Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • La SNCF réduit drastiquement les circulations de train

    A partir de vendredi 27 mars, la SNCF va totalement interrompre la circulation des TGV Ouigo et maintenir seulement 40 circulations quotidiennes de TGV InOui (ce qui représente 7 % des circulations en temps normal). Jusqu’à présent, 90 circulations de TGV InOui étaient programmées chaque jour (soit 15 % des circulations normales). Les circulations des Intercités sont également ramenées à 7 %.

    Les voyageurs qui ont laissé leurs coordonnées seront avertis et tous les billets annulés seront remboursés sans frais, précise la SNCF.

    Cette décision répond à la demande des pouvoirs qui veulent limiter les déplacements des Français aux seuls titulaires d’une attestation de déplacements obligatoires. Et notamment éviter un nouvel exode de Parisiens tentés de partir à la campagne. Interrogé par le journal Le Monde, Jean-Baptiste Djebbari a expliqué qu’il avait demandé qu’à partir du 26 mars, « les réservations des grandes lignes soient bloquées pour le week-end afin d’éviter les dérives que nous avons connues« .

    Selon le secrétaire d’Etat chargé des transports, l’offre de trains grandes lignes atteint désormais un niveau « plancher correspondant aux besoins essentiels de déplacements lointains de la population« . Et d’ajouter : « Nous procédons à une diminution rapide mais précautionneuse de l’offre. Il s’agit de faire les choses au mieux pour éviter les engorgements des quais et des trains« .

    Un filtrage est organisé à l’entrée de toutes les gares, indique de son côté la SNCF qui précise que « seuls les voyageurs munis d’un billet, de leur attestation de déplacement dérogatoire et d’un justificatif de déplacement pourront monter à bord des trains ».

    MH P 

     

  • Le premier TGV sanitaire va évacuer des malades du Grand Est

    Le premier TGV sanitaire va évacuer des malades du Grand Est

    Il n’y a pas que des avions sanitaires qui peuvent évacuer des malades. Pour la première fois, un TGV médicalisé est utilisé pour transporter des malades atteints du coronavirus. Il les évacuera du Grand Est vers des territoires moins touchés par cette épidémie.

    Chargé de matériel, le TGV doit quitter aujourd’hui la gare de Paris-Est pour rejoindre Mulhouse et Strasbourg. Il transportera demain une trentaine de malades vers des hôpitaux où il y a de la place dans l’ouest de la France.

    Un concept validé en mai 2019

    Cette rame Duplex, qui sert habituellement au transport de voyageurs, est aménagée pour recevoir des brancards. Elle avait déjà servi lors d’un exercice de crise, le 21 mai dernier lors d’une simulation d’attentat réalisée avec les équipes du Samu. Il s’agissait alors de « valider le concept » et de transformer rapidement, en deux heures, une rame pour la rendre apte au transport de blessés et permettre leur évacuation de centre-ville à centre-ville, vers des « plateaux hospitaliers lourds », explique le directeur du Samu de Paris, le professeur Pierre Carli, dans une vidéo mise en ligne par l’AP-HP (voir : ici ).

    L’exercice, baptisé « Chardon », avait alors mobilisé 400 personnes et nécessité un travail de presqu’un an, en partenariat avec la SNCF. « L’exercice Chardon revisite le concept du train sanitaire », indiquait alors le professeur Carli, qui évoquait aussi la possibilité d’utiliser ce TGV médicalisé pour d’autres types de scénario comme une épidémie…

    L’utilisation de ce TGV sanitaire est aujourd’hui une première en Europe, a de son côté affirmé le ministre de la Santé, Olivier Véran, qui était interrogé le 24 mars à l’Assemblée nationale lors des questions d’actualité.

    M.-H. P. 

  • L’AFRA demande que le fret ferroviaire soit déclaré d’intérêt vital

    L’AFRA demande que le fret ferroviaire soit déclaré d’intérêt vital

    Le transport routier n’est pas le seul maillon de la chaîne de transport, particulièrement sollicitée en ces temps de confinement. En effet, la filière de fret ferroviaire joue également un rôle vital dans « le transport massif de carburant, la circulation des caisses mobiles la nuit, le transport frigorifique des produits destinés à la grande distribution, ou bien des céréales pour la fabrication de la farine et du pain », comme l’a rappelé, le 23 mars, l’Association Française du Rail (Afra), qui rassemble les opérateurs alternatifs à la SNCF.

    C’est pourquoi l’Afra demande que le fret ferroviaire soit « déclaré d’intérêt vital par le gouvernement ». Ce qui nécessite, selon l’association, « la mise en place de mesures spécifiques de sauvegarde telles que le maintien des circulations la nuit par SNCF Réseau, la mise à disposition de chambres pour le repos des conducteurs en repos hors résidence, et la fourniture de moyens de protection pour assurer la sécurité sanitaire des personnels des entreprises de fret ferroviaire ».

    Assurer l’activité transfrontalière

    On peut y voir une allusion aux mesures récemment prises en faveur des chauffeurs routiers sur les aires d’autoroutes en matière d’hygiène et de services. Par ailleurs, l’Afra juge impératif que « tout soit mis en œuvre pour assurer le maintien en toute sécurité de l’activité transfrontalière de fret ferroviaire ». Pour Pascal Sainson, président d’Europorte et de la Commission fret de l’Afra, « dans la crise sans précédent que nous vivons, l’activité de fret ferroviaire est stratégique pour éviter une rupture dans la chaîne d’approvisionnement des entreprises. Le gouvernement doit sans tarder adopter des mesures concrètes de sauvegarde en faveur des entreprises engagées dans le fret ferroviaire, pour assurer la continuité du service ».

    P. L.

  • Une catastrophe ferroviaire évitée de peu en Allemagne

    Une catastrophe ferroviaire évitée de peu en Allemagne

    En passant très tôt, le 20 mars, sur un grand pont ferroviaire près de Wiesbaden (Land de Hesse), le conducteur allemand d’un train à grande vitesse ICE sur la ligne Francfort – Cologne a ressenti des vibrations anormales. La Deutsche Bahn (DB) a immédiatement interrompu la circulation. Raison invoquée : un « acte de vandalisme ».

    On a évité une catastrophe : les attaches qui solidarisent les fils de rails aux traverses avaient été démontées sur 80 mètres de voie. Le magazine Der Spiegel, qui a révélé l’affaire, rapporte que l’écartement des rails accusait déjà cinq centimètres de plus que la normale. Selon les experts, si la ligne n’avait pas été interrompue à temps, le prochain train aurait pu chuter de 50 mètres dans le vide.

    Un Allemand de 51 ans mis en examen

    La police a réussi à mettre rapidement la main sur l’auteur de ce sabotage. Il s’agit d’un Allemand de 51 ans qui venait de sortir de prison après une condamnation pour une affaire de racket. Mis en examen pour « tentative d’assassinat », il n’a pas toujours pas expliqué les raisons de son geste. L’enquête n’exclut pas des complicités.

    Dans une lettre de revendication, adressée à chancelière Angela Merkel et à d’autres politiciens, il avait indiqué l’endroit exact du sabotage. Un indice qui a permis aux enquêteurs de retrouver rapidement sa trace et surtout sa voiture, dans laquelle se trouvaient des outils spéciaux pour le démontage des attaches de traverses.

    La DB a pu réparer la voie sans dommage.

    Christophe Bourdoiseau

  • Gratuité et lignes dédiées pour les soignants

    Gratuité et lignes dédiées pour les soignants

    Des mesures tous azimuts se mettent en place dans différents réseaux de transports pour faciliter les déplacements des soignants et de tous ceux qui occupent des métiers essentiels pour faire fonctionner notre société. La SNCF a ainsi annoncé le 23 mars que les personnels médicaux et paramédicaux (médecins, infirmiers, aides-soignants) pouvaient désormais utiliser gratuitement les trains grandes lignes.

    La gratuité sur présentation de la carte professionnelle

    « Cette gratuité est valable pour les trains TGV (InOui et Ouigo) et les Intercités sur stricte présentation de leur carte professionnelle ou attestation de leur employeur donnant droit de se déplacer, auprès des agents SNCF présents sur les quais et dans les trains », précise la SNCF dans un communiqué, en précisant qu’il s’agit « d’une décision de solidarité nationale du monde cheminot, lui-même sur le pont face à l’ampleur de l’épidémie Covid-19 ». Désormais, dans les TGV, seul un siège sur deux est occupé par une personne, dans le but de respecter les consignes de distanciation sociale.

    Avant la SNCF, dès le 20 mars, la région Grand Est avait mis en place une mesure similaire de gratuité des transports publics (TER et bus interurbains) en faveur des soignants, leur demandant simplement de présenter un document justifiant de leur fonction. Cet exemple a ensuite été décliné par d’autres régions comme Sud, Auvergne-Rhône-Alpes ou Normandie qui offrent à partir du 24 mars la gratuité aux soignants dans tous les transports régionaux. La Normandie étend cette mesure aux pompiers, policiers et à tous les personnels mobilisés pendant la crise, sur présentation d’une attestation de l’employeur. La région annonce aussi suspendre le prélèvement annuel des abonnements TER et cars interurbains en avril.

    Sur d’autres réseaux de transport public comme Tisseo à Toulouse ou Transville, le réseau du Valenciennois et du Hainaut, la gratuité s’applique aussi à tous pour faciliter les déplacements de ceux qui continuent de travailler.

    20 lignes de bus exclusivement pour les soignants à Paris

    D’autres transporteurs enfin ont revu leurs plans de transport pour coller, au mieux, aux besoins de déplacements des soignants. Ainsi, la RATP annonce le lancement à partir du 24 mars de 20 lignes de bus exclusivement réservées aux personnels soignants. La RATP et Ile-de-France Mobilités indiquent avoir travaillé avec l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour mettre au point ce service en fonction des besoins. Il est réservé exclusivement aux personnels hospitaliers, avec un intervalle de passage des bus toutes les 30 minutes sur chaque ligne.

    « Ce service s’inscrit en complément de la continuité de service sur le réseau francilien qui a maintenu une offre, même réduite, pour permettre les déplacements des salariés », précise un communiqué de la RATP. Toutes les fiches horaires des lignes sont disponibles sur www.ratp.fr/personnels-hospitaliers.

    Sur toutes les lignes, les mesures de précaution restent les mêmes, avec montée des voyageurs par l’arrière, porte-avant fermée, ou encore rubalise à l’arrière de la cabine de conduite.

    M.-H. P. 

  • Une étape importante s’achève pour le chantier de la gare Eole à La Défense

    Une étape importante s’achève pour le chantier de la gare Eole à La Défense

    Première grande étape terminée pour la future gare de Eole à la Défense qui se situera à plus de 40 mètres de profondeur, sous le CNIT : les travaux lancés en 2017 pour créer la structure du bâtiment de la gare ont consisté à soulever les 60 000 tonnes du CNIT (soit cinq étages de bureaux, de boutiques et d’hôtels et trois étages de parkings) pour les placer sur des fondations provisoires, d’en construire de nouvelles, puis de redéposer le CNIT sur ces nouvelles fondations. Le tout en maintenant les activités en surface sans que personne ne se rende compte de l’ampleur du chantier sous terre. « C’est une étape fondamentale qui est quasiment terminée. Nous allons désormais pouvoir démarrer le creusement du volume de la gare », précise Xavier Gruz, le directeur du projet Eole-Nexteo.

    Sauf que, du fait de la crise sanitaire, et comme c’est le cas de nombreux chantiers en Ile-de-France, les travaux sont désormais suspendus « pour au moins deux semaines », rappelle Xavier Gruz. L’objectif est maintenant de voir comment garantir la sécurité des salariés, alors que ce chantier a mobilisé entre 450 et 600 personnes.

    Une des principales questions à résoudre est de faire respecter une distance d’au moins un mètre entre les uns et les autres. Certaines parties du chantier pourraient, peut-être, être plus facilement relancées que d’autres, même si pour le moment il est impossible de faire des prévisions. « Des discussions sont menées avec les différents groupements », précise le directeur du projet, sachant que, ajoute-t-il, pour SNCF Réseau la priorité actuellement est le maintien des circulations ferroviaires.

    M.-H. P. 

  • Les circulations de trains à un très bas niveau

    Les circulations de trains à un très bas niveau

    Le nombre des trains en circulation a été abaissé progressivement. Depuis le 23 mars, il ne représente plus que 15 % du total pour les grandes lignes (TGV et Intercités, les trains de nuit ont été supprimés), et 30 % pour les Transilien. Sur les liaisons internationales, Thalys et Eurostar assurent 20 % des circulations.

    Selon Didier Mathis, la baisse de la fréquentation est désormais très forte : « Dans la gare de Paris Saint-Lazare, on a constaté un taux de fréquentation de 10 à 15 % par rapport à d’habitude. Et même de 5 % en dehors des heures de pointe », indique le secrétaire général de l’Unsa-Ferroviaire.

    Dans les régions, le taux de TER en circulation atteint 25 % (dont 5 % assurés par car). En dehors de l’Ile-de-France, quasiment toutes les régions ont mis en place un plan de transport « pandémie », indique une porte-parole de la SNCF. Ces scénarios sont définis en amont avec le secrétariat d’État aux Transports pour être appliqués en cas d’urgence sanitaire, précise-t-elle.

    Le transport ferroviaire de fret est moins impacté : 65 % des trains circulaient la semaine du 23 mars. Les plans de transport sont adaptés en fonction du personnel disponible, notamment des horairistes qui doivent, de surcroît, s’assurer de respecter les gestes barrière, notamment les distances de sécurité, ajoute le responsable syndical.

    M.-H. P. 

    Rappel des mesures mises en place pour protéger les voyageurs et ses salariés, selon Didier Mathis :

    • « Les contrôleurs sont chargés d’assurer prioritairement la sécurité dans les trains et de ne plus procéder aux contrôles.
    • Le nettoyage est renforcé dans les trains, notamment les poignées de porte, les barres d’appui…
      Les guichets seront fermés s’il n’est pas possible de respecter les consignes de protection et de respect des distances.
    • Des flacons de gel hydroalcoolique sont distribués aux agents, prioritairement à ceux qui n’ont pas accès à des points d’eau.
    • Les acheminements d’agents sont aussi limités, à deux agents dans les taxis ou dans les voitures de service.
    • Les formations et les recrutements sont stoppés pour tous.
    • Report de trois mois de toutes les visites médicales « aptitudes ».
    • Le télétravail est, bien sûr, appliqué lorsque c’est possible.
    • Par ailleurs, les technicentres continueront à fonctionner uniquement pour assurer la maintenance des pièces essentielles au fonctionnement des trains en circulation.
      Le même principe s’applique aux chantiers : tous les grands chantiers de RVB (renouvellement des voies) vont s’arrêter. Tous les sous-traitants vont donc se retrouver au chômage technique. Les chantiers seront également arrêtés en Ile-de-France. Seuls les chantiers nécessaires à la sécurité seront assurés. Des agents seront également maintenus sur site en cas d’incident ».
  • La Normandie abaisse ses dessertes TER à un niveau minimum

    La Normandie abaisse ses dessertes TER à un niveau minimum

    La Normandie a annoncé avoir réuni le 18 mars les équipes régionales de la SNCF et les services régionaux chargés de la mobilité « pour établir un plan de transport adapté à la situation de crise que traverse le pays du fait de l’épidémie de COVID-19 ».

    Soucieuse de maintenir un nombre minimum de dessertes en train et en bus « afin que puissent être assurées les missions de service public », tout particulièrement celles des soignants, « ainsi que les activités essentielles à la vie du pays, en particulier l’industrie agroalimentaire, la fourniture d’eau, d’énergie et les commerces autorisés à poursuivre leur activité (magasins alimentaires, pharmacies, banques, bureaux de tabac/presse et stations-service) », la région a décidé de ne plus faire assurer que 20 à 30 % des dessertes aujourd’hui, et environ 10 à 15 % à compter de jeudi.

    Pour prendre en compte la baisse de fréquentation dans les trains, « un matériel moins capacitaire sera utilisé, plus adapté aux besoins et laissant en maintenance le matériel à grande capacité afin que la reprise habituelle du service ferroviaire puisse se faire le temps venu dans les meilleures conditions », souligne la région.

    Hervé Morin, le président de la région, a également demandé à la SNCF d’étudier les modalités de remboursement des abonnés des TER normands. Sont notamment évoqués : un remboursement ou une suspension des abonnements pour la deuxième quinzaine de mars, voire pour le mois d’avril si la situation devait se prolonger.

    M.-H. P. 

  • Un TER percute trois agents, tuant l’un d’eux, blessant les autres

    Un TER percute trois agents, tuant l’un d’eux, blessant les autres

    Un agent est mort et deux autres ont été blessés (dont l’un gravement) ce matin à 9 h 38, un peu avant Vendenheim (dans le Bas-Rhin), après avoir été percutés par un TER sur la ligne Nancy-Strasbourg. Les trois agents de SNCF réseau (de l’Infrapôle rhénan) étaient en tournée de sécurité sur les voies, nous a indiqué une porte-parole de la SNCF de la région Grand Est.

    Selon la préfecture du Bas-Rhin, « un homme de 45 ans est décédé lors de l’accident », tandis qu’un « homme de 26 ans a subi des blessures graves et a été évacué par les pompiers », et que le troisième agent n’a été blessé que légèrement. Il est âgé de 39 ans selon les pompiers.

    La dizaine de passagers transportés par le TER n’a pas été blessée.

    L’enquête a été confiée à la police judiciaire. Une enquête interne est aussi lancée par la SNCF pour comprendre les causes de l’accident.

     

  • La SNCF réduit son trafic grandes lignes à 30 %

    La SNCF réduit son trafic grandes lignes à 30 %

    Direction et organisations syndicales de la SNCF échangent régulièrement lors de téléconférences sur les mesures à mettre en place pour adapter les plans de transport et protéger voyageurs et salariés. Voici les principales mesures décidées le 17 mars, selon Didier Mathis, le secrétaire général de l’Unsa-Ferroviaire :

    • Le plan de transport va être globalement abaissé à 30 % sur les grandes lignes d’ici le 19 mars, peut-être avant en fonction des réservations.
    • IDFM, l’autorité organisatrice des transports, a demandé un plan de transport abaissé à 50 % sur Transilien.
    • Les contrôleurs sont chargés d’assurer prioritairement la sécurité dans les trains et de ne plus procéder aux contrôles.
    • Le nettoyage est renforcé dans les trains, notamment les poignées de porte, les barres d’appui…
    • Les guichets seront fermés s’il n’est pas possible de respecter les consignes de protection et de respect des distances.
    • Le service de réservations via le 3635 devait fermer à midi. Il sera assuré par télétravail par ceux qui le peuvent, ce qui implique des temps d’attente allongés.
    • Les technicentres continueront à fonctionner uniquement pour assurer la maintenance des pièces essentielles au fonctionnement des trains en circulation.
    • Le même principe s’applique aux chantiers : tous les grands chantiers de RVB (renouvellement des voies) vont s’arrêter. Tous les sous-traitants vont donc se retrouver au chômage technique. Les chantiers seront également arrêtés en Ile-de-France. Seuls les chantiers nécessaires à la sécurité seront assurés. Des agents seront également maintenus sur site en cas d’incident.
    • Les acheminements d’agents sont aussi limités, à deux agents dans les taxis ou dans les voitures de service.
    • Les circulations de trains de fret sont maintenues au maximum pour approvisionner le pays.
    •   Les séjours en résidences sont limités au strict minimum. 
    • Les formations et les recrutements sont stoppés pour tous. 
    • Des flacons de gel hydroalcooliques sont distribués aux agents, prioritairement à ceux qui n’ont pas accès à des points d’eau.
    • Les restaurants d’entreprise doivent être fermés.
    • Report de trois mois de toutes les visites médicales « aptitudes ».
    • Le télétravail est généralisé pour ceux qui le peuvent et le confinement est de rigueur. 

    Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt