrait relier le port de Mombasa à la ville-frontière de Malaba, avec une antenne vers Kisumu (sur le lac Victoria). Pour l’étude de ce projet, près de 40 millions de dollars (27 millions d’euros) sont disponibles. La construction de la partie kenyane de la ligne devrait commencer en mai 2011 à Mombasa, atteignant Nairobi en 2013, puis Kisumu et Malaba en 2016. Les trains de voyageurs y seraient autorisés à 160 km/h contre 120 km/h pour le fret, avec des trains de 4 000 t maximum.

  • Premières études pour la liaison Toulouse – Narbonne

    Dominique Bur, préfet de la région Midi-Pyrénées, a installé le 24 novembre le comité de pilotage des études préparatoires au débat public de la liaison ferroviaire à grande vitesse Toulouse – Narbonne. Le comité a validé le programme des études et les modalités de pilotage et de concertation. Les préétudes fonctionnelles d’un coût de 1,3 million d’euros financés par l’Etat et RFF démarreront dès janvier 2010. Maître d’ouvrage des études, RFF a déjà lancé la consultation auprès de différents bureaux d’études. Durant 16 mois, les études techniques, économiques et environnementales, les études de contexte territorial, d’aménagement du territoire, les études de marché et de prévisions de trafics devront permettre d’élaborer et de comparer plusieurs scénarios de développement de services ferroviaires et d’aménagement, dont un de création d’une LGV. Objectif : une saisine de la CNDP à l’été 2011.

  • Info-voyageurs : Moviken reprend SLE

    Le 23 novembre, le tribunal de commerce de Grasse a donné son aval à Moviken pour reprendre la société SLE (Sophia-Antipolis). Moviken reprend 33 des 46 salariés et s’engage à relancer les activités de SLE, qui a été la première en France à introduire l’information en temps réel aux arrêts et dans les bus. En dépit des marchés remportés (Ile-de-France, Londres, Bruxelles, Marseille, Lyon…) la reprise de SLE était inévitable, son ancien actionnaire, l’équipementier automobile Mark IV Industries, étant « mis sous chapitre XI » de la loi américaine sur les faillites. Parmi les trois repreneurs en lice, Moviken a été préféré compte tenu des synergies et de la complémentarité entre les deux structures. Le nouvel ensemble (60 salariés pour un chiffre d’affaires de 6,5 millions d’euros en 2010) donnera la priorité à l’export, déployant son activité en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suisse et en Belgique.

  • Plan d?austérité pour Thameslink ?

    Chiffrée à 5,5 milliards de livres (6,1 milliards d’euros), la modernisation de Thameslink, la liaison ferroviaire nord-sud à travers le bassin londonien, pourrait être amenée à réduire la voilure, la crise actuelle ayant réduit la demande en transport. Selon le Guardian, l’examen par la Trésorerie britannique des grands projets d’infrastructure a conclu qu’en cas de dépassement du budget, 750 millions de livres (830 millions d’euros) pouvaient être économisés en ramenant à 20 trains par heure la fréquence maximale après modernisation au lieu des 24 passages prévus. Ce que permettrait une commande de 950 nouvelles caisses au lieu de 1 100 (économie de 400 millions de livres), l’abandon de la conduite automatique (chiffrée à 150 millions de livres) et un réexamen du réaménagement autour de la gare de London Bridge (pour 200 millions de livres). Par ailleurs, le projet Crossrail (RER est-ouest londonien) n’est pas à l’abri d’une remise en question par la Trésorerie, du moins si cette dernière juge que le « point de non-retour » n’est pas dépassé.

  • Des tickets téléchargeables à Strasbourg

    Depuis le 20 novembre, la Compagnie des Transports Strasbourgeois (CTS), permet à ses clients d’acheter abonnements et tickets bus-tram à distance via le téléchargement. Et c’est une première en France. Pour ce faire, il suffit de se procurer la carte à puce transport Badgeo e-services (4 euros) ainsi qu’un lecteur de carte à brancher sur l’ordinateur via un port USB (4 euros) puis de se connecter à la boutique en ligne. A l’issue de la transaction, le client reçoit un reçu par mail. Ce lancement fait suite à une phase de test réalisée depuis la mi-juin auprès d’un panel de 130 utilisateurs, qui a permis de valider le système et la transaction sécurisée. Parallèlement, une enquête satisfaction a prouvé l’intérêt pour le service : 97 % des testeurs interrogés ont déclaré être très satisfaits du service et vouloir continuer à l’utiliser. Avantages cités : l’aspect pratique, la rapidité, le fait d’éviter les files d’attente et les déplacements.

  • LGV Tours Bordeaux : un médiateur pour amadouer les collectivités locales

    A moins d’un mois de la clôture du second tour de l’appel d’offres pour désigner le concessionnaire privé de la LGV Tours-Bordeaux, le financement public bute encore sur les réserves de collectivités locales. C’est ce qui a incité le Premier ministre à nommer un médiateur. Claude Libermann, ingénieur général des Ponts et chaussées, déjà faiseur de paix dans le dossier du TGV-Est, a ainsi été chargé par François Fillon de lever au plus vite les réticences des départements des Landes, de la Gironde ainsi que d’élus du Pays basque, qui rechignent à signer en l’état le protocole de financement qui implique 58 collectivités. Dominique Schmitt, préfet de la région Aquitaine et préfet coordinateur du projet LGV-SEA, demande aux réfractaires « une décision dans un délai rapide ».