Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Alstom Transport : la RATP, la SNCF et RFF penchent pour Siemens

    Alstom Transport : la RATP, la SNCF et RFF penchent pour Siemens

    Ils se sont invités dans le débat. Les présidents de la RATP, de la SNCF et de RFF, qui représentent ensemble plus de 30% du CA d’Alstom Transport, ont « tenu à rencontrer », le mardi 6 mai au matin, le ministre de l’Economie, du redressement productif et du numérique. Le message qu’ont porté les trois patrons des entreprises publiques n’a pas dû déplaire à Arnaud Montebourg. Pierre Mongin, Guillaume Pepy et Jacques Rappoport ont, selon un communiqué commun, « souligné la nécessité de la taille critique » de la branche transports d’Alstom. Et, pour eux, « dans ce cadre  une approche européenne mérite toute l’attention des pouvoirs publics et du groupe Alstom ». Les termes sont choisis, mais entre l’américain GE et l’allemand Siemens, les grands donneurs d’ordre publics préfèrent manifestement le second.

    Ils prennent cette position en tant qu’opérateurs souhaitant disposer d’un partenaire industriel stable. De l’autre côté du Rhin, Rüdiger Grube, le patron de la DB s’est lui, de façon plus classique, montré réticent à la perspective d’un rapprochement ferroviaire Alstom-Siemens  qui réduirait le nombre de fournisseurs. Mais les trois présidents d’entreprises publiques françaises, qui veulent  aussi agir en  fonction de l’intérêt national, entendent que leurs commandes soutiennent un champion national et européen fort à l’exportation. Ils s’intéressent donc à Alstom Transport en tant que « partenaire sur les projets d’innovation et d’exportation. » 
    Mais le PDG d’Alstom, Patrick Kron, en présentant les résultats du groupe (CA stable à 20,3 milliards, et bénéfice en baisse de 28% à 556 millions)  a rappelé le 7 mai qu’il n’y a aujourd’hui qu’une seule offre, celle de GE, Siemens n’ayant pour l’instant présenté qu’une lettre d’intention. Alstom a ouvert sa « data room » à Siemens pour que l’Allemand puisse présenter une offre véritable. Selon lui, alors que la question stratégique se pose sur la branche énergie, le transport, dont le carnet de commandes est rempli pour 4 ans, est une « entreprise performante » . La question de la « taille critique » ne se pose pas face à des concurrents qui sont pour la plupart des « pure players » dans le transport dont le CA est le plus souvent inférieur à celui d’Alstom dans le transport, soit 5,5 milliards d’euros (voir aussi dans notre lettre confidentielle du 5 mai notre entretien avec Henri-Poupart Lafarge, président d’Alstom Transport).

    Dans la perspective d’une cession de l’énergie à GE, Patrick Kron se dit intéressé pour consolider Alstom Transport par l’activité signalisation de GE. Ce n’est pas une surprise : depuis plus de dix ans Alstom « aimerait se développer dans les activités de signalisation ». Le PDG d’Alstom manifeste beaucoup moins d’intérêt pour les locomotives de fret, autre fleuron américain de GE, avec lequel il a du mal à distinguer « la synergie. »

    S’« il y a des discussions sur la signalisation de GE », en revanche, « je  ne pense pas avoir entendu Siemens nous proposer d’acheter sa signalisation » dit Patrick Kron. Ce  qui pèserait très lourd, l’Allemand étant, depuis la reprise d’Invensys Rail, conclue en novembre 2012, devenu le leader mondial dans ce domaine prometteur et convoité.

    Interrogé sur son avenir personnel si l’opération avec GE se conclut Patrick Kron a indiqué : « je ne pense pas que je serai durablement nécessaire pour l’avenir d’Alstom Transport ». On imagine que si Siemens au bout du compte l’emporte, c’est au moins un aspect de la question qui aura la même conclusion.

    FD

  • Brésil – Télécommunications Thales et T’Trans sur le monorail de São Paulo

    En collaboration avec son partenaire local T’Trans, Thales déploiera pour la Companhia doMetropolitano de São Paulo des systèmes de télécommunications sur le monorail de la ligne 17, dont le CBTC est déjà produit par Thales. Cette ligne de 17,7 km, qui assurera la liaison entre l’aéroport international de Congonhas et le réseau de métro, devrait transporter quelque 252 000 voyageurs par jour avec des intervalles entre rames de 200 secondes. La solution intégrée de télécommunications proposée par Thales pour la ligne 17, dont le déploiement doit prendre 22 mois, comprend des horloges-mères, un système d’information des voyageurs et la vidéosurveillance, ainsi que les sous-systèmes de transmission et téléphonie. Elle est basée sur une plate-forme de sécurité et de surveillance (Thales EPS SW) qui permet aux opérateurs d’afficher et de rechercher des images vidéo, apportant une aide à la décision dans de nombreux scénarios opérationnels. Le système d’information des voyageurs (Thales APIS SW) génère et transmet des informations en temps réel sur le trafic à l’opérateur et aux usagers. La mise en œuvre du programme prendra 22 mois.

  • Azerbaïdjan – 50 locomotives fret commandées à Alstom

    En présence du Président François Hollande et de son homologue azerbaïdjanais Ilham Alivev, un contrat a été signé à Bakou portant sur la fourniture de 50 locomotives fret KZ8A aux Chemins de fer d’Azerbaïdjan (ADDY). Ces locomotives électriques de grande puissance (8 800 kW pour la remorque de trains de 9 000 t maximum, jusqu’à 120 km/h) seront assemblées dans l’usine de la société commune Alstom- EKZ à Astana (Kazakhstan) entre 2016 et 2018. Le montant total du contrat s’élève à 300 millions d’euros, dont environ 150 millions d’euros pour Alstom. Ce contrat comprend la construction d’un dépôt, la fourniture de services d’assistance technique et de maintenance, ainsi que la formation du personnel ADDY. Des « sujets à négociation au cours des six prochains mois » selon Alstom, qui ajoute qu’un mémorandum de coopération a été signé avec Baku Metropoliten « afin de développer un métro moderne pour ses nouvelles lignes et de remplacer progressivement la flotte existante du métro de Bakou ». L’accord correspondant doit être finalisé dans les deux prochains mois.

  • VSC passe le cap des 4 milliards de vente en 2013

    « En 2013, nous avons commencé à engranger les résultats du travail lancé il y a trois ans quand je suis arrivé », affirme Yves Tyrode, le directeur général de Voyages-sncf.com, en présentant les résultats de sa société. En 2014, le cap des 4 milliards d’euros de vente a été franchi en additionnant l’ensemble des marchés, France, Europe et international. Rappelons qu'en 2010, ces ventes représentaient 2,8 milliards d’euros. Les ventes sur mobile ont particulièrement progressé : elles représentent 300 millions de volume d’affaires, soit une multiplication par 10 en trois ans. « Avec ces résultats, on peut s’afficher comme un grand leader de la distribution du train dans le monde », claironne le patron de Vsc.

    En France d’abord, qui reste le principal marché et reste « une priorité évidente ». L’innovation digitale est au cœur de la stratégie. L’an dernier, 7 millions de billets ont été vendus via le mobile. Les mobiles et les tablettes représentent 45 % de l’audience. Une tendance incontournable. Vsc a choisi de développer ses sites et ses applications sur tous les supports que ce soit Apple, Google, Microsoft ou plus globalement « le monde Internet ». 

    Pour conquérir de nouveaux marchés, la filiale de distribution de la SNCF compte sur son nouveau produit les instants V, un package incluant l’achat d’un billet de train et d’un événement (spectacle, match, concerts…). Une campagne de communication est lancée sur ce produit.

    Le marché Europe a également tenu ses promesses : le volume d’affaires a augmenté de 19 % en 2013 (290 millions d’euros). « Nous le devons à toutes les synergies mises en place l’an dernier », commente Yves Tyrode. « Nous travaillons beaucoup sur les moyens de paiement pour tenir compte des habitudes des consommateurs au cas par cas dans chacun des pays ».

    Par ailleurs, d’ici à la fin de l’année, Vsc aura déployé ses applications sur mobile et sur site dans toutes les langues en Europe.

    A l'international, les ventes se font via la marque Rail Europe, une joint-venture entre les chemins de fer suisse et VSc. Cette marque, qui permet de vendre les train du Vieux Continent dans le monde entier est maintenue mais la société s'est "rapprochée" de VSC en 2013. « Cette filiale avait besoin de trouver des synergies avec nous pour pouvoir rester dans la course. Nous avons décidé de mutualiser toute notre technologie avec Rail Europe en localisant l’ensemble de nos serveurs et nos équipes en France», indique Yves Tyrode. « Nous voulons aider Rail Europe à se développer grâce à notre performance marketing, là encore via le mobile que nous déployons partout dans le monde». Ces synergies doivent permettre d’être capable de vendre tous les trains, italiens, belges, allemands, quels qu’ils soient, Eurostar, Thalys… soit l’intégralité de l’offre européenne (200 000 trains par jour) partout dans le monde. En 2013, le volume d’affaires a crû de 5 %.

    Pour 2014, les prévisions sont optimistes. Elles reposent notamment sur la poursuite du développement à international, de l’innovation technologique (en particulier via le mobile) et sur la promotion de la destination France.

     

     

     

     

     

     

  • Les sénateurs écologistes déposent une proposition de loi « pour sortir du diesel »

     Le groupe écologiste au Sénat a déposé une proposition de loi pour sortir du diesel en ralentissant jusqu'à l'arrêt complet l'utilisation de véhicules fonctionnant au gazole, tout en organisant la transition industrielle de la branche, a-t-il annoncé le 6 mai. La proposition de loi institue une taxe additionnelle de 500 euros, réévaluée chaque année, sur les certificats d'immatriculation des véhicules neufs dont le moteur fonctionne au gazole.
    "Nous ne voulions pas piéger les automobilistes déjà propriétaires d'un véhicule diesel, mais plutôt décourager de nouveaux acquéreurs, en supprimant progressivement son avantage concurrentiel", a indiqué Aline Archimbaud en présentant cette proposition de loi. Le dispositif envisagé par les sénateurs écologistes comporte un second volet qui prévoit la mise en place d'une prime à la reconversion "afin d'encourager l'abandon d'un véhicule polluant pour un véhicule propre".
    Par ailleurs, l'Etat doit garantir les 10.000 emplois de la filière diesel "durant tout le temps nécessaire à la reconversion de cette filière", souligne la sénatrice de Seine-Saint-Denis.
     

  • François Hollande veut accélérer le big bang territorial

    Le président François Hollande envisage désormais de faire la réforme territoriale -suppression des départements et réduction drastique du nombre des régions- avant les nouvelles élections régionales et cantonales, ce qui implique de reporter ces scrutins de 2015 à 2016. Sur RMC et BFMTV, le président François Hollande a déclaré pour la première fois qu'il avait "demandé au Premier ministre d'accélérer" le rythme de la réforme. Il "serait intelligent" que les élections locales aient lieu après, a-t-il ajouté.
    Le calendrier tel qu'exposé par Manuel Valls dans sa déclaration de politique générale le 8 avril prévoit de "diviser par deux" le nombre des régions au plus tard au 1er janvier 2017, de supprimer les départements "à l'horizon 2021" et de refondre la carte des intercommunalités d'ici à 2018.
    Mais, après avoir approuvé les grandes lignes de cette réforme, les présidents de région ont commencé à renâcler, d'autant que, le 29 avril, Manuel Valls a dit vouloir aller "plus vite encore" que le calendrier initial.
    Président de l'Association des régions de France (ARF), Alain Rousset (Aquitaine) a jugé le calendrier "intenable". Le 5 mai, il a réclamé un "calendrier réaliste", avait évoqué l'éventualité d'un report des élections régionales, prévues en mars 2015 en même temps que les cantonales, qui permettrait "de travailler à la modernisation de notre organisation administrative".
     

  • La direction de la SNCM « interpelle » les députés

    Le président du directoire de la compagnie maritime en difficulté SNCM et le président du conseil de surveillance ont choisi le 6 mai d'"interpeller directement" les députés, " parce que la survie de la compagnie (…) se joue dans les jours qui viennent". Dans leur lettre adressée aux députés, Marc Dufour et Gérard Couturier estiment que l'"action de redressement ne doit pas être stoppée par des contentieux européens exigeant le remboursement à l'Etat français par l'entreprise d'un montant cumulé de 440 millions d'euros". Ils craignent "une application dogmatique des jugements européens" qui entraînerait "un dépôt de bilan aux conséquences sociales catastrophiques".
    L'entreprise est sous le coup de deux condamnations européennes. Bruxelles juge illégales les aides versées par l'Etat lors de la privatisation de la compagnie en 2006 et lui demande de rembourser 220 millions d'euros. Elle exige également le remboursement, pour un même montant, des subventions versées par la collectivité territoriale de Corse entre 2007 et 2013 pour le service complémentaire dans le cadre de la délégation de service public (DSP) entre la Corse et le continent.
    Rappelons que la direction de la SNCM porte un plan de relance de la compagnie, prévoyant notamment l'achat de navires, un projet contesté par l'actionnaire majoritaire Transdev, qui souhaite se désengager de la compagnie.
         

  • Corée du sud : Collision entre deux métros à Séoul

    Plus d'une centaine de voyageurs ont été légèrement blessés, le 2 mai, à Séoul dans la collision de deux rames de métro. « Il y a 117 blessés, aucun ne semble l'être grièvement », a déclaré à l'AFP un porte-parole des services d'urgence de la capitale sud-coréenne.

    Selon les premiers éléments, il semble qu'une rame était arrêtée en station de Sangwangsimni dans l'est de Séoul, quand l'autre rame arrivant l'a percutée vers 15 h 30 (06 h 30 GMT).

    Les deux dernières voitures de la rame immobilisée ont quitté les rails sous l’effet du choc, selon l'agence coréenne Yonhap.

    Cet accident survient alors que le pays est encore sous le choc du naufrage le 16 avril d'un ferry transportant 476 personnes, dont 325 lycéens d'un même établissement en voyage scolaire. Quelque 300 passagers, en majorité des jeunes, ont péri ou sont toujours portés disparus dans la catastrophe.

     

  • Montréal : la première voiture Azur a été livrée

    Montréal : la première voiture Azur a été livrée

    Le 28 avril, la Société de transport de Montréal (STM) a reçu la première voiture Azur de son futur métro qui doit remplacer les voitures actuelles MR63. Les rames, construites par le consortium Bombardier Alstom,devraient permettre d'accueillir 1068 passagers contre 990 aujourd'hui. Pendant 8 mois, le premier train prototype effectuera une centaine d'essais statiques dans l'Atelier Youville.  6 nouvelles voies sur pilotis et une voie de levage seront construites dans le nouvel atelier de maintenance  pour recevoir les trains de 152 mètres.

    Puis, les tests dynamiques se feront progressivement, durant la nuit, sur la ligne orange, avant de s'étendre sur l'ensemble du réseau.

    468 voitures devraient être en service à l’automne 2018.

  • Montréal : les rames Azur trop hautes pour les tunnels du métro

    Les tunnels du métro de Montréal ont du être « rabotés » pour permettre aux futures rames Azur de les emprunter. Ces rames, assemblées par le consortium Bombardier – Alstom, dont la toute première voiture a été mise sur les rails le 28 avril, sont plus hautes que les actuelles MR-63, a révélé le Journal de Montréal, le 25 avril. « De la manière dont la voiture est faite, si la suspension était brisée ou les pneus crevés et que le wagon penchait trop d'un côté, il ne passerait pas dans certains secteurs du tunnel », a expliqué au quotidien, le président du syndicat des employés d'entretien de la Société de transport de Montréal (STM), Luc Saint Hilaire.

    La STM a avancé qu’au moins 200 mètres de voûte ont dû être creusés (sur 71 km de réseau), sans vouloir préciser quels tunnels étaient concernées, même si le nouveau matériel devrait principalement circuler sur la ligne Orange (ligne 2), la plus longue du réseau ( 30 km et 31 stations).

    Egalement plus lourdes de 13 tonnes (240 t. contre 227), les rames Azur nécessiteront également le renforcement des barres de guidage. La STM assure que tous ces changements étaient prévus dans le projet de départ.

    Malgré la toute première livraison pour des essais, le 28 avril, annoncée au quotidien par Philippe Schnobb président de la STM, la construction des nouvelles rames a pris du retard. Attendue initialement fin 2013 ou début 2014 pour les premières rames, la livraison de la dernière rame, en septembre 2018, devrait toutefois être respectée selon le consortium.

    Le duo franco-québécois Bombardier et Alstom avait décroché en octobre 2010, sans appel d'offres, le contrat de renouvellement des 468 voitures de métro, évalué à 1,3 milliard de dollars canadiens (environ 845 millions d’Euros).