Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Le métro Javel relooké en prélude du 100e anniversaire de Citroën

    Le métro Javel relooké en prélude du 100e anniversaire de Citroën

    Ce n’est pas un siècle mais presque : le 99e anniversaire du premier véhicule Citroën produit en juin 1919 à Javel. Si les usines du constructeur ont depuis longtemps laissé la place à un parc, la station de métro Javel qui porte également le nom d’André-Citroën, rappelle la mémoire du lieu.

    C’est donc logiquement que la RATP a souhaité s’associer à la marque en prélude à son centenaire, en repensant l’aménagement culturel de la station. Le 8 juin, Arnaud Belloni directeur Marketing du constructeur, Anaïs Lançon directrice de la Communication de la marque RATP, Frédéric Lambert directeur des Services et Espaces multimodaux de la RATP et Henri-Jacques Citroën petit-fils du constructeur ont officiellement inauguré une nouvelle scénographie. Les armoires électriques sur les quais ont été relookées avec un parcours didactique en images présentant les voitures emblématiques de Citroën de 1919 à 2014. Direction Boulogne, c’est une série d’écrans tactiles, véritable musée virtuel qui permet de découvrir l’histoire du seul constructeur automobile parisien.

    Philippe-Enrico ATTAL

  • Coups de pouce d’Elisabeth Borne à la logistique urbaine

    Coups de pouce d’Elisabeth Borne à la logistique urbaine

    Elisabeth Borne a profité de l’inauguration ce 8 juin de l’hôtel logistique Sogaris de Chapelle International et de son terminal ferroviaire urbain, à Paris, pour présenter quatre mesures qui devraient figurer dans le projet de loi d’orientation des mobilités (LOM).

    D’abord, les documents de planification, notamment d’urbanisme, intégreront la logistique de façon obligatoire.

    Deuxièmement, une plateforme numérique nationale centralisera l’ensemble des règles de circulation, issues notamment des arrêtés de circulation. On en attend une amélioration de la pertinence des calculateurs d’itinéraires en temps réel.

    Les collectivités territoriales pourront de plus adapter la fiscalité locale applicable aux nouveaux terminaux ferroviaires. Ce qui permettra de soutenir l’installation de terminaux multimodaux en zone urbaine, où les contraintes sont plus fortes et les conditions d’exploitation plus coûteuses.

    Le gouvernement veut enfin déployer un cadre national pour des chartes sur la logistique durable en ville. Ce cadre a été expérimenté en 2017 et 2018 auprès de cinq collectivités territoriales volontaires : Montpellier, Lille, Dieppe, Grasse, Cannes. La démarche sera étendue au niveau national dans les prochains mois afin d’accélérer la dynamique de transition écologique de la logistique urbaine.

    Comme « il n’y a pas de logistique durable sans fret ferroviaire performant », la ministre a rappelé le même jour plusieurs mesures qui devraient faire partie du plan de relance du fret ferroviaire. En précisant certains points.

    Le gouvernement va maintenir une aide au transport combiné pendant cinq ans, à hauteur de 27 millions d’euros/an. En encourageant le recours au transport combiné, a précisé Elisabeth Borne, « l’objectif est aussi d’irriguer des sites urbains comme Chapelle International en ferroviaire ou le port de la Bourdonnais en fluvial ».

    Pour remettre en état les lignes dites « capillaires fret », la contribution de l’Etat aux opérations de régénération de ces lignes, à hauteur de dix millions d’euros/an, sera pérennisée.

    Afin de mettre également en état les voies de service, la ministre a demandé à SNCF Réseau de consacrer 20 millions d’euros/an, au cours des trois prochaines années, à la réalisation des opérations prioritaires.

    La ministre a enfin rappelé qu’elle a demandé à SNCF Réseau de revoir la trajectoire des péages à la charge du fret ferroviaire pour préserver la compétitivité du secteur, l’Etat prenant à sa charge l’écart financier en résultant.

    Le plan de relance du fret ferroviaire sera publié dans le cadre du volet programmation des infrastructures du projet de LOM.

    F. D.

  • SUD Rail interpelle Emmanuel Macron dans une lettre ouverte

    SUD Rail interpelle Emmanuel Macron dans une lettre ouverte

    Dans une lettre envoyée le 4 juin au Président de la République et au Premier ministre, SUD Rail tire la sonnette d’alarme sur les risques générés, selon le syndicat, par le projet de réforme ferroviaire.

    Les six syndicalistes signataires (trois étant au conseil d’administration de SNCF Réseau ou de SNCF Mobilités, deux au conseil fédéral de SUD Rail, et un à la retraite, également membre du comité de lecture de la revue Travailler) expliquent que, à la différence de l’aérien ou de la route par exemple, « le système ferroviaire n’est pas assimilable aux autres services publics ou privés en réseau » puisque le développement du réseau ou sa maintenance doivent se faire sans cesser l’activité et qu’il « faut coordonner des services très différents (locaux/longue distance, rapides/lents, zones denses ou pas…) sur un réseau entier interconnecté (contrairement aux lignes de métro ou de tramway parcourues par des matériels homogènes et dédiés, sans planification des circulations) ».

    Or, rappellent-ils, la politique suivie depuis 20 ans a eu pour effet de « démembrer » le système ferroviaire, du fait de l’éclatement du groupe en trois Epic, de l’externalisation de « services entiers » dans des filiales et d’un recours « massif » à la sous-traitance.

    Cette absence de « vision-système » se traduit par un surcoût évalué, selon eux, à deux à trois milliards d’euros annuels. A cela s’ajoutent des risques pour la sécurité et une perte de robustesse et de qualité des services, écrivent-ils.

    Enfin, SUD Rail s’alarme pour la santé psychique des cheminots qui « plongés dans des réorganisations incessantes qui cassent les collectifs, isolent chacun dans la compétition avec l’autre, exigent de dégrader la qualité du travail pour faire la productivité, conduisent aux pathologies identifiées cliniquement comme relevant de la souffrance au travail ».

    Les signataires estiment que le projet de pacte ferroviaire intensifie ces risques en fixant notamment « des objectifs impossibles et en engageant les cheminots dans une compétition généralisée pour éviter le licenciement ou le transfert chez le concurrent ».

    Une mise en garde qui « devrait parler à tous ceux qui connaissent ou s’intéressent vraiment au fonctionnement du système ferroviaire », estime l’un des signataires.

     

  • La SNCF se mobilise pour acheminer les bacheliers

    Ne pas rater son examen de fin d’année scolaire nécessite d’abord d’arriver à l’heure, ce qui peut s’avérer compliqué en cas de grève des transports.

    Depuis 2014,  la SNCF met en place le dispositif « SNCF Exams » sur le territoire national en lien avec le ministère de l’Education nationale et les rectorats en cas de situations perturbées. Cette année, la société nationale annonce qu’elle « sera présente aux côtés des lycéens et des collégiens, en particulier pendant les jours de grève » pour leur permettre d’arriver sur les lieux d’examen, du 6 au 29 juin.

    Concrètement, sur les lignes desservant les centres d’examen, les trains sont garantis « aux moments clés » et « une attention particulière » est portée à ces rames par les agents. Des panneaux et des gilets rouges sont aussi présents pour guider les candidats aux examens. Selon la SNCF, si des incidents affectaient tout de même des trains, « le rectorat pourrait accepter un léger retard des candidats ».

  • La CGT contre les « multinationales françaises » en Corée

    La CGT contre les « multinationales françaises » en Corée

    A l’approche des élections municipales de juin 2018, les syndicalistes du KPTU, « syndicat qui représente les travailleurs de la ligne 9 du métro de Séoul, et une coalition d’organisations de la société civile font campagne pour que celle-ci entre dans le giron public », selon un communiqué de la CGT Transports.

    Pour le syndicat français, « la ligne 9 du réseau métropolitain de Séoul est la seule à être exploitée par le secteur privé, à savoir RATP Dev et Transdev. Ces deux multinationales françaises qui réalisent, chaque année, des millions de dollars de bénéfices, poussent les travailleurs à accepter des conditions de travail détériorées par rapport à leurs collègues du secteur public. »

    La CGT se réfère à une enquête auprès des usagers de la ligne 9, selon laquelle « 70 % des personnes interrogées disent avoir rencontré des problèmes du fait de la surcharge des voitures et du manque de personnel en station. 92 % soutiennent la municipalisation de la ligne 9 ».

  • RER B : la Fnaut déplore que la grève mette fin à  l’interconnexion

    RER B : la Fnaut déplore que la grève mette fin à l’interconnexion

    La relève des conducteurs entre RATP (branche sud du RER B) et SNCF (branche nord) a été supprimée en 2009. Mais la grève l’a rétablie. En effet, déplore l’Association des usagers des transports d’Ile-de-France (Fnaut Ile-de-France) dans une lettre adressée le 6 juin à Valérie Pécresse, « en cas de grève des conducteurs de l’un ou l’autre opérateur, on assiste à une rupture d’interconnexion qui constitue une double peine pour les usagers ». Double peine, car il y a moins de trains d’un côté du fait de la grève et, de l’autre, « en raison des capacités de retournement limitées en gare du Nord, cette rupture d’interconnexion aboutit à un service réduit à 50 % dans la partie SNCF et 60 % dans la partie RATP aux heures de pointe ».

    Le maintien de l’interconnexion semble indispensable à la Fnaut. Selon la fédération « elle ne constituerait en rien une entrave au droit de grève », puisqu’il ne « s’agit pas de remplacer les personnels grévistes mais simplement que chaque conducteur non gréviste effectue son service sur le même périmètre qu’un jour normal ».

  • Bry-Villiers-Champigny : l’enquête sur la gare est lancée, le financement reste à trouver

    Bry-Villiers-Champigny : l’enquête sur la gare est lancée, le financement reste à trouver

    L’enquête publique sur le projet de nouvelle gare SNCF de Bry-Villiers-Champigny (Val-de-Marne) a été lancée lundi 4 juin et va se dérouler jusqu’au 6 juillet. La gare SNCF sera mise en service à l’horizon 2025. Ce sera la seule nouvelle gare SNCF construite dans le cadre du Grand Paris Express. Utilisée par près de 55 000 voyageurs par jour, elle permettra de connecter le RER E, la ligne P, le Grand Paris Express (ligne 15) et le réseau de bus via Altival. SNCF Réseau est maître d’ouvrage du projet dont le budget prévisionnel est de 348 millions d’euros. Particulièrement coûteuse, cette gare va nécessiter la réalisation d’une troisième voie, l’option d’un passage à quatre voies ayant été écartée.

    L’exemple de Bry-Villiers-Champigny, comme celui de Vert-de-Maisons, avait souvent été avancé par Pierre Serne, quand il était vice-président du conseil régional d’Ile-de-France, pour illustrer la sous-estimation des coûts du Grand Paris, les travaux d’interconnexion étant passés sous silence. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, mais il en reste une trace d’importance : le financement n’est pas résolu. Comme le disait Edouard Philippe, dans son discours sur le Grand Paris, le 22 février, « donner de la robustesse, c’est aussi mettre sur la table tous les sujets et notamment le sujet des interconnexions. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il y a encore quatre projets de gares d’interconnexions qui ne sont pas financés. » C’est le cas de Bry-Villiers-Champigny. Si le Premier ministre a soulevé le problème, il ne l’a pas résolu et, après son discours, l’association d’usagers AUT-IDF déplorait « qu’aucune garantie de financement n’ait été donnée. »

    Selon le journal du Val-de-Marne, 94 Citoyens, le conseil départemental suggère « de chercher de nouvelles recettes, par exemple dans le cadre de la réflexion actuellement engagée par le député Gilles Carrez pour le Grand Paris Express, comme cela a été fait pour prolonger le RER E à l’ouest, sans solliciter les départements qui participent déjà à de nombreux projets ».

    F. D.

  • Transdev revient en République Tchèque

    Transdev revient en République Tchèque

    Transdev a annoncé aujourd’hui avoir remporté quatre appels d’offres en République Tchèque pour exploiter des lignes de bus interrégionaux dans la région de Moravie-Silésie, dans l’est du pays. « Ces contrats prévoient la mise en service – en décembre 2018 – de 125 bus, dans les régions de Bruntál, Krnov, Nový Jičín [photo] et Rýmařov, pour une période de dix ans. Ces nouveaux services de bus représentent une capacité totale de 7,7 millions de kilomètres annuels », souligne le groupe de transport public français dans un communiqué.

    Pour Transdev, qui va investir 20 millions d’euros dans une nouvelle flotte de bus, c’est un retour en République Tchèque que l’entreprise avait quitté en mai 2013,  après avoir lancé un vaste plan de restructuration pour redresser les comptes. Pour favoriser ce retour et remporter le marché, Transdev République Tchèque a été créée en janvier 2018. L’effectif devrait dépasser les 200 employés, explique encore Transdev qui compte « intensifier sa croissance dans le domaine des bus et – à plus long terme –dans celui du ferroviaire » en République Tchèque.

     

     

  • Quatre gestionnaires de réseau poussent au lancement d’une desserte Londres – Bordeaux

    Quatre gestionnaires de réseau poussent au lancement d’une desserte Londres – Bordeaux

    Persuadé qu’une liaison directe Londres – Bordeaux offre un important potentiel de trafic, Lisea, le concessionnaire privé de la ligne Tours – Bordeaux, a récemment créé une association avec trois autres gestionnaires de réseau : SNCF réseau, Eurotunnel et HS1 (High Speed 1 qui gère la ligne à grande vitesse entre le tunnel sous la Manche et Londres). L’objectif de cette association (qui n’a pas été baptisée) est de devenir l’interlocuteur unique de toute entreprise ferroviaire qui souhaiterait relier Londres à Bordeaux (en moins de 5 heures), à commencer bien sûr par Eurostar qui n’a jamais caché son intérêt pour cette desserte. « Chaque gestionnaire de réseau a sa propre tarification mais a aussi la possibilité de consentir des rabais en cas de lancement de nouvelle desserte. Nous regardons comment harmoniser nos politiques tarifaires et la disponibilité des sillons », explique Hervé Le Caignec, le président de Lisea que nous avons interrogé.

    Autre question à résoudre et pas des moindres : comment assurer la sécurité du tunnel et contrôler les passagers qui se rendraient à Londres à partir de Bordeaux, alors que Bordeaux-Saint-Jean ne dispose pas, comme les gares du Nord ou de Saint-Pancras, d’une zone de sûreté avec des policiers français et anglais. Il faudra sans doute pas moins de deux à trois ans pour que le projet puisse se mettre en place, estime Hervé Le Caignec.

    M.-H. P

  • Thalys va lancer une desserte directe Bruxelles – Bordeaux

    Thalys va lancer une desserte directe Bruxelles – Bordeaux

    Selon nos informations, confirmées par la compagnie ferroviaire détenue par la SNCF et la SNCB, Thalys va mettre en service à partir de l’été 2019 une nouvelle liaison directe entre Bruxelles et Bordeaux. Cette liaison ne sera exploitée que durant la période estivale, sur le modèle des « Thalys Soleil » qui relient chaque été, de la fin juin à la fin août, la capitale belge à la cité phocéenne (photo).

    Les départs et les retours se feront le samedi car ils visent avant tout une clientèle loisirs et répondent à une forte demande côté belge, précise-t-on côté Thalys.

    M.-H. P.