Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Un comité de suivi de dessertes pour la LGV Océane

    Un comité de suivi de dessertes pour la LGV Océane

    Alain Rousset, président de la Nouvelle-Aquitaine, François Bonneau, président de la Charente, Jean-François Dauré, président du Grand Angoulême, Xavier Bonnefont, maire d’Angoulême, Daniel Braud, président de la CCI Charente, Philippe Sutre, président de l’Union patronale de la Charente ont indiqué le 21 décembre avoir rencontré Rachel Picard, directrice générale de Voyages SNCF et Gwendoline Cazenave, directrice du TGV Atlantique, pour évoquer la qualité des dessertes TGV d’Angoulême.

    « Les représentants des territoires et des acteurs économiques réunis à l’initiative de la région Nouvelle-Aquitaine, ont réaffirmé leur insatisfaction quant à l’évolution de la qualité de la desserte TGV d’Angoulême depuis le 11 décembre 2017 », indiquent-ils dans un communiqué. D’où la décision de tenir vers la mi-février 2018 le comité de suivi des dessertes pour « partager collectivement les résultats de trafics et proposer toutes les mesures pour permettre le succès de la LGV ».

  • Keolis met en service l’extension du réseau G:Link à Gold Coast

    Keolis met en service l’extension du réseau G:Link à Gold Coast

    Keolis Downer a mis en service le 17 décembre l’extension de 7,3 km du réseau de tramway G : Link à Gold Coast en Australie, ce qui fait passer cette ligne de 13 à 20,3 km.

    Keolis Downer, filiale de Keolis à hauteur de 51 % (49 % à Downer), exploite cette ligne depuis juillet 2014 et pour 15 ans. « Ce contrat est le premier projet « green field » du pays à avoir été délégué à un partenariat public privé (PPP). Keolis Downer fait en effet partie du PPP GoldLinQ qui avait été choisi en 2011 par l’Etat du Queensland pour le tracé, la construction et l’exploitation de ce réseau », explique le groupe Keolis dans un communiqué. Le réseau, qui assure 22 000 voyages quotidiens, transporte 660 000 voyageurs chaque mois. Depuis son lancement, le réseau G:link a connu une augmentation d’environ +32 % de fréquentation annuelle, précise encore l’opérateur de transport public français, qui estime que la nouvelle extension permettra de mieux absorber les flux supplémentaires de voyageurs qui seront accueillis lors des Jeux du Commonwealth prévus en avril 2018.

  • Le fret ferroviaire boosté au port de Lyon

    Le fret ferroviaire boosté au port de Lyon

    C’est un nouvel élan pour le fret ferroviaire au Port de Lyon, le plus important sur le Rhône : SNCF Réseau a réalisé l’électrification de l’accès ferroviaire au port et la création d’un nouvel itinéraire direct facilitant l’entrée au site industriel qui compte 23 km de voies, 90 aiguillages et un faisceau de triage de 12 voies fréquenté par quelque 1700 trains. Avec un effet important : « l’amélioration de cette desserte va contribuer à la décongestion du Nœud Ferroviaire Lyonnais », s’est réjoui Thomas Allary, directeur régional SNCF Réseau. Autre avantage : l’absence de manœuvres et la facilité d’accès entraînent une baisse de 30% des coûts de prestation.

    C. F.

  • Une nouvelle « maison digitale » à Lyon

    Une nouvelle « maison digitale » à Lyon

    La SNCF a ouvert à Lyon son quatrième Espace 574 (un nom inspiré par le record du monde de vitesse sur rail par la SNCF en 2007) inauguré le 12 décembre  par Patrick Jeantet, PDG de SNCF Réseau, et Benoît Thiers, directeur général de e.SNCF. Comme ceux de Saint-Denis, Nantes et Toulouse, et avant Lille en 2018, ce nouvel espace 574 se présente comme un écosystème numérique regroupant les équipes digitales de la SNCF collaborant avec de grandes entreprises, des start up du secteur et des centres de recherche.

    L’objectif est d’accélérer la transformation numérique des projets innovants vers l’industrialisation de nouvelles offres (900 millions d’euros prévus en trois ans), soit actuellement à Lyon une dizaine de projets dans la cyber-sécurité, la maintenance prédictive, etc. Cette « maison digitale » située dans la tour Oxygène à la Part Dieu compte une cinquantaine de résidents permanents sur 500 m2, et en accueillera plusieurs centaines chaque mois lors d’activités ponctuelles.

    C. Ferrero

  • Grand Paris Express. Nouveau calendrier pour la ligne 14 Nord

    La RATP a informé lundi ses administrateurs et les élus du nouveau calendrier de réalisation du prolongement au nord de la ligne 14. Rappelons que la boîte de la gare Porte-de-Clichy a été inondée à deux reprises (en juin et en décembre 2016), et que les travaux dans la future station ont été bloqués pendant 14 mois. La progression vers le nord depuis Pont-Cardinet d’un des deux tunneliers de la ligne a été interrompue. Avec l’ensemble des entreprises , notamment le maître d’œuvre, Systra, et les entreprises de génie civil Eiffage et Razel-Bec, la RATP, maître d’ouvrage, a procédé à une révision globale du planning. Le prolongement Saint-Lazare – Mairie de Saint-Ouen doit maintenant ouvrir à l’été 2020. Auparavant, c’était fin 2019. La RATP pense donc rattraper environ la moitié du temps perdu.

    Les travaux ont cela dit bien avancé. 4km de tunnel ont été creusés. La pose de la voie est achevée sur un quart du linéaire. La pose des équipements ferroviaires (alimentation électrique, signalisation, télécoms) est en cours.

    Le tunnelier Yolène, longtemps bloqué, a pu traverser la station en novembre et reprendre sa progression vers Clichy-Saint-Ouen. Quant à Solenn, l’autre tunnelier, il est en cours de démontage/ remontage. Après avoir fini la première phase de son travail (relier à la ligne au site de remisage et maintenance de Saint-Ouen), il va maintenant partir de la future station Mairie de Saint-Ouen pour rejoindre vers le sud Clichy Saint-Ouen.

    Même réduit de moitié, le retard est là. Et la surcharge. Le bus 528 a été mis en place entre Saint-Lazare et Porte de Clichy. Ce bus semi direct dessert les zones de Clichy-Batignolles, le nouveau Tribunal de grande instance, ou la gare Transilien de Pont-Cardinet. Pour la suite, Ile-de-France Mobilités, lors de son dernier conseil, a validé le prolongement de la ligne 66 jusqu’à la gare RER de Saint-Ouen, et le renforcement de la 173, qui doivent être effectifs fin janvier 2018. En mars, est prévue la création d’une navette pour les docks de Saint-Ouen, grâce à la ligne 85, qui les dessert à nouveau depuis novembre.
    Il n’empêche que les élus concernés sont en colère. Le prolongement de la ligne 14 jusqu’à Mairie de Saint-Ouen est attendu avec impatience. Il devait d’abord entrer en service en 2017. Reliant la gare Saint-Lazare à Mairie-de-Saint-Ouen, il a été conçu, avant même le projet de Grand Paris Express, pour désaturer la ligne 13, dont une des deux branches relie elle aussi ces deux gares. Dans des quartiers où la demande croît fortement, notamment avec le nouveau TGI. Et, bientôt, avec l’installation du conseil régional, métro Mairie de Saint-Ouen. Les premiers occupants doivent arriver en 2018. Le nouveau quartier des Docks sera the place to be, dit-on. Encore faut-il y aller.
    FD

  • Déraillement tragique dans le nord-ouest des Etats-Unis

    Déraillement tragique dans le nord-ouest des Etats-Unis

    L’image du train après le déraillement, avec ses 12 voitures dispersées ou en équilibre précaire sur le pont au-dessus de l’autoroute Interstate 5 à DuPont (Etat de Washington), a fait le tour du monde dès le matin du 18 décembre (heure du Pacifique). Et le bilan est tragique, avec au moins trois morts (chiffre provisoire) et une centaine de blessés, tant parmi les 77 voyageurs et 7 agents à bord du train Amtrak Cascades 501 que parmi les automobilistes. Reliant les villes côtières du nord-ouest des Etats-Unis à Vancouver (Colombie-Britannique, Canada), les trains Cascades sont exploités par Amtrak pour le compte des départements des Transports de l’Etat de Washington (WSDOT) et de l’Oregon (ODOT) avec sept rames Talgo articulées et pendulaires (celle de du déraillement était encadrée par une locomotive diesel GE Genesis, restée sur la voie, et une toute nouvelle Siemens SC-44 Charger, qui a déraillé).

    Trois heures après la catastrophe, Donald Trump twittait que cette dernière montrait « plus que jamais pourquoi notre plan d’infrastructure qui sera bientôt examiné doit être vite adopté ». Mais, comble de l’ironie, l’infrastructure n’avait ici rien de vétuste. Bien au contraire : le 501, qui était parti à 6h00 de Seattle pour Portland (Oregon), était le tout premier train à emprunter en service régulier le tronçon dénommé Point Defiance Bypass. Il s’agit d’un raccourci de 23 km récemment amélioré pour faire gagner 10 minutes aux trains de voyageurs au sud de la ville de Tacoma (Etat de Washington, 60 km au sud de Seattle) par rapport à l’itinéraire le long de la côte du Puget Sound via le tunnel du Point Defiance, partagé avec les trains de fret. Racheté par Sound Transit, l’autorité organisatrice des transports publics de la région de Seattle, à la compagnie de fret BNSF, qui ne s’en servait plus qu’à de rares occasions, le bypass avait été autorisé à la circulation de trains de voyageurs « après des semaines d’inspections et d’essais » selon le WSDOT, responsable de sa modernisation (avec financement fédéral, la facture s’élevant à 181 millions de dollars, soit 153 millions d’euros).

    Sans anticiper des résultats de l’enquête du National Transportation Safety Board (NTSB), la survitesse figure au premier rang des suspects. En effet, si le Point Defiance Bypass est globalement autorisé à 79 mph (127 km/h), certains points singuliers imposent des ralentissements, comme la courbe menant au pont sur l’Interstate 5, limitée à 30 mph (48 km/h). Or l’application donnant la position des trains Amtrak indique que le 501 roulait à 81 mph (130 km/h), alors qu’il se trouvait à environ 400 m du point de déraillement. Ce que confirme un enregistrement dans la machine de queue (80 mph, soit près de 129 km/h). Reste à voir pourquoi le train n’a pas ralenti à temps, la limite à 30 mph étant annoncé 2 miles (3,2 km) en amont par des signaux latéraux. Le train n’était pas équipé du contrôle de vitesse américain par géolocalisation, dénommé Positive Train Control (PTC).

    En attendant le départ des enquêteurs du NTSB (qui ont prévu de rester sur place entre une semaine et dizaine de jours) et la remise en état du Point Defiance Bypass, les trains sont détournés par l’ancien itinéraire côtier, entraînant la réouverture de la gare Amtrak de Tacoma, la ligne nouvelle desservant la gare Sound Transit de Tacoma Dome.

  • Aura. La région veut un plan à 100 millions d’euros pour sécuriser les passages à niveau.

    Aura. La région veut un plan à 100 millions d’euros pour sécuriser les passages à niveau.

    « Un euro de la région pour un euro de l’Etat ». La région Auvergne-Rhônalpes est prête à investir 50 millions d’euros sur cinq ans dans la sécurisation des passages à niveau, à condition que l’Etat en mette autant, a annoncé le 18 décembre son président Laurent Wauquiez. « On propose au Gouvernement un Pacte Etat-Région de sécurisation pour inciter l’Etat à s’engager grâce à l’effet de levier de la région. Nous avons les marges de manœuvre suffisantes pour accélérer le rythme des travaux sur les passages à niveau » a indiqué Laurent Wauquiez.
    Selon un diagnostic de SNCF Réseau demandé par la région et présenté il y a trois mois, Auvergne-Rhône-Alpes compte 109 passages à niveau (PN) « sensibles ou potentiellement dangereux » sur les 1590 PN du réseau exploité. Avec son Pacte et son plan de sécurisation, Laurent Wauquiez se fait fort « d’engager tout de suite » les travaux de 53 PN (suppression ou aménagement sécurisé) dans une région touchée en 2008 par le drame du PN d’Allinges (7 adolescents étaient  morts). Il déplore le maigre bilan du Plan de Sécurisation national lancé depuis 2008 dans la région: de 5 à 8 millions d’euros de travaux par an pour 27 PN au total. « Je crains que passée l’émotion, rien ne change, ou pas assez vite » explique l’élu qui précise que les financements seront mis en œuvre par les maîtres d’ouvrage concernés, SNCF Réseau et départements. « J’ouvre une négociation avec l’Etat, la région est prête » dit-il en laissant à son partenaire un délai raisonnable pour évaluer… rapidement sa proposition.

    Claude Ferrero

  • Eckwersheim : Systra et SNCF Mobilités pourraient être mises en examen cette semaine

    Eckwersheim : Systra et SNCF Mobilités pourraient être mises en examen cette semaine

    Systra ce lundi 18, SNCF Mobilités ce mercredi 20  décembre. Les deux entreprises sont convoquées cette semaine chez les juges d’instruction chargés de la catastrophe d’Eckwersheim : le déraillement du train d’essai de la LGV Est deuxième phase, qui, le 14 novembre 2015, avait causé la mort de 11 personnes. Les deux entreprises s’attendent à être mises en examen, ce qui leur donnera accès à l’ensemble du dossier. Elles rejoindront ainsi les trois personnes qui l’ont été le 12 octobre 2016, pour homicides et blessures involontaires : le conducteur du TGV (salarié de SNCF Mobilités), le chef de traction (SNCF Mobilités) le « pilote » des essais (Systra). La nouvelle phase de l’instruction s’est ouverte avec la remise du rapport définitif des experts judiciaires, qui a été communiqué aux familles et aux victimes le 28 octobre. Dans la foulée, Me Chemla, avocat de parties civiles, avait demandé la mise en examen des deux entreprises. « Nous avons clairement des essais qui ont été mal conçus, avec du personnel pas formé. Nous avons aujourd’hui une nouvelle pièce qui achève d’enfoncer ce clou », disait-il alors. SNCF et Systra réservent leurs réponses aux juges d’instruction.

    Le procès va refléter la complexité épineuse de la nouvelle donne ferroviaire. Le maître d’ouvrage, SNCF Réseau, a confié à Systra la responsabilité de tester la voie, la caténaire et le système de communication de la ligne en vue de son homologation par l’EPSF. Systra, pour sa part, a sous-traité à SNCF Mobilités la conduite des trains d’essai. Choix difficilement récusable, la conduite des TGV n’étant pas chose courante. De plus, l’aire d’essai étant connectée au réseau ferré national (RFN), les trains d’essai empruntaient aussi le RFN, ce qui nécessitait des conducteurs habilités, en clair des conducteurs de Mobilités.

    Toute la question, sachant que la survitesse est considérée comme cause unique de l’accident, va être de déterminer, dans une répartition des rôles nouvelle, jusqu’où allaient les obligations et les limites de chacun. On peut par exemple considérer que Systra est responsable de l’organisation des essais, et donc, de point kilométrique en point kilométrique, du choix de vitesse cible que le train devait observer ; mais non de la stratégie de conduite (en l’occurrence de décélération) permettant de respecter ces vitesses cibles au point kilométrique donné et qui revenait au sous-traitant charge de la conduite.

    L’assignation des responsabilités, entre fixation des objectifs et stratégie de conduite s’annonce compliquée. Elle est indispensable. Non seulement pour rendre justice aux victimes de cette première catastrophe ferroviaire de la grande vitesse. Mais aussi pour parvenir au plus vite à des règles combinant au mieux la fixation rigoureuse des responsabilités de chacun, et l’indispensable souplesse opérationnelle que permettait le vieux monde ferroviaire. Mais ce monde est révolu. Une logique de type concurrentielle prévaut, même là où il n’y a pas concurrence. Et conduit à séparer de plus en plus les rôles et responsabilités des acteurs. Ce qui n’est pas sans danger…

    F. D.

  • A Millas, un accident de passage à niveau qui pose questions

    A Millas, un accident de passage à niveau qui pose questions

    Une collision à un passage à niveau est toujours une collision de trop, mais celle qui s’est produite le 14 décembre à 16h10 sur la commune de Millas (66) choque particulièrement par la jeunesse des victimes, tout en rappelant celle d’Allinges et ses sept jeunes victimes, en 2008. A Millas, la collision a mis en cause un car scolaire engagé à 12 km/h sur le PN 25 de la ligne Perpignan – Villefranche-de-Conflent, sur laquelle arrivait à 75 km/h une automotrice bicaisse (Z2) assurant une liaison TER.

    Le choc a été très violent : le bus a été littéralement coupé en deux, alors que sur la rame Z 7369, qui n’a pas déraillé, les dégâts ont été limités à la face avant, ce qui explique que les 22 personnes qui y étaient présentes soient toutes indemnes. Si le bouclier en extrémité de rame a protégé le personnel et les voyageurs de l’automotrice (les Z2 en ont été un des premiers modèles équipés), on a dénombré dans l’autocar 4 morts et 20 blessés dans un premier temps, dont 11 en urgence absolue parmi les voyageurs, âgés de 11 à 17 ans ; depuis, une cinquième victime est décédée.

    Trois enquêtes ont rapidement été lancées : une judiciaire, pour éclaircir les circonstances du drame, une administrative par le Bureau enquête accident (BEA-TT) et une interne à la SNCF.

    Ces enquêtes devront éclaircir les circonstances de la collision, qui à première vue sont difficilement explicables. En premier lieu, le PN 25 de la ligne Perpignan – Villefranche-de-Conflent ne faisait pas partie des 163 équipements jugés prioritaires (ces derniers étaient au nombre de 437 il y a 20 ans). Et effectivement, sa configuration est plutôt favorable : voie ferrée unique (pas de train « pouvant en cacher un autre »), absence de talus de la voie ferrée, donc pas de risque de calage ou de frottement au passage de la voie ferrée, et bonne visibilité. De plus, ce passage à niveau avait été sécurisé ces dernières années, avec l’adjonction d’un îlot entre les deux voies de la chaussée, installation censée empêcher les manœuvres de contournement par la gauche des demi-barrières par des automobilistes imprudents.

    Si ce franchissement était sécurisé, que s’est-il passé alors ? Statistiquement, « 98 % des accidents aux passages à niveau sont liés à des comportements à risque, les 2 % restants sont principalement dus à des actes de malveillance », indiquait la SNCF le 2 juin dernier, lors de la dixième journée nationale de sensibilisation aux dangers aux passages à niveau. Une journée qui en dépit de la gravité du sujet ne semble pas vraiment mobiliser l’ensemble des automobilistes : selon une étude Sofres menée en 2015 et citée par la SNCF, 20 % des automobilistes déclarent avoir déjà franchi un passage à niveau en ne respectant pas la signalisation.

    A la lecture de ces statistiques et de ce sondage, on serait tenté de penser que la conductrice du car scolaire, qui connaissait bien la configuration des lieux, a été tentée de traverser la voie ferrée en dépit de l’arrivée du train. Mais selon son témoignage, la barrière était ouverte. Témoignage corroboré par certains témoins, mais infirmé par d’autres, ainsi que par la position du bloc d’articulation de la barrière endommagé dans l’accident, « en position fermée », selon le procureur de Marseille, Xavier Tarabeux.

    Ces dernières années une trentaine de personnes ont trouvé la mort chaque année sur les passages à niveau français, avec 111 collisions en 2016 et 31 victimes. Si la tendance générale est à la baisse, on sait désormais que le total sera hélas plus élevé en 2017.

    P. L.

  • Keolis reprend deux réseaux, en Allemagne et aux Pays-Bas

    Keolis reprend deux réseaux, en Allemagne et aux Pays-Bas

    Le 10 décembre, Keolis a repris pour 15 ans l’exploitation de deux réseaux de trains régionaux géographiquement proches l’un de l’autre, dans le nord-ouest de l’Allemagne et l’est des Pays-Bas.

    Auparavant exploité par WestfalenBahn, le Teutoburger-Wald-Netz (TWN) se situe dans le Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Westphalie ; il compte 5 lignes (dont une doit être prolongée vers les Pays-Bas) totalisant 500 km et desservant 52 gares. L’offre sera de 5,3 millions de trains-km par an sous la marque Eurobahn.

    Repris aux NS, le deuxième réseau compte 2 lignes reprises par Keolis Nederland dans la province d’Overijssel (Zwolle – Enschede et Zwolle – Kampen, soit 81 km et 14 gares). L’offre sera de 2,6 millions de trains-km par an.

    Pour donner un ordre de grandeur, l’offre cumulée de ces deux réseaux équivaut à celle du TER Bretagne ou du TER Normandie.