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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).
Seine-Eure : Veolia prend Transbord à Keolis
Né en 1993 et successivement exploité par Cariane puis Keolis, le réseau de transports en commun Transbord, qui dessert les 29 communes de la Case (communauté d’agglomération Seine-Eure) autour des villes de Louviers et Val-de-Reuil, change de mains. Après appel d’offres, Veolia Transport Nord-Ouest prend le volant pour 5 ans dans le cadre d’une DSP « en régie intéressée ». Ce transfert prévoyait également l’achat de véhicules neufs qui seront majoritairement construits par Heuliez et Dietrich d’ici 2012. A travers une offre très tôt diversifiée, Transbord transporte plus d’un million de passagers depuis plusieurs années.
Premier contrat ERTMS sur ligne classique pour Alstom
A l’issue d’un appel d’offres européen, Réseau Ferré de France a attribué à Alstom Transport le marché d’une première mise en œuvre du système européen de signalisation ETCS/ERTMS niveau 1 sur des lignes classiques du réseau ferré national. Les corridors C (Anvers – Bâle/Lyon) et D (Valence – Budapest), qui se rejoignent à Lyon et à Ambérieu, sont concernés. Au programme : développer le système et l’installer sur deux sites pilotes, en vue de son homologation, puis équiper 2 200 km de lignes à l’horizon 2018. Le projet bénéficie de l’aide financière de l’Union européenne au titre des réseaux transeuropéens de transport (RTE-T). Sur le réseau classique français, l’ETCS est appelé à remplacer le contrôle de vitesse par balise (KVB) à long terme, après une phase de superposition permettant l’équipement progressif du matériel roulant.
Véronique Wallon rejoint le Comex de RFF
Véronique Wallon a été nommée directrice générale adjointe, en charge du pôle Stratégie et gouvernance, et rejoint le comité exécutif de RFF. Agrégée de mathématiques, ancienne élève de l’ENA, Véronique Wallon est inspectrice générale des affaires sociales. Entrée à RFF en 2003 comme chargée de mission auprès du président et du directeur général, elle est depuis 2006 directrice de la stratégie et du développement durable. Auparavant, elle avait notamment exercé les fonctions de secrétaire générale de l’Institut Pasteur (2002-2003), conseillère au cabinet de Michel Sapin, ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat (2000-2002) et chef des ressources humaines, adjointe du directeur de l’administration générale, du personnel et du budget au ministère de l’Emploi et de la Solidarité (1997-2000).
Cisalpino avalée par les CFF et Trenitalia
La compagnie ferroviaire Cisalpino SA disparaît. Propriétaires à parts égales, les chemins de fers suisses et italiens, CFF et Trenitalia, ont décidé d’assurer eux-mêmes le trafic voyageurs international entre les deux pays. Les quarante employés et les 9 trains à caisse inclinable seront répartis entre les sociétés mères d’ici au 13 décembre, jour du passage à l’horaire d’hiver. Quant aux trains de nuit, trop peu remplis, ils seront purement et simplement supprimés. Par ailleurs, les Cisalpino ont connu de nombreuses pannes. Les nouvelles rames, livrées avec des mois de retard, se sont retrouvées immobilisées début août, deux semaines après leur mise en service.
LGV Rhin Rhône : empreinte carbone nulle dans 12 ans
RFF, la SNCF et l’Ademe ont présenté le 25 septembre le « bilan carbone » de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône qui doit relier Dijon à Mulhouse à partir de 2011. Leurs études prennent en compte les émissions de CO2 à toutes les étapes, de la conception, la réalisation, à l’exploitation de la liaison. Résultat, l’empreinte carbone de cette ligne deviendra nulle à partir de douze ans d’exploitation et rentable au-delà. La partie amont (conception et construction) représente, sur 30 ans, 43 % des émissions totales, contre 57 % pour l’exploitation et la maintenance. A l’avenir, le passage au crible du bilan carbone deviendra un critère pour choisir les techniques et matériaux de construction utilisés sur un chantier, explique RFF. Pour France Nature Environnement (FNE), qui rassemble 3 000 associations, la réalisation d’un bilan carbone complet des LGV est une réelle « avancée », mais elle ne doit pas faire oublier d’autres enjeux environnementaux. « Quand une ligne à grande vitesse coupe une vallée en deux, il est très difficile d’évaluer ou de quantifier les atteintes à l’habitat d’une espèce végétale ou animale », rappelle Michel Dubromel, responsable transport au sein de FNE.
La Lorraine se dote d?un plan de déplacements de l?administration
Les fonctionnaires lorrains sont incités à utiliser tout mode de transport alternatif à la voiture pour se rendre à leur travail. La région Lorraine vient en effet de se doter d’un plan de déplacements de l’administration (PDA) pour ses quelque 700 agents. Le plan prévoit une prise en charge par la collectivité locale de la moitié du prix des abonnements aux transports collectifs souscrits pour les trajets domicile-travail. A ceux qui viendront en vélo, elle donnera un kit de sécurité composé d’un casque, d’un gilet de signalisation et d’une bombe anticrevaison. Elle mettra parallèlement en place à Metz des flottes de vélos de service, à assistance électrique et classiques, et distribuera des tickets de transport pour les déplacements de ses agents d’un site de la région à un autre. Les agents seront en outre incités à pratiquer le covoiturage, tandis que ceux qui utilisent fréquemment une voiture pour leur service pourront être formés à l’écoconduite.
Polémique sur le transfert des infrastructures à la RATP
Patron de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon dénonce « un coup de Jarnac » et convoque un conseil d’administration extraordinaire du Stif le 28 septembre. En cause, le vote, le 22 septembre à l’Assemblée nationale, d’un amendement gouvernemental transférant à la RATP, à partir du 1er janvier 2010, de 8 à 10 milliards d’euros d’actifs du Syndicat des transports d’Ile-de-France. Le principe : le Stif reçoit le matériel roulant ; la RATP, les infrastructures et leur entretien. Pour la RATP, qui a sans doute pesé de tout son poids dans l’amendement, comme pour le gouvernement, la réforme s’imposerait, afin de se mettre en conformité avec le règlement européen OSP qui s’applique le 3 décembre prochain. Réplique de Jean-Paul Huchon : « On nous a volés. Et cette spoliation conduira à ne pas pouvoir réaliser les 19 milliards d’investissements pour les transports votés par le conseil régional, les actifs du Stif étant une garantie pour pouvoir emprunter. » Bertrand Delanoë, maire de Paris, s’élève contre l’amendement pour les mêmes raisons.
Le Transilien n?ira pas à Sotchi
Sotchi, c’est fini. D’après plusieurs sources concordantes, le Spacium de Bombardier (nom générique du Transilien) – dont la maquette trônait sur le stand de Bombardier lors du salon 1 520 – ne serait finalement pas retenu par les Russes pour équiper le réseau de trains régionaux de la région de Sotchi. Siemens serait finalement retenu avec, en suspens, une part de la commande pour Alstom. Les livraisons d’une cinquantaine de rames électriques destinées au réseau sud de la Russie, pour 500 à 550 millions d’euros, sont attendues pour 2011-2013, en prévision des Jeux olympiques d’hiver 2014. Ces trains (160 km/h) doivent fonctionner au courant continu et alternatif.
Contrat de 334 millions d?euros pour FCC à Singapour
Le 23 septembre, le groupe de BTP et de services espagnol FCC a annoncé avoir remporté un contrat pour la construction de deux nouveaux tronçons du métro de Singapour pour un montant de 334 millions d’euros. FCC, à travers sa filiale autrichienne Alpine, avait déjà remporté en mai la construction d’un tronçon de ce métro pour un montant de 73,4 millions d’euros. Il en construit actuellement un autre pour 190,67 millions d’euros, portant sur 8,3 km et 4 stations. Ce nouveau contrat prévoit la construction de deux autres tronçons de la ligne 2 du métro, longs de 1,8 km et 2,2 km, à livrer d’ici 46 mois, a indiqué le groupe dans un communiqué.
La SNCF dévoile son plan
Après l’enveloppe de 7 milliards d’euros annoncée la semaine dernière par le gouvernement pour relancer le fret ferroviaire, c’était au tour de la SNCF, le 22 septembre, de présenter au comité central d’entreprise sa stratégie de redressement de son activité fret pour laquelle elle s’attend à 600 millions d’euros de pertes cette année. Son « schéma directeur pour un nouveau transport écologique de marchandises » décrit les neuf projets industriels retenus, dont le développement de quatre autoroutes ferroviaires, celui du transport combiné terrestre, maritime et fluvial, ainsi que celui du réseau fret ferroviaire européen à grande vitesse d’ici à 2020. La SNCF prévoit d’y consacrer un milliard d’euros au total. Pour devenir plus compétitive, elle va constituer « quatre entités spécialisées » par marché, qui représentent aux yeux des syndicats la voie vers la mise en place de filiales de droit privé. Ceux-ci craignent aussi que la SNCF abandonne près de 60 % de l’activité wagons isolés, qu’elle entend traiter différemment par un ensemble de lignes « multilots/multiclients ». Le nouveau plan de transport qui sera mis en place doit permettre de massifier la plus grande partie possible de ces trafics. Reste une grande interrogation : les suppressions de postes, qui n’ont pas été chiffrées, alors que les syndicats les évaluent entre 4 000 et 6 000. La direction renvoie la réponse à de nouvelles rencontres avec les syndicats, à commencer par une table-ronde qui se tiendra le 5 octobre.