Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Succès des Pass transfrontaliers pour les jeunes dans le Grand Est

    Succès des Pass transfrontaliers pour les jeunes dans le Grand Est

    La région Grand Est a annoncé le 18 septembre, les résultats de ventes du Pass Jeune Grand Est/Grenzenlos. Au total, la région en a vendu 28 879 exemplaires, soit une hausse de 39 % par rapport à 2024.

    Lancé à l’été 2024, le Pass Jeune Grand Est/Grenzenlos permet aux jeunes Français et Allemands de moins de 28 ans de voyager de façon illimitée sur l’ensemble de leurs réseaux : dans les TER Grand Est (trains et autocars Fluo) ainsi que dans les trains régionaux des Länder du Bade-Wurtemberg, de Rhénanie-Palatinat et de la Sarre. Le coût du Pass est de 29 euros par mois en juillet et août. 20 700 passes avaient été vendus en 2024. L’initiative sera renouvelée à l’été 2026.

     

  • La ligne 18 s’équipe d’un réseau mobile conçu par TDF

    La ligne 18 s’équipe d’un réseau mobile conçu par TDF

    Sur la future ligne 18 du Grand Paris Express, dont la première section, entre les gares de Massy-Palaiseau et Christ de Saclay, doit ouvrir au public fin 2026, l’opérateur d’infrastructures TDF s’affaire pour installer le réseau 4G/5G. Celui-ci doit être capable d’offrir une couverture mobile fiable aux usagers, estimés à 110 000 voyageurs à l’ouverture complète de la ligne.
    Pour s’adapter au tracé de la ligne 18, tantôt souterrain (21 km) tantôt aérien (14 km), TDF a donc développé un système, dit indoor, qui s’appuie sur 380 antennes dans les gares et la ligne, et 100 zones de répéteurs dans les tunnels pour amplifier la portée des signaux des opérateurs de téléphonie mobile. Le choix d’un réseau indoor s’explique à la fois, par la demande grandissante de données de la part des utilisateurs, mais aussi par les caractéristiques architecturales (souterrain, béton) des gares et de la ligne 18.
    La solution technique de TDF vise aussi à gagner en ressources de fonctionnement et en capacité énergétique. En faisant appel à des antennes DAS (Distributed Antenna System), et à des sites techniques mutualisés appelés BTS hôtels (Base Transceiver Station Hotel), elle permet de centraliser les équipements télécoms des opérateurs (baies techniques, fibre, DAS) en quelques points de la ligne. Les BTS hôtels de la 18 ont été installés à Massy et Guyancourt.
    TDF possède déjà une grande expérience dans l’installation de réseau mobile indoor mutualisé dans les transports en commun. En 2018, l’entreprise avait équipé les 15 stations de la ligne A du métro de Rennes d’un réseau 3G et 4G. Plus récemment, TDF a doté, en décembre 2023, le tramway de Rouen d’un réseau 4G et 5G. Une cinquantaine d’antennes ont été installées dans les stations souterraines (Beauvoisine, Gare Rue Verte, Palais de Justice et Théâtre des arts) et dans les tunnels qui les relient.
  • Les gares des Hauts-de-France de plus en plus fréquentées

    Les gares des Hauts-de-France de plus en plus fréquentées

    Les gares des Hauts-de-France connaissent une belle affluence : elles ont été empruntées en 2024 par 127 millions de voyageurs, soit une hausse de 7 % par rapport à 2023 (+ 8,5 millions de voyageurs supplémentaires) et de + 15 % depuis 2019; a indiqué le 16 septembre la région. La hausse est un peu moins forte dans les neufs plus grandes gares de la région (plus de 250 000 voyageurs par an) que dans celles qui voient passer moins d’usagers.
    Les raisons de cette hausse sont à chercher, selon la collectivité, du côté de l’amélioration de la qualité de la production (offre, régularité), l’accessibilité dont bénéficient tous les usagers ou encore les services en gare comme les boutiques dont les redevances participent au budget de fonctionnement des gares.
    La Région a également dressé le portrait des usagers des TER, suite à une enquête menée fin 2023, auprès de 3200 clients. Ce sont à 57 % des femmes, âgées en moyenne de 33 ans. Les voyageurs sont surtout des citadins (75 % urbains contre 70 % des usagers TER au niveau national). Peu sont périurbains (16 %), et encore moins ruraux (9 %). Plus de la moitié des usagers TER Hauts-de-France (58 %) disposent d’un véhicule motorisé (64 % au niveau national) et un peu moins de la moitié (42 %) n’ont ni voiture ni permis. Ce sont principalement des cadres (PCS à 41 %), et des étudiants et scolaires (33 %). L’usager consacre en moyenne 1 h 35 à ses déplacements, dont 41 minutes de trajet pur, 15 pour se rendre à la gare, 10 en gare et 20 pour rejoindre sa destination finale.
    Changement à venir l’an prochain :les tarif des titres TER vont augmenter. Christophe Coulon, vice-président régional chargé des mobilités des infrastructures de transport et des ports, l’a annoncé en marge de la présentation de l’enquête sur la fréquentation des gares. « Nous n’avons pas le chiffre exact, mais la hausse sera au moins égale à l’inflation », a-t-il indiqué. « Les dotations de l’État sont en baisse, et la Région ne peut faire face seule aux dépenses ». Et la région ne veut pas augmenter le versement mobilité payé par les entreprises (plus de 10 salariés).
  • Grèves : la grande crainte des sabotages

    Grèves : la grande crainte des sabotages

    Les circulations seront très perturbées demain sur le réseau de la RATP, suite à l’appel à la grève des principales organisations syndicales. La situation sera plus contrastée côté SNCF avec, en moyenne, 90 % des services TGV grâce notamment à l’organisation de la SNCF qui devient de plus en plus robuste avec l’appel à des conducteurs réservistes si besoin.

    Les prévisions tablent aussi sur un Intercité sur deux en moyenne, trois TER sur cinq, mais la situation sera très variable d’une région à l’autre. Enfin en Ile-de-France, les circulations seront très impactées en particulier sur les lignes H, N, R ou U ainsi que sur toutes les lignes de RER.

    Multiplication des actes de malveillance

    D’autres raisons pourraient perturber le trafic ferroviaire vu la multiplication d’actes de malveillance ces derniers temps sur les voies ferrées. Il est ainsi de moins en moins rare que, pour protester contre des décisions politiques, des manifestants envahissent des gares, incendient des pneus ou jettent des palettes sur les voies.

    Alors que le sujet était plutôt mis sous la table lorsque des équipements SNCF étaient sabotés lors de conflits avec des cheminots, le ministre des Transports a clairement pointé du doigt les actes de malveillance qui ont eu lieu le 10 septembre, jour de l’opération « Bloquons tout ».  Philippe Tabarot avait alors évoqué un incendie volontaire entre Toulouse et Auch, un envahissement des voies dans la gare de Valence-Ville sur la ligne classique, des objets volontairement abandonnés en gare, ou encore un sabotage sur un poste d’aiguillage à Aiguillon (47) dans la nuit du 9 au 10 septembre avec de forts impacts sur les plans de transport. Sans parler des vols de câbles, de plus en plus fréquents avec la hausse du prix du cuivre, mais qui relèvent le plus souvent de délinquance pure.

    L’Allemagne également concernée

    Des actes similaires sont donc de nouveau redoutés, d’autant qu’avant même la mobilisation du 18 septembre, quatre incendies (d’origine très probablement volontaire selon le parquet de Bordeaux), sont survenues le week-end dernier près des voies ferrées entravant très fortement le trafic entre Bordeaux et Toulouse.

    La France n’est pas le seul pays concerné par des dégradations sur ses infrastructures. Le réseau ferré allemand a subi cet été plusieurs incendies a priori volontaires. Dernier en date, le 15 septembre un boîtier de commande et de sécurité a été incendié sur une ligne à l’est de Hanovre, affectant plus de 250 trains et des dizaines de milliers de passagers.

    Haute surveillance

    Tout cela montre la vulnérabilité des réseaux ferroviaires qui s’étendent sur des milliers de km (près de 30 000 km en France). On se souvient aussi de « l’attaque » du réseau LGV avec des incendies de postes de signalisation le jour de l’ouverture des JO Paris 2024 le 26 juillet.

    Le réseau ferroviaire est donc placé sous haute surveillance avant la grève de demain. SNCF Réseau affirme avoir identifié des points névralgiques sur le territoire et le surveille avec des tournées d’équipes et des drones, en faisant notamment appel à sa filiale Altametris. Les forces de l’ordre sont également en alerte. Le ministère de l’Intérieur, en lien avec celui des Transports, prévoit un déploiement massif de forces de l’ordre à l’image de ce qui a été mis en place le 10 septembre.

    Fabrice Charrière, secrétaire général de l’Unsa-Ferroviaire, s’inquiète de la baisse des effectifs chargés de la sûreté avec notamment l’arrivée de la concurrence. « Sur la ligne Nancy-Contrexéville par exemple, la SNCF évaluait le coût de la sûreté à 48 millions d’euros quand Transdev l’estimait à 8 millions. C’est insuffisant même avec le renfort de prestataires privés« , souligne-t-il.

    Selon Thomas Cavel, le secrétaire général de la CFDT Cheminots, « la multiplication des actes de malveillance montre que le réseau ferroviaire représente un enjeu public ». Et il ajoute : « Nous, organisations syndicales, ne touchons jamais à l’outil de production. Si d’autres s’y attaquent, il faut prévoir des investissements non seulement pour son développement mais aussi pour sa protection ».

  • Deux anciens sites ferroviaires de la Petite Ceinture appelés à devenir provisoirement des lieux d’animation

    Deux anciens sites ferroviaires de la Petite Ceinture appelés à devenir provisoirement des lieux d’animation

    SNCF Immobilier a annoncé le 12 septembre, lancer, en lien avec la Ville de Paris, un appel à projets pour mettre à disposition deux sites parisiens de la Petite Ceinture, propriétés de SNCF Réseau : la gare de Vincennes, dans le XXe arrondissement de Paris (comprenant un bâtiment voyageurs de 380 m2 et un terrain extérieur de 372 m2), et les Voûtes Vaugirard, dans le XVe (11 voûtes, 180 m de long sur 4 de large, et 7 m de hauteur).
    Ancienne gare de Vincennes sur la Petite Ceinture © SNCF Immobilier
    Ancienne gare de Vincennes sur la Petite Ceinture.
    © SNCF Immobilier

    L’objectif est de transformer ces sites en lieux animés et  d’échanges entre habitants et usagers du quartier. Les aménagements proposés devront être gratuits, hybrides dans leurs usages et intergénérationnels, expliquent les promoteurs de l’appel à projets.

    Les conventions d’occupations qui seront signées à l’issue de la procédure de sélection, d’une durée de 20 ans, sont plus longues que celles des précédents projets d’urbanisme transitoire de SNCF Immobilier, afin de permettre «aux candidats de réaliser des investissements adaptés aux caractéristiques des sites et de révéler pleinement le potentiel de ces derniers via une programmation ambitieuse s’inscrivant dans le temps », précise SNCF Immobilier.
    Les dossiers de candidatures devront être déposés avant le 5 décembre à 17h sur la plateforme internet : https://www.epublimmo.sncf. Des visites auront lieu le 3 octobre à 10 h (gare de Vincennes) et 15 h (Voûtes de Vaugirard).
    Renseignements : https://www.epublimmo.sncf/
  • Trenitalia intensifie la concurrence sur la ligne Paris-Lyon

    Trenitalia intensifie la concurrence sur la ligne Paris-Lyon

    Près de quatre ans après son arrivée sur le marché français, Trenitalia intensifie la concurrence sur l’un des axes les plus rentables : Paris-Lyon. Après avoir fait passer, en juin, son offre à neuf allers-retours quotidiens, la compagnie italienne prévoit de proposer 14 allers-retours quotidiens sur la ligne Paris-Lyon à partir du 15 décembre. « Ainsi, plus d’un tiers de l’offre sera assurée par Trenitalia entre les deux métropoles, illustrant le virage pris par la compagnie vers une présence forte et durable sur cet axe stratégique« , souligne le transporteur dans un communiqué. Les ventes de la saison hivernales seront ouvertes à partir du 15 décembre, précise-t-il également.

    La compagnie vend aussi depuis le 15 juin quatre allers-retours quotidiens entre Paris et Marseille.

  • Espagne : le ministre des Transports pointe les limites de la concurrence

    Espagne : le ministre des Transports pointe les limites de la concurrence

    « Les seuls acquis positifs de la concurrence entre les trains se résument aux prix et aux fréquences  » : c’est le constat du ministre espagnol des Transports et de la mobilité, qui s’expliquait le 10 septembre devant le Congrès des députés sur la situation du chemin de fer en Espagne. Si Oscar Puente défend la libéralisation de la grande vitesse ferroviaire, il déplore des pertes financières. Ce sont, selon lui, autant de ressources perdues pour aider les lignes déficitaires.

    Ainsi, rappelle-t-il, avant l’ouverture à la concurrence, le secteur de la grande vitesse ferroviaire affichait un bénéfice annuel de 150 millions d’euros. Aujourd’hui, les trois opérateurs de la grande vitesse sur le marché (en plus de la Renfe, les concurrents Iryo et Ouigo), accumulent des pertes de 230 millions d’euros en 2024.

    « Nous avons trois compagnies publiques issues de trois pays : l’État italien qui partage, certes, le capital de Iryo avec des actionnaires privés espagnols, l’État français avec Ouigo et l’État espagnol avec l’opérateur Renfe. Ce n’est pas une vraie concurrence. La preuve en est que cette situation n’a guère suscité de l’enthousiasme ailleurs en Europe. Au contraire, les autres pays résistent à cette libéralisation que, nous, nous avons engagée », commente-t-il.

    Dans ce contexte, Madrid continue de subventionner des lignes déficitaires comme l’axe Huelva-Zafra qui va rouvrir ce 15 septembre. Cette ligne très déficitaire des confins de l’Andalousie et ses 181 km viennent de bénéficier de 250 millions de gros travaux financés par l’État espagnol avec le renfort des fonds européens dits « Next Generation ».

     

  • Quels contrôles après l’accident du funiculaire de Lisbonne

    Quels contrôles après l’accident du funiculaire de Lisbonne

    Il faudra encore attendre pour connaître les raisons de l’accident du funiculaire de Lisbonne, qui a causé la mort le 3 septembre de 16 personnes. Les premiers éléments relevés par le Bureau d’enquête sur les accidents aériens et ferroviaires portugais évoquaient, quelques jours après, une rupture du câble reliant les deux cabines, celle qui descend faisant mécaniquement avancer celle qui monte. Lors de l’accident, la cabine qui allait monter a reculé de quelques mètres, tandis que la cabine qui devait descendre est partie à la dérive, sans que le système de freinage ne puisse l’arrêter. Elle a déraillé, puis s’est renversée, s’écrasant contre un bâtiment.

    « L’inspection visuelle programmée, réalisée le matin du jour de l’accident, n’avait détecté aucune anomalie sur le câble », indique le bureau d’enquête. En France, où plus d’une vingtaine de funiculaires de tous types fonctionnent, (en ville mais aussi en montagne ou sur des sites industriels),  il n’existe pas de système comparable à celui du funiculaire de la Gloria, selon le STRMTG (service technique des remontées mécaniques et des transports guidés).

    Un scénario envisagé… et redouté

    Mais la rupture d’un câble est un scénario envisagé… et redouté.  Ce scénario est envisagé dès la conception d’un funiculaire, explique Gaëtan Rioult, chef du département Installations de transport par câble au STRMTG. « C’est le rôle du frein de voie qui doit permettre de freiner et d’immobiliser le véhicule ».

    Le frein de voie doit empêcher deux autres situations problématiques : si le véhicule inverse son sens de marche et s’il connaît une situation de survitesse. Sur tous les funiculaires, le frein de voie se met alors en place automatiquement. Et l’agent à bord peut aussi l’actionner manuellement.

    La vérification du bon fonctionnement des freins de voie est obligatoire une fois par an. « Des essais sont réalisés dans des conditions supposées les pires pour s’assurer que cela conduit à l’arrêt du véhicule. La limite de cette vérification, c’est que le câble est bien relié au véhicule, ce qui n’était plus le cas à Lisbonne », souligne Gaëtan Rioult. Il est donc nécessaire d’interpréter le résultat des essais, éventuellement avec des calculs complémentaires, pour vérifier que le frein de voie a l’efficacité requise.

    La charge de ces contrôles revient à l’exploitant qui doit faire appel à un technicien d’inspection annuel (TIA) agréé par le STRMTG. Les câbles doivent également être vérifiés une fois par an par des sociétés de contrôle agréées, auxquels s’ajoutent les contrôles tout au long de l’année par l’exploitant lui-même. « Le funiculaire reste un système de transport sûr« , conclut l’expert.

  • Encore une mission sur le financement des petites lignes

    Encore une mission sur le financement des petites lignes

    Le ministère des Transports a annoncé le 8 septembre le lancement d’une mission sur la « modernisation du modèle de financement des petites lignes ferroviaires ». Elle est confiée à l’expérimenté préfet François Philizot qui a déjà mené par le passé deux missions sur le même thème.

    Cette nouvelle mission a pour objectif « de mettre à jour le diagnostic et les conclusions des rapports de 2018 et 2020″, indique dans un communiqué le ministère. Dans le contexte budgétaire actuel et après la conférence de financement qui s’est tenu de mai à juillet, « l’enjeu est bien de se doter, d’ici la fin de l’année, d’une vision actualisée du partage des responsabilités en matière de gestion des petites lignes afin de se donner collectivement les moyens de renforcer la vitalité des territoires qu’elles traversent et d’y développer une mobilité adaptée à leurs enjeux », explique le communiqué.

  • Marco Caposciutti prend la présidence de l’Afra

    Marco Caposciutti prend la présidence de l’Afra

    Le symbole est fort : l’italien Marco Caposciutti est devenu le 4 septembre président de l’Association française du rail, la structure qui fédère les opérateurs ferroviaires autres que la SNCF. Le président de Trenitalia France succède à Alexandre Gallo, le directeur général de DB Cargo France, qui était président de l’Afra depuis 2022 et en devient vice-président, chargé notamment du social.

    Le secteur est en pleine transformation avec le développement de la concurrence. L’Afra rappelle ainsi que, en plus de la SNCF, sept compagnies de transport de voyageurs et dix entreprises spécialisées dans le fret ferroviaire et le transport combiné opèrent désormais sur le réseau ferroviaire français.