Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • San Francisco : Thales fournira le système CBTC sur le projet Central Subway

    Le groupe Thales a annoncé, le 14 octobre, que l’Agence municipale des transports de San Francisco (SFMTA) avait choisi sa technologie SelTrac CBTC sur le tronçon de Central Subway, prolongement de la ligne T. Le montant de ce contrat s’élève à 18,2 millions d’euros.

    La technologie de contrôle automatique des trains de Thales est déjà déployée sur la ligne de métro Market Street de San Francisco, permettant un interopérabilité avec le tronçon qui sera équipé. La mise en service est prévue en 2019.

    La SFMTA, septième opérateur de transports publics des Etats-Unis, transporte plus de 200 millions de personnes par an.

  • Eurostar : les 40 % du Royaume-Uni sont en vente jusqu’à fin octobre

    Eurostar : les 40 % du Royaume-Uni sont en vente jusqu’à fin octobre

    Le gouvernement britannique a lancé, le 13 octobre, le processus de vente de sa part de 40% dans la compagnie ferroviaire transmanche Eurostar en invitant les repreneurs potentiels à se manifester et espère boucler cette cession en début d'année prochaine… La décision avait été annoncée l'an dernier dans le cadre d'un plan de privatisations de 20 milliards de livres (25,4 milliards d'euros) d'ici 2020. 

    Les candidats à la reprise de cette participation ont désormais jusqu'à la fin du mois d'octobre pour se manifester. Le gouvernement du Premier ministre conservateur David Cameron espère finaliser la vente au premier trimestre 2015, soit avant les prochaines élections générales prévues en mai prochain. 

    La compagnie ferroviaire exploitant le train à grande vitesse entre Londres, Paris et Bruxelles est aujourd'hui détenue à 55% par la SNCF française, à 40% par le gouvernement britannique via la société publique London & Continental Railways et à 5 % par la compagnie ferroviaire belge SNCB. 

    Elle devrait perdre son monopole et faire face à la concurrence de la Deutsche Bahn, qui a obtenu le feu vert pour faire circuler ses trains dans le tunnel, à partir de 2016.

  • Grand Paris. Le prolongement d’Eole en difficulté

    Parmi les décisions du comité interministériel que préside Manuel Valls aujourd’hui, on attend notamment celle… concernant le prolongement d’Eole à l’ouest. Un projet dont la convention de financement n’est toujours pas bouclé. Or, certains articles de presse, vendredi dans Les Echos, ou dimanche dans le JDD, ont inquiété les partisans du projet. Les deux journaux ont en effet insisté sur « l’explosion »  des coûts d’Eole. Le JDD affirmant même : « le prolongement d’Eole a l’ouest aurait du plomb dans l’aile ».

    On ne s’attend pas à l’annonce claire du report d’un projet confirmé par le Premier ministre dans une communication du 9 juillet portant sur le Grand Paris. Mais on pourrait ne plus trop s’empresser  à faire aboutir le dit projet. De fait, le prolongement est passé de 2 milliards d’euros à 3,3 milliards. Mais c’est une vieille affaire, et le fait qu’elle ressorte ne semble pas dû au hasard. Le coût du prolongement d’Eole avait été établi en 2009, dans le plan de mobilisation de la région, à 2 milliards environ. Mais le chiffre ne tenait pas compte  de divers équipements d’exploitation (ateliers ou dépots), ni de tous les coûts  de la  gare de La Défense sous le Cnit, particulièrement complexe techniquement.  Les coûts ont depuis été intégrés dans le projet, tellement même qu’on était arrivé à une facture  de 3,7 milliards d’euros, qui avait fait bondir le Stif. A sa demande, les coûts avaient été réexaminés  et l’on était parvenu au moment de l’avant projet en 2013, à 3,3 milliards d’euros, enveloppe qui n’a pas bougé depuis.

    Le projet, déclaré d’utilité publique en février 2013 et parvenu au stade de l’avant projet, pouvait donc suivre son cours, d’autant que la région en a toujours fait une priorité. Les appels d’offres ont été lancés, l’un pour le matériel roulant et l’autre pour une nouvelle signalisation, dite Nexteo. Le matériel roulant doit être d’un nouveau type, puisqu’il s’agira d’un RER 2N de nouvelle génération.  Et c’est là que tout se complique. La SNCF et le Stif ont été « traumatisés » par la mise en service calamiteuse de la NAT (Nouvelle automotrice Transilien)—même si au bout du compte le train de Bombardier aujourd’hui en service, mieux connu sous le nom de Francilien, est un succès. Aussi ont-ils eu recours, à l’initiative de la SNCF, à un nouveau type d’appel d’offres, censé éviter les déboires de la NAT. Le matériel, nous confie un proche du dossier, n’est plus techniquement jugé selon une appréciation globale, mais selon les réponses fournies à 4500 niveaux de performance. Un premier appel d’offres a été annulé à la demande des industriels, les dits niveaux de performance ne pouvant être atteints partout. Ces niveaux ont été abaissés depuis, et trois réponses ont été apportées : Alstom-Bombardier ensemble, Siemens  et CAF. Mais la procédure semble tellement complexe qu’il va être extrêmement difficile de satisfaire à l’appel d’offres… Depuis cet été, dans les diverses réunions entre les autorités de transport de la région et la SNCF/RFF, on sent, selon Pierre Serne, vice-président du conseil régional, «  un moindre empressement » de la SNCF/RFF sur le prolongement d’Eole. Pierre Serne remarque de plus qu’à la différence du prolongement de la ligne 11 du métro parisien, fortement soutenu par les élus, Eole semble aujourd’hui moins porté.  La grande difficulté politique, cela a toujours été le peu de soutien au conseil du Stif des élus de Paris à un projet concernant surtout la banlieue.  Pierre Serne espérait, avec l’arrivée d’un élu EELV aux transports à la mairie de Paris, Christophe Najdovski, une attitude plus ouverte aux besoins des balieusards. Mais, une fois de plus, on se heurte aux problèmes de financement. La grande affaire de la mairie de Paris, ce sont les 400 millions qui manquent à son budget. Un trou qui conduit les élus parisiens à se montrer beaucoup moins généreux  qu’auparavant au conseil du Stif dans leurs co-financements… Et Pierre Serne reconnaît qu’on entend assez souvent évoquer l’idée d’un phasage dans le prolongement d’Eole.  On ne renoncerait pas au prolongement. Mais on pourrait remettre à plus tard le plus coûteux, le tunnel Saint-Lazare – La Défense, et commencer par les travaux d’amélioration de la ligne classique, et régler en priorité les énormes difficultés d’exploitation du Mantois.

    Eole est loin d’être le seul projet que le Premier ministre et les ministres concernés vont traiter dans le Comité interministériel de ce lundi. On s’attend à une accélération des prolongements des lignes 14 au sud, ainsi que  des tronçons communs des lignes 16 et 17 de Saint-Denis Pleyel jusqu’au Bourget RER, de la ligne 17, du Bourget RER jusqu’à Roissy CDG, de la ligne 18 jusqu’à Saclay. L’ensemble devrait être prêt en 2024,dans la . perspective, pense-t-on d’une candidature française soit aux Jeux olympiques de 2024, soit à l’Exposition universelle de 2025, dont on parle de plus en plus. Mais ces diverses accélérations avaient déjà été annoncées par Manuel Valls dans sa communication du 9 juillet sur le Grand Paris. La question à régler, c’est comme toujours la ressource. Le gouvernement n’avait finalement pas voulu d’une taxe sur les nuits d’hôtel fléchée sur les transports et permettant de dégager 140 millions par an. Mais il s’était engagé à dégager une ressource équivalente. Ce pourrait être réglé par un amendement gouvernemental au projet de loi de finances, mettant en place un  panier de ressources, en partie issue des parkings.

    Autre grande affaire du Comité interministériel, le logement. Le Premier ministre doit annoncer, selon le JDD « cinq sites prioritaires à fort potentiel de construction de logements », sur une vingtaine de sites identifiés, dont le site du journal donne la liste. La visite faisant suite cet après-midi au Comité interministériel devrait  illustrer  ce volet. Elle a lieu à Créteil l’Echat, future gare du Grand paris en correspondance avec la ligne 8 du métro parisien. Le maire PS de Créteil, Laurent Cathala, a confié à la SGP le soin d’aménager le site autour de la gare avec l’Agence technique et foncière de la région parisienne (AFTRP).

    Mais le principal sujet que va examiner Comité interministériel doit être le projet de réécriture de la loi Maptam, créant la Métropole du Grand Paris. Les élus de la mission de préfiguration ont voté un projet qui ne va pas du tout dans le sens de ce que souhaitait le gouvernement. La ligne blanche à ne pas franchir, c’était de doter les futurs territoires de ressources propres. C’est pourtant ce qu a été voté par la plupart des élus, ralliés, depuis Anne Hidalgo jusqu’à Patrock Ollier, à une solution mise au point par Giles Carrez, député UMP, rapporteur général du budget et orfèvre en grand Paris, certaines taxes allant à la métropoles et d’autres aux territoires… Un sujet si complexe et si sensible  qu’on ne s’attendait pas à ce qu’il soit définitivement tranché ce lundi.

     

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  • Canadian Pacific Railway voudrait fusionner avec l’américain CSX Corp

    La société ferroviaire Canadian Pacific Railway a approché son homologue américain CSX Corp pour fusionner et créer un groupe pesant plus de 62 milliards de dollars en Bourse, rapporte le Wall Street Journal du 12 octobre. 

    Un rapprochement entre les deux entreprises créerait un mastodonte du secteur en Amérique du Nord où le rail est en train de repartir avec le boom des énergies non conventionnelles (gaz et pétrole de schiste notamment). 

    Si les deux groupes ferroviaires ont entamé des discussions préliminaires, CSX, qui est basé en Floride (sud-est), serait réticent à ce mariage, selon le quotidien des milieux d'affaires américains citant des sources proches du dossier. 

    Canadian Pacific Railway, qui pèse plus de 32 milliards de dollars en Bourse, dessert essentiellement des destinations au Canada et quelques-unes aux Etats-Unis. Quant à CSX, qui vaut pas loin de 30 milliards de dollars en Bourse, la société est omniprésente dans les Etats de l'est aux Etats-Unis. 

  • Le Tramway de Gold Coast, élu projet de l’année

    Le Tramway de Gold Coast, élu projet de l’année

    A l'occasion des Light Rail Awards 2014 qui se sont tenus à Londres, Keolis a annoncé le 9 octobre, avoir remporté le prix Light Rail Award dans la catégorie Projet de l'année… La nouvelle ligne de tramway, appelée G:link, a été inaugurée le 20 juillet à Gold Coast, dans l’Etat du Queensland en Australie, après 3 ans de travaux.

    La cérémonie distingue depuis 8 ans les projets innovants et performants de tramways ou métros légers développés dans le monde.

    Keolis a également été primé pour son réseau de tramways de Nottingham dans les catégoriesRelation client et Excellence technique. 

  • RATP Dev apporte son expertise au métro de Manille

     

    RATP Dev, filiale du groupe RATP, a signé, le 9 octobre, un contrat avec le consortium Manila LRT 1 pour l’accompagner dans l’exploitation et la maintenance de la ligne 1 du métro de Manille, le tout premier système de métro léger aux Philippines, mis en service en 1984.

    Desservant la ville selon un axe nord-sud, cette ligne compte aujourd’hui 20 km et 20 stations et transporte plus de 170 millions de personnes par an. Elle fait actuellement l’objet d’une extension de 10 km, et comprendra 30 km et 29 stations, en 2018.

    C’est dans la perspective de cette extension que Light Rail Manila Consortium, chargé de l’exploitation de la ligne, a fait appel au savoir-faire du groupe RATP  dans le cadre d’un contrat de vingt ans. RATP Dev sera en outre chargée d’assurer la formation du personnel local. C’est le premier opérateur étranger à assurer ce type de prestations aux Philippines.

  • Recours sur les tarifs de TGV : le Nord-Pas de Calais débouté

    Le Conseil d'Etat a rejeté, le 10 octobre, la demande d'annulation des tarifs voyageurs sur la liaison TGV Nord Lille-Paris, déposée par le conseil régional du Nord-Pas-de-Calais qui les jugeait trop élevés. Il critiquait notamment la différence entre le prix au kilomètre payé par les usagers de la liaison Paris-Lille et le prix au kilomètre, inférieur, payé par les usagers de la SNCF sur d'autres liaisons ferroviaires à grande vitesse. 

    « Les prix fixés par la SNCF ne méconnaissaient pas le principe d'égalité », a estimé le Conseil d'Eta. Le cahier des charges de la SNCF l'autorise à instituer sur certaines liaisons ferroviaires un « tarif particulier » notamment lorsque la liaison présente pour les usagers « des avantages particuliers de rapidité et de confort », a rappelé le Conseil d'Etat. C'est le cas, selon l'institution, pour la liaison TGV Nord-Lille-Paris, « compte tenu notamment de la vitesse et des conditions de confort proposées aux voyageurs ». 

  • Accident de Saint-Jacques de Compostelle : non-lieu pour le gestionnaire du réseau

    La justice a rendu un non-lieu pour les responsables d'Adif, gestionnaire du réseau ferré espagnol, dans l'enquête sur l'accident de train qui avait fait 79 morts en 2013 à Saint-Jacques de Compostelle, le conducteur étant désormais le seul inculpé, a-t-on appris de source judiciaire le 8 octobre.

    S'ils estiment que « l'absence », sur le lieu de l'accident, du système européen ERMTS qui prévoit un freinage automatique en cas de dépassement de la vitesse autorisée était bien « dangereuse », les trois magistrats qui ont rendu le non-lieu concluent toutefois qu'elle n'est pas constitutive de négligence, explique le tribunal supérieur de Galice (nord).

    Dans un arrêt daté du 30 septembre dont les motivations ont été diffusées le 8 octobre, les trois juges ont donc rendu un non-lieu pour les 12 responsables d'Adif inculpés en mai.

    Les magistrats estiment en revanche qu'il est « simplement absurde » de penser que le conducteur, habitué à ce trajet, « pouvait avoir un doute quelconque sur ses obligations ou sur quelle consigne il devait respecter », comme le fait de devoir « arriver au lieu de changement de vitesse à une vitesse déterminée », selon le communiqué du tribunal. 

    Les magistrats maintiennent donc l'inculpation, annoncée le 29 juillet 2013, du conducteur pour 79 faits d'homicide par imprudence. 

  • Alstom fournira sa solution de signalisation ERTMS de niveau 2 à la SNCB

    Alstom a remporté un contrat de 70 millions d’euros pour la fourniture, à l’opérateur belge SNCB-NMBS, d’équipements embarqués de signalisation ATLAS 200 pour 449 trains en service commercial. La livraison débutera en 2016. Le contrat comprend la conception, la fabrication, les tests et homologations des équipements pour 5 types de trains, ainsi que la fourniture et la maintenance pendant 10 ans des systèmes de signalisation à bord. L’installation des équipements dans les trains sera assurée par la SNCB-NMBS.

    Atlas 200 permet de bénéficier d’un contrôle intégré des passages à niveau, de modèles de freinage standardisés et modulables par rapport au sol ainsi que du mode de protection « limited supervision ». Cette solution, actuellement déployée par Alstom au Danemark, en Allemagne, en Autriche et en Australie, « Le choix d’appliquer dès aujourd’hui ce standard, qui sera le seul autorisé d’ici quelques années, confère aux opérateurs ferroviaires un avantage majeur leur évitant ainsi les opérations de migration » explique Marcel Miller, Président d’Alstom en Belgique.

  • Allemagne : grève des conducteurs de train entre le 7 et le 8 octobre

    Le syndicat des conducteurs de locomotives (GDL) a annoncé une grève de neuf heures qui commencera le 7 octobre à 21 heures locales (19H00 GMT) et s'achèvera le 8 octobre à 6 heures locales (04H00 GMT).

    Le syndicat réclame à la direction de la Deutsche Bahn, entre autres, une augmentation des salaires de 5% et une réduction de deux heures de leur semaine de travail.

    Sont également appelés à faire grève les contrôleurs et les serveurs des services de restauration dans les trains.

    Deux mouvements de grève d'avertissement de trois heures avaient déjà été menés début septembre, perturbant le trafic de marchandises et de voyageurs.

    En 2012, de précédentes négociations entre GDL et l'entreprise publique Deutsche Bahn avaient abouti à un accord prévoyant une augmentation des salaires de 6,2 % sur deux ans.