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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

UIC Highspeed reprogrammé à la mi-2022 à Pékin
Déprogrammé dès le début de la pandémie de Covid-19, le onzième Congrès mondial de la grande vitesse ferroviaire vient d’être reprogrammé du 28 juin au 1er juillet 2022, soit presque exactement deux ans après la date initialement prévue. Et le lieu reste le même : à Pékin, au National Railway Test Center.
Cette prochaine édition de UIC Highspeed est organisée par l’Union internationale des chemins de fer (UIC), China State Railway Group, Co., Ltd. (CR) et sa filiale China Academy of Railway Sciences Corporation Limited (CARS), « en collaboration avec toutes les parties impliquées dans le transport ferroviaire à grande vitesse dans le monde ». Le thème de ce onzième congrès sera : « Des solutions intelligentes pour un nouveau monde ».
Plus de 3 000 participants sont attendus au congrès UIC Highspeed 2022, qui comprendra, outre des sessions, une exposition et des visites techniques.

Commande « historique » d’Amtrak à Siemens
Pour ses 50 ans, Amtrak s’offre une cure de jouvence en commandant 73 trains du nouveau type Venture à Siemens Mobility, pour qui il s’agit du plus important marché jamais attribué en Amérique du Nord, avec une valeur de 3,4 milliards de dollars (2,9 milliards d’euros). Outre la conception et la fabrication de ces trains, le marché en comprend également la maintenance (y compris l’assistance technique, les pièces de rechange et les livraisons). Et si nécessaire, le marché peut compter jusqu’à 140 trains de plus, ainsi que d’autres contrats de maintenance.
Avec ce nouveau matériel roulant, dont la livraison devrait s’étaler de 2024 à 2030, les trains classiques d’Amtrak vont véritablement passer du XXe au XXIe siècle en mettant en oeuvre la traction hybride à batteries ou bimode (le réseau ferré américain est peu électrifié, une fois sorti du corridor nord-est entre Washington, New York et Boston), mais aussi la maintenance prédictive et le suivi en temps réel…
Ces trains sont destinés au corridor nord-est, ainsi qu’à plusieurs dessertes subventionnées de service public (notamment dans le Maine, le Massachusetts, l’Etat de New York, la Caroline du Nord, l’Oregon, le Vermont, la Virginie et l’Etat de Washington), dans une perspective de hausse de la fréquentation de ces dessertes. Ce matériel roulant sera particulièrement communiquant, avec le wifi, une télésurveillance et la possibilité d’effectuer des diagnostics pour en améliorer la fiabilité. Ces fonctions permettront à Amtrak de tester et de développer de nouvelles technologies, tout en introduisant de nouveaux concepts de maintenance en vue d’augmenter la disponibilité et de réduire les coûts à long terme. En outre, ces trains offriront des sièges « plus confortables », des prises électriques et USB individuelles, un éclairage « amélioré » et de fenêtres panoramiques. Une restauration « contemporaine » sera proposée, y compris une option self-service, ainsi qu’un système d’informations voyageurs « le plus moderne », un système numérique de réservation de sièges et des écrans de navigation. Ces trains ont été conçus « en tenant compte des dernières normes de santé et de sécurité » et disposent d’un système de ciimatisation et de chauffage « moderne », d’équipements sans contact dans les toilettes et de marchepieds automatiques. De plus, ces trains devront respecter les dernières normes d’accessibilité d’Amtrak, avec des systèmes auditifs inductifs, des toilettes aux normes, des intercirculations et des espaces de restauration adaptés, ainsi que des ascenseurs pour les passagers à mobilité réduite, y compris les utilisateurs de fauteuils roulants. Les trains seront enfin conformes aux dernières directives et normes de sécurité passive.
Buy America Act oblige, les trains seront fabriqués dans l’usine de production nord-américaine de Siemens Mobility à Sacramento (Californie), en conformité avec les exigences actuelles de la Federal Railroad Administration (FRA).
P. L.
Des syndicats de la SNCF réagissent à la mise en examen pour meurtre de deux agents de la Suge
Deux agents de la Suge -la police du rail- ont été mis en examen pour meurtre après avoir abattu de plusieurs balles, le 30 juin, un homme armé d’un couteau à Ermont-Eaubonne dans le Val-d’Oise. La scène filmée, qui montre un homme menaçant un groupe d’enfants défendu par ces agents, a été largement diffusée sur les réseaux sociaux.Les faits sont d’une rare gravité et le chef d’accusation plus lourd que celui requis par le parquet demandant la qualification des faits en « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Mais « c’est la procédure normale« , a déclaré à l’AFP le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun. « On aurait préféré ce chef d’inculpation, mais c’est relativement normal du point de vue du droit« , a reconnu de son côté Frédéric Fournier, de l’Unsa-Ferroviaire.Les syndicats relèvent surtout que les deux agents de la Suge ont été laissés libres sous contrôle judiciaire. « Une mesure judiciaire allégée » au regard des faits, souligne Frédéric Fournier, qui y décèle « un regard bienveillant par rapport aux poursuites« .
La grève évitée pour Ouigo
Les syndicats de la SNCF, qui avaient appelé à la grève ce week-end sur les lignes des TGV à bas prix Ouigo, ont annoncé hier la levée des différents préavis après l’obtention notamment d’une prime pour les contrôleurs. Le trafic des Ouigo sera par conséquent « quasi normal » ce week-end, a indiqué à l’AFP la direction de la SNCF, qui dit avoir pris des « engagements significatifs » auprès des syndicats, « permettant de lever les inquiétudes des agents« .
Selon les syndicats, la direction a notamment accepté de verser en juillet une prime de 370 euros aux contrôleurs et agents sédentaires de Ouigo et de revaloriser à compter du 1er juin une indemnité mensuelle versée aux contrôleurs (qui passera de 50 à 80 euros).

Un vote pour le design du MI20 francilien
Île-de-France Mobilités (IDFM) a dévoilé, le 1er juillet, les premières images du design des futures rames MI20 du RER B. Trois propositions ont été faites pour la face avant et les éléments du design intérieur, sur lesquelles les Franciliens sont invités à se prononcer jusqu’au samedi 31 juillet minuit sur un site internet prévu à cet effet.
Rappelons que ces rames MI20, ont été commandées au Groupement Alstom (mandataire, en tant que repreneur de Bombardier Transport) / CAF et seront exploitées par la RATP et Transilien SNCF. Une caractéristique de ce matériel roulant, dont la longueur totale atteindra 104 m (comme les rames MI79 et MI84 actuelles), sera de comporter sept voitures courtes, alternativement à deux et un niveau. Le MI20 offrira 345 places assises, soit environ 20 % de plus que les rames rénovées actuelles, et 1 070 places au total, soit un gain d’environ 35 % de capacité à longueur égale. L’accent a été mis sur l’accessibilité, la climatisation, la vidéo-protection (avec transmission des images), ainsi que l’installation de prises USB et de nombreux écrans d’information.

Trois propositions différentes de design intérieur (sièges, éclairage sous voussoirs, préhension en plateforme et tapis de sol) « Les premières esquisses ont été présentées aux associations d’usagers », indique le communiqué commun IDFM, RATP, SNCF, Alstom et CAF, qui ajoute que le design des futurs MI20 choisi par les Franciliens sera présenté à la rentrée 2021. Selon la même source, la livraison de la première rame du RER B est prévue dès fin 2025, les dernières étant attendues fin 2030.

Laurent Bouyer prend la présidence de Siemens Mobility France
Laurent Bouyer, qui était président de Bombardier Transport pour la France et le Benelux avant le rachat du constructeur ferroviaire par Alstom au début de l’année, a été nommé à la présidence de Siemens Mobility France, a annoncé le 1er juillet le conglomérat allemand Siemens. Agé de 50 ans, Laurent Bouyer « portera notamment la croissance des activités d’automatismes ferroviaires et de métros automatiques dont les centres d’excellence mondiaux pour le groupe Siemens sont basés en France, à Châtillon (Hauts-de-Seine) et à Toulouse« , a-t-il précisé dans un communiqué.
Siemens Mobility Group –la branche ferroviaire de Siemens– a notamment construit en France les métros automatiques VAL de Lille, Toulouse, Rennes, Orly et Roissy, et achève actuellement la deuxième ligne du réseau de Rennes. L’entreprise emploie 750 personnes en France.
« L’ouverture du marché ferroviaire français à la concurrence va entraîner de nouvelles opportunités commerciales importantes pour Siemens Mobility France. Grâce à sa connaissance approfondie de l’industrie ferroviaire et de ses acteurs, Laurent Bouyer est bien placé pour accélérer (sa) croissance (…) en France« , a relevé le directeur général de l’entreprise, Michael Peter, cité dans le communiqué.

Turbulences (pour le moment) limitées à la SNCF
L’ambiance se tend à la SNCF. Après un mouvement social le 21 juin en Ile-de-France, plusieurs appels à la grève se sont succédé à la SNCF : le premier, demain à l’appel de la CGT-Cheminots, puis les 3 et 4 juillet, en plein week-end de grands départs, chez l’opérateur Ouigo par trois autres syndicats. L’appel à la mobilisation lancée par la CGT-Cheminots pour réclamer une hausse générale des salaires, des embauches et de «réelles négociations pour un statut social de haut niveau», ne devrait toutefois pas être très suivi. La journée du 1er juillet s’annonce en effet quasiment normale pour les voyageurs, que ce soient pour les longues distances ou les trains du quotidien, selon la SNCF. Seules les régions Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie verront leurs plans de transport « adaptés« .
Côté Ouigo, il est encore tôt pour faire un pronostic sur les conséquences de l’appel à la grève très catégorielle lancé par l’alliance inhabituelle Unsa-Ferroviaire CFDT-Cheminots et SUD-Rail. Les trois syndicats protestent contre des «conditions de travail dégradées» et demandent plus de «reconnaissance» et une revalorisation salariale.
Alors que les vacances d’été devraient sonner l’heure de la grande reprise pour les transports longues distances, elles s’annoncent donc aussi sous le signe des turbulences. L’image de l’opérateur historique, qui ploie sous les pertes (3 milliards en 2020), risque encore d’être écornée.
En interne, on estime que les salariés se montrent surtout inquiets par la perspective de l’ouverture à la concurrence qui va devenir effective très prochainement. La Région Sud en particulier devrait désigner avant la fin août le ou les nouveaux opérateurs des deux premiers deux lots qu’elle ouvre à la concurrence. Si c’est la SNCF qui remporte un lot, elle devra alors créer une société dédiée pour exploiter les lignes. Comme elle devra le faire à chaque fois qu’elle remportera un contrat dans n’importe quelle région. C’est une des obligations imposées par les autorités organisatrices qui demandent de la transparence et estiment qu’elles seront alors mieux en mesure de contrôler l’ensemble des ressources affectées à l’exploitation des lignes.
Mais ces changements à venir créent des interrogations à l’intérieur de la SNCF. Les salariés se demandent quelles seront leurs conditions de travail au sein de ces nouvelles filiales (qui seront des SA, filiales de la SA SNCF Voyageurs), commente un dirigeant de l’entreprise. Selon lui, le salarié de la SNCF conservera tous ses avantages (salaire, parcours professionnel…) à une exception près : dans le cadre d’une entreprise dédiée, il verra forcément ses conditions de travail évoluer, l’organisation du travail ne pouvant plus être la même dans une petite entreprise.
A cela s’ajoute une autre crainte très partagée : l’avenir des facilités de circulation, qui fait actuellement l’objet d’un audit gouvernemental dans le cadre de l’ouverture à la concurrence. Un dossier brûlant de plus dont se serait bien passée la direction qui cherche aujourd’hui avant tout à reconquérir les voyageurs. Et qui s’attend -pour le moment- à faire mieux cet été que l’été dernier au cours duquel la SNCF avait transporté 85 % de son trafic estival habituel.
Marie Hélène Poingt

Nantes Métropole commande 12 trams Citadis de plus à Alstom
Un an après avoir choisi le Citadis d’Alstom, Nantes Métropole a passé à Alstom une commande supplémentaire portant sur 12 tramways, qui porteront la commande à 61 unités, pour un montant total de « près de 217 millions d’euros », selon leur constructeur.
La livraison de la première de ces trams, qui représentent la quatrième génération pour Nantes depuis 1985, est prévue fin 2022.

Premier succès pour CARE, l’association qui veut faire gagner en compétitivité la filière industrielle ferroviaire
Un an après son lancement officiel, CARE (pour « Compétitivité, Accompagnement, Rail, Emploi ») engrange son premier succès : dans un courrier du 15 juin, Xavier Bertrand a fait savoir à l’association qu’il cofinancerait trois nouvelles « grappes » de PME-PMI (chaque grappe regroupant six entreprises) dans sa région entre 2021 et 2022. Cette décision du président des Hauts-de-France intervient après une première opération-pilote de CARE animée par Alstom avec l’AIF ( (Association des Industries Ferroviaires des Hauts-de-France) auprès de six équipementiers régionaux. Xavier Bertrand, qui vient d’être réélu à la tête de sa région, prévoit une aide de 243 000 euros pour aider ces nouvelles grappes d’entreprises, auxquels s’ajouteront d’autres contributions. Le but étant d’accompagner pendant un an ces entreprises pour améliorer leurs performances industrielles.
Rappelons que CARE regroupe la plupart des grands donneurs d’ordres et les organisations professionnelles du secteur ferroviaire français avec l’objectif de renforcer la qualité industrielle de la filière en la rendant plus compétitive dans les toutes prochaines années. Autrement dit de lui donner les moyens de rester dans la course face aux industriels indiens, polonais, tchéques, voire allemands, qui disposent d’atouts de taille dans ce marché très concurrentiel. Faute de quoi nombre d’entre elles, y compris les plus pertinentes, pourraient disparaître alors que la filière française compte 1300 fournisseurs.
L’association a identifié au total 18 grappes d’entreprises à aider prioritairement, en partenariat avec les régions. Ce qui représente 108 entreprises et quelques milliers d’emplois.
Concrètement, un expert indépendant sera mandaté dans les PME retenues pour déterminer de nouveaux process permettant d’améliorer la performance industrielle (délais de livraison, qualité des pièces fournies, conditions de travail, gestion des compétences.. ). L’objectif étant de gagner de 10 à 20 % de productivité. « Nous nous sommes inspirés de l’association Space France, qui développe des projets communs dans le secteur aéronautique et spatial et bâtit des plans d’actions pour atteindre un haut niveau de performances industrielles requis sur les marchés mondiaux. Nous nous sommes dit : Pourquoi ne pas faire un Space ferroviaire ? Nous avons alors noué des liens avec eux« , raconte Jean-Pierre Audoux, le président de CARE, et ancien délégué général de la FIF (Fédération des industries ferroviaires).
Le principe repose sur un co-financement pour aider les PME : la région paye 50 % des coûts, tandis que les 50 % restants sont pris en charge pour les trois quarts par CARE et les donneurs d’ordre (Alstom, CAF et SNCF Voyageurs) et pour le reste par la PME elle-même.
Selon Jean-Pierre Audoux, il y a urgence à agir. « Nous avons 2 ou 3 ans devant nous pour réagir et inverser la tendance« .
D’autres régions devraient suivre, comme Auvergne-Rhône-Alpes, Pays de Loire ou Nouvelle Aquitaine.Marie-Hélène Poingt
