Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Déraillement d’un TER : la CGT met en cause la SNCF

    Un TER reliant Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée) à Nantes est sorti de ses rails le 12 octobre peu avant 06H00 sans faire de victime. Le train, « qui se trouvait à 200-300 mètres de la gare de Sainte-Pazanne (Loire-Atlantique) et roulait à environ 30 km/h, est sorti des rails pour une raison encore inconnue », a indiqué la SNCF, qui a lancé une enquête pour déterminer l’origine de cet accident.
    Selon la CGT, cet accident est dû « à un problème technique lié au matériel connu depuis plusieurs années (automotrice X73500): une rupture de la liaison électrique entre le train et les rails ». Le syndicat déplore que « l’entreprise publique, dans un but économique, n’a pas mis en oeuvre l’ensemble des mesures conservatoires nécessaires à ce type de situation. Elle aurait dû suspendre la circulation des matériels incriminés, le temps de résoudre le problème, mais n’en a rien fait ».

  • Grande vitesse espagnole : tarifs en baisse, trafic en hausse

    Séville, Málaga, Valladolid, Barcelone, Valence, Alicante L'Espagne a édifié un très dense réseau à grande vitesse (AVE) en moins de 25 ans, mais ses trains ont longtemps souffert d'un taux d'occupation insuffisant. Aussi, début 2013, le président de Renfe pointe un taux de remplissage de 60 % en moyenne, et de 68 % sur Madrid – Barcelone. Julio Gómez-Pomar, alors président de Renfe, propose de l'augmenter de 5 à 10 % et donc de stimuler les recettes, malgré les handicaps : densité de population faible, pays en pleine crise économique, déplacements en baisse.

    Une nouvelle politique commerciale se met donc en place le 8 février 2013. Mesure phare, une baisse générale des tarifs en moyenne de 11 %, assortie de réductions, promotions, cartes jeunes ou titres comme le Renfe Spain Pass. Coup de pouce à l'offre donc, avec encore plus de yield management.

    Au 2 juin suivant, les premiers résultats sont là : le nombre de voyageurs a bondi de 14 %. L'INE (l'Insee espagnol) relève pour le premier semestre 2013 une progression du trafic de l'AVE et des grandes lignes Renfe de 20,7 % alors que l'avion a perdu 16 % de ses passagers.

    Julio Gómez-Pomar l’assure : « La baisse de 11 % des prix a été compensée dans le compte de résultats de Renfe par une augmentation de la demande. » Il estime alors que, fin 2013, l'AVE enregistrera 19 % de voyageurs en plus et 4,5 % de recettes. Et de déclarer devant les députés aux Cortès que, sans cette nouvelle politique commerciale, le trafic AVE aurait chuté de 2,6 % et les recettes de 5 %. Il augure alors 24,3 millions de clients à fin 2013 pour AVE et ses grandes lignes (+9 % sur 2012). Pari tenu : le résultat définitif sera même supérieur : 22,3 millions de passagers en 2012, 25,6 en 2013, 29,7 en 2014 (soit plus 15,9 % en un an).

    L'effort amorcé en 2013 a amené un taux d'occupation des trains en moyenne de 75 %, mais avec des disparités : davantage sur Barcelone – Madrid, moins vers Valladolid ou en bout de lignes.

    Autre conséquence, le train à grande vitesse l'emporte sur l'avion dans l'ensemble des déplacements : entre février et novembre 2013, 438 000 voyageurs quittent les compagnies aériennes pour l'AVE, estime Javier Marin, président de l'Aena, le regroupement des aéroports espagnols. Et, pour la première fois, sur un mois, l'AVE l'emporte sur l'avion : en janvier 2014 il progresse de 22 % et transporte 1,9 million de personnes contre 1,8 million pour l'avion, en retrait de 7,3 %. En particulier, l'AVE prend le dessus sur le pont aérien entre Barcelone-Prat et Madrid-Barajas. D'ailleurs, ce dernier aéroport est dans une situation délicate qui le pousse à rechercher des combinaisons commerciales avec Renfe, en attendant que l'AVE arrive directement à ses terminaux.

    Ana Pastor, ministre des Transports, et les responsables de Renfe se fixent à présent un objectif de 50 millions de clients pour l'AVE en 2018. Un horizon à rapprocher des quelque 120 millions de passagers transportés annuellement à grande vitesse en France et des 160 millions en Allemagne.

    Prolongeant la lancée de 2013, ces 50 millions devraient également permettre à Renfe d'équilibrer ses comptes, faisant face à la hausse des péages perçus par Adif, le gestionnaire du réseau (lignes et gares). En effet, si en 2014 les recettes de Renfe se sont accrues de 6,1 %, les péages ont augmenté de 21,8 %. Ceux-ci avaient déjà progressé de 58 % en 2012 et de 16 % en 2013.

    Cette belle croissance de Renfe ne veut pas dire pour autant que la grande vitesse espagnole est économiquement saine. La Cour des comptes du pays n'a pas manqué d'observer, le 29 juin 2015 : « Les péages actuels sont insuffisants » pour permettre à Adif, déjà très endetté de « couvrir les coûts et d'atteindre l'équilibre économique ».    
    Michel Garicoïx

     

  • Une clim à air expérimentée sur un TER Midi-Pyrénées

    Une clim à air expérimentée sur un TER Midi-Pyrénées

    La nouvelle génération de climatisation des trains, issue de la technologie aéronautique, fonctionnera à cycle à air. C’est ce que croient Liebherr-Transportation Systems qui l’a développée, la SNCF qui va l’expérimenter entre septembre 2015 et juillet 2018 dans le cadre de son programme de recherche Eco-Clim et la région Midi-Pyrénées qui soutient la R&D de Liebherr depuis 2006 et a prêté une de ses rames AGC pour installer le démonstrateur présenté le 24 septembre à Toulouse. La technologie développée pour l’aéronautique par Liebherr-Transportation Systems, dite par cycle à air, permet de produire du froid en détendant l’air dans une turbine, même à des températures très élevées. Intérêt : pas de destruction de la couche d’ozone par des fluides réfrigérants. La conception simplifiée, avec un nombre limité de composants faciles à remplacer et résistant à de grands écarts de température (de -20 °C à +45 °C), permet à la SNCF et à la région d’espérer une meilleure fiabilité et des coûts de maintenance réduits.
    Le démonstrateur, présenté par Willi Liebherr, président du conseil d'administration de Liebherr-International, à Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, et à Jacques Rascol, directeur régional SNCF Midi-Pyrénées, va rouler sur la ligne Toulouse – La Tour-de-Carol, qui combine un fort ensoleillement avec des altitudes élevées.
    La climatisation par cycle à air est utilisée dans la totalité des avions Airbus ainsi que sur les trains à grande vitesse ICE 3.2. de la Deutsche Bahn. La compagnie ferroviaire allemande a aussi installé en 2014 un démonstrateur sur un ICE 3.1.    
    Catherine Sanson-Stern

  • Valls juge « légitime » de rapprocher la fiscalité du diesel et de l’essence

    Le Premier ministre Manuel Valls a estimé le 7 octobre « légitime » la volonté de rapprocher la fiscalité du diesel et de l'essence, mais « en prenant le temps », alors qu'un amendement au projet de loi de finances pour 2016 déposé par plusieurs députés PS propose d'augmenter de 2 centimes la taxation du diesel et d'abaisser de 1 centime celle de l'essence. « Je crois que c'est possible, mais ça veut dire qu'il faut le faire intelligemment, en prenant le temps, et sur plusieurs années », a indiqué Manuel Valls sur RTL.

  • RATP Dev gérera le réseau de Vierzon jusqu’en 2023

    RATP Dev va conserver l’exploitation du réseau de transport de la ville de Vierzon. Son nouveau contrat, d’une durée de huit ans et d’un montant de 15 millions d’euros, débutera le 1er janvier prochain. La filiale du groupe RATP, qui exploite le réseau de Vierzon depuis 2011 au travers de sa filiale STU Vierzon, prévoit une fréquentation de 650 000 voyageurs par an.
    « Largement reconfiguré pour plus d’attractivité et de cohérence, le réseau comptera six lignes régulières, dont une nouvelle ligne circulaire, des navettes scolaires, ainsi que du transport à la demande », explique l’entreprise dans un communiqué. « Des autobus neufs aux normes Euro VI remplaceront progressivement le tiers du parc de 16 véhicules, à partir du 1er semestre 2016 », ajoute-t-elle.

  • Alstom remporte un nouveau contrat de métro en Inde

    Alstom a annoncé le 5 octobre avoir décroché un contrat de plus de 150 millions d'euros pour la fourniture de vingt rames de métro à la ville de Lucknow, située dans le nord de l’Inde.
    Cet accord conclu avec Lucknow Metro Rail Corporation (LMRC) porte sur la livraison de vingt rames de quatre voitures climatisées et d'une solution de signalisation pour le nouveau réseau de la ville, une ligne de 23 kilomètres composée de 22 stations. « Les voitures de métro seront fabriquées sur le site de production de trains d'Alstom à Sri City, en Inde. Le système de signalisation sera fourni conjointement par les sites d'Alstom de Bangalore en Inde, et de Saint-Ouen en France », précise le groupe dans un communiqué.
    Alstom est déjà présent en Inde, où la société a remporté des contrats pour la fourniture de rames de métro à Madras (Chennai), Delhi et Cochin (Kochi).

  • Le Train du climat entame son tour de France

    Un Train du climat, à bord duquel est installée une exposition sur les changements climatiques, qui fera étape dans 19 villes françaises jusqu'à la fin du mois d'octobre, a été inauguré le 6 octobre, gare de Lyon à Paris.
    Ce train sera ouvert au public et aux groupes scolaires à chacune de ses étapes, et une quarantaine de scientifiques, venus de toute la France, se relaieront pour expliquer aux visiteurs les effets du changement climatique et les actions qui peuvent être menées.
    A moins de deux mois de l'ouverture de la grande conférence climat de Paris, la COP21, l'exposition est le résultat d'une initiative portée par le monde scientifique et financée par des entreprises partenaires, présentes à bord du train, ainsi que par les ministères de l'Ecologie et de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Le Train du climat circulera jusqu'au 25 octobre.

  • Les nouveaux contrats SNCF et RATP validés en Ile-de-France

    Les nouveaux contrats pluriannuels de l’autorité organisatrice des transports en Ile-de-France (Stif) avec la SNCF et la RATP, pour un montant cumulé de 20 milliards d’euros, ont été adoptés le 7 octobre en conseil d’administration, par 18 voix pour et 9 abstentions. Le renforcement de la présence humaine a été un axe fort des négociations entre le Stif et les opérateurs qui, au total, vont mettre 900 agents de plus pour le service et la sécurité.

  • GPSO : Valls ne veut pas confondre grande vitesse et précipitation

    « Sur le projet de LGV au sud de Bordeaux, je veux être très clair. Contrairement à ce que disent certains commentaires, le projet n'est pas décidé », a déclaré le Premier ministre, lors de son allocution aux RNTP de Lyon le 1er octobre. Manuel Valls a ajouté : « Si le projet doit être amélioré, il le sera. Ce que nous proposons d'engager, c'est le projet d'une décennie. Il est primordial d'avancer de manière apaisée, en respectant les parties prenantes, sans se précipiter. » Des déclarations qui ressemblent à du rétropédalage, à la suite des propos d'Alain Vidalies du samedi précédent. Le secrétaire d’Etat aux transports avait indiqué ce jour-là, au téléphone à l'AFP, lors de la fête de la rose de la Fédération socialiste des Landes, que le gouvernement entendait poursuivre la procédure entamée pour ce projet. Cela en dépit de l'avis négatif de la commission d'enquête publique. L'enquête publique a eu lieu du 14 octobre au 8 décembre 2014. Le gouvernement dispose d'un délai de 18 mois après la clôture de l'enquête pour se prononcer, après avis du conseil d’Etat, sur la déclaration d'utilité publique du projet. Soit le 8 juin 2016. Les orientations d'Alain Vidalies n'ont pas de conséquences immédiates, mais elles conduisent tout de même sur le chemin de la déclaration d'utilité publique.

    Gilles Savary, dans un entretien au Parisien, dénonçait aussitôt une « braderie électorale » à deux mois des élections régionales. Une manœuvre de son camp que le député socialiste regrette. Elle risque d'ailleurs, selon lui, d'être contre-productive. D'abord on est inquiet dans la région de Sauternes. Mais il n'y a pas que les riverains du « TGV des vignes », comme dit Le Parisien, qui s'offusquent. Gilles Savary souligne surtout l'exaspération d'usagers d'une ligne Bordeaux – Toulouse, en pleine « métropolisation » autour des deux grandes agglomérations. « Dans nos circonscriptions, cela fait dix ans, dit-il, qu'on demande la mise à niveau de la ligne actuelle. » Et, selon lui, la promesse d'avoir une ligne à grande vitesse dans dix ans exaspère plutôt des usagers dont les besoins quotidiens relèvent du cabotage.

    L'autre crainte du député, rapporteur de la loi de réforme ferroviaire, qui a fait inscrire dans la loi un article empêchant la course à l'endettement de RFF, c'est que la « grande gabegie » reparte. Le travail de la commission Mobilité 21 présidée par Philippe Duron semble oublié. La commission avait en effet retenu des priorités en faisant remarquer que la réalisation soit de Lyon – Turin soit du Canal Seine réduirait à zéro les capacités de financement. Or, les deux projets ayant obtenu des crédits européens se trouvent désormais sur le dessus de la pile…

    Pour en revenir à GPSO, la Fnaut (Fédération nationale des associations d'usagers), peu suspecte d'être fan inconditionnelle de la très grande vitesse, a soutenu la décision annoncée par Alain Vidalies. La Fnaut souligne le gain de temps important sur Paris – Bordeaux – Toulouse et en attend un « report significatif du trafic aérien Paris – Toulouse (trois millions de passagers par an) » ainsi que du trafic routier interrégional. Rappelant que « l'avion émet 35 fois plus de gaz à effet de serre par voyageur.km et la voiture 16 fois plus », elle demande une hausse des taxations des carburants routiers et une taxation du kérosène consommé par les avions effectuant des vols intérieurs pour aider au financement d'un projet « bon pour l'environnement ».

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  • 10 Crealis au gaz naturel pour Le Mans Métropole

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     Iveco Bus a remis le 2 octobre au Mans Métropole, dans le cadre des RNTP,  le premier exemplaire d'une flotte de 10 Crealis articulé BHNS (bus à haut niveau de service) fonctionnant au gaz naturel. Ce BHNS "TEMPO" fait l'objet "d'une commande de dix exemplaires qui entreront en service début 2016 sur une ligne de 7,2 km (dont 4 en site propre), desservie par 14 stations", précise un communiqué du constructeur de bus.