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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

L’Europe confirme son soutien à la ligne Pau-Canfranc
La Commission européenne vient à nouveau de retenir la ligne ferroviaire Pau-Canfranc dans sa liste indicative 2028-2034 des projets d’intérêt commun à dimension transfrontalière. Au sein des projets pour un « réseau global », la ligne Pau-Canfranc-Saragosse côtoie les opérations menées, par exemple, pour le tunnel de base du Brenner entre l’Autriche et l’Italie, Rail Baltica entre la Pologne et les pays baltes ou encore le lien entre Valenciennes et Mons en Belgique.
Arrêtée côté français en 1970, la ligne a été ré-ouverte entre Pau et Bedous en juin 2016. Reste les 33 km entre cette localité et le tunnel du Somport qui débouche sur la gare internationale de Canfranc. Ce chantier a été évalué à 500 millions d’euros. Au titre des « mécanismes pour l’interconnexion en Europe » (MIE), l’Union européenne assurerait donc 50 % des études et des aménagements, le reste étant espéré de l’État français et de la région Nouvelle-Aquitaine. Commentaire de son président, Alain Rousset : « Pensée selon un axe qui est celui de Pau-Saragosse et comme un lien stratégique pour la mobilité entre Béarn et Aragon, cette ligne voit ici sa dimension structurante une nouvelle fois confirmée et renforcée au niveau européen.»
Cet automne doit démarrer l’enquête publique pour Bedous-Canfranc qui pourrait aboutir à une déclaration d’utilité publique (DUP). Dans ce cas le chantier sur cette section démarrerait en 2027-2028. Sur l’autre versant, les autorités espagnoles ont mis les bouchées doubles : rénovation de la voie (adaptable à l’écartement européen), relèvement de la vitesse entre Huesca et Canfranc, réhabilitation budgétée du tunnel du Somport (17,8km) en particulier pour le fret.

Eté historique pour SNCF Voyageurs
Avec 25 millions de voyageurs entre juillet et août, contre plus de 24 millions l’an dernier à la même période, SNCF Voyageurs enregistre des résultats « très positifs » sur la longue distance en France. La saison estivale 2025 s’inscrit même comme l’un de ses meilleurs étés, grâce à des niveaux de réservation « historiques » sur ses TGV.
Le record a été battu grâce à une hausse globale de 2,4%, tirée par un calendrier favorable (ponts du 14 juillet et du 15 août). Le transporteur évoque aussi les retombées positives des JO de Paris 2024 qui ont entrainé une hausse de la fréquentation vers la capitale et par le retour des déplacements professionnels (+16%).
Le littoral, entre façade Atlantique et Méditerranée, reste la destination estivale préférée des Français voyageant en train. L’arrivée de Trenitalia sur le Paris – Marseille n’a pas eu d’impact significatif sur les résultats de SNCF Voyageurs, dont les trains OUIGO et TGV INOUI progressent de 9%. La fréquentation des TER enregistre une hausse plus limitée, de 4%, à l’échelle nationale, reflet de résultats très disparates selon les régions.
A l’étranger, axe de développement stratégique de l’opérateur, la période a également été synonyme de croissance. Près de 7 millions de passagers ont voyagé sur le marché international (dont Eurostar et OUIGO España), contre 6 millions l’été dernier. Cela représente une progression de +13%, notamment liée au lancement de nouvelles lignes en Espagne. SNCF Voyageurs vise maintenant l’Italie où l’arrivée de nouveaux opérateurs n’est pas encore validée par les autorités locales.
Pour mieux servir « cet appétit des Français pour le train », Christophe Fanichet, Pdg de SNCF Voyageurs, confirme le plan de rénovation de son parc de trains à grande vitesse. A l’automne va démarrer une « opération botox » visant 100 de ses 360 rames TGV. Censées durer 40 ans, beaucoup ont déjà 50 ans de service. Leur immobilisation, pour changement d’organes vitaux, de sécurité, ou de « papiers peints et peintures », doit permettre de gagner de trois à dix ans de fonctionnement.
SNCF Voyageurs prévoit aussi de faire passer la proportion de son offre OUIGO de un TGV sur cinq actuellement à un TGV sur trois. Le groupe attend depuis 2023 la livraison des premiers TGV M de sa commande de 115 rames. Elle est désormais programmées début 2026.

Les chemins de fer suisses affichent un trafic record mais un résultat en baisse au premier semestre
Fidèles à leur réputation, les trains suisses ont battu un record de ponctualité. Au cours du premier semestre 2025, le taux de régularité a atteint 94,5 %, soit + 0,7 point de plus par rapport à la même période en 2024.Le trafic a aussi atteint des sommets : 1,41 million de personnes ont emprunté chaque jour les trains des CFF (+ 4,8% par rapport au premier semestre 2024). La fréquentation est notamment portée par un trafic international qui a augmenté de 3,5 % (+ 6 millions de voyageurs environ) au premier semestre.En revanche, la situation financière reste « tendue » selon les CFF : « les coûts d’entretien élevés et la baisse des recettes du trafic marchandises grèvent le résultat semestriel, qui s’élève à 48 millions de francs suisses« . souligne le groupe. Et « l’endettement demeure élevé« .La situation CFF Cargo est plus particulièrement préoccupante. Le déficit d’environ 76 millions de francs suisses enregistré l’an dernier nécessite une réorganisation, expliquent les CFF. Les difficultés du transport combiné et des wagons isolés vont ainsi conduire à la suppression de 65 postes, dont une quarantaine dans le Tessin.
Contrat belge: le nouveau recours d’Alstom compromis
Mauvaise nouvelle pour Alstom. Le recours en annulation déposé par le français dans le cadre du « contrat du siècle » des chemins de fer belges, était une nouvelle fois présenté au Conseil d’Etat belge, cette fois en référé. L’auditeur en charge du dossier a recommandé le rejet du recours déposé par le constructeur. L’avis définitif de la haute juridiction, qui suit généralement celui de ses auditeurs, est attendu dans les jours à venir.
Alstom estime avoir été lésé dans la procédure d’adjudication de marché public lancée par la SNCB pour le renouvellement de sa flotte. En février, le contrat était attribué à la société espagnole CAF. Il porte sur la fourniture de la moitié du matériel roulant de l’opérateur d’ici 2032 soit 600 rames neuves, pour un montant estimé entre 1,7 et 3,4 milliards d’euros. La décision avait été suspendue par le Conseil d’État en avril pour « manque de transparence » mais maintenue le 23 juillet par la SNCB.
Alstom conteste la méthode d’évaluation, modifiée en cours de procédure, à son détriment et au bénéfice de l’espagnol. L’auditeur a considéré que les méthodes de calcul de la SNCB ne laissaient pas apparaître d’erreurs d’appréciation flagrantes dans les analyses de la candidature soumise par Alstom, ni de « violation avérée des conditions de concurrence ».
Le choix de CAF avait suscité de vives réactions de la part d’élus et de syndicats belges, inquiets pour l’emploi industriel. Alstom dispose en effet de deux centres d’excellence à Charleroi et d’un site de fabrication à Bruges (ex-Bombardier). Une trentaine de militants syndicaux s’étaient d’ailleurs rassemblés mardi matin devant le siège du Conseil d’État à Bruxelles.
Quatre associations belges se sont également associées au recours en annulation. Elles dénoncent l’implication de CAF dans les territoires occupés par Israël en Palestine en participant à l’extension du Jerusalem Light Rail, une ligne qui relie plusieurs colonies israéliennes en territoire palestinien.
Mercredi 3 septembre, une nouvelle audience était prévue devant les conseillers néerlandophones, concernant un deuxième recours en annulation, introduit cette fois par l’allemand Siemens.

Gares parisiennes : une forte attraction immobilière
Le marché immobilier de bureaux plébiscite les surfaces situées à moins de dix minutes des grandes gares de la capitale, à l’exception de celles du Nord et de l’Est, selon une étude publiée cet été.
Centrales, accessibles, animées. Les grandes gares occupent une place de choix dans l’offre de bureaux de la capitale. Les surfaces situées à moins de dix minutes à pied des trains de la SNCF, soit 2,9 millions de m² et un peu moins de 20 % du parc tertiaire de la capitale, sont particulièrement recherchées. « Elles peuvent favoriser le retour au bureau et le bien-être des salariés », souligne la nouvelle étude « Desk & the City », du cabinet de conseil en immobilier Newmark.
Leur attractivité est d’autant plus forte que les sites d’une superficie supérieure à 1 000 m² sont peu nombreux dans les quartiers de gare. Les espaces de bureaux neufs sont plus rares encore, contrairement au segment des surfaces de seconde-main, notamment situées à proximité des gares de Lyon-Bercy et de Montparnasse. Ils ne représentent que 14 % de l’offre immédiatement disponible.
Saint-Lazare, premier hub de la capitale
La concentration est particulièrement forte autour de la gare Saint-Lazare (1,1 million de m²), premier hub de la capitale devant celui de Lyon-Bercy (761 000 m²) et de la gare Montparnasse (556 000 m²). Le quartier de Saint-Lazare, où 41 % des bureaux sont antérieurs à 1930, est celui où l’activité locative est la plus soutenue. Il concentre 45 % du nombre de prises à bail de bureaux supérieurs à 1 000 m² recensées depuis 2015. Il totalise aussi la plus grande part du volume de transactions (42 %) devant Austerlitz (21 %), où pourtant, neuf opérations de plus de 5 000 m² ont été enregistrées depuis 2015, dont six des dix plus grands mouvements recensés près des grandes gares de la capitale.
Le quartier de Saint-Lazare est aussi celui où le profil des occupants est le plus varié : établissements financiers (Banque de France ou CIC), grands cabinets d’avocats (Gide Loyrette Nouel, Clifford Chance), industriels et luxe (Pernod Ricard, Chaumet, Hermès) et nouvelles technologies (Google, Fabernovel). Il concentre même à lui seul près de 70 % des sites de coworking existants près de grandes gares.
Le parc de bureaux de ces quartiers va encore s’agrandir grâce à la livraison de plusieurs opérations de création et de restructuration. Au total, les mises en chantier de projets de plus de 5 000 m² représentent près de 400 000 m² à livrer sur la période 2025-2028. Près de 60 % sont encore disponibles. Cette offre future est très limitée près de la gare Saint-Lazare et bien plus fournie près des gares de Lyon (« Messager », « Quarter », « Scope ») et de 3 Montparnasse (« Upper », « New Station », « Rythme »).
Les gares du Nord et de l’Est à la traîne
Plusieurs de ces développements vont bénéficier d’une voirie encore améliorée et d’une offre commerciale enrichie. Le projet « Gare de Lyon Côté Seine » prévoit ainsi la requalification de la rue de Bercy, incluant la création de nouveaux commerces et services d’ici 2028. Dans le secteur Austerlitz, le développement de 25 000 m² de commerces et l’ouverture d’un hôtel 4 étoiles ambitionne, d’ici la fin de 2027, de transformer le quartier en « futur hub urbain shopping, événementiel et festif ».
L’étude Newmark relève une autre particularité : la décorrélation entre la fréquentation des gares et l’intensité de leur activité locative. Illustration avec le quartier des gares du Nord et de l’Est. Plus grand hub de transport d’Europe, sur ces dix dernières années, il représente moins de 10 % des volumes achetés ou loués autour des sept grandes gares parisiennes.

Les 200 ans du rail anglais célébrés en grande pompe
Les Britanniques n’ont pas attendu la date officielle du 27 septembre pour lancer les festivités célébrant les 200 ans du train au Royaume-Uni. En ce jour de 1825, la locomotive à vapeur n° 1 de George Stephenson va parcourir 42 kilomètres entre Shildon, Darlington et Stockton, transportant des centaines de passagers, acclamés sur tout le parcours par une foule de curieux dont des ouvriers bénéficiant d’un jour férié pour l’occasion. C’est le démarrage d’une activité ferroviaire réservée jusque-là aux marchandises.
Depuis janvier, cet anniversaire est célébré au fil de plus de 354 manifestations, dans tout le pays, souvent organisées par des associations de bénévoles amoureux du train : expositions temporaires, journées portes ouvertes, visites guidées, concours de photos, poésie, maquettes, ou d’histoires sur des voyages en train ou les gares qui les ont jalonnés.
Alstom en première ligne
Le 1er août, le site Alstom de Derby a répondu à l’appel de Railway 200, le comité organisateur des célébrations, avec un événement sans précédent. Pendant trois jours, près de 40 000 personnes ont réservé leur place pour découvrir plus de 140 véhicules ferroviaires, soit le plus grand rassemblement mondial de trains historiques et modernes jamais organisé. Six jours plus tard, la filiale britannique du groupe français a accueilli la première marche des fiertés au monde à bord d’un train. Un cortège mené par des artistes drag a salué « l’engagement de l’industrie ferroviaire en faveur de la diversité, de l’équité et de l’inclusion ». Les trains Avanti West Coast et Elizabeth Line sont apparus à Derby avec des livrées « Pride » créées pour l’événement. Les participants ont aussi pu embarquer à bord d’un train Aventra de classe 345, qui dessert habituellement les passagers de la ligne Elizabeth, en pleine transformation à Londres, revenu chez Alstom pour le week-end.
Des décennies d’actualités
La campagne nationale britannique de célébration est aussi l’occasion de retracer les grandes dates de l’histoire du chemin de fer outre-Manche : la première tête couronnée à monter à bord en 1841, le premier ticket papier (1842), l’introduction d’un service de repas à bord (1879). En 1900, les premiers trains électriques font leur apparition avant d’être balayés par le diesel, 50 ans plus tard. En 1913, le premier syndicat national des cheminots voit le jour. Un premier record de vitesse, à 203 km/h tombe en 1938. Le tunnel sous la Manche est percé en 1990. Quatre ans plus tard, la privatisation du rail britannique est votée, avant de se terminer par une renationalisation l’an dernier.
En racontant 200 ans de chemin de fer, Railways 200 compte susciter l’intérêt de la prochaine génération en invitant les jeunes de tous horizons à envisager une carrière dans le rail. L’association espère également attirer davantage de bénévoles vers les chemins de fer historiques qui en comptent déjà des milliers.

Ligne 14 de la région Grand Est : premiers recrutements
La reprise du trafic de la ligne ferroviaire Nancy-Mirecourt-Vittel-Contrexéville entre dans une phase-clé. La région Grand Est et Nova 14, le consortium regroupant NGE Concessions, Transdev et la Banque des Territoires, lancent une première phase de recrutements destinée à former et à recruter 24 postes d’ouvrier polyvalent de travaux publics. Elle se déroulera du 26 août au 9 octobre 2025 lors d’informations collectives et de salons de l’emploi.
Au total, les travaux menés par NGE, mobiliseront, au pic du chantier, jusqu’à 300 personnes, dont 24 en insertion professionnelle dès 2025. À terme, 65 emplois pérennes seront créés pour l’exploitation qui sera assurée par Transdev.
Partiellement fermée à la circulation depuis 2016, la ligne 14 fera l’objet d’une réouverture grâce à un investissement de 150 millions d’euros, porté par la Région Grand Est (concédante) et la société de projet concessionnaire, Nova 14. À horizon 2027-2028, elle assurera 30 allers-retours quotidiens permettant de relier douze gares sur 75 km de voie régénérée, avec un temps de trajet de 1h10 entre Nancy et Contrexéville. Près de 500 000 voyageurs sont attendus chaque année.
300 personnes mobilisées sur le chantier
Mirecourt accueillera dès 2027 un centre de maintenance et de remisage moderne construit par NGE, quatrième acteur du BTP en France, afin d’assurer la fiabilité des trains. Doté de 1 500 m² de remisage, 300 m² de panneaux photovoltaïques et d’un poste de commande centralisé, il accueillera les bureaux des 65 salariés de la phase exploitation.
Les premiers recrutements donneront la priorité à un public dit en « insertion professionnelle » qui sera formé durant six semaines grâce à un dispositif financé par France Travail. À la fin de ce contrat, une proposition de CDI leur sera faite, soit par la collectivité, soit par d’autres entités de NGE en France. Le groupe possède son propre centre de formation, notamment pour apprenti, habilité à délivrer des titres professionnels reconnus par l’État.

« Bloquons tout » : la CGT cheminots rejoint la mobilisation du 10 septembre
A l’issue de son comité confédéral de la semaine passée, la CGT appelle finalement les cheminots à « participer massivement » à la grève du 10 septembre, dans le cadre de l’appel au blocage suite aux annonces budgétaires, mi-juillet, de François Bayrou [qui joue sa confiance le 8 septembre devant le Parlement]. Pour rappel, Sud Rail avait appelé dès le 21 août à rejoindre le mouvement de grève du 10 septembre, né sur les réseaux sociaux. La CFDT cheminots et l’Unsa ne s’y associent pas.
La CGT cheminots n’a en revanche pas encore clairement indiqué ses intentions pour la journée intersyndicale du 18 septembre. L’Unsa appelle à la grève ce jour-là. Du côté de la RATP, les quatre syndicats majoritaires (CGT, FO, Unsa Mobilités et la CFE-CGC) appellent à rejoindre le mouvement intersyndical du 18 septembre.

Chat miauleur dans un TGV : le contrôleur qui a verbalisé avait raison
Face à un chat, la SNCF a toujours tort. Et parfois c’est particulièrement injuste. Les amoureux des félins, largement suivis par les médias, ont ainsi pris pour argent comptant la version d’une voyageuse verbalisée le 21 août dans un TGV Vannes-Paris parce que son chat miaulait. Contestant son PV de 110 euros, elle a gagné l’appui des réseaux sociaux en critiquant les contrôleurs et la méchante SNCF.
Sauf que c’est une toute autre histoire que rapporte quelques jours après le Télégramme, qui a été contacté par deux personnes ayant assisté à la scène. Choquées par l’attitude de la voyageuse décrite comme « absolument odieuse », elles évoquent « des faits bien différents de ceux qui ont été décrits ».
Ainsi, raconte l’une d’elles au journal breton, cette voyageuse «est montée à Vannes et les contrôleurs sont intervenus aux environs de Rennes, soit une heure après. Le chat n’a pas arrêté de miauler plus ou moins fort toutes les cinq secondes environ sans qu’elle essaye de faire quoique ce soit pour l’en dissuader. Comme couvrir son panier avec un tissu par exemple (…) Un jeune homme et son amie sont allés lui parler calmement pour essayer de désamorcer la situation. Ils se sont fait rembarrer par cette personne sous prétexte qu’elle était en règle et qu’ils n’avaient qu’à mettre des écouteurs si le bruit les dérangeait. Quel culot ! », racontent les témoins
L’autre voyageur témoin poursuit : « les agents de la SNCF ont été poussés à cette verbalisation par son attitude insultante et grossière, refusant toutes les propositions faites et refusant de présenter ses papiers (…). Les contrôleurs ont été très professionnels et très calmes ». Et elle ajoute : « C’est trop facile de se faire passer pour une victime! ».
La SNCF a aussi recueilli des témoignages similaires, dont l’un se dit «scandalisé par la couverture médiatique de faits non vérifiés » et fait part de « demandes très polies (et après une heure à supporter les miaulements incessants) d’un passager de faire quelque chose contre les miaulements intempestifs ». La propriétaire du chat lui a alors répondu : « mettez des écouteurs » et « ferme ta gueule », ce qui a conduit plusieurs passagers à aller voir le contrôleur.
Ces témoignages confirment la version de SNCF Voyageurs qui expliquait que, si la propriétaire du chat avait en effet payé la place de son animal et le transportait conformément aux règles dans une caisse, elle avait refusé de changer de place comme les contrôleurs le lui proposaient, suite aux plaintes de plusieurs voyageurs qui étaient assis à côté d’elle. « Il ne s’agit de toute évidence pas d’une verbalisation parce que le chat miaulait (ce qui n’est pas un motif de régularisation). C’est en réalité parce qu’à la suite de plaintes de nombreux voyageurs auprès des chefs de bord ainsi que de vives tensions entre cette voyageuse et d’autres clients, nos chefs de bord lui ont proposé d’être replacée dans la voiture d’à côté où il y avait de nombreuses places vides, une solution de savoir-vivre qu’elle a malheureusement refusé. Cette solution simple aurait pourtant permis d’apaiser les tensions entre elle et les autres clients, d’assurer le confort de tous les voyageurs, d’elle-même et de son chat », souligne la compagnie. Une amende a donc finalement été dressée pour trouble à l’ordre public, comme le prévoit le règlement.
SNCF Voyageurs a toutefois indiqué avoir pris contact avec la voyageuse pour s’entendre avec elle et éteindre la polémique. Certains témoins visiblement très remontés ont fait part de leur souhait que « l’amende ne soit pas annulée« .

Davantage de trains longs sur le RER A tous les soirs de la semaine
À partir du 1er septembre, plus de « trains longs » circuleront le soir sur le RER A, la ligne la plus fréquentée du réseau des transports franciliens avec 1,3 million de voyageurs quotidiens. Une demande de l’autorité des transports Ile-de-France Mobilités (IDFM), suite aux réclamations des usagers et de leurs représentants exaspérés par les trains bondés, même après l’heure de pointe. La RATP et Transilien SNCF qui se partagent l’exploitation de la ligne vont donc augmenter le nombre d’ « US » (unités doubles) tous les jours de la semaine : du lundi au mercredi jusqu’à 23 heures, le jeudi jusqu’à la fin de service.
Jusqu’à présent, les trains longs qui peuvent accueillir 2 600 passagers (deux fois plus capacitaires que les trains courts, les « unités simples ») étaient utilisés en soirée uniquement les vendredis, samedis et veilles de jours fériés ainsi que de la troisième semaine de juillet à fin août et pendant les fêtes de Noël.
Par ailleurs, la gare de Neuilly-Plaisance sera désormais systématiquement desservie, soit 38 trains supplémentaires par jour pour les voyageurs de cette gare de Seine-Saint-Denis. Située sur la branche Nord de la ligne, elle a vu le nombre de voyageurs passer de 5,9 millions à 6,2 millions par an entre 2019 et 2023. La ligne A dessert le cœur de Paris, le quartier de la Défense ainsi que les villes nouvelles de Cergy-Pontoise et de Marne-la-Vallée.