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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
Captain Train double son chiffre d’affaires en 2015
Avec un volume d’affaires de 72 millions d’euros, Captain Train a doublé son activité par rapport à 2014. La société, qui propose les offres de 13 transporteurs et couvre 19 pays européens, compte 52 salariés et prévoit de doubler ses effectifs en 2016. « En donnant accès à plus d’offres tout en proposant de meilleurs prix, nous facilitons l’accès aux billets de train partout en Europe et dans le monde, commente Jean-Daniel Guyot, son président. Notre stratégie fonctionne, et nous comptons bien poursuivre sur cette voie. » Son succès, Captain Train le doit avant tout à sa communauté : fin 2015, le service comptait plus de 1,3 million d’utilisateurs enregistrés, contre un peu plus de 500 000 un an avant. Sur une moyenne de 5 000 billets vendus chaque jour, près du tiers sont achetés via les applications mobiles.
Un nouveau rapport sur l’accident de Brétigny pointe les défauts de la maintenance
« Une surveillance efficace aurait sans doute permis » d’éviter la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge (Essonne), qui a fait sept morts en juillet 2013, conclut un rapport d’expertise complémentaire remis aux juges et consulté jeudi par l’AFP, confirmant une information du Parisien.
Ce rapport complémentaire, réclamé en février 2015 par la SNCF, vient compléter les éléments déjà rendus publics en juillet 2014 par une première expertise. Il dresse le même bilan que le rapport de septembre 2015 du Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT), indépendant de l’enquête : un défaut de maintenance est bien à l’origine de l’accident.
« Une surveillance efficace aurait sans doute permis de détecter la non-conformité de cet assemblage crucial pour la sécurité des circulations : absence de boulon n° 3 depuis plusieurs mois sans remplacement, desserrage et rupture récurrents des boulons, fissuration de l’about [une des pièces de l’assemblage, NDLR] de cœur de traversée depuis 2008 », écrivent les deux ingénieurs en charge de l’expertise.
Concernant en particulier la fissure de cet about, ils constatent qu’il n’a pas « fait l’objet d’un suivi adéquat, entre autres du fait d’une confusion des agents de la SNCF, incompréhensible ».Une nouvelle feuille de route pour les Intercités présentée mi-février
Le gouvernement présentera mi-février « une feuille de route nouvelle sur l’avenir des trains d’équilibre du territoire » (TET, ou trains Intercités), a annoncé le 20 janvier le secrétaire d’Etat chargé des Transports, Alain Vidalies.
Interrogé par le député Frédéric Reiss (UMP, Bas-Rhin) sur une éventuelle commande de trains Intercités, Alain Vidalies a répondu que le gouvernement donnera « une réponse définitive probablement le 18 février, au moment d’une feuille de route nouvelle sur l’avenir des TET ». Le secrétaire d’Etat aux Transports avait déjà annoncé en juillet un investissement de 1,5 milliard d’euros pour le renouvellement des trains des « lignes structurantes » du réseau Intercités, dont 510 millions d’euros pour 34 rames neuves qui seront mises en service à partir de la fin 2016.
Nouveaux aiguillages et nouvelle commande centralisée pour Auvergne-Rhône-Alpes
En 2016, SNCF Réseau poursuit ses travaux de rénovation d’infrastructures pour un montant de 320 millions d’euros, soit autant qu’en 2015, année de fort investissement (+50 % sur 2014). Le principal chantier concernera le renouvellement de voies et ballast (75 km) en suite rapide sur la ligne Chambéry – Modane. Un prélude aux futurs RVB sur Givors – Peyraud (Nord-Ardèche) et dans le sillon alpin (Saint-André-le-Gaz – Chambéry, Valence – Moirans, Lyon – Grenoble…) qui mobiliseront encore 450 millions d’euros par an jusqu’en 2020. « Une nécessité pour rajeunir un réseau de 33 ans d’âge en moyenne contre 17 ans en Allemagne », souligne Gilles Cheval, directeur régional de SNCF Réseau.
Le programme sera complété par le changement de 150 aiguillages, principalement « en entrée de gares de zones denses » pour un coût de 80 millions d’euros. Cette importante opération multiplie par quatre ce qui se faisait jusqu’à présent. Enfin, le nœud ferroviaire lyonnais va bénéficier du déploiement de la commande centralisée du réseau (CCR) avec l’intégration des centres de circulation de l’Est lyonnais et du Grand Ouest lyonnais. Cette réalisation, effective d’ici fin 2016, représente un montant de 126 millions d’euros sur un programme total de 500 millions. Selon Gilles Cheval, « cette très importante opération de modernisation permet de passer d’un système mécanique à un fonctionnement informatique de pointe ». Il était temps.
La CCR contribuera, avec d’autres travaux à venir à la gare de la Part-Dieu, à optimiser les circulations dans le nœud lyonnais, saturé, qui plombe les résultats des TER : 37 % du temps perdu sur la région Rhône-Alpes est dû à la région lyonnaise. Résultat : le taux moyen de ponctualité régionale de 89 % dépasse à peine 80 % à la Part-Dieu.
Claude Ferrero
Le wifi dans les trains ? Ça ne sera finalement pas pour cette année
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Feuilleton à rebondissements, la connexion Internet dans les trains, promise il y a un an pour la mi-2016 par la SNCF, ne fonctionnera pas avant 2017. « On va mettre en œuvre des systèmes dans les trains pour permettre d’avoir le wifi, en commençant par les trains à grande vitesse, a en effet déclaré Barbara Dalibard, DG de la branche SNCF voyageurs sur BFM Business, le 18 janvier. En 2017, vous allez commencer à avoir ça. » Elle a ajouté que la SNCF travaillait avec les opérateurs de téléphonie mobile afin de s'assurer d'une bonne couverture 4G sur les lignes à grande vitesse. Le coût d'installation du wifi pour redistribuer l'Internet à chaque voyageur est évalué à 350 000 euros par rame. La question du modèle économique reste entière.Trois cheminots placés sous statut de témoins assistés dans l’enquête sur Brétigny
Trois cheminots de la SNCF ont été placés sous le statut de témoin assisté dans le cadre de l’enquête sur la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge (Essonne), selon une information du Parisien confirmée par le Parquet. Ces trois salariés étaient en charge de la surveillance des voies au moment du déraillement du train, a précisé le procureur.
Ce déraillement, survenu le 12 juillet 2013, avait fait sept morts et des dizaines de blessés, à cause d’une éclisse dont une fissure n’avait pas été détectée lors des tournées de surveillance, et dont trois des quatre boulons s’étaient cassés ou dévissés. L’éclisse avait alors pivoté, provoquant l’accident.
Depuis l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet d’Evry, la SNCF et Réseau ferré de France (RFF) ont été mis en examen.LGV Montpellier – Perpignan : le tracé approuvé « dans les prochains jours »
Le secrétaire d’Etat aux transports Alain Vidalies a annoncé mi-janvier qu’il approuverait « dans les tout prochains jours » le tracé de la future ligne à grande vitesse Montpellier – Perpignan, souhaitant lever les inquiétudes des élus locaux qui craignent un report sine die du projet.
Interpellé lors des questions au gouvernement au Sénat, Alain Vidalies a expliqué attendre dans les jours qui viennent une proposition de tracé « transmise par le préfet à la suite de la consultation des acteurs du territoire menée à la fin de l’année dernière ».
Le secrétaire d’Etat a également insisté sur l’engagement de la Commission européenne qui a confirmé en juin le financement de 50 % du coût des études préalables au projet sur la période 2015-2019, pour un montant de 11,5 millions d’euros. Enfin, SNCF Réseau (ex-RFF) est chargée en 2016 « d’initier l’ensemble des procédures préalables à la tenue d’une enquête publique sur le projet dont les montants sont inscrits au contrat de plan Etat-région 2015-2020 ». L’objectif est de lancer cette enquête publique « à l’hiver 2016-2017 », a précisé Alain Vidalies.Certains diesels de Renault polluent plus que prévu
Les premiers tests réalisés en France dans le cadre de l'enquête ouverte après le scandale Volkswagen montrent que des diesels Renault dépassent les normes de pollution mais n'ont pas de logiciel de fraude.
L'annonce le 14 janvier de perquisitions menées par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans plusieurs sites du constructeur français (siège social, centre technique de Lardy et technocentre de Guyancourt) a fait dégringoler le titre Renault de 20 % en tout juste une heure à la Bourse de Paris.
Après le scandale Volkswagen, Renault a annoncé en décembre un plan d'investissements de 50 millions d'euros pour réduire l'écart entre les émissions polluantes de ses voitures en conditions d'homologation et en situation réelle.DUP pour les aménagements ferroviaires au nord de Toulouse
La déclaration d'utilité publique pour les aménagements ferroviaires au nord de Toulouse a été signée le 4 janvier, laissant présager le lancement imminent des LGV Bordeaux – Toulouse et Bordeaux – Dax, estiment les partisans du projet. Malgré l'avis négatif de la Commission d'enquête publique, le préfet de région considère que « les atteintes à la propriété ou aux intérêts généraux d'ordres environnemental, social ou économique ne sont pas excessives eu égard à l'intérêt collectif et majeur que présente l'opération », selon l'arrêté dont l'AFP a obtenu une copie. La DUP est « un signal fort pour un lancement rapide de la liaison Bordeaux – Toulouse », a estimé dans un communiqué la présidente du Conseil régional Languedoc-Roussillon–Midi-Pyrénées, Carole Delga (PS), qui s'est « félicitée » de cette signature. Cette DUP fait suite à l'approbation, en novembre dernier par le préfet de la Gironde, d'une déclaration équivalente pour les aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux.

Lyon – Turin. Le tunnelier entrera en action en juillet prochain
Le tunnelier Federica va creuser la galerie de reconnaissance de neuf kilomètres qui constitue le début du tunnel transfrontalier. Le tunnelier présenté officiellement le 14 janvier sur son lieu de construction au Creusot est désormais prêt pour son ouvrage sur le Lyon – Turin. Plus qu’une simple opération technique, « ici, c’est une étape symbolique qui marque l’entrée dans l’histoire concrète du projet », a souligné Hubert du Mesnil, président de Telt (Tunnel Euralpin Lyon Turin) en réceptionnant le tunnelier. Une entrée symbolisée donc dans l’usine du constructeur-concepteur NFM Technologies par une machine baptisée Federica arborant une tête de coupe de 12 mètres de diamètre dotée de 76 molettes abrasives de 300 kg chacune. L’énorme bouclier abrite un train de services de 135 mètres de long pesant 2 400 tonnes, dont la moitié pour la seule tête de coupe. Double particularité de Federica, elle sera équipée d’un robot pour le changement des molettes et d’un radar de prédiction des propriétés des terrains permettant d’anticiper le paramétrage de la machine, « une première », selon Alain Deleard, directeur général de NFM Technologies.
Assemblé à blanc au Creusot, le tunnelier sera démonté dans les prochains jours pour être acheminé en Maurienne jusqu’à début mars. Un transfert qui nécessitera une centaine de camions dont une trentaine de convois exceptionnels à destination du site de Saint-Martin-La-Porte. Les éléments du tunnelier emprunteront la descenderie existante sur 2 400 mètres jusqu’à la chambre de montage souterraine, vaste caverne longue de 45 mètres et haute de 26 mètres où le tunnelier sera assemblé pendant quatre mois.
Les travaux d’excavation commenceront en juillet prochain. Le tunnelier creusera la galerie de reconnaissance proprement dite sur près de neuf kilomètres (à raison de 20 à 30 mètres par jour) entre la descenderie de Saint-Martin-La-Porte et celle de La Praz, dans l’axe et au diamètre du futur tunnel de base. Autrement dit, la galerie constituera les neuf premiers kilomètres du tube sud du tunnel transfrontalier, comme l’a précisé Mario Virano, directeur général de Telt, qui s’est aussi félicité de l’avancée du tunnel malgré les oppositions au projet : « Le tunnel est un symbole européen avec un haut niveau d’intelligence impliquant de nombreux partenaires dans tous les domaines, de la connaissance de l’environnement à la sécurité des travailleurs, on ne peut pas l’arrêter. » Au plus fort du chantier, 450 personnes travailleront dans la galerie. Le calendrier prévoit la fin des travaux* de la galerie de reconnaissance d’ici cinq à huit ans en fonction des conditions géologiques et de l’avancée de galeries complémentaires. Telt annonce une mise en service du futur tunnel de 57 kilomètres pour 2028-2029, mais d’ici là, le nouveau maître d’ouvrage dévoilera son premier logo parmi 240 projets d’écoles d’art et design du Piémont et de Rhône-Alpes exposés le 8 février au musée des Confluences de Lyon.Claude Ferrero
*réalisés par un groupement d’entreprises composé de trois sociétés françaises et trois italiennes : Spie Batignolles TPCI, Eiffage TP, Sotrabas, Ghella, CMC, Cogeis.