Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Nouvelle grève de 48h dans le métro de Londres

    Les salariés du métro londonien ont entamé lundi soir une grève de 48 heures destinée à dénoncer des suppressions d'emplois. Le syndicat RMT (le Rail, Maritime and Transport union) est à l'origine de ce nouveau mouvement de protestation contre la suppression de 960 postes aux guichets des stations.Le mouvement a débuté le 28 avril. Des négociations menées entre le syndicat et la direction avaient échoué dans la journée. Un autre arrêt de travail de trois jours est prévu à partir du lundi 5 mai.
    En février, des millions de voyageurs s'étaient retrouvés en difficulté avec des dizaines de stations de métro fermées, d'importantes perturbations sur huit des onze lignes et des embouteillages monstres dans la capitale. Le métro de Londres, le plus vieux au monde, transporte chaque jour quelque quatre millions de voyageurs.
        

  • SNCF : légère hausse du chiffre d’affaires malgré le repli de l’activité Voyages

    SNCF : légère hausse du chiffre d’affaires malgré le repli de l’activité Voyages

    La SNCF affiche au 1er trimestre 2014 un chiffre d'affaires de 7,9 milliards d'euros, en hausse de 0,8% grâce notamment à la croissance de l'activité du groupe à l'international… Keolis, filiale de transport public de la SNCF, y a réalisé 35% de son activité, et Geodis, la branche transports de marchandises du groupe, plus de 45%.

    Dans l'Hexagone, l'activité générée par la location d'espaces en gares connaît la plus forte croissance, +10%, à 68 millions d'euros. Il s'agit, précise la SNCF, "des redevances de concessions liée principalement à la progression des activités restauration, parkings et de publicité en gare".à la croissance de l'activité de location d'espaces en gare et l'international.

    La compagnie ferroviaire s'attend à une année 2014 "toujours sous contrainte", même si elle constate des signes de reprise dans le transport de marchandises et à l'étranger, où elle a réalisé ce trimestre 20% de ses ventes. Par ailleurs, les travaux sur le réseau ferroviaire, pour lesquels la SNCF est rémunérée par le gestionnaire d'infrastructure Réseau ferré de France (RFF), resteront à un niveau élevé.
    Seule l'activité de transport de voyageurs en France devrait continuer à souffrir : la branche Voyages (TGV et iDBUS) est en repli de 2,1%, à 1,3 milliard d'euros. Il s'agit de la conséquence de la politique de "petits prix", qui fait diminuer le panier moyen, précise le groupe, qui ajoute que "la hausse de TVA vient atténuer les effets de cette politique de générosité tarifaire et conduit à un trafic (TGV) en légère baisse", -0,6% en nombre de passagers.
    Le trafic des TER est également en baisse, -1,8% par rapport au premier trimestre, de même que celui des trains Intercités (-0,8%).
    Au terme de l'année 2013, la SNCF avait plongé dans le rouge, accusant une perte nette de 180 millions d'euros, due à une dépréciation de 1,4 milliard d'euros de son parc de rames TGV, en raison de la forte baisse de profitabilité de l'activité des trains à grande vitesse.
          

  • San Francisco : des rames Stadler pour le projet eBART

    San Francisco : des rames Stadler pour le projet eBART

    Stadler Rail  fournira 8 rames articulées au BART de San Francisco. Les trains seront mis en service sur le  prolongement prévu à l'Est de Contra Costa County (eBART),  une ligne nouvelle, d'environ 15 km, entre la gare de Pittsburg/Bay et une nouvelle station à Antioch. Les unités multiples de type 2/6 GTW livrées par Stadler ( 6 essieux dont 2 sont  moteurs) sont identiques aux 37 trains déjà en service au Texas (Austin et  Dallas) et du New Jersey.
    Les trains seront construits dans l'usine de Bussnang en Suisse.
    La commande est estimée à 42 millions d'euros.

  • Le tramway d’Alger s’étend vers l’est

    Le tramway d’Alger s’étend vers l’est

    Initialement prévue en fin d'année dernière, la ligne du tramway d'Alger, entre Bordj El Kiffan-Café Chergui, à l'est de la capitale, a été mise en service le 16 avril. Le prolongement qui s'étend sur 4,6 km, dessert 6 nouvelles stations : Mouhous, Ben Mrabet, Ben Mrad, Sidi Driss, Benzerga, carrefour Café-Chergui.
    7 rames Citadis supplémentaires sont mises en circulation sur la ligne et se succèdent toutes les 7 à 8 minutes.
    La troisième extension du tramway d'Alger reliant Bordj El Kiffan à Dergana, sur une distance de 7 km, sera mise en service en juin prochain. Fin 2014, la ligne du tramway d'Alger s'étendra sur 23 km.

  • Eurotunnel veut booster le fret

    Eurotunnel a annoncé le 28 avril l'extension de son programme d'aide au démarrage de nouveaux services de fret lancé en mai 2013, une baisse de 25% des tarifs en heures creuses et une réduction de 33,3% de la tarification des heures de maintenance, qui seront réduites à deux nuits par semaine au lieu de trois. Une décision "saluée" par Bruxelles qui avait intenté une procédure à l'encontre de la France et du Royaume-Uni en juin 2013 et estimait que  "seuls sept trains de marchandises circulent en moyenne chaque jour dans le tunnel, dont la capacité demeure inutilisée à 43%".

    Le groupe Eurotunnel a aussi annoncé avoir obtenu la suppression de la redevance de Réseau ferré de France (RFF) sur le site de la gare de Fréthun (Pas-de-Calais) et s'est engagé à ne pas augmenter ses tarifs pour le fret jusqu'à fin 2018. Le groupe vise un doublement du trafic à 5.000 trains par an en 2018."Cet objectif pourra être atteint d'autant plus facilement que les autres parties prenantes, au premier rang desquelles RFF et Network Rail, soutiendront la mise en oeuvre du corridor fret européen entre le continent et le Royaume-Uni et contribueront à lever les barrières qui limitent l'interopérabilité entre les réseaux", souligne Eurotunnel.

    Avec le nouveau système de tarification, la Commission estime que pour un nouvel acteur de fret, la réduction des prix moyenne devrait être de 30% à 45%, et pourrait aller jusqu'à 50%.

  • Le débat Savary/Bussereau. Sortir de l’impasse écotaxe

    Le débat Savary/Bussereau. Sortir de l’impasse écotaxe

    Fins connaisseurs du monde des transports, les deux députés nous donnent ce mois-ci leur avis sur le dossier écotaxe et sur les conséquences qu’engendrerait un abandon du projet.  

    Le bug malencontreux de l’écotaxe

    Par Gilles Savary 

    Député PS de la Gironde et ancien vice-président de la Commission Transport du Parlement européen

     

    Comme tous les boucs émissaires, l’écotaxe poids lourd a focalisé toutes les peurs et rancœurs d’une crise agroalimentaire bretonne à laquelle elle est absolument étrangère.

    Le Premier ministre a été inspiré d’en décider la « suspension », car les conséquences de son abandon pur et simple seraient considérables.

    Au-delà des colossales indemnités de rupture – estimées entre 600 et 800 millions d’euros – dues par l’Etat au consortium Ecomouv’ qui en est l’opérateur collecteur, c’est l’ensemble de sa politique de financement des infrastructures de transports qui est aujourd’hui en suspens !

    Elle repose en effet depuis 2004 sur un outil particulièrement incongru et vulnérable dans le paysage français : l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf).

    Dotée de 2, 2 milliards d’euros, l’Afitf finance non seulement les nouveaux projets d’infrastructures comme les LGV ou les rocades urbaines, mais participe également de façon substantielle au financement de l’entretien des routes, du réseau ferroviaire, des réseaux urbains de transports collectifs et même de la nouvelle génération de matériel roulant des trains d’équilibre du territoire.

    La simplicité, mais aussi la fragilité, de l’Afitf est de constituer une véritable hérésie budgétaire, une atteinte caractérisée au principe d’universalité, puisqu’elle tire ses ressources de diverses taxes d’Etat, qu’elle dérobe au budget général de ce dernier pour les affecter spécifiquement au financement des infrastructures de transport.

    En d’autres termes, notre politique de financement des infrastructures dispose de ressources propres, sécurisées et relativement prédictibles d’une année sur l’autre, qui ne sont pas exposées aux aléas des conjonctures budgétaires et aux arbitrages toujours incertains des lois de finances ! 

    Une hérésie que la Cour des comptes comme Bercy, n’ont pas manqué de pointer et de déplorer. En instituant une recette basée sur le principe utilisateur-payeur, l’écotaxe devait précisément alimenter l’Afitf de 400 millions en 2013 et de 800 millions d’euros en année pleine, en remplacement des subventions de l’Etat de plus en plus aléatoires.

    Mais autant un outil de financement comme l’Afitf est défendable pour continuer à prélever des taxes sur les transports, affectées au financement des politiques publiques de transport, autant il serait hautement contestable s’il devait se résoudre à gérer des subventions de l’Etat en lieu et place de l’Etat.

    Autrement dit, tant en termes de volume de financement qu’en termes d’autonomie de financement de nos infrastructures de transport, l’abandon de l’écotaxe serait très lourd de conséquences pour nos territoires et leurs systèmes de transport de biens et de personnes.

    Et son impact sur le volume de travail et d’emploi de la filière BTP serait infiniment plus désastreux encore que celui de la crise agroalimentaire bretonne ! 

    Au-delà de l’Afitf, c’est l’éternel arbitrage entre usagers et contribuables pour le financement de nos transports qui est sur la sellette !

    On avait cru comprendre que les Français exprimaient un « ras-le-bol fiscal ». Il n’y a donc plus de raison et encore moins de légitimité à ce que les Bretons leur envoient leurs factures d’infrastructures, pour en soulager les poids lourds qui utilisent nos routes ! 

    S’il est encore envisageable dans ce pays, de faire prévaloir l’intérêt général sur les intérêts particuliers, catégoriels, corporatistes ou géographiques, alors, il faut remettre en selle l’écotaxe ou plutôt une taxe poids lourds débarrassée de ses tares initiales.

    C’est précisément la feuille de route de la mission d’information parlementaire de l’Assemblée nationale.

     

    L’écotaxe vite ! Mais comment ?

    Par Dominique Bussereau 

    Député UMP de Charente-Maritime, président du conseil général de la Charente-Maritime, vice-président du Gart.

     

    Au fil des semaines la décision du gouvernement de suspendre (ou d’abandonner ?) la perception de l’écotaxe entraîne un chapelet d’effets négatifs dans notre pays.

    D’abord la situation du délégataire Ecomouv' est chaque jour plus fragile : pas de recettes, aucune vision de l’avenir, des personnels désorientés, des embauches stoppées, des interrogations angoissées à Metz où Ecomouv' s’était implantée à la demande des pouvoirs publics.

    En parallèle, les entreprises de mobilité sont légitimement soucieuses. Le Gart s’inquiète fortement : « L’écotaxe est pour nous le type même d’une fiscalité vertueuse : elle intègre les externalités négatives dans le calcul des coûts de la mobilité et le produit est reversé à l’Afitf dont l’objet est de financer les modes de transports alternatifs à la route. Une taxe bénéfique et un mécanisme vertueux pour l’économie puisque l’argent ainsi récolté est réinjecté dans l’économie via la commande publique. »

    De même les entreprises de l’écomobilité (Union des transports publics, Armateurs de France, Comité des armateurs fluviaux, etc.) condamnent la remise en cause d’un « dispositif qui avait fait l’objet d’un accord à l’unanimité et permettait d’assurer dans la durée notre système de transport ». Elles constatent, pêle-mêle, « les pertes d’investissement pour le rail, l’abandon des investissements sur les voies navigables, l’augmentation des fonds de soutien au transport combiné ». La triste réalité est que le budget de l’Agence de financement des infrastructures de transports de France (Afitf, sus-citée) voit son budget 2014 amputé de 450 millions d’euros.

    Certes les efforts de son président Philippe Duron et quelques astuces de présentation comptable vont réduire ce manque à gagner mais il apparaît clairement qu’en 2014 :

    – les investissements ferroviaires, fluviaux et routiers vont fortement baisser, au détriment de nos entreprises de travaux publics et de la reprise de la croissance souhaitée par tous ;

    – que les nouveaux élus municipaux ne pourront compter sur un troisième appel à projet en faveur des transports en commun dans leurs AOT respectives ;

    – que même si l’Etat signe avant l’été les nouveaux contrats de projet Etat-régions-départements-agglomérations 2014-2020, il ne pourra rien financer en 2014 (et beaucoup moins que ce qu’il signera, de 2015 à 2020, en l’absence d’écotaxe).

    Il est urgent de rouvrir ce dossier, comme le fait patiemment la mission d’information sur l’écotaxe poids lourds de l’Assemblée nationale présidée par Jean-Paul Chanteguet.

    Je suggère néanmoins de mettre en œuvre l’écotaxe dans les conditions les plus proches du dispositif initialement prévu pour le 1er janvier 2014 :

    – sans nouvelles exonérations géographiques, car on ne peut développer à l’excès et démagogiquement le concept de « périphicité » ;

    – en gardant un dispositif national, ni régionalisé ni départementalisé, car seul l’Etat doit et peut garantir une politique d’aménagement du territoire équilibrée et équitable

    – en gardant le seuil de 3,5 tonnes : seules quelques exonérations supplémentaires en faveur des produits issus de l’agriculture peuvent être envisagées ;

    – en gardant le seuil du premier kilomètre parcouru sinon la complexité du système le rendra ingérable.

    Au final, je demande au gouvernement et à sa majorité parlementaire du… COURAGE.

    De même, je demande à mes collègues de l’opposition de privilégier l’intérêt général et non la préparation de leurs futures échéances électorales.

    L’écotaxe n’est pas une fin en soi mais le financement de nos infrastructures de transports est plus que jamais une exigence nationale.

  • Maroc : Alsa exploitera les transports urbains de Tanger le 2 mai prochain

    L’espagnol Alsa, filiale du groupe britannique National Express, reprendra le service de transport urbain de Tanger, à partir du 2 mai, pour une période de 10 ans. Il succèdera à son compatriote Autasa qui gérait les transports publics urbains depuis l’été 2001, et dont le contrat s’est achevé en novembre dernier. Alsa assurerait l’intérim depuis cette date. L’entreprise

    Au Maroc, où elle est présente depuis 1999, Alsa exploite déjà les réseaux de Marrakech et d’Agadir.

    A Tanger, Alsa transporte trente millions de passagers par an environ, grâce à un réseau de 26 lignes urbaines et 17 autres lignes suburbaines. La société va investir 20 millions d’euros qui seront notamment consacrés à l’achat de 37 bus supplémentaires (Scania et Tata), bus à plancher bas et minibus, qui vont s’ajouter à au 118 déjà en service. Les véhicules seront entretenus dans un centre de maintenance de 30 000 m² qui sera installé à côté du centre universitaire. Alsa va également investir dans un système d’information voyageurs avec des écrans aux arrêts devrait voir le jour, couplé à la géolocalisation des véhicules, et dans le paiement sans contact. 

  • Grèce : reprise du trafic ferroviaire vers les Balkans le 10 mai

    Après trois ans d'interruption suite à la crise économique, les trains grecs reprendront, à partir du 10 mai, les liaisons avec la Bulgarie, la Serbie et la Macédoine, a indiqué vendredi la société des chemins de fer Trainose. Le "Hellas Express" partira chaque jour de Thessalonique (nord de la Grèce) vers Sofia, Skopje et Belgrade.

    Après de graves difficultés financières, « la situation économique de Trainose s'est améliorée et elle a désormais les moyens de reprendre les liaisons entre Thessalonique, Skopje, Belgrade et Sofia », a précisé la société, citée par l'Agence de presse grecque, Ana.

    Les liaisons avaient été suspendues en février 2011, en raison d'un plan de restructuration de l'ex-exploitant des chemins de fer OSE, depuis scindé en deux entités, Rosco pour la maintenance et Trainose pour le trafic.

    Leur privatisation s'inscrit sur la grande liste de celles que la Grèce doit réaliser sous la pression de ses créanciers, UE et FMI, afin de faire face à son endettement. Aux côtés de la SNCF, sont en lice pour le rachat de Trainose, le consortium gréco-russe Terna-RZD et le groupe privé roumain GFR.

    Pour fêter la reprise du trafic vers les Balkans, les usagers bénéficieront pendant toute l'année 2014 d'une réduction de 20%.

    Trainose espère profiter de la hausse du tourisme prévue cet été en Grèce. Les arrivées dans les aéroports grecs ont augmenté de 16,9% au cours des deux premiers mois de 2014 par rapport aux mêmes mois de 2013, selon les autorités de l'aviation civile. 

  • Autopi, réseau d’autopartage en Lorraine est en redressement judiciaire

    Le réseau d’autopartage Autopi implanté dans cinq villes de Lorraine(Nancy, Metz, Thionville, Laxou et Vandoeuvre) a été placé en redressement judiciaire, pour six mois, le 9 avril dernier, mais l’annonce a été faite sur la page Facebook du service qu’il y a quelques jours. Malgré 300 abonnés, la société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) Autopi, dont sont actionnaires la ville de Metz et la Communauté urbaine du Grand Nancy, a connu des problèmes de trésorerie.

    Une offre de reprise aurait été présentée mais jugée trop faible par le tribunal de commerce qui a demandé un renvoi au 1er juillet afin que cette offre soit améliorée. Le groupe Urbis Park et le leader français de l’autopartage en France, Citiz, auraient déposé une offre.

  • Voyage inaugural du Régiolis entre Bordeaux et Langon

    Voyage inaugural du Régiolis entre Bordeaux et Langon

    Le Régiolis d'Alstom a effectué le 14 avril son voyage inaugural en Aquitaine (première région a en avoir commandé) entre Bordeaux et Langon, soit 50 km.
      La mise en circulation effective de cette nouvelle rame entièrement électrique était prévue le 22 avril.