Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Suppression de TER : Auvergne–Rhône-Alpes demande une compensation financière

    Touchée par la suppression de TER en raison du manque de conducteurs, la région Auvergne–Rhône-Alpes, a demandé une importante compensation financière à la SNCF, entre 15 et 20 millions d'euros, a indiqué le 24 mars à l'AFP un de ses vice-présidents.
    21 TER vont être supprimés quotidiennement à partir du 4 avril et jusqu'à début juillet en Auvergne–Rhône-Alpes, en raison de cette pénurie conjoncturelle de conducteurs.

  • Grande-Bretagne : Arriva garde l’Overground, sans MTR

    Ce sera seul qu’Arriva continuera d’assurer la desserte de l’Overground londonien pendant sept ans et demi à partir du 13 novembre, avec deux années supplémentaires en option. Candidate pour la prochaine période contractuelle sous l’appellation Arriva Rail London Limited, la filiale de la DB exploitait déjà le nouveau réseau orbital depuis son lancement en 2007, mais jusque-là en joint-venture avec MTR Corporation, à parts égales. De son côté, l’entreprise de Hongkong faisait également partie des candidats short-listés pour l’Overground par Transport for London (TfL), de même que LoKeGo Limited (joint-venture 51-49 entre Keolis et Go-Ahead) et Metroline Rail Limited, de Singapour.
    Dans le cadre du contrat, évalué à 1,5 milliard de livres (1,9 milliard d’euros), Arriva devra assurer avec 1 300 salariés une qualité de service d’un niveau « ambitieux » dans ses gares et ses trains, tout en gérant l’arrivée en 2018 de nouvelles rames automotrices Bombardier sur la ligne Gospel Oak – Barking, en cours d’électrification, ainsi que sur le réseau de banlieue de la gare de Liverpool Street, incorporé à l’Overground depuis l’an dernier.
    A l’annonce qu’Arriva était le soumissionnaire retenu, MTR a fait part de sa « déception », considérant que son offre était « forte et compétitive », mais félicite quand même son ancien partenaire. Et MTR ne chômera pas dans les prochains temps, avec le démarrage pour TfL de la nouvelle ligne de « RER » Crossrail, récemment rebaptisée Elizabeth Line.

     

  • L’appel à manifestation d’intérêt sur les trains de nuit lancé avant la fin du mois

    Le gouvernement va lancer, avant la fin du mois de mars, l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) sur les trains de nuit. Les opérateurs intéressés… class= »MsoNormal »>
     

    devraient avoir jusqu’à la fin mai pour répondre.

    Y aura-t-il des candidats ? Interrogé par Ville, Rail & Transports, Jean-Marc Janaillac regrette que les deux trains de nuit qui continueront à être subventionnés (Paris-Briançon et Paris-Rodez/Latour de Carol) ne soient pas également proposés aux opérateurs alternatifs à la SNCF. « Si l ‘exploitation de ces trains –et leurs subventions- faisaient partie de l’AMI, cela aurait du sens. Là, je n’en suis vraiment pas sûr », commente le PDG de Transdev, en se demandant qui pourra être intéressé par ces trains très déficitaires qui roulent souvent quasiment à vide.

    Si personne n’est candidat, ces liaisons de nuit disparaîtront. Réponse avant l’été.

    Marie-Hélène Poingt

  • Transdev renoue avec le développement

    Pour la première fois depuis plusieurs années, Transdev a réussi à stabiliser son activité en 2015. Son revenu, qui s’élève à 6,6 milliards d’euros… a toutefois été impacté par des contrats perdus, notamment celui de Boston (perdu en 2014 au profit de Keolis après une âpre bataille) ou de Valenciennes (un contrat auquel l’opérateur avait renoncé en raison de relations difficiles avec l’autorité organisatrice des transports et qui devait débuter le 1er janvier 2015). Désormais, les bus, cars et trams représentent 72 % de l’activité, le rail 10 %.

    Reste toutefois encore une dernière étape du programme de cession à achever cette année, avec la cession des activités en Israël, indique l’opérateur de transport public qui est désormais « centré sur 19 pays ».

    L’année dernière, le résultat opérationnel courant s’est amélioré de 15 % à 19 millions d’euros et l’entreprise affiche un résultat net part du groupe de 82 millions d’euros (24 millions en 2014). « Nous avons dépassé les objectifs de redressement que nous nous étions fixés en 2013 », indique Jean-Marc Janaillac, le président de Transdev.

    Par ailleurs, l’endettement financier net a été abaissé de 132 millions d’euros pour passer à 741 millions d’euros, ce qui « permet de retrouver des marges de manœuvre pour nourrir nos ambitions » , ajoute Jean-Marc Janaillac. 2015 marque aussi la sortie du capital de la SNCM, une participation qui entravait depuis des années le développement du groupe.

    En 2016, Transdev va donc aborder une nouvelle étape. Celle-ci passe par le financement de la dette de l’entreprise et par la restructuration de l'actionnariat. La Caisse des dépôts et consignations et Veolia sont entrés en discussion pour permettre la sortie de ce dernier du capital. Puis, Transdev, cherchera des actionnaires minoritaires pour accompagner son développement sur le long terme.

    La santé financière retrouvée, Transdev veut aussi consacrer ses moyens à développer l’innovation en se positionnant comme un acteur des nouvelles mobilités. Au métier historique d'opérateur de transport va donc venir s'ajouter de plus en plus celui d'intégrateur de services de mobilité.

    MHP

    Trandev gagne à Wellington

    A partir du 1er juillet, Transdev prendra les commandes du réseau ferroviaire de la banlieue de Wellington, capitale de la Nouvelle-Zélande Sur les quinze années que pourrait durer le contrat – d'une durée de neuf ans avec possibilité d’une période de six ans supplémentaire sous réserve de la réalisation des objectifs – l'autorité organisatrice, Greater Wellington regional council (GWRC) estime réaliser quelque 60 millions d'euros d’économie avec son nouvel exploitant. Pour l'AO, c'est le premier contrat de transport qui est basé sur la performance. Contrat dont le coût prévisionnel annuel est de 33,8 millions d’euros.

    C'est allié à l'industriel coréen Hyundai Rotem pour la maintenance des trains que Transdev Australasia, filiale du groupe pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande, l'a ravi à KiwiRail, entreprise publique néo-zélandaise sortante, qui s'était associée à l'australien Downer et à Keolis pour répondre à cet appel d'offres.

    Connu sous le nom commercial de Metlink, ce réseau ferroviaire comporte cinq lignes totalisant 154 km et 49 stations. Il a transporté 12,3 millions de voyageurs en 2015. Les 450 salariés de KiwiRail seront repris par Transdev. « Très heureux du développement sur le marché du transport ferroviaire de passagers en Nouvelle-Zélande », son président Jean-Marc Janaillac rappelle qu'il « arrive après notre contrat ferroviaire d’Auckland, exploité avec succès depuis 2004 ». Le groupe déjà présent en Australie, notamment à Sydney (Light Rail) et à Melbourne (bus), conforte en effet sa présence en Océanie.

    Pour mémoire, début 2014, Keolis avait été soupçonné de sacrifier ses marges pour ravir à Transdev l'important contrat du RER de Boston (Etats-Unis). Ce dernier avait été conclu sur une base inférieure de 25 millions de dollars annuels à l'offre du sortant, MBCR, un consortium avec Transdev. Et les premiers mois d'exploitation, chaotiques, lui ont valu plusieurs millions de dollars de pénalités pour défaut de ponctualité. Depuis, le Comex de la SNCF, sa maison mère, lui aurait signifié en substance « plus jamais ça »…Grâce à ses investissements dans le matériel roulant (plus de 400 millions de dollars ces dernières années), l'autorité organisatrice de Wellington peut se permettre de réclamer « de meilleurs services ferroviaires pour moins de subventions », comme le rapporte The New Zealand Herald.

    CN

     

  • Trois syndicats menacent d’une nouvelle grève à la SNCF

    Une semaine après une grève très suivie pour défendre leurs conditions de travail, trois syndicats de la SNCF ont de nouveau déclenché mardi la procédure interne d’alarme sociale, préalable à tout dépôt de préavis de grève, ont-ils indiqué à l’AFP.
    Cette fois, les quatre organisations syndicales représentatives (CGT, Unsa, Sud, CFDT) n’ont pas réussi à s’entendre sur une action concertée et trois syndicats ont séparément déposé une « demande de concertation immédiate » : la CGT, l’Unsa et Sud.
    Les syndicats redoutent notamment que les futures règles de travail communes au secteur ferroviaire (fret/voyageurs, public/privé), qui sera totalement ouvert à la concurrence d’ici à 2026, n’entrainent une dégradation des conditions de travail des cheminots.

  • Transdev va exploiter les trains de banlieue de Wellington

    Transdev a annoncé le 16 mars avoir remporté un contrat pour exploiter le réseau ferroviaire de la banlieue de Wellington, capitale de la Nouvelle-Zélande et troisième ville du pays.
    Le contrat, d'une durée de 9 ans, avec une possibilité d'extension pour 6 ans supplémentaires, s'élève à une "cinquantaine de millions de dollars par an", indique le groupe français dans un communiqué.
    Transdev Australasia, filiale du groupe pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande, est associée à l'industriel Hyundaï Rotem dans le cadre de ce contrat qu'elle a remporté face au français Keolis, filiale de la SNCF. Les 450 salariés du réseau seront repris par le nouvel opérateur.

  • Deutsche Bahn affiche une lourde perte en 2015

    Deutsche Bahn a annoncé le 16 mars une perte d’1,3 milliard d’euros en 2015, sa première depuis 12 ans, essentiellement à cause de ses difficultés dans le fret. Quelque 430 gares de fret font  l’objet d’un « examen », a-t-il été précisé. Mais la compagnie ferroviaire allemande de plus en plus concurrencée par le bus longue distance et sur les liaisons régionales, a aussi souffert de plusieurs grosses tempêtes et de grèves à répétition de ses conducteurs de train, avec lesquels un accord a finalement été trouvé à l’été dernier.
    Le chiffre d’affaires du groupe a toutefois augmenté de 1,9% et atteint 40,5 milliards d’euros.
    La DB a toutefois de grandes ambitions d’investissement pour améliorer la qualité de son réseau et de son service, largement critiquée. Le plan d’investissement présenté à la fin de l’année dernière porte sur pas moins de 55 milliards d’euros, portés à hauteur de 35 milliards d’euros par l’Etat, essentiellement pour la modernisation des infrastructures. Pour l’année 2016, la compagnie ferroviaire entend faire un peu mieux avec un chiffre d’affaires dépassant 41,5 milliards d’euros et un résultat net de retour dans le vert, autour de 500 millions d’euros, a détaillé le directeur financier Richard Lutz.

  • Claude Steinmetz prend la présidence de l’Association française du rail

    Claude Steinmetz prend la présidence de l’Association française du rail

    Albert Alday ayant quitté hier la présidence de l’Afra (Association française du rail), c’est Claude Steinmetz qui le remplace à la tête de l’association regroupant les opérateurs ferroviaires alternatifs à la SNCF Sa nomination doit être formalisée le 11 mai lors d’une assemblée générale. Claude Steinmetz, actuellement directeur ferroviaire France de Transdev, connaît bien la SNCF puisqu’il y a travaillé de 2000 à 2008. Il y a notamment été responsable des TER de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

  • Menaces de grève à la RATP

    Les deux premiers syndicats de la RATP (CGT et Unsa) ont déclenché le 15 mars la procédure d’alarme sociale, préalable à tout dépôt de préavis de grève, pour demander une « augmentation significative » en 2016 des salaires, alors que la RATP s’apprête à présenter selon eux un résultat « record ».
    Reconduire le gel de la valeur du point, comme en 2015 est un « message négatif » adressé aux agents, écrivent la CGT (30%) et l’Unsa (22%). La date du 31 mars, coïncidant avec la prochaine mobilisation des syndicats contre le projet de réforme du code du travail, est une option pour lancer la grève.
    La dernière augmentation générale de salaires à la RATP remonte à 2014. Mais selon la régie, gel du point ne signifie pas gel des salaires: « les rémunérations augmenteront en moyenne en 2016 de l’ordre de 2%, comme les années précédentes » du fait des augmentations individuelles et « malgré un contexte d’inflation quasi-nulle ». Les résultats du groupe devant être « examinés et approuvés le 25 mars par le Conseil d’administration.

  • Eurostar a vu ses ventes reculer en 2015

    Eurostar affiche d’un recul de 5% de ses ventes l’an dernier, lié à des effets de changes défavorables et à une stabilité de son trafic, du fait notamment des attentats en France. La compagnie, qui relie à grande vitesse le continent au Royaume-Uni, a enregistré un trafic de 10,4 millions de voyageurs en 2015. Elle se montre optimiste pour 2016 et dit avoir mesuré un rebond depuis le début de l’année.
    L’entreprise mise notamment sur les nouveaux trains e320 du constructeur allemand Siemens, récemment mis en service sur l’axe Paris-Londres, qui lui permettent d’augmenter de 20% sa capacité.