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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
Vandières. Le projet de gare TGV abandonné
Le président PS de la région Lorraine, Jean-Pierre Masseret, a annoncé, le 19 février, que le projet d'une nouvelle gare TGV à Vandières (Meurthe-et-Moselle) ne pouvait « pas être engagé » après la victoire du « non » lors d'une consultation publique régionale le 1er février, dont la participation a connu un taux d'abstention de 90 % parmi les quelque 1,6 million de Lorrains inscrits sur les listes électorales. Malgré tout, parmi les votants, 58,57% se sont exprimés contre cette nouvelle gare, située à moins de 20 km d'une autre gare TGV à Louvigny (Moselle).
Dès 2000, les collectivités lorraines et l'Etat s'étaient engagés à prévoir une gare TGV à Vandières, petite commune entre Metz et Nancy, située à l'endroit où le réseau TER croise aujourd'hui la ligne LGV Est. Cependant, en raison de contraintes techniques sur ce site, liées notamment au relief et à l'urbanisation, la création d'une gare TGV temporaire à Louvigny, en rase campagne, avait été décidée auparavant pour être prête dans les délais de la mise en service du premier tronçon de la LGV Est en 2007.
Bien qu'uniquement accessible par la route, Louvigny, qui a coûté près de 63 millions d'euros selon la Cour des comptes, rencontre aujourd'hui un certain succès, dépassant ses objectifs initiaux avec plus de 600 000 voyageurs par an.
Transdev exploitera CDG Val et Lisa
Le tribunal de grande instance de Paris a confirmé mi-février le choix d'Aéroports de Paris en faveur de Transdev pour l'exploitation des liaisons de Paris-Charles-de-Gaule : CDG Val et Lisa. Transdev prend donc la suite de Keolis qui exploitait jusqu'alors ces liaisons aéroportuaires.
Dans un communiqué publié le 18 février, Transdev a expliqué mettre en place "une équipe de direction dédiée composée de spécialistes du Val pour préparer la reprise de l'exploitation des trains automatiques". Cité dans ce communiqué,
Jean Marc-Janaillac, son PDG, s'est félicité de cette « très bonne nouvelle pour Transdev qui se renforce dans le métier des
dessertes aéroportuaires, où le groupe opère déjà aux USA, aux Pays Bas et
en France et positionne par ailleurs le groupe pour la gestion des métros
automatiques et notamment ceux du Grand Paris ».Luxembourg. Un groupement mandaté par Egis remporte la maîtrise d’œuvre pour la construction d’une ligne de tramway
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La maîtrise d’œuvre du tramway de Luxembourg a été attribuée mi-février aux sociétés luxembourgeoises Paul Wurth Geprolux, Luxplan SA, Beng architectes associés, Felgen associées à atelier Villes & Paysages et Egis, mandataire du groupement.
Cette ligne doit relier l'aéroport de Luxembourg-Findel au futur stade national de football à la Cloche d'Or. Elle doit être mise en service sur toute sa longueur (16,2 km) en 2021, un premier tronçon devant être ouvert au second semestre 2017 afin de desservir le centre-ville et le plateau du Kirchberg où se concentrent l’activité économique de Luxembourg et les institutions européennes. Les missions du groupement correspondent à une maîtrise d’œuvre complète intégrant la conception du projet, la rédaction et la passation des marchés de travaux, leur suivi et leur réception y compris la phase essais ainsi que l’OPC (ordonnancement, pilotage et coordination) et la sécurité.Alstom fournira la voie pour la ligne 7 du métro de Delhi
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Alstom a remporté un contrat de 25 millions d'euros auprès de la Delhi Metro Rail Corporation (DMRC) pour réaliser des travaux de voie sur la nouvelle ligne 7 du Métro de Delhi d’ici à la fin 2016.Cette nouvelle ligne, de 59 km, comprend 38 stations. Elle fait partie du projet d’extension du réseau qui doit passer de 6 lignes à 8. L'ouverture des deux nouvelles lignes est prévue pour le début de l'année 2017. Le nombre de passagers devrait passer de 3 millions actuellement à environ 4 millions.
Alstom sera responsable de la fourniture, l'installation, l'essai et la mise en service de 30 km de voies béton et ballast . La voie béton est destinée aux tronçons surélevés et souterrains reliant les stations Lajpat Nagar et Shiv Vihar, tandis que la voie ballast est destinée au dépôt.

La SNCF prend la voie de la transformation digitale
Après avoir lancé il y a quelques jours sa nouvelle application baptisée SNCF, qui doit devenir à terme l’application unique de l’entreprise, la compagnie ferroviaire s’est expliquée le 10 février sur son nouveau plan digital…
A terme, cette application unique devrait permettre d’avoir toutes les informations sur tous les trafics de tous les trains et devrait également donner des informations pour se déplacer d’adresse à adresse. « C’est déjà possible dans plus de dix villes », indique Yves Tyrode, le directeur digital et communication de la SNCF. « Afin d’être plus proche de nos clients, nous avons intégré des possibilités de personnalisation pour avoir l’ensemble des informations sur les trajets quotidiens. Cette application développée en quelques mois a été définie avec les utilisateurs ». Pour l’entreprise, il s’agit de "simplifier le quotidien des voyageurs des transports urbains en leur offrant tout sur mobile".
Au sein de l’entreprise elle-même, les métiers vont évoluer. Pour son président, le digital est « un formidable levier de changement ». La maintenance du matériel et la surveillance du réseau par exemple se feront sur tablette, ce qui doit permettre à la fois de dématérialiser la documentation et les procédures, et faciliter le traitement et l'analyse des données.
"De nouveaux outils seront créés et mis à disposition de tous, développeurs et utilisateurs internes et externes". Entre autres, le Store.SNCF, développé sur le modèle de l'Apple Store pour permettre à la SNCF de "pouvoir profiter des talents digitaux de ses collaborateurs pour que les bonnes idées deviennent réalité", souligne le groupe.
Autre grand volet du programme, la SNCF affirme vouloir mettre tous ses trains et ses gares sous couverture 3 G et 4 G. « Nous mettons en œuvre la méthode de la main tendue aux quatre opérateurs de téléphonie », explique Yves Tyrode. « Dès le mois de mars, la couverture va être mesurée sous le contrôle de l’Arcep (ndlr l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes). Puis nous partagerons en avril ces résultats avec chacun afin de voir comment on peut organiser le déploiement des antennes et traiter les zones d’ombre ou de mauvaise réception ». Une déclaration d’intention a été signée entre la SNCF et l’Arcep. Celle-ci "vise à renforcer les interactions entre l'Arcep et la SNCF, avec pour premier objectif un meilleur accès des voyageurs aux réseaux mobiles dans les trains", précise de son côté le régulateur des télécoms dans un communiqué.
Le cas des TGV est traité à part. La SNCF explique qu’un appel d'offres est en cours pour équiper les TGV d'un accès à Internet, qui passera aussi en partie si nécessaire par le Wifi. Le résultat de cet appel d’offres doit être connu fin juin. L'ensemble du réseau ferroviaire pourrait ainsi bénéficier d'une connexion à Internet d'ici à la fin 2016, estime la SNCF.
Cette démarche marque la fin de la politique engagée depuis plusieurs années dans ce domaine par la SNCF. "Le choix qu'on a fait il y a cinq ans -et qui avait été salué par tout le monde-, le modèle satellitaire, ne s'est pas révélé pertinent, ni d'un point de vue technique ni d'un point de vue commercial", a expliqué Guillaume Pepy. "Nous allons changer de technologie. Jusqu'à présent, nous avions testé une technologie qui alliait wifi et connexion par satellite, et nous allons passer à une technologie qui va allier du wifi dans les rames à la 4G", a ajouté le président de la SNCF.
L’open data fait aussi partie du programme. La SNCF affirme vouloir ouvrir ses données gratuitement aux petites start-up mais veut les faire payer aux multinationales.
Pour s’ouvrir à ces start-up qu’il souhaite soutenir, le transporteur compte prendre des parts dans les plus prometteuses d’entre elles. Un fonds d'investissement doté de 30 millions d'euros en 3 ans sera créé en juin.
Marie-Hélène Poingt

Politique ferroviaire. « Mauvais signal »
Par Jean-Claude Favin-Lévêque
C’est l’expression utilisée par la ministre de l’Ecologie pour qualifier la hausse des tarifs de la SNCF pour 2015. Cette hausse arrivait à un bien mauvais moment, celui où entrait en vigueur la mère de toutes les réformes, cette réforme ferroviaire supposée relever les défis du XXIe siècle. Elle envoyait un message pessimiste, que SNCF ne pouvait contenir une dérive de ses coûts, notamment de main-d’œuvre, que ce grand groupe public n’était pas en mesure de dégager des gains de productivité suffisants pour compenser une inflation historiquement faible et qu’enfin il ne pariait pas sur les effets de cette réforme pour pouvoir le faire.
Mais faisant suite à ce mauvais signal envoyé par l’entreprise avec l’accord du ministère, ce dernier en envoie deux autres. L’ensemble montre à quel point le ferroviaire français tourne en circuit fermé et affiche son manque de stratégie.
Autre mauvais signal en effet que le feu vert gouvernemental à la déclaration d’utilité publique de la ligne nouvelle Poitiers – Limoges. Ce gouvernement avait dénoncé un prétendu tout TGV, supposé coupable des malheurs des trains du quotidien et de la dette du système ferroviaire. Un slogan désastreux. Dans ce contexte, la décision gouvernementale apparaît aujourd’hui d’autant plus ubuesque. Car s’il y a du bon et du mauvais TGV, le Poitiers – Limoges fait indéniablement partie de la deuxième catégorie. Un projet ruineux pour un service injustifié à un coût d’exploitation rédhibitoire. L’avis est unanime et a été documenté par la commission Mobilité 21 et la Cour des comptes : Poitiers – Limoges était l’exemple de ce qu’il ne faudrait plus faire. Le mauvais signal s’adresse aux responsables des collectivités territoriales qui peuvent impunément continuer à défendre des projets dispendieux dont ils ne supporteront pas les charges financières. Il décrédibilise l’action publique en soulignant le manque de courage de l’Etat central qui, pour des raisons politiciennes, n’ose pas dire non à des projets déraisonnables. On voudrait tuer le TGV qu’on ne s’y prendrait pas autrement.
Mauvais signal enfin que cette information, ni officialisée ni démentie, que la prochaine attribution du contrat des Trains d’équilibre du territoire se ferait sans appel d’offres. Information discrètement occultée par une nouvelle commission Duron sur les trains du quotidien et un zeste de concurrence avec les cars longue distance dans la loi Macron. Mais le conservatisme reste total quant à l’ouverture du rail pour cause de corporatisme syndical. La France continue à entrer dans l’Europe ferroviaire à reculons. La victime en sera tout d’abord les finances publiques qui continueront à payer des trains du quotidien 30 % plus chers que chez nos voisins. Ce sera ensuite l’entreprise publique qui, surprotégée trop longtemps, devra finir par basculer sans transition dans le grand bain de la concurrence sous la pression de voisins exaspérés par le double langage. Le résultat est connu d’avance car notre pays a déjà utilisé cette triste recette pour le fret : le trafic marchandises a chuté dans notre pays de 30 % pendant qu’il augmentait de 40 % en Allemagne.
Le mauvais signal, c’est que la France poursuit son chemin ferroviaire, indifférente au monde extérieur, selon son habitude, ses mauvaises habitudes.
Paris : le Stif commande 10 rames M109 de plus pour le RER A
Le Stif a commandé 10 nouvelles rames, destinées au RER A, au consortium Alstom – Bombardier, pour un montant de 150 millions d'euros.
Il s’agit d’une levée d’option d’une commande passée en 2012 (70 rames), après celle de 2009 (60 rames), afin de remplacer les trains à un seul niveau du RER A, de moindre capacité et moins bien équipés en vidéosurveillance et en climatisation.
Alstom précise que 87 rames ont été livrées à ce jour, sur un total de 140 commandes fermes.
Le montant total du marché dépasse 2 milliards d'euros et pourrait atteindre 2,6 milliards d'euros en cas de levée des options restantes sur 35 rames supplémentaires.
Les nouvelles rames M109, comprenant chacune cinq wagons à deux étages, seront livrées « courant 2017 » a indiqué Alstom.
Réforme ferroviaire : sept décrets publiés
Sept décrets d'application de la loi sur la réforme ferroviaire, entrée en vigueur au 1er janvier, ont été publiés, le 11 février, au Journal officiel. Ces décrets définissent les missions et statuts des trois établissements composant le groupe public ferroviaire: l'entité de tête SNCF, l'opérateur SNCF Mobilités et le gestionnaire d'infrastructure SNCF Réseau -qui réunit l'ancien Réseau ferré de France (RFF) et la branche Infra de la SNCF. Ils portent également sur la sécurité des circulations et l'intégration sociale du groupe.
Ils ont été publiés « après un examen par le Conseil d'Etat, qui a tenu compte des avis émis dans le cadre des consultations préalables » notamment ceux de l'Autorité de Régulation des Activités Ferroviaires (Araf) et de l'Autorité de la Concurrence, détaille le secrétariat d'Etat aux Transports.
L'Autorité de la concurrence avait jugé, début janvier, que l'indépendance entre le gestionnaire d'infrastructure et l'opérateur ferroviaire n'est pas garantie. En décembre, l'Araf avait également estimé que « la nouvelle architecture du système ferroviaire pourrait permettre à l'opérateur historique (la SNCF, NDLR) d'exercer sa capacité d'influence » sur SNCF Réseau. Une trentaine de décrets d'application de cette loi, votée fin juillet par le parlement et promulguée le 5 août, doivent être pris d'icià la fin de l'année.
