Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Création d?un groupe d?étude franco-espagnol pour la Transpyrénéenne

    Des représentants de la France et de l’Espagne ont signé le 20 octobre à Saragosse un accord créant un groupe d’étude devant se pencher sur la création éventuelle d’un axe ferroviaire entre les deux pays, passant par le centre des Pyrénées. Le Groupe européen d’intérêt économique pour les études préliminaires du nouvel axe ferroviaire à grande capacité transpyrénéen (GEIE NAFGCT) est né d’un contrat entre RFF et son homologue espagnol, Adif. Les deux pays s’étaient mis d’accord en janvier 2008 lors d’un sommet franco-espagnol pour étudier l’ouverture d’un nouvel axe ferré entre les deux pays, par le milieu des Pyrénées, alors que les liaisons passent pour l’heure soit par l’est, soit par l’ouest. Le GEIE a pour mission de mettre en application les décisions d’un comité de pilotage franco-espagnol qui supervise un programme d’études préliminaires. Cela va de la viabilité financière à l’impact écologique.

  • Siemens automatise « le plus grand triage d?Europe »

    Siemens Mobility a été choisi par DB Netz AG pour équiper la gare de triage de Maschen, aux portes de Hambourg, d’un nouveau dispositif de commande automatisé, pour 18 millions d’euros. Au total, 88 voies devront être équipées d’ici la mi-2013 dans « le plus grand triage d’Europe », plaque tournante du fret entre les ports de Hambourg ou Bremerhaven et la Scandinavie. Remplaçant l’équipement actuel, des années 70, le système Siemens MSR 32 a pour but « d’augmenter la sécurité et la fiabilité lors de la formation des trains » en automatisant le radioguidage des locomotives et les itinéraires des wagons lors du passage à la butte – la vitesse de ces derniers étant maîtrisée par des ralentisseurs. La modernisation devant se faire progressivement, alors que le triage restera en service, le nouvel équipement devra également gérer les anciennes installations.

  • Thales retenu pour la première ligne ETCS en Pologne

    Thales a annoncé avoir été retenu par les PKP (chemins de fer polonais) pour la fourniture et le déploiement de l’ETCS niveau 1 sur la ligne de Grodzisk-Mazowiecki à Zawiercie (224 km). Chiffré à 10 millions d’euros, ce contrat est selon Thales « le plus important projet de signalisation ferroviaire réalisé en Pologne au cours des dix dernières années ». C’est en tout cas le premier marché de déploiement du système européen ETCS en Pologne, dont le réseau est un des plus importants d’Europe. La ligne choisie, dite CMK (Centralna Magistrala Kolejowa) est un peu à part sur ce réseau : construite dans les années 1970, elle suit un tracé autorisant des vitesses supérieures aux lignes classiques. Lorsque l’ETCS niveau 1 sera déployé en juin 2011, les trains de voyageurs pourront y circuler à 200 km/h au lieu des 160 km/h actuels.

  • CBTC Thales sur la nouvelle Canada Line de Vancouver

    Thales indique que la Canada Line de Vancouver, ligne de métro sans conducteur inaugurée le 17 août 2009, présente une « disponibilité de 99 %, grâce notamment à la solution CBTC (Communications-Based Train Control) SelTrac ». Portant sur la conception, la construction, le financement partiel, l’entretien et l’exploitation de la ligne, le contrat sur la Canada Line a été remporté fin juillet 2005 par InTransitBC, joint-venture détenue partiellement par SNC-Lavalin, qui a sélectionné Thales et sa solution CBTC SelTrac, déjà opérationnelle au Canada pour le métro classique et le métro léger de Scarborough (Toronto). Hors Canada, la technologie CBTC de Thales est également présente sur les réseaux ferrés urbains de Chine, de Corée, des Emirats arabes unis, des Etats-Unis, de Malaisie, du Royaume-Uni et de Turquie.

  • Eurostar : les conducteurs manquent à l?appel

    La CFDT-Fgaac, qui représente 40 % des conducteurs d’Eurostar, a déposé un préavis de grève pour le 26 octobre. Le syndicat est mécontent des négociations en cours sur les futures conditions de travail qui découlent du changement de statut de la société l’année prochaine. L’exploitation des trains à grande vitesse entre Londres, Paris et Bruxelles, actuellement cogérée par la SNCF, EUKL (filiale de la société britannique London & Continental Railway) et la SNCB, va devenir une « entreprise ferroviaire de plein exercice ». La SNCF, qui en prendra le contrôle, cherche depuis le mois d’août des conducteurs volontaires, qui seront détachés au sein de la nouvelle société. Or seuls deux ou trois agents se seraient portés volontaires sur la centaine nécessaire, selon la Fgaac, qui pointe le malaise ambiant. Le syndicat estime notamment que les agents risquent de perdre en rémunération et droits acquis.

  • Feu vert à la nouvelle ligne express Hongkong ? Shenzhen ? Canton

    Le gouvernement hongkongais vient d’approuver officiellement la construction du tronçon hongkongais de 26 km, entièrement souterrain, de l’Express Rail Link (XRL) entre Hongkong, Shenzhen et la future gare TGV de Canton à Shibi, permettant ainsi la connexion de l’ex-colonie britannique au réseau à grande vitesse chinois. L’XRL, d’une longueur totale de 140 km, reliera Hongkong à Shenzhen et Canton en respectivement 15 et 30 minutes, au lieu d’environ 45 minutes et 2 heures actuellement. Les travaux, confiés à l’exploitant hongkongais MTR, devraient commencer d’ici la fin 2009.

  • Stagecoach prêt à fusionner avec National Express

    Le groupe de transports britannique National Express a reçu une proposition de fusion de son concurrent Stagecoach, a-t-il annoncé le 19 octobre, trois jours après que le consortium formé du fonds CVC et de la famille Cosmen, son actionnaire principal (18,6 %) a renoncé à le racheter. National Express (NE) indique avoir reçu une proposition « hautement préliminaire » en vue d’une acquisition tout en actions qui laisserait les actionnaires de National Express avec 40 % au plus du nouveau groupe. La direction étudiera « avec attention la proposition de Stagecoach tout en continuant à faire avancer » ses propres projets de financement, indique le groupe, qui cumule environ 1,2 milliard de livres (1,3 milliard d’euros) de dettes et a cessé en juillet d’exploiter sa filiale opérant sur la côte est du Royaume-Uni. Le consortium CVC-Cosmen avait proposé de manière informelle 765 millions de livres pour son rachat, avant de renoncer à faire une offre ferme le 15 octobre.

  • Le rachat de Novatrans par la SNCF autorisé sous condition

    L’Autorité de la concurrence a annoncé le 16 octobre avoir autorisé sous condition le rachat par la SNCF de la société de transport combiné (rail-route) Novatrans. Rappelons que la SNCF avait annoncé en juin qu’elle allait augmenter sa participation dans sa filiale Novatrans à 85,05 %, contre 39,89 % auparavant. En mettant la main sur le premier opérateur de transport combiné rail-route et gestionnaire des principaux terminaux, « la SNCF, qui contrôle plusieurs sociétés de transport routier, sera présente à tous les stades de la chaîne du transport combiné de marchandises », estime l’Autorité de la concurrence. Celle-ci a donc demandé plusieurs engagements à la SNCF, qui seront suivis par un mandataire indépendant agréé par l’Autorité de la concurrence. La Société nationale s’est engagée à ce que Novatrans mette en concurrence les entreprises ferroviaires pour la traction de ses trains à partir de 2011 pour une durée de cinq ans. Elle doit également permettre à d’autres opérateurs d’entrer au capital des sociétés exploitant des terminaux de transport combiné. Enfin, elle est également tenue de « garantir pendant six ans un accès transparent et non discriminatoire à tous les transporteurs routiers ».

  • Marie-Anne Bacot dirigera l?Araf

    Marie-Anne Bacot sera nommée directrice de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf), la future autorité chargée de veiller à l’accès du réseau ferré dans des conditions équitables. L’ancienne directrice générale du port autonome de Paris est chargée de préfigurer cet organisme dont le siège sera Mans et qui comprendra sept membres, nommés par décret pour un mandat de 6 ans, et comptera une cinquantaine d’employés. Les recrutements seraient difficiles à pourvoir. La présidence aussi : Jacques Barrot l’aurait encore une fois refusée.

  • Eurotunnel intéressé par High Speed One

    Eurotunnel, l’exploitant du tunnel sous la Manche, est candidat à l’achat de High Speed One, la ligne à grande vitesse reliant le tunnel à Londres, que le gouvernement britannique entend privatiser. « Il y a une logique à notre candidature pour trois raisons. Cette ligne est le prolongement naturel du tunnel vers Londres, nos compétences en matière de gestion et d’entretien d’une infrastructure ne sont plus à prouver et cela facilitera le développement du trafic vers la Grande-Bretagne », a expliqué Jacques Gounon, le PDG d’Eurotunnel à Ville, Rail & Transports. « Cela se fera probablement en partenariat avec d’autres, mais attendons les précisions du gouvernement britannique sur le processus. » Le gouvernement britannique n’a pas indiqué quand, ni pour combien il comptait vendre High Speed One, mais il a annoncé le 12 octobre sa privatisation prochaine.