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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
Au moins neuf morts et une centaine de blessés dans un accident ferroviaire en Allemagne
Un choc frontal entre deux trains régionaux, survenu le 9 février vers 7 h du matin dans le sud de l’Allemagne, en Bavière, a fait au moins neuf morts et une centaine de blessés, l’un des plus graves accidents ferroviaires de ces dernières années dans le pays.
Une enquête est en cours pour déterminer ce qui a pu provoquer la collision entre ces deux trains régionaux Meridian, marque de la compagnie bavaroise BOB, près de la ville thermale de Bad Aibling.
La compagnie BOB est elle-même filiale du français Transdev, qui appartient au groupe français Transdev. Les trains de Meridian circulent sur le réseau régional bavarois.
Les pistes du « problème technique ou (d’une erreur) humaine » sont à l’étude, a indiqué sur la chaîne allemande n-tv le ministre des Transports, Alexander Dobrindt, évoquant sur les lieux du drame « une catastrophe horrible ».
Selon un porte-parole de la police, Rainer Scharf, l’accident a eu lieu « à basse vitesse » sur une voie unique, si bien que le choc a été frontal. Dans un communiqué, la compagnie ferroviaire publique allemande Deutsche Bahn a indiqué que la ligne dans le secteur de la collision était conçue pour que les trains puissent rouler jusqu’à 120 km/h.
Joint-venture entre GE et Transmashholding pour le diesel en Russie
Spécialiste de la traction diesel, General Electric (GE) a conclu un business plan stratégique avec Transmashholding (TMH) pour mettre sur pied un centre de production de moteurs diesels à Penza, ville d’un demi-million d’habitants à plus de 500 km au sud-est de Moscou, dans le cadre d’une joint-venture 50-50. Chiffrée à plus de 70 millions de dollars (62,5 millions d’euros), l’usine de Penza devrait produire des moteurs diesel Gevo d’une puissance comprise entre 2 900 kW et 4 700 kW. Avec une capacité de production de l’ordre de 250 moteurs par an dans un premier temps, cette usine dont l’objectif premier est la motorisation des locomotives diesels des RZD pourrait se diversifier « en fonction de la demande » vers la navigation ou la production décentralisée d’énergie électrique. « La nouvelle joint-venture produira des moteurs non seulement pour le marché russe, mais aussi pour l’exportation », a précisé Andreï Bokarev, président de TMH, qui, par ce rapprochement avec le spécialiste américain, aura accès à une gamme de moteurs diesel au coût de cycle de vie réduit, fiables, faciles d’entretien et d’un bon rendement énergétique.
Nous avons joint Alstom, actionnaire à 33 % de TMH, pour un commentaire au sujet de ce business plan et sommes dans l’attente d’une réponse.
P. L.Une carte interactive pour connaître les chantiers sur le réseau ferré
Depuis le 5 février, il est possible de connaître la carte des travaux de maintenance qui ont été menés le mois précédent sur le réseau ferré en se connectant sur le site www.sncf-reseau.fr. A partir de juillet, SNCF Réseau mettra également en ligne son programme de travaux pour chaque semaine à venir, ligne par ligne.
Présentant cette démarche, le secrétaire d'Etat chargé des Transports, Alain Vidalies, a expliqué vouloir miser sur la « transparence » des opérations de maintenance du réseau SNCF, en estimant qu'un « divorce » avait pu s'installer avec les usagers en la matière. « Naturellement, la catastrophe de Brétigny, les accidents graves de Denguin, d'autres aussi, sont révélateurs d'une situation dont on est bien conscient, qui est l'état de vieillissement du réseau », la grande vitesse ayant été privilégiée « pendant quelques décennies », a indiqué Alain Vidalies. Qui a rappelé que 4,9 milliards d'euros allaient être investis en 2016 (dont 1,3 milliard en Ile-de-France), ce qui représente une hausse de 5 % par rapport à 2015. Au total, 1 500 chantiers sont programmés cette année.Bretigny. La SNCF se défend
L’avocat de la SNCF, Emmanuel Marsigny, a affirmé le 8 février que la justice a « toujours pu compter sur la collaboration » de l’opérateur ferroviaire pour faire la lumière sur la catastrophe de Brétigny-sur-Orge (Essonne), réagissant à de nouvelles informations faisant état de tentatives d’entrave à l’enquête.
« Il est bien évident que si des personnes quelles qu’elles soient ont tenté d’entraver la bonne marche de la justice, la SNCF en tirera les conséquences », a ajouté l’avocat de l’entreprise publique au micro d’Europe 1.
Un peu plus tôt, l’avocat de l’association « Entraide et défense des victimes de la catastrophe de Brétigny », Me Gérard Chemla, avait estimé « urgent que la SNCF arrête la langue de bois et rende des comptes à la justice et aux victimes ».
Projet de tramway à New York
La mairie de New York a annoncé le 4 février un projet de tramway, dont la construction pourrait commencer dans trois ans. Ce tramway de 25,7 km de long, serpentant le long de l'East River à une vitesse moyenne de 18 km/h, relierait Brooklyn au Queens, dans des zones urbaines en pleine expansion, relativement mal desservies par le métro. Il desservirait aussi 13 cités HLM où vivent 40 000 personnes, souligne le projet de la mairie. Le budget de ce tramway déjà nommé BQX (Brooklyn Queens connector) a été estimé à 2,5 milliards de dollars (2,2 millions d'euros), soit 97,5 millions de dollars (86,4 millions d'euros) par km, moins cher qu'un métro.

180 millions d’euros de travaux pour moderniser le réseau de Midi-Pyrénées en 2016
Le 26 janvier, à moins d’un an de la fin des conventions liant la SNCF aux régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, les directeurs Midi-Pyrénées de SNCF Mobilités, Jacques Rascol, et de SNCF Réseau, Pierre Boutier, ont présenté, peut-être pour la dernière fois, les perspectives du ferroviaire en Midi-Pyrénées. « La SNCF travaillera avec le conseil régional pour faire du ferroviaire un atout de la construction de la grande région Midi-Pyrénées–Languedoc-Roussillon », ont-ils affirmé. La nouvelle entité créée au 1er janvier compte désormais 2 900 km de voies (1 560 en Midi-Pyrénées) et transporte 37 millions de voyageurs (20 en Midi-Pyrénées) dans 800 trains (435 en Midi-Pyrénées).
Avec 180 millions d’euros d’investissement, la modernisation du réseau Midi-Pyrénées se poursuit. A la gare Matabiau, deux voies seront renouvelées en juillet tandis qu’une voie nouvelle de 115 mètres, la 1C, sera mise en service à la fin de l’année. La construction d’un poste de commande à grand rayon d’action, première brique de la commande centralisée du réseau, débutera en mars pour une livraison fin 2017. L’organisation des circulations des trains par blocs indépendants, amorcée fin 2009 par le nord-est, s’achèvera d’ici fin 2016 par le bloc central commandant les circulations Montauban – Toulouse – Carcassonne.
Le 4 janvier, le préfet de Haute-Garonne a déclaré d’utilité publique les aménagements ferroviaires au nord de Toulouse dans le cadre du Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO). En 2016, 19 km de voies y seront aménagés afin d’autoriser simultanément deux circulations lentes (TER et fret) et deux rapides (TGV et trains sans arrêts). Un terminus TER partiel sera créé à Castelnau-d’Estrétefonds. L’axe Toulouse – Tarbes verra 150 km renouvelés d’ici 2020 dont, en 2016, les sections Toulouse – Empalot – Portet – Saint-Simon et Capvern – Tournay.
La modernisation des gares bénéficiera de 6,7 millions d’euros, dont 3 millions pour la seule gare Matabiau (rénovation du hall d’arrivée avec la création d’une nouvelle salle d’attente). Cinq gares seront transformées en pôle d’échanges multimodal dont Castres et Pamiers.
En Languedoc-Roussillon, près de la moitié des voies et 85 % du réseau structurant (820 km) seront renouvelés entre 2015 et 2025 pour près d’un milliard d’euros, le plus gros programme d’investissement de France.
Catherine Sanson-Stern
Oslo va bannir les diesels lors des pics de pollution
La municipalité d'Oslo, en Norvège, va adopter une réglementation d'urgence visant à bannir la circulation des véhicules diesel lors des pics de pollution qui peuvent se produire en hiver, a annoncé le 3 février la responsable des questions d'environnement et de transport.
Un arrêté municipal, qui devait être examiné jusqu'au 25 février, devait être présenté dès le lendemain au conseil municipal dirigé depuis l'an dernier par une coalition réunissant la gauche et les écologistes.
Le texte, dont l'adoption ne fait guère de doutes, devrait interdire la circulation sur les routes municipales aux voitures à propulsion diesel – sauf quelques exceptions comme les véhicules de livraison ou des moteurs diesel de dernière génération (Euro VI) – lorsque la concentration en dioxyde d'azote (NO2) est élevée.
Selon les médias, la municipalité veut aussi fermer près de 1 200 places de parking municipal lors des pics de pollution.
La nouvelle équipe municipale avait déjà annoncé l'an dernier qu'elle voulait bannir les voitures du centre-ville d'ici à 2019. Les voitures zéro émission représentent aujourd'hui près de 20 % des nouvelles immatriculations de véhicules en Norvège.Un millier de scooters en libre service à Paris à partir de l’été
Un millier de scooters électriques de l'entreprise Cityscoot seront progressivement déployés à Paris à partir de l'été, à la suite d'une période de test qui s'est révélée « encourageante », a annoncé le 2 février la mairie.
Le service sera ouvert sept jours sur sept, de 7h à 1h, à toute personne de plus de 20 ans ayant la capacité légale de conduire un cyclomoteur. Cityscoot, première entreprise européenne à proposer la location de scooters en libre service, a testé depuis juin 2015 la mise à disposition de 50 scooters, avec le soutien de la Ville de Paris.
Sur « les seuls trois derniers mois, 1 200 testeurs ont effectué près de 4 500 trajets, chaque scooter a été utilisé plus de 3 fois par jour », ajoute la mairie selon qui pour expliquer leurs motivations, les testeurs citent deux facteurs principaux, le respect de l'environnement et la rapidité de ce mode de transport.« Semi-grande vitesse » et gares rénovées à la française en Inde
Les échanges franco-indiens ne se limitent pas à d’éventuels achats d’avions Rafale. A l'occasion de la visite officielle de François Hollande en Inde, du dimanche 24 au mardi 26 janvier, la SNCF a conclu un accord concernant une étude sur la rénovation de deux gares dans le nord du pays. Il s'ajoute à un premier accord signé le 9 décembre dernier avec les Indian Railways (IR) concernant un contrat d’étude sur la modernisation de la ligne voyageurs Delhi – Chandigarh (245 km) en « semi-grande vitesse » (200 km/h). Tous deux s'inscrivent dans le cadre d’un protocole de coopération signé en avril dernier avec les IR.
L’étude d’exécution de la modernisation de la ligne Delhi – Chandigarh concernée par le premier accord sera financée à égalité par la France et l’Inde. Mobilisant une trentaine d’experts durant un an, en France et en Inde, cette étude a pour objectifs d’identifier les solutions techniques de rénovation, d’en tirer trois scénarios possibles et de développer les conditions de mise en œuvre du scénario retenu. De quoi envisager ultérieurement la modernisation de neuf lignes prioritaires (totalisant 6 400 km environ) à adapter à la semi-grande vitesse, ce qui intéresse déjà une quinzaine d’acteurs du secteur ferroviaire français (Alstom, Thales, Vinci, ETF, Vossloh Cogifer, Actia, Elno, Lumiplan, Railtech, Keolis, NGE/TSO, etc.) et trois banques.
C’est également dans le contexte d’un vaste programme – la modernisation de 400 gares – que le deuxième accord a été signé pour un projet pilote concernant les gares d’Ambala (état de Haryana dans le nord) et Ludhiana (état du Pendjab, dans le nord-ouest). L’objectif, selon la SNCF, est de « partager l’expérience française de modernisation de gares et de créer un concept de rénovation – architecture, plateforme ferroviaire, immobilier, financement – adapté à l’Inde ». Ce qui devrait permettre d’établir un ou plusieurs modèles de rénovation pour d’autres gares en Inde. A cette fin, une équipe de 12 experts SNCF, notamment Gares & Connexions et Arep (architectes, exploitants, financiers), travailleront en Inde et en France sur ce projet durant six mois.
Au-delà du ferroviaire, les Français comptent bien trouver une place dans le programme de 100 smart cities annoncé par le Premier ministre indien Narendra Modi. Ils souhaitent piloter le projet dans trois villes : Pondichéry au sud (district de Pondichéry, enclavé dans le Tamil Nadu), Nagpur au centre (Maharashtra), et Chandigarh, ville conçue par Le Corbusier, au nord (capitale du Pendjab et de l'Haryana), par laquelle François Hollande a entamé sa visite en Inde.
P. L.
Combiwest placée en redressement judiciaire
La société de fret ferroviaire Combiwest, créée par des agriculteurs bretons, a annoncé son placement en redressement judiciaire le 26 janvier par le tribunal de commerce de Brest, dénonçant des « entraves permanentes » à la circulation de ses trains.
« Après plusieurs alertes restées sans réponse dénonçant ces manoeuvres anticoncurrentielles visant à l’empêcher de faire circuler ses trains de fret, Combiwest est aujourd’hui contrainte de se mettre sous la protection du tribunal de commerce de Brest et a demandé sa mise en redressement judiciaire », écrit dans un communiqué la société qui emploie 59 personnes. « Combiwest est placée en redressement judiciaire pour une période d’observation de six mois avec des bilans intermédiaires, ce qui permettra aussi de faire la lumière sur le contexte qui nous amène dans cette situation », a précisé à l’AFP son président, Jean-François Jacob.