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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

Waze signale désormais les passages à niveau
L’application de guidage routier Waze a dévoilé le 20 août une nouvelle fonctionnalité permettant d’afficher les quelque 15 000 passages à niveau du réseau aux conducteurs qui utilisent l’application. En France, ils représentent plus de 14 millions de conducteurs et conductrices.À l’approche d’un passage à niveau, une bannière apparaîtra automatiquement sur l’application afin de mettre en évidence la zone de danger, et d’encourager l’utilisateur à s’en approcher avec prudence.En France, plus d’une centaine de collisions se produisent chaque année, selon les chiffres de la Sécurité routière, malgré les efforts de toutes les parties prenantes pour réduire ce nombre. Ces accidents sont en grande majorité la conséquence d’infractions au Code de la route.Pour installer la nouvelle fonctionnalité de sécurité, Waze s’est appuyé sur les données fournies en open data par SNCF Réseau mais aussi sur l’équipe innovation du 574 Centre Ouest, l’une des « maisons du digital » de la SNCF. Les utilisateurs de Waze jouent également un rôle en confirmant la présence des PN en arrivant sur place et en signalant d’éventuels événements.
La SNCF affiche un bilan estival moins mauvais que prévu
La politique de petits prix mise en place par la SNCF et la possibilité de se faire rembourser (ou échanger) gratuitement et sans condition son billet jusqu’à la fin août (un dispositif finalement prolongé jusqu’au 1er novembre, a-t-elle annoncé le 26 août) ont sans doute permis à la compagnie ferroviaire d’afficher un bilan estival moins mauvais que prévu : en juillet et en août, 16 millions de personnes auront été transportées par TGV –dont 4 millions les trains à bas coût Ouigo– et 2 millions avec les Intercités, a indiqué Christophe Fanichet dans un entretien à l’AFP. Selon le PDG de SNCF Voyageurs, la fréquentation est en baisse est de 15% par rapport à l’an dernier, quand la direction craignait plutôt -20%.
Côté TER (qui ne comprennent pas les Transilien), entre 2 et 3 millions de personnes ont été transportées. « On a retrouvé trois voyageurs sur quatre dans les TER« , constate le dirigeant.
Quant aux relations internationales, « on est entre -60 et -80% », l’Angleterre (avec Eurostar) étant la destination la plus touchée par la crise », déplore-t-il.
Christophe Fanichet évoque aussi ses « incertitudes » sur la rentrée. « Comment est-ce que les Français vont reprendre les transports du quotidien?« , interroge-t-il. « Aujourd’hui, je n’ai pas d’indicateur qui me permette de le voir« .
La visibilité est également faible sur les voyages professionnels. « Sur le mois de septembre, les chiffres de réservation sont très bas alors qu’il y a beaucoup de place et que les trains circulent« , poursuit-il
La SNCF réfléchit à de nouvelles formules d’abonnements pour les télétravailleurs qui ne prendraient le train que deux fois par semaine, comme la région PACA vient de le décider pour ses TER.

Inauguration de la Route 2020 du métro de Dubaï
La Route 2020 du métro de Dubaï a été inaugurée en juillet. Chiffré à 2,6 milliards d’euros, ce projet de nouvelle ligne a été lancé en juillet 2016 et exécuté par le consortium Expolink, composé d’Alstom (chef de file) et d’ACCIONA et Gülermak. En correspondance avec la Ligne rouge, la nouvelle ligne de 15 km, dont 11,8 km en surface et 3,2 km en souterrain, compte sept stations et dessert le site de l’Exposition Universelle.
Dans le cadre du consortium, Alstom était chargé de l’intégration de l’ensemble du système de métro, qui comprend 50 rames Metropolis (cinq voitures, 85,5 m, 696 voyageurs) construites à Katowice (Pologne), l’alimentation électrique, le système de communication, la signalisation, le système de contrôle automatique des billets, les travaux de voie, les portes palières et une garantie de trois ans couvrant l’ensemble du système.

Mise en service de la phase 4 de la ligne 3 du métro du Caire
Alstom annonce avoir fourni, testé et mis en service la phase 4 de la ligne 3 du métro du Caire, qui compte 10 stations de Heliopolis à Adly Mansour. Abdel Fattah Al Sissi, Président de l’Égypte, Mostafa Madbouly, Premier ministre, et Kamel El Wazir, ministre des Transports, ont inauguré la ligne en présence d’Essam Wally, président de la NAT (National Authority for Tunnels), et de Mena Azer, directeur de projet d’Alstom Égypte. En 2015, la NAT avait attribué à un consortium mené par Alstom un contrat prévoyant la conception, la fabrication, l’installation, l’essai / la mise en service du système et sous-système, la formation, ainsi que la maintenance des systèmes de signalisation (Urbalis), de télécommunication et de contrôle centralisés pour la Phase 4A de la ligne 3 du métro du Caire. À la même date, Alstom, en tant que membre du Consortium G3 Power Supply, avait obtenu de la NAT un contrat pour la conception, la fourniture, l’installation, l’essai, la mise en service, la formation et la maintenance du système de traction électrique (postes de redressement, postes d’éclairage et électriques & structures annexes et salles de commutation). Puis en novembre 2017, la joint-venture égyptienne d’Orascom et Arab Contractors, en tant que maître d’œuvre de la Phase 4B, a confié à Alstom un contrat de sous-traitance pour développer la ligne 3 du Métro du Caire avec quatre stations supplémentaires et une révision majeure.

Un conseil ministériel pour le développement et l’innovation dans les transports
Le 28 juillet, Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué chargé des Transports, a installé le conseil ministériel pour le développement et l’innovation dans les transports qui réunit les principales fédérations et entreprises du secteur – fabricants de matériel de transports et exploitants, Régions de France, ainsi que plusieurs parlementaires.
Cette instance d’échanges a vocation à « structurer les démarches de développement et d’innovation ainsi que la politique industrielle du secteur des transports, en s’appuyant sur le savoir-faire et l’excellence technologique de ses entreprises, grands groupes et PME/ETI ». Elle aura notamment pour mission de « tenir compte des enjeux territoriaux, grâce à une association de parlementaires et de collectivités locales ; plus largement elle veillera à la cohérence des travaux de la filière au niveau français avec l’agenda européen et international de la France, dans le contexte des plans de relance français et européen et dans la perspective de la présidence française de l’Union européenne début 2022 ».
Une échéance qui n’a pas échappé à la nouvelle instance est que 2021 a été décrétée « année européenne du rail », ce qui donnera lieu à une réunion des ministres européens en septembre.
P. L.

Le directeur général d’Eurostar retourne chez Arriva
Mike Cooper a annoncé sa démission du poste de directeur général d’Eurostar, a indiqué aujourd’hui la SNCF dans un communiqué. Cette dernière, qui détient 55 % de la compagnie ferroviaire transmanche (aux côtés de Patina Rail LLP 40 % et de la SNCB 5 %) annonce avoir déjà « identifié un successeur ». Il sera nommé lors d’un conseil d’administration qui aura lieu dans les prochains jours, ajoute-t-elle.
Mike Cooper, qui avait pris ses fonctions chez Eurostar en mars 2018 va rejoindre en octobre Arriva, une filiale de la Deutsche Bahn, pour en prendre la direction. Avant d’arriver à Eurostar, il avait déjà travaillé pour Arriva, où il avait occupé le poste de directeur général adjoint, chargé des Chemins de fer, bus et tramways de 13 pays.
Eurostar a été particulièrement touchée par la crise du coronavirus et continue de subir de plein fouet ses effets, notamment après la décision de Londres d’imposer une quatorzaine aux voyageurs venant de France. « La compagnie a dû réduire son plan de transport presque de moitié et adapter ses circulations », a indiqué à l’AFP la SNCF. Elle n’offre plus en moyenne que quatre allers-retours quotidiens entre Londres et Paris et deux entre Londres et Bruxelles.
Selon Les Echos, la crise a aussi eu pour effet de décaler le calendrier prévu pour fusionner Eurostar et Thalys, une société également contrôlée à hauteur de 60 % par la SNCF.
M.-H. P.

La région Sud lance un abonnement transport spécial télétravail
Tirant les enseignements des nouveaux comportements en cours depuis la crise sanitaire et souhaitant relancer la fréquentation dans ses TER, la région Sud a décidé de créer pour la rentrée un nouveau pass spécialement conçu pour les salariés qui recourent au télétravail. Elle propose un abonnement mensuel permettant d’effectuer au choix 20 ou 30 trajets entre son domicile et son travail. Pour 30 trajets le prix du « pass Zou Télétravail » est réduit de 70 % par rapport au plein tarif et pour 20 trajets de 60 %.

La Deutsche Bahn enregistre des pertes historiques
En raison de la crise sanitaire, Deutsche Bahn (DB) a enregistré au premier semestre une perte historique de 3,7 milliards d’euros (après impôts). Un record depuis 1994, l’année ou la compagnie ferroviaire allemande avait été transformée en société de droit privé. La DB, devrait terminer l’année dans le rouge avec 3,5 milliards de pertes et évalue le coût de la crise sanitaire entre 8 et 10 milliards.
« Le virus a freiné brutalement une belle croissance et a plongé la DB dans la plus grave crise financière de son histoire », a commenté Richard Lutz, le président de la compagnie. Selon les données publiées par la direction, le chiffre d’affaires a chuté entre janvier et juin de 12% à 19,4 milliards. Sur l’année, la direction table sur 35 milliards de CA contre 44 en 2019, bien que les prévisions soient encore « très aléatoires », selon Richard Lutz.
La fréquentation avait tout juste retrouvé, début août, la moitié de son niveau d’avant la crise
Ces résultats s’expliquent notamment par la décision du gouvernement Merkel d’assurer 90% des trains au plus fort de la crise malgré une très faible fréquentation. Les trains ont circulé pratiquement à vide (10 à 15% du trafic habituel). Le nombre de voyageurs s’est effondré de 37% au premier semestre et la fréquentation avait tout juste retrouvé, début août, la moitié de son niveau d’avant la crise.
La direction ne renoncera pas pour autant à son programme d’investissements et à son plan d’embauche. La DB a investi 2,8 milliards au premier semestre et a engagé 19.000 personnels, un autre record dans l’histoire de l’entreprise.
Christophe Bourdoiseau,
à Berlin

Feu vert européen pour l’acquisition de Bombardier Transport par Alstom
Le 31 juillet, à la grande satisfaction d’Alstom et de Bombardier, la Commission européenne a autorisé le projet d’acquisition de la division Transport du second par le premier. Mais sous condition d’un respect des engagements proposés par Alstom trois semaines auparavant :
– « Un transfert de la contribution de Bombardier Transport à la coopération sur le train à très grande vitesse V300 ZEFIRO et une offre des licences portant sur la propriété intellectuelle à Hitachi, concernant le train développé conjointement par Hitatchi et Bombardier Transport pour utilisation dans le cadre des futurs appels d’offres pour des trains à très grande vitesse au Royaume-Uni » ;
– « La cession du Coradia Polyvalent d’Alstom et du site de production de Reichshoffen », point particulièrement sensible en France ;
– « La cession du Bombardier TALENT 3 et des installations de production correspondantes situées sur le site de Hennigsdorf en Allemagne » ;
– « La fourniture d’accès à des tiers à certaines interfaces et à certains produits des différentes unités de signalisation embarquée et des systèmes de gestion du contrôle des trains (TCMS) de Bombardier Transport ».Ces cessions « seront réalisées en conformité avec tous les processus sociaux en vigueur et en respectant les consultations avec les instances représentatives du personnel », a précisé Alstom. Mais le feu vert de la Commission européenne ne signifie pas que tous les obstacles sont levés : le projet d’acquisition, dont la finalisation « est prévue pour le premier semestre 2021 », reste soumis « à d’autres approbations réglementaires de plusieurs autres autorités et aux conditions de finalisation habituelles », rappelle Alstom.
P. L.

Liberty Steel choisi pour reprendre l’usine de Hayange et l’aciérie Ascoval
Inaugurée en 1892, l’usine de Hayange (Moselle), principal fournisseur de rails de SNCF Réseau, devrait être reprise par le groupe britannique Liberty Steel. Intégrée en 1999 au groupe Corus, cette usine, qui compte aujourd’hui 450 salariés, a sans cesse changé de raison sociale depuis : Tata Steel France Rail en 2010, British Steel France Rail en 2016, puis, après la faillite du groupe sidérurgique britannique en mai 2019, France Rail Industry. C’est sur le devenir de cette dernière entreprise que la chambre commerciale du tribunal judiciaire de Strasbourg était appelée à se prononcer, l’usine de Hayange n’étant pas comprise lors du rachat en mars dernier de British Steel par le groupe chinois Jingye. Ce dernier faisait toutefois partie des cinq candidats à la reprise de Hayange, à côté d’ArcelorMittal, du groupe indien Jindal et des britanniques Olympus Steel et Liberty Steel. Ce dernier offrait comme plus d’intégrer également l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord), en vue de (re)mettre sur pied « une filière franco-française » du rail (les deux sites industriels travaillent déjà ensemble) et de produire de l’acier « vert », c’est à dire neutre en carbone.
Si l’intersyndicale (CFDT, CFE-CGC et FO) du site mosellan s’était prononcée en faveur de Jingye, le repreneur britannique a les faveurs des syndicats du site nordiste.
Restait à Liberty Steel, une fois réglés « quelques éléments importants », d’obtenir l’aval du ministère de l’Économie, qui n’était pas favorable à la reprise du site lorrain par un groupe chinois. C’est chose faite depuis le 13 août, avec la validation par Bercy du choix de la chambre commerciale du tribunal judiciaire de Strasbourg.
P. L.