Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Captain Train racheté par son homologue britannique Trainline

    Le site britannique de réservation de billets de train Trainline a annoncé le 14 mars le rachat de son homologue français Captain Train, pour créer "un nouveau leader" européen de la vente en ligne de billets de train.
     Cette acquisition va permettre de "créer un guichet unique pour les voyages en train à travers l'Europe, en donnant accès à 22 pays et 36 opérateurs sur le continent", a assuré dans un communiqué la société britannique.
    Selon le journal Les Echos, ce rachat valoriserait la société française à près de 200 millions d'euros, ce qui en ferait l'une des dix plus grosses acquisitions de start-up françaises ces dernières années. Captain Train, créée voilà sept ans, comptabilise 1,4 million d'utilisateurs enregistrés et vend environ 5.000 billets chaque jour. Elle a affiché, en 2015, un volume d'affaires de 72 millions d'euros, multiplié par deux par rapport à celui réalisé en 2014.
    La société Trainline, rachetée en 2015 par le fonds américain Kohlberg Kravis Roberts (KKR), vend pour plus de 2,1 milliards d'euros de billets de train chaque année au Royaume-Uni.
         

  • La SNCF renouvelle ses bornes automatiques

    La SNCF va renouveler son parc de 1.300 bornes automatiques d’achat et d’échange de billets pour 25 millions d’euros. A partir du 16 mars dans les 460 gares de France qui accueillent des bornes automatiques, un logiciel va être mis en place, doté d’une « ergonomie plus moderne et plus tactile, qui permet aux voyageurs d’acheter, de retirer et d’échanger leurs billets de train en un clin d’oeil », selon la SNCF.
    Les bornes automatiques de la SNCF ont réalisé l’an dernier 36 millions d’opérations, pour un chiffre d’affaires d’environ 1 million d’euros par jour.

  • Le centre bus de Lagny, une cathédrale industrielle

    Le centre bus de Lagny, une cathédrale industrielle

    A l'issue d'un projet de plus de dix ans, dont 4 de travaux, le nouveau centre bus de Lagny-Pyrénées (Paris XXe) a été inauguré le 7 mars.  

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    Conçu sur 80 000 m² par l'architecte Brigitte Métra (lauréate du concours en 2005), comme une « cathédrale industrielle », selon ses propres termes, le nouveau bâtiment aux allures de large vaisseau fuselé abrite aussi des bureaux pour 1400 fonctionnaires du ministère de l'intérieur. Sur son toit sont prévus un collège et une crèche qui devraient être achevés en septembre 2017 ainsi qu'un jardin central. Sa couleur rouge est « un outil d'accroche », a encore dit l'architecte, qui s'est inspirée des bâtiments alentours comme les HBM en briques ou le lycée Hélène Boucher.

    A ce titre, le nouveau centre bus modernisé et agrandi pour accueillir 184 autobus en stationnement « est emblématique de notre politique de valorisation immobilière et de mixité fonctionnelle », a précisé Feredj, directeur de l'immobilier à la RATP. « Nous souhaitons maintenir nos activités industrielles en centre-ville tout en construisant une ville dense, mixte et innovante », a renchéri Elisabeth Borne. La PdG a aussi rappelé l'engagement de l'entreprise à construire 2000 nouveaux logements d'ici 2024, dont au moins 50 % d'habitat social, en vertu du protocole signé fin 2014 avec la ville de Paris.

    Le centre bus à proprement parler occupe trois niveaux et 45 000 m² pour partie enterrés, mais grâce aux failles ménagées dans le bâti, la lumière du jour éclaire ses ateliers de maintenance. Il accueille 700 employés. Il a bien sûr été pensé pour pouvoir abriter et entretenir les bus électriques que la RATP a promis de faire circuler dans la capitale dans les prochaines années. Valérie Pécresse, venue assister à l'inauguration, a salué la prouesse technique consistant à réunir du gas-oil au sous-sol et une crèche au-dessus. Ainsi qu'une réalisation « exemplaire : c'est beau, innovant, utile et ça n'a pas coûté cher », a souligné la présidente de région et du Stif. La RATP a en effet autofinancé 45 des 53 M€ qu'a coûté le centre bus, le Stif apportant le solde de 8 M€.

    C. N.

  • Le métro parisien se prépare à la crue centennale

    Le métro parisien se prépare à la crue centennale

    Une crue centennale, c’est-à-dire un niveau de la Seine supérieur à 8 mètres, serait pour la RATP un scenario catastrophe si elle ne faisait rien pour s’en protéger. Pas moins de 420 points d’entrée d’eau (bouche de métro, grilles de ventilation) ont été identifié. « Ce sont potentiellement 140 km de tunnels sur les 322 du réseau qui pourraient être inondés et une remise en état coûterait 3 milliards d’euros », estime Elisabeth Borne, PdG de la RATP. C’est pourquoi le transporteur a décidé de s’associer à l’opération de l’Union européenne, Sequana 2016, qui prévoit une montée des eaux quotidienne de 50 cm. Bien qu’elle soit l’un des premiers opérateurs à disposer de son propre plan de protection du risque inondation (PPRI), un document réglementaire validé par le préfet de région en janvier 2015, pour la RATP rien ne vaut en effet un exercice grandeur nature qu’elle a réalisé du 9 au 14 mars derniers.

    Ainsi le 10 mars dernier pouvait-on voir des agents s’activer autour de la station de métro Sully-Morland de la ligne 7 à l’édification d’un double muret de parpaings de 40 cm de haut. « En 1910, il y avait 30 cm d’eau à cet endroit, nous gardons donc une marge de sécurité, et grâce au mortier coulé entre les deux murets, la protection peut tenir plusieurs semaines », explique Eric Dyevre, directeur de l’infrastructure RATP. Pour une seule bouche de métro, 5 agents peuvent la rendre étanche à une crue de la Seine en 7 heures de travail.

    826 agents ont été formés et sont mobilisables à tout moment pour construire l’une des trois barrières possibles : le muret ou mur (il faudrait par exemple une hauteur de 1 m 50 au métro Saint-Paul) mais aussi les batardeaux, des plaques en alu tenues par des glissières fixées au sol ou les aquabarrières, des plans inclinés recouverts d’une bâche plastique. Cinq barrages ont été édifiés dans le cadre de l’exercice (aux stations Sully-Morland, Pont-Marie, et Invalides, ainsi qu’une grille de ventilation à Bercy et la maison de la RATP). La réactivité est de mise. « Nous sommes capables de protéger tout le réseau en 4 jours », estime Elisabeth Borne. Un délai compatible avec l’anticipation d’une crue. Et ce grâce à 7 zones de stockage temporaire des matériaux ainsi qu’à du matériel déjà prêt. L’investissement n’étant que d’environ 10 M€.

    Lors de la dernière crue centennale, 19 des 63 km du réseau avaient été submergés ainsi que 7,5 km de tunnels en construction. « On essaye d'éviter d'avoir des barques dans le métro, comme en 1910 », plaisante Elisabeth Borne. Mais on est loin de l’anecdote. D’autant que cette crue centennale arrivera, même si on ne sait pas quand. S’inspirant également des catastrophes récentes – Praque, en 2002 où il a fallu 6 mois de remise en état du métro, ou New York, touché par l’ouragan Sandy en 2012, qui y travaille toujours – la RATP estime qu’il lui faudrait « un an au minimum pour remettre le réseau métro en état d’utilisation », explique Eric Dyevre. Totalement inconcevable.

    C. N.

  • Fermeture du métro de Washington pour une inspection de sécurité

    Le métro de Washington, la capitale des Etats-Unis, a fermé pendant 29 heures, du 15 mars à minuit jusqu'à 17 mars à 5h, les six lignes du réseau ainsi que les 91 stations, afin de procéder à une inspection de sécurité des équipements électriques menacés d'incendie. Cette opération de maintenance inédite a été décidée après l'incendie, le 14 mars, d'un câble électrique à la station Mc Pherson square, qui a paralysé plusieurs lignes sans faire de victimes.

    Les autorités craignent la répétition d'un accident grave comme celui qui s'était produit en plein centre de la capitale en janvier 2015, lorsqu’une rame du métro de Washington s'était retrouvée envahie par de la fumée, dans un tunnel. Une femme avait trouvé la mort et plus de 80 personnes avaient été blessées dans cet accident qui avait achevé de ruiner la réputation d'un réseau fréquemment décrié pour ses retards et dysfonctionnements.

    Les techniciens vont inspecter quelque 600 câbles de raccordement électrique, alimentant le troisième rail. Un rapport d'enquête sera publié, à l’issue de cette inspection.

  • Mesea va recruter 150 personnes en 2016

     

    La société MESEA, qui assurera la maintenance de la LGV SEA Tours-Bordeaux jusqu’en 2061, soit pendant la durée de la concession, est en train de constitue ses équipes pour être opérationnelle en juillet 2017 lorsqu’entrera en service la ligne nouvelle. « Environ 170 personnes composeront au final les effectifs de MESEA en 2017 », indique l’entreprise, détenue à hauteur de 70 % par Vinci Concessions et à hauteur de 30 % par Systra. Les offres d’emplois, diffusées sur le site Internet de Pôle emploi, concernent principalement trois métiers: mainteneur voie et caténaire, technicien système et technicien aiguille.

  • Le métro de Londres roulera de nuit dès août

    Pour la première fois, le « Tube » de Londres ne s'arrêtera plus la nuit durant les week-ends à partir du 5 août. Les usagers fêtards pourront ainsi emprunter les lignes Victoria et Jubilee les nuits de vendredi et samedi, puis en septembre, les lignes Central, Northern et Piccadilly. Après 18 mois de conflits et grèves monstres, cette annonce – qui a fuité dans la presse britannique le 14 mars sans encore être confirmée par la gestionnaire du réseau Tfl – intervient suite à l'acceptation d'un accord par les deux syndicats majeurs Aslef et RMT. Cette circulation de nuit sera assurée grâce à 180 conducteurs à temps partiel embauchés spécifiquement pour ce service et bénéficiant de conditions similaires aux anciens employés.
     

  • Lille. La fraude baisse de 4 points

    Moins 4 %. C’est la baisse du taux de fraude dans les transports urbains lillois, passé de 18 à 14 % entre décembre 2015 et décembre 2014. C’est le fruit de la politique anti-fraude prônée par l’exploitant Keolis – 6.6 millions de voyageurs ont été contrôlés en 2015, un million de plus qu’en 2014 et soutenue par la métropole européenne de Lille (MEL) qui met en avant sa « culture de la recette ». Car un point de gagné, c’est 800 000 euros de recettes. Ces résultats encouragent la MEL à lancer la commande de portiques de contrôle d’accès au métro. Une délibération devait être présentée au conseil le 1er avril avec l’objectif d’équiper 7 stations fin 2017, puis les 60 stations, afin de ramener le taux de fraude à 6,1 %.

  • Chicago : le chinois CRRC renouvellera les voitures du métro

    Le géant chinois de l’industrie ferroviaire CRRC, a annoncé, le 11 mars, avoir été retenu par l'Autorité des transports de la municipalité de Chicago (CTA), à travers sa filiale aux Etats-Unis, CSR Sifang America, pour fournir 846 voitures de métro destinées à remplacer des rames anciennes.
    Parmi les conditions du contrat, qui s’élève à 1,3 milliard de dollars (1,17 million d’euros), le groupe chinois s'est engagé à construire une usine d'assemblage à Chicago, qui générera près de 70 emplois sur place. Les premières voitures produites devraient entrer en service en 2020.
    CRRC est né, fin 2014, du rapprochement orchestré par Pékin entre CNR et CSR, deux conglomérats contrôlés par l'Etat et produisant voitures et locomotives pour le réseau ferroviaire chinois.
    Leur fusion était destinée à faire naître un mastodonte du rail capable d'exporter encore davantage les technologies chinoises de chemin de fer à l'international, tout en mettant un terme à la concurrence trop « acharnée » des deux entreprises.
    En octobre 2014, CNR avait déjà décroché un contrat pour fournir 284 voitures de train au réseau interurbain de Boston, d'une valeur de 566 millions de dollars. C'était alors la première fois que la Chine pénétrait le marché du rail américain.
    CSR avait en revanche connu à la même époque un cuisant revers avec l'annulation d'un appel d'offres pour un projet de TGV à 3,75 milliards de dollars au Mexique, qu'il avait remporté dans un premier temps au sein d'un consortium.
    Par ailleurs, un consortium d'entreprises chinoises incluant des filiales de CRRC a été retenu l'automne dernier, associé à une société américaine de capital-investissement, pour développer une ligne à grande vitesse reliant notamment Las Vegas à Los Angeles.

     

  • Les agents RATP de Fontenay-sous-Bois réunis dans un seul site en 2019

    La RATP a signé un bail avec BNP Paribas, à travers sa filiale d’immobilier d’entreprise, pour occuper un immeuble à construire à Fontenay-sous-Bois, près de la station du RER A, Val-de-Fontenay. L’Elyp’s, implanté sur un terrain entre une bretelle d’accès et l’autoroute A 86, selon des normes HQE, explique le site boursier.com, devrait compter 32 500 m2 de bureaux et accueillir jusqu’à 2200 agents de la RATP aujourd’hui dispersés dans différents bureaux alentour. Les travaux devraient débuter au deuxième trimestre 2016 pour une livraison prévisionnelle mi 2019.