Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • L’Afra salue le travail de Gilles Savary et de Bertrand Pancher

    L’Association française du rail (Afra) a salué le rapport parlementaire présenté le 19 octobre par Gilles Savary et Bertrand Pancher, pour évaluer la réforme ferroviaire deux ans après. Si les deux parlementaires « jugent la réforme ferroviaire globalement satisfaisante », rappelle l’association qui rassemble les opérateurs alternatifs à la SNCF, cette dernière « estime néanmoins que la réforme a ses limites ». En effet, explique-t-il, « la qualité de service offerte par SNCF Réseau s’est dégradée entre 2015 et 2016 et les tarifs ne cessent d’augmenter, laissant les opérateurs sceptiques quant aux bienfaits de la réforme sur ce point ». De plus, l’Afra regrette le manque de transparence tarifaire « sur la gestion des infrastructures de service par SNCF Mobilités, également opérateur de fret ferroviaire ».
    L’Afra affirme de ce fait soutenir la proposition des rapporteurs visant à transformer SNCF Mobilités, en une société anonyme à capitaux publics, et celle consistant à filialiser Gares & Connexion. Et elle plaide pour une ouverture anticipée à la concurrence par voie d’expérimentation pour les TER.

     

  • Ile-de-France : lancement des travaux de prolongation du T4

    Les travaux de prolongement du T4 qui doit relier la gare de Gargan aux Pavillons-sous-Bois à Montfermeil en Seine-Saint-Denis ont été lancés officiellement le 18 octobre. Le tronçon, qui doit être mis en service en 2019, permettra d’aller plus facilement à Paris, qui se situe à une quinzaine de kilomètres de là, mais qu’on atteint actuellement en 1 heure 40 en transports en commun.

  • Enquête publique sur le prolongement de la 3ème ligne de tram de Saint-Etienne

    L’enquête publique sur le projet de prolongement de la 3ème ligne de tramway à Saint-Etienne a été lancée le 17 octobre. Elle se tiendra jusqu’au 21 novembre.  « Cette nouvelle phase de consultation sur la base d’études plus détaillées fait suite à la concertation préalable réglementaire organisée entre juin 2015 et mai 2016« , précise un communique de la métropole.

  • SNCF : près de 12 000 voyageurs bloqués après un suicide

    Un TGV Ouigo parti de Marseille-Saint-Charles a percuté le 17 octobre une personne qui tentait apparemment de se suicider à Ligny-le-Châtel dans l’Yonne. L’accident a eu des conséquences sur une vingtaine de rames dans le sens Paris – province et dans le sens province – Paris, impactant le voyage de 10 000 à 12 000 usagers de la SNCF. Plusieurs trains ont en effet été contraints de s’arrêter, puis, d’emprunter d’autres voies, normalement destinées à des TER. Le TGV accidenté, lui, a pu repartir à 0h15. En moyenne, les trains impactés par l’accident ont eu 4h30 de retard.

  • Reprise du trafic Eurostar après une interruption totale

    Le trafic dans le tunnel sous la Manche, qui a subi une interruption pendant près de cinq heures, a pu commencé à reprendre ce mardi vers 19h30, indiquent Eurotunnel et Eurostar. "Les deux tunnels sont désormais opérationnels", a indiqué une porte-parole d'Eurotunnel. Ce mardi après-midi, dix-sept Eurostar ont dû être annulés à cause d'un problème d'alimentation électrique dans le tunnel, et deux sont restés bloqués à quai à la gare de Calais-Fréthun, selon la compagnie ferroviaire.

  • Le 4e paquet ferroviaire adopté par le Conseil des ministres européens

    La procédure d’adoption du quatrième paquet ferroviaire européen touche à son terme. Le Conseil des ministres doit adopter définitivement, ce 17 octobre, les compromis dégagés avec le Parlement européen en avril dernier qui prévoient une ouverture à la concurrence du transport national de passagers. Les textes doivent maintenant passer en commission parlementaire des Transports puis en session plénière du Parlement en décembre, pour une adoption finale. Pourquoi autant de temps après le compromis d’avril ? Parce que le Parlement et le Conseil ont dû s’entendre sur les considérants, qui ne faisaient pas partie de l’accord initial, et que les textes ont dû être peaufinés par les juristes-linguistes. Chose faite maintenant.
    I. S.

  • Plan d’économie chez Eurostar

    Plan d’économie chez Eurostar

    Subissant une chute de trafic, Eurostar devrait réduire de 8 % le nombre de ses liaisons l’année prochaine. Selon une source syndicale, en 2017, la compagnie ferroviaire transmanche devrait faire circuler 17 000 trains contre 18 000 cette année. « Des trains qui circulaient à la demi-heure aux heures de pointe ainsi que des trains qui circulaient le midi devraient être supprimés », estime un syndicaliste.

    De même, 80 emplois devraient être supprimés côté anglais sur la base du volontariat. « Au cours du premier trimestre, les ventes ont reculé de 3 % et le chiffre d’affaires de 6 %. Au deuxième trimestre, le recul des ventes s’est encore élevé à 3 % et le chiffre d’affaires a régressé de 10 %. Cela commence à faire beaucoup », poursuit cette source syndicale. La compagnie ferroviaire subit de plein fouet l’effet des attentats. « Nous évoluons actuellement dans un environnement difficile, auquel toutes les entreprises de transport sont confrontées. C’est pourquoi nous devons être particulièrement vigilants quant à nos dépenses et avons décidé de réévaluer la taille et l’organisation de notre entreprise », se borne à indiquer un porte-parole, interrogé par VR&T, pour expliquer cette politique de réduction des coûts décidée par Eurostar. « Bien évidemment notre priorité est de minimiser l’impact de ces changements sur nos collègues et notre objectif premier est de gérer, autant que possible, un maximum de réductions de ces coûts par le biais de départs volontaires et sabbatiques », ajoute-t-il.

    Toutefois, indique encore une source interne, grâce aux nouveaux trains Siemens e320 qui ont commencé à être mis en service depuis un an (une dizaine de rames livrées sur 17) et qui permettent d’augmenter de 20 % la capacité, Eurostar devrait proposer 3 % de sièges en plus.

    Marie-Hélène Poingt

  • Un projet collaboratif pour améliorer la mobilité dans la métropole clermontoise

    Le SMTC a lancé le 11 octobre Auvermoov, un projet qui consiste à « imaginer et développer, en partenariat avec des entreprises innovantes et des start-up, sur les sujets de mobilité, des offres nouvelles et simples répondant, dès 2017, de façon concrète, aux enjeux de mobilité », explique dans un communiqué le syndicat mixte des transports collectifs de Clermont-Ferrand. Le public est appelé à donner son avis et le jury remettra les prix aux propositions les plus intéressantes, le 14 janvier prochain. Le but est d'offrir des services de mobilité attractifs en les réalisant dès 2017 dans la nouvelle métropole clermontoise.

  • Guillaume Pepy entame son tour des régions

    Malgré le costume sans cravate, on a l’impression que le PDG de la SNCF a enfilé le bleu de chauffe pour lancer à Lyon son tour de France des régions. Sûrement sans prime d’escarbille et pendant les négociations difficiles des conventions TER, il va au charbon pendant deux jours pour présenter tout à la fois les « Grands forums de l’emploi et des métiers » de l’entreprise publique et un état des lieux avec les projets de développement de la SNCF. En Auvergne-Rhône-Alpes (Aura), Guillaume Pepy était entouré de son état-major – directeurs du réseau, des TER, de Geodis et de Keolis Lyon, opérateur des transports urbains – : « la SNCF en grand, pour affirmer [sa] vocation de groupe de mobilité industrielle et logistique ».
    Le même scénario se répétera dans les autres capitales régionales où le PDG briefe ses équipes et rencontre élus et dirigeants d’entreprise, les start-up collaborant avec la SNCF, associations d’usagers ou les étudiants (ici, l’Ecole Centrale de Lyon)… Selon les interlocuteurs, il parle (et écoute) ingénierie digitale, qualité de service, attente des clients et, avec un panel de 150 personnes, amélioration des déplacements et de la mobilité… A l’heure des négociations des conventions TER qui déraillent et de la qualité de service défaillante avec des pénalités coûteuses (sept à huit millions d’euros prévus en 2016 en Aura), il y a de quoi enflammer le bleu de chauffe. Au lendemain de la sortie de Christian Estrosi en Paca sur la rupture des négociations, la situation est tout aussi tendue côté Aura où son président, Laurent Wauquiez, voit rouge au seul mot TER. « Les discussions avec Laurent Wauquiez sont directes, il est exigeant, on se comprend, le client a toujours raison. Nous avons les mêmes enjeux pour réussir : on a engagé un plan d’action vigoureux sur la qualité de service et des économies, nous ferons de nouvelles propositions ici et en Paca », plaide Guillaume Pepy.

    Ici, en Auvergne Rhône-Alpes, où le groupe SNCF emploie 30 000 personnes et va en recruter 700 d’ici la fin 2017. Une journée-forum entière était consacrée à la découverte et au prérecrutement dans plus de cent métiers (ingénierie/technique/maintenance, conduite, relation clients, cadres et ingénieurs). Les talents sont recherchés dans la première région SNCF, hors Ile-de-France, qui compte notamment la ligne TER la plus fréquentée, la DSP Keolis la plus importante d’Europe et le premier hub de correspondance européen à la gare de la Part-Dieu, avec 300 TGV vers six pays.

    Claude Ferrero

  • Entre l’Ethiopie et Djibouti, les Chinois reconstruisent la voie ferrée… et l’exploitent

    Tout un symbole : presque un siècle après l’achèvement par les Français de la voie ferrée de Djibouti à Addis-Abeba, ce sont les Chinois qui achèvent la reconstruction de cette ligne aux normes les plus récentes. Et s’apprêtent à l’exploiter pendant cinq ans. Ceci alors que les affrontements violents entre manifestants et forces de l’ordre à Addis-Abeba allaient entraîner la déclaration de l’état d’urgence en Ethiopie le 9 octobre.

    Quatre jours auparavant, le 5 octobre à Addis-Abeba, Hailé Mariam Desalegn, Premier ministre éthiopien, et Ismaïl Omar Guelleh, président de Djibouti, ont inauguré officiellement les 756 km de chemin de fer construits – ou reconstruits – par les Chinois entre les capitales des deux pays. Symbole encore : le président djiboutien est le fils d’un cheminot de l’ancienne ligne française. Une ligne à voie métrique construite de 1897 à 1917 et longtemps indispensable car donnant au plateau éthiopien un accès à la mer, mais concurrencée ces dernières décennies par les camions et abandonnée faute d’entretien il y a une dizaine d’années entre Addis-Abeba et Dire-Dawa.

    Posée à voie normale de 1 435 mm et électrifiée sous 25 kV 50 Hz, la nouvelle ligne est aux normes chinoises et autorise des vitesses jusqu’à 120 km/h pour les trains de voyageurs et 90 km/h pour le fret. De quoi permettre à ce dernier de relier le port djiboutien et la capitale éthiopienne en 10 à 12 heures, contre deux à trois jours en camion, par trains de 3 500 t, contre 500 t pour les trains de l’ancienne ligne.

    Revenue à quelque trois milliards d’euros, la construction de la section éthiopienne de la ligne a également bénéficié d’un large financement chinois, 70 % du montant ayant été prêtés par la banque Exim, contre 30 % en provenance du gouvernement éthiopien. Côté éthiopien, deux contrats ont été signés en 2011 par l’Agence de développement ferroviaire, l’un avec China Railway Group pour construire les 330 km entre Addis-Abeba et Mieso, l’autre avec China Civil Engineering Construction Corp. pour les 339 km entre Mieso et la frontière avec Djibouti. Les quelque 100 km sur le territoire de Djibouti ont été construits par China Railway Construction Corp. dans le cadre d’un contrat de 450 millions d’euros avec le gouvernement djiboutien en 2012.

    En juin 2014, le constructeur chinois CSR Zhuzhou a remporté le contrat pour la fourniture des locomotives électriques de 7,2 MW destinées à la ligne, soit trois pour les trains de voyageurs et 32 pour le fret. Basés sur des modèles existants, ces engins ont été adaptés aux conditions locales, y compris les écarts d’altitude (2 000 m entre Djibouti, au niveau de la mer, et le plateau éthiopien) et de température dans le désert, avec un maximum de 50 °C en journée et des nuits froides. De son côté, CNR Dalian a fourni les locomotives diesels du chantier de construction. De même, les wagons et les voitures viennent de Chine.

    Enfin, l’exploitation sera assurée par du personnel chinois pour une période initiale de cinq ans, afin de se donner le temps de former le personnel local, lequel bénéficie de stages de spécialisation en Chine et en Russie. Dans un premier temps, la ligne n’est ouverte qu’au fret, les voyageurs devant encore attendre trois mois mis à profit pour des marches à blanc. Toutefois en novembre 2015, des trains de fret avaient déjà été assurés à titre temporaire sur une section de ligne achevée, lorsque des locomotives de ligne et de chantier ont permis de transporter du blé à destination de zones touchées par la sécheresse.

    « C’est la première ligne électrifiée à voie normale du continent construite aux normes et avec la technologie chinoises, et ce ne sera certainement pas la dernière », a assuré aux médias locaux l’ambassadeur de Chine en Ethiopie. Une déclaration qui prend tout son sens lorsque l’on sait que la ligne reconstruite est censée constituer le premier tronçon d’un réseau ferré national éthiopien, voire d’un réseau à l’échelle de la corne de l’Afrique. A cette fin, un contrat clé en main a été signé en juin 2012 avec l’entreprise turque Yapi Merkezi pour construire d’ici 2018 une ligne de 389 km reliant Awash, sur la ligne Djibouti – Addis-Abeba, à Weldiya et Hara Gebeya, plus au nord. Les 220 km au nord de Hara Gebeya, vers Mekele, ont quant à eux été attribués à China Communications Construction Co.

    Patrick Laval