Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Pepy en Australie

    Après avoir présenté les résultats de la SNCF, Guillaume Pepy s’envole ce lundi pour l’Australie. Président des conseils bilatéraux France – Australie et France–Nouvelle-Zélande de Medef International, le président du directoire de la SNCF emmène une délégation de grandes entreprises françaises (Engie, Sanofi, Total, SNCF, etc.). Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères, doit rejoindre la délégation mercredi et signer un renouvellement du partenariat stratégique entre la France et l’Australie conclu en 2012. En 2016, l’Australie a commandé douze sous-marins au groupe français DCNS. Les entreprises françaises sont appréciées aussi pour leurs compétences dans les domaines du développement durable, préoccupation majeure de l’Australie. Keolis et Transdev y sont très présents. Et le pays, faiblement endetté, dont le taux de croissance annuel est de 3 % depuis 25 ans, intéresse beaucoup les Français.

  • Comment les Suédois sauvent leurs trains de nuit

    Comment les Suédois sauvent leurs trains de nuit

    Le déclin plus ou moins rapide des trains de nuit est un problème commun à plusieurs pays européens. Mais alors qu’en France ou en Allemagne des relations sont purement et simplement supprimées avec des préavis de quelques mois, les voyageurs suédois mettent à profit ces préavis pour retourner la situation, avec succès. C’est ainsi qu’il y a deux ans, la forte hausse de la fréquentation des trains de nuit entre Stockholm et le sud de la Suède a sauvé ces relations sur une distance de quelque 600 km, concurrencées par les trains rapides et les avions. Des liaisons assurées par l’opérateur historique SJ à son propre compte, sur des bases purement commerciales.

    Cette fois, ce sont les deux dessertes quotidiennes entre Stockholm et la Laponie (1 500 km) qui ont été sauvées suite à une collecte de 57 000 signatures par l’association touristique STF, qui gère entre autres les auberges de jeunesse suédoises. Des dessertes assurées dans le cadre d’une convention de service public au titre de la continuité territoriale entre un organisme ad hoc et un exploitant, actuellement SJ. Plus confiant dans l’avenir des trains de nuit qu’il y a quelques années, SJ a annoncé à la mi-février que 150 millions de couronnes (15,8 millions d’euros) allaient être investies pour rénover et améliorer une petite soixantaine de voitures-lits ou couchettes destinées aux relations de nuit vers le Jämtland, où se trouvent les stations de ski suédoises les plus réputées. Le premier train rénové est attendu pour 2018.

    P. L.

     

  • Carnet

    SNCF. Céline Sibert à la direction de la sûreté

    Céline Sibert rejoint la direction de la sûreté à la SNCF où elle est appelée à succéder au préfet Christian Lambert… class= »western » style= »margin-bottom: 0cm; line-height: 100% »>
    quand il partira à la retraite. Une belle promotion pour la directrice régionale Transilien Paris Nord qui a obtenu de bons résultats en termes de régularité et de qualité de service sur les lignes H et K grâce à l’arrivée des nouveaux trains Francilien. Cécile Derville, anciennement directrice des lignes N et U, prend la place de Céline Sibert.

     

    RATP. Marie-Claude Dupuis entre au Comex

    Marie-Claude Dupuis, directrice du département Matériel roulant bus depuis janvier 2015, devient le 1er mars directrice Stratégie, innovation et développement. Elle aura en charge la stratégie globale du groupe RATP et le pilotage de l’innovation, en partie digitale. Elle continuera à, piloter le plan Bus 2025 au niveau du Comex.

     

    RATP. Michel Cordival directeur du département Systèmes d’information et de télécommunications

    Directeur des systèmes d’information du groupe TF1 de 2008 à 2016, Michel Cordival entre à la RATP, où il aura en charge à partir du 1er mars le pilotage des systèmes d’information et services de télécommunication et la mise en place du plan digital de la RATP.

  • SNCF Logistics achète 45 % de BLS Cargo

    Après la création de filiales en Allemagne, en Italie, en Belgique et en Roumanie, c’est en Suisse que SNCF Logistics prend pied avec sa prise de participation à hauteur de 45 % dans le capital de l’entreprise de fret ferroviaire suisse BLS Cargo. Le BLS, principale entreprise ferroviaire « privée » suisse, demeure le principal actionnaire de BLS Cargo à hauteur de 52 %, les 3 % restants étant toujours détenus par le spécialiste italien du combiné Ambrogio. Cette transaction reste toutefois soumise à une approbation par les autorités de la concurrence.

    L’entrée de SNCF Logistics dans le capital de BLS Cargo présente un intérêt pour les deux acteurs sur le couloir européen de fret nord – sud. Un axe sur lequel SNCF Logistics est jusqu’à présent peu présent, de même qu’en Suisse, alors que via Captrain Deutschland et Captrain Italia, le fret SNCF est devenu le « deuxième acteur national après les opérateurs historiques » en Allemagne et en Italie. De son côté, le BLS était « en quête de partenaires pour accompagner le développement de BLS Cargo SA » selon le communiqué émis en commun avec la SNCF. Les deux entreprises de fret ferroviaires pourront ainsi proposer des offres de transport complètes sur le marché international.

    Le communiqué commun passe toutefois sous silence les circonstances qui ont amené BLS à changer de partenaire européen pour sa filiale BLS Cargo. En effet, cette dernière assurait jusqu’à la fin 2013 le transit transalpin de DB Schenker Rail, qui a alors pris CFF Cargo comme nouveau partenaire suisse. Ce changement a été suivi, début 2015, par la vente des 45 % détenus par le groupe Deutsche Bahn dans BLS Cargo depuis 2002. Ceci alors que la filiale du BLS avait été fondée en 2001.

    « Le modèle commercial souple et les concepts innovants d’utilisation transfrontalière de locomotives font de BLS Cargo une des rares sociétés de fret réalisant des résultats positifs depuis des années », souligne le communiqué. En 2016, BLS Cargo a réalisé un chiffre d’affaires de 174,9 millions d’euros (contre 159,6 millions d’euros en 2015), tout en présentant un Ebit de 1,9 million d’euros (identique à celui de 2015) et un bénéfice de 1,4 million d’euros (contre 0,28 million d’euros en 2015).    

    P. L.

     

  • Espagne. Talgo crée l’opérateur ferroviaire « Motion Rail »

    Aussi bien pour le transport de voyageurs que pour le fret, le constructeur ferroviaire espagnol Talgo vient de constituer la société « Motion Rail ». Le créateur des trains articulés est pour le moment l'unique partenaire de cette entité dont la direction est assumée par Carlos de Palacio, également président de Talgo. Le gouvernement espagnol a décidé de retarder l'ouverture de la concurrence dans le transport ferroviaire de voyageurs jusqu'en 2020 afin de la faire coïncider avec la libéralisation prévue en Europe. Talgo entend justement se prépositionner alors que d'autres acteurs ibériques sont prêts telles les sociétés d'autocars Alsa et Avanza ou les entreprises de BTP Acciona, ACS, Comsa et Ferrovial.
    Michel Garicoïx

  • Paris prépare la suppression de feux tricolores dans tout un quartier

    L’Hôtel de Ville est en train de finaliser une convention avec le centre d’études Cerema pour lancer une expérimentation sur la suppression de feux tricolores dans tout un quartier, a expliqué à VR&T le cabinet de Christophe Najdovski, l’adjoint Vert au maire chargé des Déplacements.

    Lors du conseil de Paris du 1er février, un vœu du groupe Ecologistes a été accepté par l’exécutif municipal pour expérimenter la dépose de feux. « Nous allons proposer, en partenariat avec le Cerema un quartier pilote pour faire une évaluation avant, pendant et après. Et pour ensuite pouvoir dupliquer cette idée », explique un membre du cabinet en indiquant que la Ville travaille sur le sujet depuis plusieurs mois, à l’instar de ce qu’ont déjà fait avant elle Nantes ou Bordeaux. « Nous voulons mettre en place une méthodologie et définir une sorte de boîte à outil pour permettre à d’autres villes de se lancer à leur tour dans l’expérience », poursuit-il.

    L’expérimentation devrait concerner un quartier du centre de Paris, dans des zones où la vitesse de circulation n’excède pas 20 km/h et où les piétons et les vélos ont la priorité. « Les études montrent que les carrefours à feux peuvent être accidentogènes. Lorsqu’il n’y a pas de feux, automobilistes et piétons font preuve d’une vigilance accrue », justifie-t-on du côté de la Mairie de Paris.

    En plus de cette expérimentation, la Ville s’apprête à supprimer dès le mois prochain des feux dans trois carrefours : à Lagny-Buzenval en mars, à Saint-Maur-Aurillons-Deguerry en avril et à Pernety-Vercingétorix en juin.

    Marie-Hélène Poingt

     

  • Accord ficelé pour les 15 TGV

    A force de contorsions et d’aberrations, l’Etat, la SNCF et Alstom sont arrivés à une solution qui a l’air de se tenir et de répondre tant bien que mal à de vrais besoins. Belfort va se voir commander 15 rames TGV, non par l’Etat pour des TET, mais par la SNCF pour une LGV. Les six premiers TGV arriveront en 2019 et les neuf suivants en 2020. Ils devraient revenir à la SNCF à 27 millions d’euros l’unité. La SNCF considérait jusqu’à présent qu’elle n’a pas les moyens d’acheter ces rames, elle avait donc prévu 150 millions pour, plus modestement, rénover 24 rames anciennes. 150 millions qu’elle n’aura pas à débourser. De plus, l’Etat, se fondant sur des recommandations de la Cour des comptes, va opportunément alléger une contribution de solidarité territoriale que lui verse la SNCF. L’allégement serait de 70 millions d’euros par an pendant cinq ans. Soit 350 millions plus 150 millions d’économisés, pour un achat d’à peine plus de 400 millions. Il faut compter aussi sur les frais d’ingénierie de la SNCF.

    C’est en mai 2019 que devait s’arrêter la livraison des 40 rames Duplex dite L’Océane. Les 15 nouvelles seront livrées à partir de juin 2019 et pourraient mener, au rythme d’une par mois environ vers septembre ou octobre 2020. On ne sera alors plus très loin des dates attendues pour le lancement du TGV du futur. Rebaptisé TGV 2020, parce qu’on l’attendait d’abord pour 2020, il semble maintenant se profiler au mieux, pour ce qui est de la production régulière, à partir de 2022, production que devrait précéder une rame au moins de présérie. Bref, Alstom à Belfort aurait un trou d’un an environ, ce qui peut se traduire si rien ne vient entretemps par du chômage technique. Ce n’est pas souhaitable mais selon un connaisseur, cela n’entraînerait pas de dommages irrémédiables au savoir-faire d’Alstom ou à l’emploi.

    Financièrement, la solution repose sur l’allégement de la fiscalité. Décision politique. Les élections pourraient-elles tout changer ? A la SNCF, sans surprise, on se dit confiant dans la parole de l’Etat. Mais les paroles s’envolent, les écrits restent et une lettre du Premier ministre qui « entérine la pérennité de la baisse de fiscalité dans le temps », comme le relève un communiqué de la SNCF a sans doute été fort appréciée.

    Enfin, selon Les Echos, les rames pourraient être produites… pour être aussitôt garées, faute d’homologation. De fait, si ces rames sont de type L’Océane, identiques pour le voyageur à celles qui ont déjà commencé en décembre dernier, sans attendre la LGV du 2 juillet, à desservir Bordeaux et Toulouse, elles devraient en différer pour un équipement de sécurité. Alstom change de contrôle de vitesse par balise (ou KVB) et équipera ces rames d’un KVB, commandé à Ansaldo STS (groupe Hitachi), compatible avec la signalisation européenne ERTMS. Le nouveau système devra être homologué par l’Etablissement public de sécurité ferroviaire (EPSF), ce qui devrait se traduire par un temps de latence entre livraison et mise en service.

    F. D.

  • 3e ligne de métro à Toulouse. Une nécessité mais des doutes sur le financement

    La commission particulière du débat public a présenté le 16 février le compte rendu de trois mois de débat sur la troisième ligne de métro de Toulouse, considéré par son président Jacques Archimbaud comme « l’un des chantiers les plus importants en Europe après le Grand Paris, dans une ville qui représente l’une des plus faibles parts du transport en commun des métropoles françaises ». Du 12 septembre au 17 décembre, 3 000 personnes ont participé à 80 rencontres avec des formes variées (grandes réunions, focus groupes, ateliers cartographiques, rencontres à l’université ou en entreprise, débats mobiles dans les quartiers…), 83 points de vue détaillés ont été retournés (avec notamment des propositions alternatives détaillées) et le site Web a reçu plus de 22 000 visites.
    Selon 72 % des 5 000 répondants au questionnaire, la troisième ligne de métro est une priorité, devant l’extension du réseau de tram (15 %) et le renforcement du réseau TER (13 %). 86 % d’entre eux laisseraient leur voiture au garage si cette ligne leur permettait de se rendre à leur travail. Sur le tracé, aucune station n’est massivement rejetée. En revanche, seuls 43 % des répondants font confiance à Tisséo dans sa capacité à financer les 2,1 milliards d’euros nécessaires sans conséquence négative sur le reste des transports en commun. Et à peine 53 % jugent réaliste une mise en service de la ligne d’ici 2024.
    La CNDP demande maintenant à Tisséo de « partager le portage politique du projet et le rendre plus lisible », de « prolonger la dynamique de participation » et enfin de « libérer des données importantes et étudier les alternatives par la mise en place d'un conseil scientifique ». L’AOT a trois mois pour formuler une réponse.    

    Catherine Sanson-Stern
     

  • 200

    C’est, en euros, le montant maximum, de l’aide financière à l’achat d’un vélo à assistance électrique selon un décret publié le 16 février dernier. Ce dispositif national d’aide qui pourra représenter 20 % du prix d’achat du vélo (mais donc dans un plafond de 200 euros), n’est toutefois pas cumulable avec les bonus déjà mis en place par certaines communes (400 euros à Paris).

  • Simon Sappey nommé directeur Marketing de FlixBus France

    Simon Sappey nommé directeur Marketing de FlixBus France

    Simon Sappey a été nommé directeur Marketing de la start-up leader du marché du car longue distance, où il a en charge la définition et le pilotage de la stratégie marketing et des partenariats pour la France.
    Agé de 30 ans, Simon est diplômé de l’Ecole supérieure des sciences commerciales d’Angers (Essca). Passionné de sport, il a effectué les sept premières années de sa carrière dans ce secteur, d’abord chez Sportfive et Canal+ Events avant de rejoindre en 2011 l’UEFA, en tant que coordinateur marketing et vente pour l’Euro 2012 de football. Nommé Marketing manager chez Infront Sports & Media au lancement de sa filiale sur le marché français en 2012, il a participé à l’élaboration de la stratégie de développement et géré un portefeuille clients composé de sponsors & d’ayants droit. Deux ans après, il est rappelé par l’UEFA pour assurer le marketing et la commercialisation des 2,5 millions de billets de l’Euro 2016.