Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Alstom livre le premier Citadis à Rio de Janeiro

    Alstom livre le premier Citadis à Rio de Janeiro

    Parti depuis 20 jours de La Rochelle, le premier Citadis à destination de la ville de Rio de Janeiro vient d'arriver dans le port brésilien Selon le contrat signé en 2013, Alstom fournira 32 rames à Rio de Janeiro. Les cinq premiers tramways seront construits en France et assemblés sur le site de La Rochelle et les 27 autres seront produits au Brésil, dans la nouvelle usine du groupe à Taubaté.

    Le tramway de Rio combinera la technologie APS à des supercondensateurs installés sur le toit du tramway qui stockent l’énergie et la régénèrent au moment du freinage.

    A terme, la ligne du tramway comptera 28 km et 32 stations. Un tronçon sera partiellement opérationnel à la mi-2016 pour les jeux Olympiques.

  • Les effets bénéfiques de la loi Macron sur SNCF Réseau

    La loi Macron, adoptée le 9 juillet, a maintenu la règle d’or qu’avait voulue Gilles Savary dans la loi sur la réforme ferroviaire. Règle qu’un amendement sénatorial voulait supprimer. Le dispositif adopté s’applique directement, sans passer par un décret. En édictant que l’endettement ne doit pas dépasser un ratio dette sur marge opérationnelle (MOP) de 18, la loi interdit de fait que SNCF Réseau finance de coûteuses lignes à grande vitesse à l’avenir. Et donc accroisse sa dette.

    SNCF Réseau pourrait cependant le faire si la MOP s’améliore, autrement dit si le gestionnaire des infrastructures réalise de sérieux gains de productivité. En théorie, c’est prévu : grâce à une meilleure organisation, la productivité devrait s’améliorer, permettant d’économiser 500 millions d’euros en 2020. Après, si les ressources sont redéployées et si la rénovation des réseaux s’accélère, des économies pourraient être réalisées sur la maintenance. Rappelons aussi que le gouvernement s’est engagé à présenter, dans deux ans, un plan dans sur le traitement de la dette.

    M.-H. P.

  • Portugal : Alstom seul en lice pour reprendre la maintenance du réseau

    Le gouvernement portugais a approuvé, le 9 juillet, le passage à la phase des négociations avec le groupe Alstom dans le processus de privatisation de l’EMEF, l’entreprise de maintenance des équipements ferroviaires. 

    « Seule l'offre remise par Alstom remplit les conditions requises par le cahier des charges », a indiqué l'exécutif de centre droit dans un communiqué publié à l'issue d'un conseil des ministres, écartant ainsi l'autre concurrent en lice, la holding allemande Bavaria. 

    Au 30 juin, date limite de soumission des propositions pour l’achat de l’EMEF, le Portugal avait reçu deux propositions : une venant d’Alstom et une autre de l'allemand Bavaria. 

     

  • Métro de Riyad : début des travaux

    Métro de Riyad : début des travaux

    Le 7 juillet, le consortium dirigé par Bechtel, l’entreprise américaine de travaux publics vient de déployer, pas moins de sept tunneliers pour creuser le tunnel de la ligne 1 du futur métro de Riyad, en Arabie saoudite… Le consortium, composé de Bechtel, Al-Mabani et Siemens réalisera le métro de Riyadh. Pour un contrat de plus de 9 milliards d’euros, les partenaires seront responsables de la conception, la construction du matériel, la signalisation, l’électrification et l’intégration de la 1 et 2 du métro.
    Le projet prévoit la construction de 39 stations, dont deux sont des stations d’échanges. Il s’agit de la station Olaya, située dans le centre de Riyad, à l’intersection des lignes 1 et 2, et de la station Roi Abdullah Financial District, située légèrement au nord sur la ligne 1.
    Au total, le métro de Riyad sera composé de six lignes de métros sans conducteur. Il couvrira la ville sur 176 km et aura 85 stations.

  • Transdev va exploiter le tramway de Cincinnati

    L’opérateur français a remporté le contrat de la nouvelle ligne de tramway de Cincinnati. D’un montant de 38 millions de dollars sur cinq ans, avec des perspectives d’extensions, le contrat débutera en septembre 2016 avec l’ouverture de la ligne. « Transdev assurera la gestion des opérations, l’entretien des véhicules et la maintenance des infrastructures ainsi que la sécurité », indique l’opérateur dans un communiqué. C’est le deuxième contrat d’exploitation de tram remporté par Transdev aux Etats-Unis.

     

  • Intercités. Une nouvelle convention pour 5 ans

    Intercités. Une nouvelle convention pour 5 ans

    Il faudra encore attendre pour savoir comment évoluera la carte de France des trains d’équilibre du territoire (TET), également connus sous le nom d’Intercités. Un préfet, François Philizot, a en effet été chargé de plancher sur la question en concertation avec les élus, a annoncé le 7 juillet Alain Vidalies en présentant la feuille de route gouvernementale qui doit donner un nouvel avenir aux TET.
    Le préfet devra voir quelles liaisons relèvent réellement de l’aménagement du territoire, et si d’autres lignes ne devraient pas devenir des dessertes régionales ou bien encore être remplacées par des autocars si elles sont trop peu utilisées. La question se pose avec d’autant plus d’acuité avec la naissance l’année prochaine de 13 nouvelles grandes régions. Les conclusions de ce travail de concertation sont attendues en mai 2016.
    Une feuille de route plus que prudente adoptée par le gouvernement qui ne veut pas énerver les élus régionaux cinq mois avant les élections. Une feuille de route également décevante si on se place du côté de la SNCF, qui devra signer avec l’État, à la fin de l’année, une nouvelle convention d’exploitation des TET pour la période 2016-2020. Mais aucune solution n’est aujourd’hui formulée pour réduire son déficit d’exploitation : 330 millions d’euros en 2014, 450 millions attendus en 2016.
    Le gouvernement annonce toutefois une convention « sur des bases rénovées ». On sait déjà que quelques trains de nuit pourraient disparaître puisque seules trois dessertes de nuit (Paris – Briançon, Paris – Rodez/Latour-de-Carol) seront de façon certaine maintenues dans la prochaine convention « en raison de l’absence d’une offre
    alternative suffisante pour les territoires concernés »
    . Alain Vidalies reprend ainsi à son compte les recommandations du rapport élaboré par la commission Duron et rendues publiques en mai. Pour les autres trains de nuit, le préfet devra discuter avec les élus pour savoir si les collectivités locales sont prêtes à les subventionner. Faute de quoi, leur avenir ne sera plus assuré par l’Etat. « Face au constat d’une offre de nuit très hétérogène et qui ne répond plus de manière satisfaisante aux besoins des voyageurs (la fréquentation est de baisse de 25 % depuis 2011), il est urgent de donner essor à un nouveau modèle », justifie Alain Vidalies. Mais, en attendant les conclusions du préfet, tous les services de nuit sont poursuivis.
    « L’Etat deviendra une autorité organisatrice de plein exercice à l’image des autorités organisatrices régionales, en renforçant sa capacité d’expertise et en élargissant le champ de ses décisions », explique encore le secrétaire d’État aux Transports. Alain Vidalies a annoncé qu’il allait renforcer les moyens de ses services « en s’appuyant notamment sur un réseau de correspondants de haut niveau au sein des services déconcentrés (Dreal), qui pourront représenter l’Autorité organisatrice auprès des acteurs locaux ».
    Enfin, pour rendre les TET plus attractifs, le gouvernement annonce deux axes. D’une part, il faudra améliorer l’accès à Internet à bord des trains et dans les gares. D’autre part l’Etat a décidé de renouveler totalement le matériel roulant des lignes TET, atteint aujourd’hui d’obsolescence avec une moyenne d’âge de 35 ans. 1,5 milliard d’euros devraient être investis d’ici à 2025. Les modalités de l’acquisition seront annoncées fin 2015. Le gouvernement n’a donc pas encore décidé s’il lancera un appel d’offres ou s’il achètera du matériel « sur étagère », ce que réclame avec insistance Alstom qui voudrait que la commande cadre passée par les régions pour renouveler leurs TER serve aussi pour les TET. Le gouvernement serait sensible à cette
    demande mais il lui faut auparavant vérifier qu’elle ait juridiquement possible, ce qui est loin d’être certain.
    Marie-Hélène POINGT

  • Tunnel sous la Manche : trafic perturbé après le décès d’un migrant

    Un migrant est décédé, le 7 juillet tôt le matin, percuté par un train, dans le tunnel sous la Manche, alors qu’il tentait de rallier la Grande-Bretagne, ce qui a entraîné une perturbation du trafic dans le tunnel, a expliqué la préfecture du Pas-de-Calais.

    Un des six intervalles du tunnel a été fermé pour les besoins de l’enquête, mais le trafic n’a pas été interrompu, selon une source proche du dossier, ce qu’a confirmé la préfecture.

    Les tentatives d’intrusion se multiplient depuis des semaines sur le site sécurisé d’Eurotunnel, mais, la plupart du temps, les migrants sont repérés par les forces de l’ordre avant le départ des convois.

     

  • Côte d’Ivoire : projet de train entre Abidjan et son aéroport

    Les ministres ivoiriens des transports Gaoussou Touré et celui des finances Nialé Kaba, ont signé, le 6 juillet, avec le consortium franco-coréen, Bouygues-Dongsan Engineering, la construction d’un train urbain qui doit relier la ville d’Abidjan à son aéroport, pour un investissement de 852 milliards de francs CFA (1,3 milliard d'euros). 

    Longue de 37,5 kilomètres, cette ligne devrait transporter « environ 300.000 personnes par jour » selon Gaoussou Touré. 

    Les premiers travaux démarreront en 2017. La fin des travaux et la mise en service de la première phase sont prévus pour 2019 pour une exploitation totale en octobre 2020, a expliqué Madame Jungwon Park, vice-présidente Afrique de Dongsan Engineering.

     

  • Croissance Rail entre au capital de Texelis

    Croissance Rail entre au capital de Texelis

    C’est la deuxième opération de Croissance Rail, ce fonds d'investissement chargé de soutenir le développement de la filière industrielle française

      Croissance Rail a signé tout à l’heure un accord avec la société Texelis pour participer, aux côtés de ses actionnaires, à une augmentation de capital de 4,5 millions d’euros.

    « En renforçant ses fonds propres, Texelis pourra accroître ses capacités industrielles et développer les nouveaux marchés mondiaux sur lesquels elle dispose d’importants gisements de croissance », expliquent Croissance Rail et Texelis qui se présente comme un leader mondial des ponts et chaînes cinématiques pour les domaines ferroviaire et militaire.

    « Dans le domaine ferroviaire, Texelis fournit les ponts de tous les métros pneus, notamment outre-Atlantique, à l’instar de ceux de Montréal, Mexico et Santiago du Chili, ainsi qu’en Europe pour ceux de Paris, Marseille et Lausanne, et ce en coopération avec Alstom et Bombardier. Texelis est également un équipementier stratégique des constructeurs de tramways, tel Alstom pour le Citadis », explique la société basée à Limoges, qui réalise un chiffre d’affaires de près de 50 millions d’euros et emploie 270 personnes.

    « Après quelques années de transformation profonde depuis la sortie du groupe Renault Trucks, cette opération donne à Texelis une manoeuvrabilité financière afin de soutenir une croissance forte au cours des prochaines années, tirée par un essor important des nouveaux marchés à l’international (Moyen-Orient, Amérique du Nord, Asie », souligne de son côté Charles-Antoine de Barbuat, le directeur général de Texelis.

    Lancé en 2013, Croissance Rail est doté de 40 millions d’euros, dont 10 millions venant de la banque publique d’investissement, 14 millions d’Alstom, 6 millions de Bombardier, 7 millions de la SNCF et 3 millions de la RATP. Le fonds a déjà participé en début d’année à la recapitalisation de Compin, à hauteur de 4 millions sur les 10 millions apportés.

    Marie-Hélène Poingt

  • Chine : des trains à grande vitesse aux normes made in China

    Chine : des trains à grande vitesse aux normes made in China

    Le 1er juillet, le premier train à grande vitesse chinois « China standard », aux normes 100 % chinoises a commencé ses tests à Pékin. Il est destiné à remplacer tous les modèles étrangers en circulation dans ce pays qui compte un réseau ferroviaire à grande vitesse de plus de 11 000 km (source UIC – septembre 2014). Il s'est appuyé sur une technologie étrangère : Alstom (série CRH5), Bombardier (séries CRH1 et CRH380D), Kawasaki (séries CRH2 et CRH380A), et Siemens (séries CRH3, CRH380B, et CRH380C).
    L'opération de remplacement du matériel a pour objectif de réduire les coûts de production, d'exploitation et de maintenance. « Le nouveau train à grande vitesse a été développé sur la base de nos propres normes et technologies et est conçu pour être mieux adapté à l'environnement et aux intérêts ferroviaires de la Chine », souligne He Huawu, professeur de l'Académie chinoise d'ingénierie et ingénieur en chef de China Railway Corp.
    Les nouveaux trains, le CRH-0207, conçu et fabriqué par CSR Qingdao Sifang Locomotive, et le CRH-0503, par CNR Changchun Railway, devraient entrer progressivement en service commercial. Les deux prototypes effectueront des marches d'essais sur le tronçon Taiyuan – Yuanping (ligne à grande vitesse Datong – Xi’an) au cours des deux prochains mois avec une vitesse commerciale de 350 km/h et des pointes de vitesse à 400 km/h.