Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Inauguration de la gare de Martres-Tolosane en Occitanie

    Carole Delga, la présidente de l’Occitanie a inauguré le 13 décembre la ré-ouverture de la gare de Martres-Tolosane. Cette gare a été rachetée en 2020 par la région, quelque temps après sa vente en 2018 par la SNCF à un particulier. Elle a été entièrement rénovée et agrandie pour un montant de 2 millions d’euros comprenant la création d’un pôle multimodal. C’est la troisième gare ainsi rénovée par l’Occitanie après celle de Figeac en 2023 et celle de Luchon en avril 2025.
  • Siemens et Raipool vont construire un centre de maintenance en accès libre à Vérone

    Siemens et Raipool vont construire un centre de maintenance en accès libre à Vérone

    Siemens et Railpool, le loueur de matériel ferroviaire, ont annoncé, le 10 décembre avoir signé un accord préliminaire pour acheter un terrain de 15 000 m2, à Consorzio ZAI. le centre logistique de Verona Interporto, le plus grand terminal de trafic intégré d’Italie.
    Chacun des partenaires a investi environ 20 millions d’euros  pour développer un centre de maintenance pour l’entretien des locomotives de divers fabricants en accès libre.
    L’installation comprendra cinq voies pour l’entretien léger et une voie équipée d’un tour en fosse, pour des locomotives multisystèmes (MS) et à courant continu (DC) compatibles avec les principaux systèmes de signalisation européens.
    Railpool et Siemens Mobility anticipent un report modal important vers le rail d’ici à 2032, date de l’ouverture du tunnel de base du Brenner qui permettra de doubler la capacité ferroviaire de la ligne traversant les Alpes.
    Avec ce futur centre de maintenance, Railpool ajoutera un septième site d’entretien à son réseau. Et pour Siemens, le centre de Vérone complétera celui de Novara. Ouvert depuis 2015, ce dépôt, situé le long du corridor central rhénan et alpin TEN-T, a entretenu plus de 120 locomotives de diverses compagnies ferroviaires européennes.

  • Une nouvelle voie et plus d’itinéraires à la gare de Mulhouse depuis la mi-décembre

    Une nouvelle voie et plus d’itinéraires à la gare de Mulhouse depuis la mi-décembre

    En gare de Mulhouse, le quai dédié aux circulations vers Müllheim en Allemagne a été inauguré le 16 décembre. Cette nouvelle voie à quai et nouveau quai sont l’aboutissement de six ans de travaux, quasi-exclusivement de nuit, pour augmenter les capacités d’accès ferroviaires à la gare, deuxième nœud ferroviaire d’Alsace après Strasbourg, avec près de 300 trains par jour (TER, TGV et trains grandes lignes) et 5,7 millions de voyageurs par an.

    Autre partie du chantier, la plus importante, de nouveaux itinéraires dans le plan de voies de la gare de Mulhouse ont été créés, grâce à la modification ou l’installation de 19 nouveaux aiguillages permettant d’orienter les trains. « Ainsi, les possibilités d’itinéraires lorsque les trains approchent de la gare de Mulhouse sont plus nombreux, facilitant ainsi la gestion des circulations et la fluidité du trafic ferroviaire« , souligne SNCF Réseau dans un communiqué.

    Par ailleurs, les quatre premiers quais, qui desservent les six voies de la gare, ont été rallongés pour atteindre 400 m et ainsi recevoir tous les types de trains. Pour la nouvelle voie, il a fallu démolir l’ancien poste d’aiguillage, sous le pont de Riedisheim, datant de 1957. Le nouveau poste d’aiguillage informatisé a été raccordé fin juin à la Commande centralisée du réseau (CCR) de Strasbourg.
    Le montant des travaux a représenté un investissement de 61 millions d’euros, financés l’État (25,96 millions), la région Grand Est (25,96 millions), l’Union européenne (7,24 millions) et SNCF Réseau (1,84 million).

  • Le plan Grand Froid de SNCF Réseau

    Le plan Grand Froid de SNCF Réseau

    La neige qui s’est abattue depuis lundi sur une partie du pays a perturbé le transport ferroviaire dans quelques départements, du fait de dérangements d’aiguilles et d’appareils de voie bloqués, notamment en Ile-de-France. En général, tous les trains peuvent circuler avec quelques centimètres de neige. Mais en cas d’intempéries plus importantes, des TGV peuvent voir leur vitesse abaisser lorsqu’il y a trop de neige sur les voies, afin d’éviter que des blocs de glace, accumulés sous les rames, ne se détachent et endommagent d’autres trains lorsqu’ils se croisent.

    Dans ce cas, SNCF Réseau active son plan Grand Froid, prévoyant la mobilisation renforcée de ses agents et leur intervention dès qu’il y a des signalements. Des circulations ont ainsi dû être interrompues dans le secteur de Saintes en Charente-Maritime. La reprise était envisagée dès le 8 janvier, en fonction de l’évolution des conditions climatiques. Des trains de reconnaissance devaient circuler aujourd’hui avec des bucherons à bord, pour reconnaître la ligne et vérifier qu’il n’y a pas d’obstacles sur les voies.

    Le plan Grand Froid prévoit aussi des inspections plus fréquentes des ouvrages sensibles, des opérations de dégivrage ou encore l’activation des réchauffeurs d’aiguilles pour éviter le gel. Par ailleurs, les rails sont régulièrement  contrôlés soit par des trains spéciaux, soit par des agents dotés d’appareils portatifs. Des tournées de déglaçage sont également organisées dans certains tunnels pour éviter des stalactites.

    Les agents peuvent aussi participer manuellement au déneigement et au dégivrage des aiguillages ou des passages à niveau ou des quais. Ils sont aidés par une quarantaine de trains chasse neige pré-positionnés dans des zones à risques.  Enfin, le givre sur les caténaires, qui empêche un bon captage du courant, fait aussi l’objet d’une attention toute particulière. Il est retiré, soit mécaniquement par des trains racleurs, soit par des locomotives racleuses équipées de pantographes spéciaux avec des bandes d’archet cuivre-acier. Au nombre de 25, elles sont positionnées en Ile-de-France, Bourgogne, Alpes, Centre-Val-de-Loire, Limousin, Aquitaine-Poitou-Charentes et Midi-Pyrénées.

  • Le groupe SNCF lance un Observatoire de la transformation

    Le groupe SNCF lance un Observatoire de la transformation

    Les habitudes ont la vie dure : Sud Rail et la CGT Cheminots ont déposé un préavis de grève pour la journée du 13 janvier, date du rendez-vous des NAO avec la direction. Avec l’objectif de faire pression avant les négociations salariales qui devraient se baser sur l’inflation attendue cette année : entre +1,1 et +1,3 %, indique la direction du groupe SNCF. En attendant, les organisations syndicales de l’entreprise devraient toutes avoir été reçues en bilatérales cette semaine.

    Selon la direction du groupe, le nouveau PDG, Jean Castex, souhaite s’inscrire dans la continuité de la politique sociale initiée par son prédécesseur Jean-Pierre Farandou : maintenir un dialogue social fort tout en tenant compte des contraintes économique. Le tout dans un contexte de profondes transformations pour l’entreprise avec l’ouverture croissante à la concurrence dans les TER et les TGV.

    Dans cette perspective, le groupe va mettre en place, en ce début d’année, un Observatoire de la transformation « pour conduire de façon plus apaisée les transformations« . Cet observatoire, paritaire, associera les organisations syndicales et fera appel à des experts extérieurs. Il permettra de réaliser des benchmarks, de mieux comprendre les évolutions en cours dans le domaine du travail (télétravail, attentes des salariés, place de l’IA…) et éventuellement de s’en inspirer pour l’entreprise.

  • La Nouvelle-Aquitaine fait le choix du BioGNV pour prolonger la vie de ses rames X73500

    La Nouvelle-Aquitaine fait le choix du BioGNV pour prolonger la vie de ses rames X73500

    La région Nouvelle-Aquitaine lancera au premier trimestre 2026 un appel d’offres pour convertir un X73500 au BioGNV. Elle cherche une entreprise pour construire un prototype et valider les études déjà réalisées par le Ferrocampus, l’Ademe et GRDF.
    Disposant d’un parc de plus de 50 rames de ce type, la Nouvelle Aquitaine s’interroge sur leur avenir alors que leur durée de vie arrivera à échéance d’ici dix ans. Parmi les différentes possibilités de rétrofit (gazole, batteries, hydrogène, BioGNV), la solution du BioGNV, issue de la bio masse, est jugée la plus pertinente par la région.

    Une technologie mature

    Cette technologie est mature –  1200 bus urbains et voyageurs circulent en France –, les points de recharges sont disponibles (380 stations publiques et autant de privées sur le territoire national selon GRDF) tout comme la production régionale. Avec les usines de transformation de bois installées dans les Landes et les grandes exploitations agricoles dans le Limousin, il est possible de produire des méthaniseurs au plus près de la consommation. C’est en effet aussi là qu’on trouve le plus de lignes de dessertes fines du territoire en Nouvelle-Aquitaine, non électriques où circuleront les X73500 rétrofités. En région Nouvelle-Aquitaine, le BioGNV devrait représenter, 30 % du gaz produit en 2030, contre 20 % au niveau national explique GRDF.

    Réduction des coûts

    Le BioGNV devrait coûter moins cher, estiment ses promoteurs. L’Ademe prévoit une hausse des coûts du gazole sur les 20 prochaines années, alors que, via une régulation, le cours du BioGNV devrait se maintenir au prix actuel.

    En choisissant le rétrofit au BioGNV, la Nouvelle Aquitaine souhaite aussi réduire les émissions de CO2, à hauteur de 82 % par rapport au gazole.
    Reste qu’il faudra passer par une adaptation du matériel (changement de moteur, et ajout des réservoirs spécifiques) puis réussir l’homologation. Même si la région ne chiffre pas ce coût, elle précise qu’il sera amorti sur le nombre de rames transformées. Pour la Nouvelle-Aquitaine, cette démarche pourrait intéresser d’autres régions possédant le même matériel arrivant en fin de vie.

  • Matthieu Chabanel prend la présidence de Fer de France

    Matthieu Chabanel prend la présidence de Fer de France

    Matthieu Chabanel a été élu, en décembre, à la présidence de Fer de France pour un mandat de trois ans. Il succède à Jean-Pierre Farandou, ancien PDG du groupe SNCF, et portera la voix de la filière ferroviaire.

    Diplômé de l’École polytechnique et de l’École nationale des ponts et chaussées, Matthieu Chabanel a rejoint en avril 2012 Réseau Ferré de France. Il est devenu en octobre 2022 PDG de SNCF Réseau.

  • Pourquoi tant de TGV affichent complet selon la Fnaut

    Pourquoi tant de TGV affichent complet selon la Fnaut

    La Fnaut, fédération nationale d’usagers, s’est penchée sur les données collectées par l’Autorité de Régulation des Transports, l’ART, sur la grande vitesse ferroviaire en France. Son analyse réserve des surprises sur l’offre comme sur les prix.

    Le prix moyen d’un billet TGV Inoui en France a peu augmenté entre 2017 et 2023. En effet, il est passé de 44,7 à 46,6 euros, soit une hausse de 4% en 6 ans.

    La Fnaut s’étonne en revanche la forte augmentation du prix du billet moyen de Ouigo qui progresse de 19,8 à 34,2 euros soit + 73%. Cette augmentation n’est pas due à l’allongement des parcours ni à une extension des destinations. Le prix au kilomètre payé par un passager passe de 3,7 à 6,2 centimes soit + 68 % d’augmentation. Par comparaison, le prix au kilomètre du TGV Inoui en France a lui  progressé de 10,3 centimes en 2017 à 11,1 en 2023 soit une hausse de 8%.

    Un décrochage qui n’est pas compensé

    Dernière surprise de cette compilation des données de l’ART : la baisse de l’offre dans la grande vitesse proposée par SNCF Voyageurs. Elle est obtenue à partir du nombre de « sièges.kilomètre » de TGV, Trenitalia et Renfe ne pesant que pour 1 % dans le calcul. De 2017 à 2023, le nombre de sièges.kilomètres proposé sur les TGV Inoui a reculé de 17,5%, malgré l’utilisation de rames plus capacitaires et la montée en puissance de Ouigo (634 places contre 556 pour une rame duplex Océane). Au total SNCF Voyageurs passe en cinq ans de 72,9 à 71,7 milliards de sièges.kilomètre, soit une baisse de 1,6 %. La prise en compte du développement à l’international ne change pas l’équation. On passe de 86,4 à 84,4 milliards de sièges.kilomètre soit une baisse de 2,3 %.

    Dans le même temps, la demande explose. Le nombre de passagers de la grande vitesse en France sur Inoui et Ouigo est passé de 110 millions en 2017 à 124 millions en 2023 soit une hausse de 13 %. Avec l’international, le trafic a même augmenté de 138,5 millions de passagers à 151,9 soit + 10 %. Cela explique que de nombreux TGV affichent « complets » même en période normale, conclut la Fnaut.

  • Un prototype du train léger Draisy devrait commencer ses essais début 2026

    Un prototype du train léger Draisy devrait commencer ses essais début 2026

    Lohr a lancé la fabrication du premier prototype Draisy qui sortira début 2026. Ce train léger, long de 14 mètres de long et pouvant embarquer 80 passagers (et doté de 30 places assises) roulera grâce à des batteries puisque 85 % des petites lignes ne sont pas électrifiées. Il aura une centaine de kilomètres d’autonomie.

    Il est prévu qu’il fasse en mars 2026 des essais à Velim (République tchèque), en étant tracté par une locomotive. « Le but est de tester le confort passagers qui devra être similaire à celui d’un TER alors qu’il roulera sur des lignes vieillissantes. C’est une première brique pour valider le comportement dynamique de la rame », explique-t-on côté Lohr.

    Un prototype partira également faire des essais sur une ligne d’expérimentation fermée depuis 2018 entre Sarralbe et Kalhausen en Moselle.

    Jusqu’à présent, le développement de ce train a nécessité un investissement de 13 millions, dont 2,7 millions ont été apportés par l’Etat, le reste par Lohr. Quand viendra la phase d’industrialisation, il faudra trouver de nouveau 13 millions d’euros.

    L’exploitation commerciale est espérée à partir de 2028. Si des régions l’achètent. Pour l’heure, l’Occitanie a demandé à SNCF Voyageurs et à SNCF Réseau une étude sur l’éventualité de faire rouler ce train sur la ligne Carcassonne-Limoux.

  • Trenitalia cherche à accélérer en France et au Royaume-Uni

    Trenitalia cherche à accélérer en France et au Royaume-Uni

    Le groupe ferroviaire italien FS (Ferrovie dello Statto) a annoncé fin décembre avoir conclu un partenariat stratégique avec la société d’investissements Certares pour renforcer son développement sur le marché ferroviaire européen de la grande vitesse. « L’accord prévoit la création d’une coentreprise et comprend un investissement dans Trenitalia France visant à accélérer sa croissance et à consolider sa présence en France, au Royaume-Uni et sur les marchés transfrontaliers« , précise le groupe dans un communiqué diffusé le 29 décembre. L’entreprise compte notamment consolider ses positions en France en augmentant ses fréquences sur les lignes existantes : elle propose 28 circulations quotidiennes sur Paris–Lyon. Et projette également de lancer des trains entre Paris et Londres d’ici à 2029 et de développer de nouveaux services transfrontaliers.

    Dans ce but, elle envisage de renforcer sa flotte de trains en la portant à au moins 19 rames et de créer un nouveau site de maintenance près de Paris. A la clé, un investissement d’un milliard d’euros en France et au Royaume-Uni.

    L’alliance avec Certares doit permettre à Trenitalia de bénéficier de sa puissance de feu dans la distribution de voyages à travers ses investissements dans American Express Global Business Travel (incluant CWT, Ovation et Egencia), Marietton Développement (incluant Havas Voyages et Selectour), Voyageurs du Monde (incluant Original Travel) et Internova Travel Group (incluant Barrhead Travel). « Dans le cadre du partenariat, Certares facilitera la mise en place d’accords commerciaux axés sur la distribution des produits entre Trenitalia France et les sociétés de son portefeuille« , indique le groupe FS qui a lancé un plan stratégique courant sur la période 2025–2029 pour accélérer sa croissance en dehors de l’Italie grâce à des collaborations avec des partenaires financiers et industriels.

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