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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
Lancement du chantier du « balcon vert » entre gare de l’Est et gare du Nord à Paris
La SNCF, la Ville de Paris et Spie Batignoles ont lancé, le 29 juin, le chantier du futur « balcon vert » qui doit être livré au deuxième semestre 2019, et rendre plus agréable la liaison entre la gare de l’Est et la gare du Nord, en contrebas de la rue d’Alsace. Le cheminement se fera au même niveau que les quais de la SNCF, de la voie 1 en l’occurrence, entre mur de soutènement végétalisé et le futur hôtel de la jeune chaîne française Okko hotels à la place d’un ancien tri postal. En terrasse de l’hôtel 4 étoiles viendra s’établir un espace vert public de 2 600 m2, géré par la Ville de Paris.
Transdev se désengage de Thello
Transdev va se désengager de la compagnie ferroviaire Thello qu’il détient à hauteur de 30 % à côté de Trenitalia, a annoncé le 28 juin aux Echos Laurence Broseta. Selon la directrice générale France de Transdev, « les recettes n’ont pas augmenté autant que nous l’espérions ». Le trafic a été impacté par les attentats et l’exploitation rencontre des difficultés du fait des travaux sur le réseau ou des contrôles renforcés aux frontières à cause des migrants, ce qui provoque des retards. « Notre partenaire a compris nos raisons […]. La décision sera effective d’ici deux à trois mois. »
Désormais, l’opérateur de transport public mise sur le développement des TER, pour lesquels le Premier ministre a accepté que des expérimentations soient lancées au cas par cas dans les régions qui le souhaiteraient.La SNCF prépare une grande convention sur la sécurité
Après les accidents de Brétigny (2013), Denguin (2014) et Eckwersheim (2015), qui ont profondément choqué la SNCF, puis un rapport fait pour le compte du BEA-TT (Bureau d’enquête sur les accidents de transport terrestre), pointant d’inquiétantes pertes de savoir-faire, la direction de l’entreprise a décidé d’organiser, les 5 et 6 juillet à Reims, une convention sur la sécurité. Plus de 700 participants sont attendus sur les deux jours. Guillaume Pepy, le président de la SNCF sera présent, ainsi que tout l’état-major lié de près ou de loin à la sécurité, dont bien sûr Frédéric Delorme, le directeur général délégué chargé de la Sécurité, et Patrick Jeantet, le nouveau président de SNCF Réseau.
Il faut dire que, malgré le programme Prisme sur la sécurité qui cherche à travailler sur le facteur humain et organisationnel et malgré les investissements réalisés sur le réseau pour le fiabiliser, les indicateurs traduisant le niveau de sécurité (notamment ceux qu’on appelle les événements de sécurité remarquable) ne sont pas encore revenus à un niveau satisfaisant, explique une source interne, qui ajoute qu’il y a urgence à redresser la barre.

La concurrence pourra être testée sur les lignes TER
L’Association des régions de France a conclu ce matin un accord avec le Premier ministre. Trois points très importants ont été validés par Manuel Valls d'après… la liberté tarifaire qui doit permettre à l’avenir aux régions d’être libres de fixer les prix qu’elles souhaitent sur les trajets domicile – travail et domicile – études. Ce qu’elles n’avaient jusqu’alors le droit de faire que sur les trajets occasionnels.
Le second volet de l’accord porte sur les trains d’équilibre du territoire (TET) : l’Etat s’est engagé, a expliqué à VR&T Michel Neugnot, le président de la commission Transports de l’ARF, à accorder une aide financière aux régions non seulement pour le renouvellement du matériel roulant, mais aussi pour l’exploitation. « Le gouvernement envisage désormais éventuellement de verser au cas par cas une aide pour combler le déficit d'exploitation des trains, ce qu’il refusait jusqu’alors de faire », précise Michel Neugnot.
Enfin, engagement le plus symbolique et le plus politiquement sensible, « le Premier ministre accepte que les régions qui le souhaitent puissent expérimenter la concurrence sur certaines lignes de TER, qui seront sorties des conventions TER », affirme Michel Neugnot. Selon le premier vice-président PS de la région Bourgogne–Franche-Comté, « chaque région devra déterminer quelles lignes sont concernées et avec quel calendrier ». Les services du ministère des Transports planchent déjà sur la question. « Il ne sera pas question de faire des expérimentations tous azimuts », tempère une source gouvernementale. « C’est l’administration qui en fixera les modalités. »
Libellule change de dimension à Villefranche-sur-Saône
Changement d’envergure pour le réseau Libellule à Villefranche-sur-Saône : à partir du 29 août 2016, au lieu des cinq communes desservies actuellement, le réseau urbain s’étendra à l’ensemble de la communauté d’agglomération Villefranche-Beaujolais-Saône (CAVBS), soit 20 communes et 75 000 habitants. Ce changement souhaité par le Sytral, autorité organisatrice des transports depuis début 2015, sera mis en œuvre par l’exploitant CarPostal, dont la DSP a été reconduite début 2016 pour six ans avec un chiffre d’affaires prévisionnel de près de 29 millions d’euros. Depuis son arrivée en 2010, CarPostal se félicite d’une hausse de 50 % de son offre et de 120 % de la fréquentation.
Pour l’extension de sa nouvelle offre, l’exploitant mise sur une rationalisation des lignes et de l’offre kilométrique. Trois axes sont créés avec neuf lignes « historiques » cityLib comprenant cinq lignes régulières et quatre lignes à vocation scolaire ouvertes à tous en fonction des besoins ; huit lignes carLib, opérées par Cars du Rhône, desservant les établissements scolaires et certains arrêts des communes historiques ; six lignes résaLib fonctionnant comme transport à la demande.
Le Sytral met aussi en place un ticket unique Libellule+Cars du Rhône (1,25 euro) et des abonnements annuels uniques tout public (206 euros) et scolaire (154 euros pour les moins de 26 ans, incluant un deuxième abonnement SNCF, TCL). Enfin, Libellule vise l’accessibilité totale de son réseau (parc et stations) d’ici 2018 contre 68 % actuellement et 90 % à la rentrée. RésaLib sera dotée de cinq nouveaux minibus totalement accessibles aux PMR.
Claude Ferrero

Transports publics 2016. Les bus électriques et les véhicules autonomes à l’honneur
L’édition 2016 du Salon Transports Publics, qui se tient jusqu’au 16 juin porte de Versailles à Paris, a ouvert ses portes le 14 juin, avec la ville de Medellín comme invitée d'honneur… Alain Vidalies, le secrétaire d'Etat aux Transports, qui était attendu pour l'inauguration, a finalement décliné l'invitation, officiellement pour des raisons d'agenda. A la place, s'est invité un cortège de manifestants contre la loi El Khomri, créant durant de longues minutes une forte animation entre les stands du salon (250 exposants présents).
Ce qui n'a pas empêché les nombreux événements prévus de se tenir après une courte inauguration officielle, permettant à chacun des protagonistes de rappeler les enjeux de la profession, que ce soit en matière d'innovation, de rentrées financières ou d'évolution législative. Et de rappeler la tenue d'états généraux de la mobilité (Gart, UTP, Fnaut, FNTV, ARF, TDIE) dont le colloque final est prévu pour le 15 février 2017, en prévision notamment de la future Lomi (loi d'orientation de la mobilité intérieure) annoncée par Manuel Valls en clôture de la conférence environnementale fin avril. Sur la question du financement, François Poupart, le directeur de la DGITM qui représentait le secrétaire d'Etat, a coupé court aux velléités de hausses tarifaires. « Il ne faut pas trop s'imaginer qu'on pourra augmenter les tarifs, a-t-il dit. Car les gens trouveront moins cher via les plates-formes de transport collaboratif. La vraie innovation, c'est de faire beaucoup mieux et moins cher. »
Parmi les premières annonces, le constructeur de bus chinois BYD a signé le premier jour une convention de partenariat avec la RATP et livré son premier véhicule en France à B. E. green ; et PVI de son côté a présenté son nouveau Watt System.
Si les bus électriques tiennent la vedette du salon, on commence aussi à voir des véhicules autonomes avec des gabarits réduits qui vont pouvoir être expérimentés en « grandeur réelle ». La RATP a ainsi annoncé qu'elle achetait deux véhicules autonomes à deux sociétés françaises, l'un à la société EasyMile (née de l'association de Ligier et de Robosoft), l'autre à la société Navya. L'idée, a expliqué Elisabeth Borne, sa présidente, est de disposer d'une gamme complète, allant de bus très capacitaires à de petits véhicules permettant de desservir des zones peu denses. C'est aussi le fameux transport du dernier kilomètre qui intéresse l'opérateur francilien. Les deux véhicules autonomes, d'un coût de 200 000 euros environ l'unité, seront testés d'ici à la fin de l'année. Le but dans un premier temps : interfacer les systèmes de supervision RATP avec les véhicules. Mais l'opérateur pense également à utiliser la technologie des capteurs pour permettre à ses bus de plus grand gabarit d'aller se stationner aux dépôts en toute autonomie.
La RATP n'est pas la seule à exposer ces minibus bus de 15 places qui se meuvent sans conducteur. CarPostal et Transdev ont fait de même, proposant même aux visiteurs un petit tour en EZ10 d'EasyMile à l'extérieur du pavillon d'exposition. Transdev qui travaille déjà depuis 2005 avec le fabricant hollandais 2getThere sur une navette autonome à Rotterdam (entre le métro et un parc d'activités), expérimente également les deux produits français dans le cadre de sa « Digital factory ». Le groupe fait rouler le modèle Navya depuis avril sur le site de la centrale nucléaire de Civaux et le véhicule EasyMile a longuement roulé à La Rochelle (avec le projet CityMobil 2) ainsi que sur le site de recherche Michelin près de Clermont-Ferrand. « Les deux modèles s'opèrent soit en mode métro avec des arrêts programmés, soit avec des arrêts à la demande, explique Patricia Villoslada Prado, directrice Véhicule autonome chez Transdev. Nous développons actuellement un système de supervision avec une appli client et un logiciel de dispatching des navettes. »
CarPostal de son côté a été le premier client de Navya puisqu'il fait rouler sa navette Arma à Sion depuis novembre 2015. La filiale de la poste suisse doit prochainement passer à la phase 2 du test. Quant au groupe Keolis, bien qu'aucun véhicule autonome ne trône sur son stand, il a noué en mars dernier un partenariat commercial avec Navya… Pour chaque opérateur, le même défi : couvrir enfin en transport public toutes les zones de territoire quelle que soit leur densité.
M.-H. P. et C. N.
L’Europe apporte 9,8 millions d’euros à la 3e ligne du métro de Toulouse
La Commission européenne apportera 9,8 millions d’euros de subvention au SMTC Tisséo pour la réalisation des études de la 3e ligne de métro « Toulouse Aerospace Express ». Accordé au titre du Mécanisme pour l’interconnexion européenne (MIE), ce montant représente 50 % du coût total des études, soit le montant maximum qui pouvait être obtenu. Le dossier toulousain a été sélectionné parmi les 195 dossiers retenus (dont 20 français) sur 427 déposés. La Commission européenne a notamment été sensible aux nombreuses propositions d’interconnexion du projet de métro avec les gares et en premier lieu Matabiau, future gare TGV ainsi qu'avec l’aéroport international de Toulouse-Blagnac.
Exploitation des trains de nuit. Pour Transdev, c’est non ! Sauf si…
CFTA, filiale de Transdev, a adressé ce matin une lettre à la DGTIM (Direction générale des transports, des infrastructures et de la mer) en réponse à l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour les trains de nuit lancé en avril.
La lettre de l’opérateur ferroviaire, que nous nous sommes procurée, et qui s’adresse à François Poupart, directeur de la DGITM, explique que de trop importantes incertitudes pèsent encore sur « des éléments clés du dossier ».
Ces incertitudes concernent au premier chef le volume du trafic et les recettes pour l’ensemble des lignes en 2015. Mais aussi le maintien du dispositif de compensation des tarifs sociaux, la disponibilité du matériel, l’accès au réseau de distribution ou encore l’accès aux infrastructures du fait de l’importance des travaux envisagés.
Malgré ces lacunes et d’après ses premières analyses, CFTA se dit certain « qu’aucune des liaisons de nuit relevant de l’AMI n’est exploitable dans un cadre économique équilibré à court, moyen et long termes », indique la lettre signée par Claude Steinmetz, le président de CFTA.
D’où sa demande : intégrer aux liaisons proposées aux opérateurs ferroviaires les trois lignes continuant à être financées par l’Etat. La filiale ferroviaire de Transdev estime qu’elle pourrait ainsi, sous réserve d’études complémentaires, utiliser ce financement pour exploiter en synergies ces trois lignes d’aménagement du territoire et certaines autres liaisons de nuit relevant de l’AMI. La balle est maintenant dans le camp de l’Etat qui a demandé aux opérateurs intéressés par la reprise de trains de nuit de se manifester avant le 24 juin. Faute de quoi les trains de nuit seraient arrêtés le 1er juillet. Une nouvelle décision sensible à prendre pour le ferroviaire.
Marie-Hélène Poingt
Sécurité. La SNCF lance l’appli alerte en gare
En complément de l’appel au numéro d’urgence 3117 et du SMS, la SNCF propose depuis le 15 juin aux clients témoins d’une situation présentant un risque pour leur sécurité ou celle des autres voyageurs d’utiliser l’appli gratuite (iOS et Android) « appel d’urgence ». Désormais possible, la géolocalisation des appels offre une prise en charge plus rapide. La connexion au centre d’appel est assurée grâce à une technologie ne nécessitant pas la présence des réseaux 3G ou 4G. Lors de l’installation de l’appli, le client est invité à créer son profil (numéro de mobile, sexe, âge, nom et coordonnées d’une personne référente si nécessaire). L’appli permet soit d’appeler avec le bouton « appel d’urgence » soit d’envoyer un SMS pour lancer une alerte sécurité, santé-assistance ou encore incivilité.
Nouveau : le billet SMS
C’est une première en France. En septembre prochain, la métropole Rouen Normandie et l’exploitant Transdev vont proposer aux voyageurs de payer les trajets en bus du réseau Astuce en envoyant un SMS. Il suffira de commander son titre de transport avant de monter dans le bus en envoyant le code 01 par SMS à un numéro à cinq chiffres. Le montant sera débité sur la facture mobile du client ou décompté d’un compte prépayé pour les non-abonnés. Le voyageur reçoit en retour son billet par SMS, d’un prix d’1,60 euro valable une heure. Les contrôleurs seront équipés d’une application mobile qui se synchronisera automatiquement avec le serveur des titres de transport.
La collectivité espère vendre 15 % des titres grâce à son nouveau système baptisé 1 SMS = 1 voyage et conçu par la start-up Atsuke.