Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Mise en service de l’extension du tram de Nottingham

    Mise en service de l’extension du tram de Nottingham

    Le 25 août, Alstom et son partenaire anglais Taylor Woodrow ont annoncé avoir achevé les travaux d'extension du réseau de tramway de Nottingham… Nottingham Express Transit, le réseau de tramway de Nottingham a doublé sa capacité d'accueil. Il compte désormais 32 km de long , contre 17, 5 km avant travaux. Les 2 entreprises partenaires ont conçu toute l'infrastructure en fournissant les câbles aériens, les voies et la signalisation. Par ailleurs,  Alstom a livré 22 tramways supplémentaires, qui viennent s'ajouter aux 15 rames Incentro de Bombardier, déjà en service . L'industriel aura en charge la maintenance de l'intégralité du parc.

  • Le casse-tête de la sécurité ferroviaire

    Alors que François Hollande décorait le 24 août trois jeunes Américains et un… class= »MsoNormal »>
     

     Britannique qui ont réussi trois jours auparavant à mettre hors d’état de nuire le terroriste dans le Thalys n° 9364 reliant Amsterdam à Paris, le débat sur la sécurité dans les trains et les gares ne cessait d’enfler. Le sénateur-maire PS d’Alfortville Luc Carvounas, proche de Manuel Valls, a ainsi indiqué qu’il comptait écrire au président du Sénat, Gérard Larcher, pour demander la création d’une commission d’enquête sur ce thème. « Nous sommes en guerre aujourd’hui contre le terrorisme. Il faut réfléchir comment on pourrait sécuriser tous les transports publics », a-t-il expliqué. 

    Si l’Espagne met en place une procédure de contrôle des bagages aux rayons X sur les trajets ferroviaires longue distance, tout comme le fait d’ailleurs la Chine, la SNCF a toujours expliqué que la sécurisation du transport ferroviaire relevait d’un vrai casse-tête.

    Certes, il y a une exception : tous les voyageurs qui utilisent Eurostar pour se rendre à Londres sont soumis à un contrôle pour des raisons de sécurité liées au tunnel et car la Grande-Bretagne ne fait pas partie de l’espace Schengen.

    Pour tous les autres TGV, on peut sauter dans son train jusqu’à deux minutes avant son départ. Des procédures de contrôle imposeraient aux voyageurs de se présenter au moins une trentaine de minutes avant le départ, voire beaucoup plus. D’où cette question : les passagers qui mettent une heure pour aller de Paris à Lille accepteraient-ils de voir leur temps de trajet doubler ?

    Autre difficulté, qui dit temps d’embarquement plus long, dit trains immobilisés plus longtemps. Dans des gares franciliennes déjà saturées, le nombre de trains en circulation devrait nécessairement être sérieusement réduit.

    Se pose aussi la question des aménagements de portiques et de sas de contrôles. Dans les gares historiques aux espaces très contraints, ce serait terriblement complexe, affirme la SNCF. Et bien sûr à un coût exorbitant. Les voyageurs sont-ils prêts à payer le prix de la sécurité ?

    Pour Guillaume Pepy, le président de la SNCF, tout comme pour son ministre de tutelle, Alain Vidalies, l’usage systématique de portiques n’est pas réaliste, en raison du nombre trop important de voyageurs dans les gares, 20 fois plus que dans les aéroports, selon Guillaume Pepy. Quant à contrôler seulement quelques lignes à grande vitesse, ou internationales, cela nécessite d'être, "comme Eurostar, dans un domaine complètement fermé. (…) Soit vous êtes exhaustif, soit votre efficacité est faible", estime-t-il.

    "Nous allons continuer à renforcer les mesures de sécurité, ça veut dire être très présents avec des moyens humains, militaires, policiers, notamment sur ce qu'on appelle le contrôle aléatoire des bagages, qu'il faut renforcer", a indiqué de son côté Alain Vidalies sur Europe1."Ca peut se faire d'une manière précise, ponctuelle, éventuellement sur certains trains, ce que font par exemple les Espagnols, mais il n'y a aucun pays en Europe qui (ait) le même système transposé de l'aérien vers le ferroviaire", a-t-il expliqué.

    En France, gendarmes et militaires arpentent actuellement quelque 3.000 gares, arme à la main. C'est également le cas dans d’autres pays européens, notamment en Grande-Bretagne, où des membres de la British Transport Police (BTP) sont présents dans les grandes gares, souvent armés. Mais nos voisins d'Outre-Manche ne connaissent pas non plus de contrôle des bagages avant d'accéder à bord d'un train.

    Le gouvernement français mise donc aussi avant tout sur la vigilance. Il a annoncé la mise en place d'un numéro national de signalement des situations anormales dans les gares et les trains, et le renforcement du nombre et de la visibilité des messages de vigilance dans les gares. Ce numéro, le 3117, existe déjà depuis 2011 (après une expérimentation en 2010 sur la ligne D du RER) sur l’ensemble du réseau Transilien. Il permet à tout voyageur de passer un appel d’urgence pour signaler un incident lié à la sécurité des personnes. A partir du 1er septembre, ce numéro doit donc étendu à l’ensemble du territoire. Au bout du fil, une quarantaine de personnes répondront, « des cheminots spécialisés dans la sûreté, spécialement formés pour identifier une vraie ou une fausse alerte », a précisé Guillaume Pepy au Journal du dimanche du 23 août, en assurant : « C’est du diagnostic express de signalement, mais c’est très important ».

    MHP

  • Le gouvernement annule la privatisation de la gestion du métro de Porto

    Le gouvernement portugais a décidé le 19 août d’annuler la privatisation de la gestion du métro de Porto, attribuée en avril à un consortium espagnol mené par Transports Metropolitans de Barcelona (TMB).
    Le consortium TCC n'a pas respecté le délai « pour le versement d'une caution d'environ 20 millions d'euros » dans le cadre du concours pour l'exploitation du service de bus de Porto (STCP), qui restait à attribuer dans le même appel d'offres, a expliqué le ministère de l'Economie.
    Le concours pour la gestion de l'ensemble des transports en commun de Porto devrait être relancé « prochainement ».

     

  • CarPostal France se renforce en Méditerranée

    Thau Agglomération a retenu CarPostal France pour assurer à partir du 1er septembre 2015 l’exploitation de son réseau de transport. « Ce contrat d’une durée de sept ans générera un chiffre d’affaires cumulé de 61 millions d’euros, indique l’opérateur de transport urbain et interurbain. Après Agde en 2009, Menton en 2013 et Salon de Provence en 2014, CarPostal France confirme son implantation sur l’axe méditerranéen », ajoute-t-il. Le contrat prévoit notamment une augmentation de l’offre de 30 % dès janvier prochain, qui donnera lieu à une trentaine d’embauches. L’information voyageurs doit être améliorée grâce à l’installation de bornes et du lancement d’une application mobile en temps réel.

     

  • Ecotaxe régionale : « le débat reviendra », prédit Bartolone

    Le débat sur une écotaxe régionale, auquel Matignon a coupé court, « reviendra », a estimé le 12 août Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale et tête de liste PS aux régionales en Ile-de-France. « Le débat reviendra. Pas sous la forme d’une écotaxe, mais il va bien falloir que le gouvernement fasse des propositions aux différentes régions pour pouvoir financer les transports de demain », a déclaré M. Bartolone sur iTélé. « Je comprends la décision du gouvernement, a-t-il dit, mais la question des financements pour permettre à nos systèmes routiers, de transports en commun de s’améliorer est indispensable. »
    Et d’ajouter : « Pour la région IDF en particulier, je vois l’impasse dans laquelle nous pourrions être en 2025 s’il n’y a pas de ressources nouvelles. »
    C’est l’ancien ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, qui avait relancé quelques jours auparavant l’idée d’une écotaxe. Mais Matignon avait aussitôt coupé court aux velléités d’élus locaux de mettre en place une écotaxe au niveau régional, affirmant que le gouvernement « n’envisage pas du tout d’ouvrir » cette possibilité.

  • Hubert Haenel. Décès du père des TER

    Hubert Haenel. Décès du père des TER

    Avec Hubert Haenel, c’est un ami qui disparaît.
    On se souvient l’avoir rencontré quand, alors sénateur,
    il avait présenté en juin 1993 le rapport de la commission d’enquête chargée d’examiner l’évolution de la situation financière de la SNCF. Rapport sévère, qui a marqué le début d’un contrôle politique sur une SNCF qui était encore un Etat dans l’Etat. Mais qui aime bien châtie bien,
    et s’il avait commencé par châtier, il avait beaucoup aimé. C’est en grande partie à lui qu’on doit la création des TER, à la suite de ses propositions « Régions, SNCF, vers un renouveau du service public », de 1994, préparant un nouveau type de relations entre les régions et la SNCF pour l’organisation des transports régionaux. L’Alsace, son département, avait avec d’autres régions servi de laboratoire pour expérimenter ces nouvelles relations. Hubert Haenel, amicalement, nous avait confié dans un ouvrage publié aux Editions La Vie du Rail, dans la Collection Ville, Rail & Transports, comment il avait élaboré sa politique ferroviaire.
     

  • Nouvelle commande ferroviaire importante pour Hitachi en Grande-Bretagne

    Le conglomérat japonais Hitachi a annoncé le 30 juillet la signature officielle d'un contrat avec la firme britannique FirstGroup pour la fourniture de 29 trains devant desservir des lignes vers le sud-ouest de la Grande-Bretagne, notamment au départ de Londres.
    Ces nouvelles rames doivent venir remplacer à partir de 2018 une flotte vieille de 40 ans. Il s'agira de sept configurations à neuf voitures et 22 configurations à cinq voitures, soit un total de 173 voitures.

  • Appel d’offres historique pour des trains à grande vitesse en Chine

    Selon China Railway Investment Corporation (CRIC), il s’agit de la plus importante commande de trains de l’histoire. Quoi qu’il en soit, la filiale responsable des achats de China Railway Corp. a lancé un appel d’offres portant sur  351 trains à grande vitesse. Ce premier marché annoncé depuis la fusion de CNR et CSR comprendra 228 trains à très grande vitesse (350 km/h maximum) et 123 trains aptes à 250 km/h. On estime localement à plus de 66 milliards de yuans (9,8 milliards d’euros) la valeur du futur contrat. Seule restriction, mais de taille : l’appel d’offres n’est ouvert qu’aux constructeurs basés en Chine et ayant les licences nécessaires pour la fabrication de trains à grande vitesse.

  • L’Arabie saoudite annule la commande de six trains Talgo à grande vitesse

    Saudi Railways Organization (SRO) a annulé à la mi-juillet un contrat de 201 millions de dollars (186 millions d'euros) avec le constructeur…  

    espagnol Talgo : SRO devait recevoir six rames diesel pour le trajet entre Riyad et la ville de Damman, à l'est du pays. La commande avait été attribuée à Talgo en février. SRO indique simplement sur son site qu’il a « réévalué ses besoins en matériel roulant ». Certains journaux y voient un effet de coupes budgétaires dues au faible cours du pétrole. Selon un porte-parole de Talgo cité par Arabian Business, cette annulation ne devrait pas affecter les projections financières de l'entreprise pour 2015-2016.

    En revanche, les essais du train à grande vitesse Talgo entre Médine et La Mecque ont bien commencé in situ début juillet, mais avec un mois de retard faute d'alimentation électrique suffisante.

    Avec Michel Garicoïx
     

  • La SNCF s’apprête à démanteler une centaine de TGV

    La SNCF a lancé le 11 juillet un avis d'appel à la concurrence, qui devait prendre fin le 31 juillet, pour démanteler 104 rames TGV, ce qui représente l'équivalent d'un quart de son parc TGV actuellement en fonctionnement.
    Le marché prévoit une quantité ferme de 92 rames et une quantité optionnelle de 12 rames. La durée de ce contrat est de 131 mois, soit presque 11 ans.