Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Le Coréen Hyundai Rotem lance un TGV à 250 km/h

    Le premier constructeur ferroviaire coréen, Hyundai Rotem Co., a annoncé, le 11 avril, avoir mis au point un train à grande vitesse dont la vitesse de pointe est 250 km/h. «En Corée du Sud, les distances entre les gares ne sont pas très grandes. Il n’y a donc pas besoin de développer des trains allant à plus de 300 km/h», observe l’entreprise, qui ajoute que des trains roulant à 250 km/h sont aussi fabriqués dans des pays comme l’Allemagne ou la France.

    Le train rapide de Rotem est à motorisation répartie, contrairement aux trains classiques dont la rame est encadrée par une locomotive à l’avant et une à l’arrière.

    Hyundai Rotem s’est vu attribuer par le gouvernement la mission de construire les trains des futures lignes à grande vitesse qui relieront les régions de l’est et du centre au reste du pays.  

  • Lyon Part-Dieu : la Caise d’Epargne Rhône-Alpes achète la future tour TER France

    A Lyon, la tour Incity qui accueillera la direction de TER France de la SNCF, sera livrée fin 2015, dans le quartier de la Part-Dieu. Cette tour, dont la première pierre a été posée il y a un an, vient d’être achetée par la Caisse d’Epargne Rhône- Alpes, pour y installer son siège social, et dont elle louera le reste. En effet, la tour de 200 m de haut, représentera un total de 44 145 m2, répartis sur 36 niveaux. Ce sera « l’un des premiers immeubles de grande hauteur, labellisé Bâtiment basse consommation », a précisé la mairie de Lyon.

    D'ici 2020, 30 000 m2 de bureaux doivent être construits dans le quartier de la Part-Dieu, s’ajoutant aux 620 000 m2 déjà existants. 

  • Transdev en avance sur son plan de redressement

    Transdev en avance sur son plan de redressement

    L’opérateur de transport public Transdev a présenté le 9 avril ses résultats 2013. Les pertes nettes atteignent 130 millions d’euros contre 390 millions en 2012. class= »MsoNormal »>
     

    « S’il reste négatif, notamment en raison de l’impact des résultats de la SNCM, ce résultat est supérieur à ce qui était prévu dans le cadre du redressement », indique Jean-Marc Janaillac, le PDG du groupe.

    Transdev a réduit sa dette, la faisant passer de 1,9 milliard à 1,1 milliard d’euros aujourd’hui. Ce redressement financier a été possible grâce à l’amélioration des résultats et à l’augmentation du capital de 560 millions d’euros consentis par les actionnaires, Caisse des dépôts et Consigantions et Veolia Environnement. Même s’il a pris du retard, le programme de cession d’actifs y a aussi contribué : les activités en Belgique viennent d’être vendues, et la cession des actifs en Suède et en Finlande devrait aboutir dans le courant de l’année.

    Transdev va désormais se concentrer sur les pays européens « matures », en premier lieu la France (Un pays qui pèse de plus en plus dans le chiffre d’affaires avec la politique de cessions d’actifs à l’étranger) et les Pays-Bas. Le groupe va cibler aussi « les pays développés à potentiel comme les Etats-Unis et l’Australie, enfin les pays émergents, comme l’Amérique Latine et l’Asie ».

    L’année dernière, Transdev a également achevé sa réorganisation avec notamment la restructuration autour de 16 pôles régionaux « implantés au plus près des équipes ». Parmi les nouveautés, le groupe a également créé une direction de la performance « qui témoigne de la priorité donnée à l’amélioration de la performance des opérations », souligne Jean-Marc Janaillac.

    Cette année, la priorité est donnée à la poursuite de la stratégie sur le métier ainsi qu’au redressement financier. Transdev va notamment continuer à revoir tous les contrats déficitaires en France car il n’est pas question de perdre de l’argent. Pas question non plus, selon Jean-Marc Janaillac, de « se faire plus grand que l’on est », référence directe à son principal concurrent Keolis qui mène une politique de développement au pas de charge mais parfois au détriment, laisse-t-il entendre, de ses finances. A Valenciennes, Transdev a trouvé un accord avec la collectivité pour sortir du contrat qui sera remis en jeu à la fin de l’année. Autre exemple compliqué, à Reims par exemple, Transdev ne souhaite pas sortir du contrat mais en revoir les avenants.

    Le groupe a plusieurs grands rendez-vous programmés en 2014, dont la réponse à l’appel d’offre de Bordeaux et le renouvellement du contrat de Dublin. Il va également participer à la mise en service du métro de Mumbai avant l’été, du tramway de Besançon et d’une nouvelle ligne de tramway à Grenoble.

    Cette année devrait être celle du retour à l’équilibre, soit avec un an d’avance par rapport aux projections initiales. 

     

    Pour en savoir plus : Retrouvez également l’actualité de Transdev et ses projets de développement dans le transport à la demande et dans les liaisons par autocar dans le prochain numéro de Ville, Rail & Transports de mai. 

  • TER : la SNCF annonce plus de décentralisation et de transparence

    TER : la SNCF annonce plus de décentralisation et de transparence

    Après avoir fait le tour des régions et quatre mois après être devenu directeur général Régions et Intercités de la SNCF, Alain Le Vern a présenté sa feuille de route le 8 avril. Celle-ci tourne autour de deux grands axes : décentralisation et transparence. Avec un slogan : « 20 sur 20 en 2020 ». class= »MsoNormal »>
     

    Traduction pratique : « Il y a 20 activités en France, 20 régions qui chacune sera dirigée par un patron, le directeur de l’activité TER qui va travailler au quotidien avec le président de région », a expliqué l’ancien président du Conseil régional Haute-Normandie qui a démissionné de son mandat à la fin de l’année dernière pour entrer à la SNCF à la demande de Guillaume Pepy soucieux de « réinventer la relation avec les autorités organisatrices des transports » pour tenter de mettre fin aux tensions grandissantes.

    Chaque patron devrait avoir le pouvoir de décision sur de multiples leviers comme par exemple la traction ou la maintenance. Cette orientation n’est pas nouvelle. Elle a été mise en pratique en Ile-de-France et présentée comme un modèle à suivre pour l’avenir.

    Le nouveau patron des Ter et des Intercités compte aussi sur l’arrivée des Régiolis à partir du 22 avril, puis des Regio 2N cet automne pour abaisser les coûts en exploitant une flotte plus homogène. « Alors que nous avions 40 séries de train, nous n’en aurons plus que 4 ou 5 selon les régions », indique-t-il. Le nouveau patron des TER espère gagner un point de régularité en passant de 92 % à 93 % des trains à l'heure en moyenne d'ici à 2016. "Dans une majorité de régions, le taux de régularité est de plus de 95 %", précise-t-il. "Mais il y a des disparités, dans certaines, il est au-dessus de 98 %, dans d'autres plutôt autour de 90 %".

    Second axe, la transparence pour répondre aux critiques des régions qui se plaignent souvent de ne pas savoir ce qu'elles paient réellement. « Nous disons aux régions que nous tiendrons nos coûts. Nous leur proposerons un certain nombre de leviers et des devis transparents. Chaque président de région connaîtra le montant de la facture sur chacun des leviers. Il pourra décider sur quel curseur il veut jouer», souligne Alain Le Vern. Chaque région dispose déjà d’une comptabilité par ligne, assure-t-il. Avant d’ajouter : « L’idée, c’est d’aller plus loin. Ce que nous allons construire, c’est 20 activités, donc 20 équipes et donc performances industrielles différentes ».

    Le déménagement de la direction générale des TER et des Intercités prévu à Lyon en janvier 2016 devrait aussi contribuer à abaisser les frais généraux. Actuellement cette direction générale compte 240 personnes. A terme, elles ne devraient plus être que 150. Alain Le Vern espère ainsi globalement parvenir à un gain de productivité de 12 % sur l'activité TER d'ici à cinq ans.

    Enfin, Alain Le Vern  s'est vu ajouter une nouvelle mission : la lutte contre la fraude à l’échelle nationale. « Je vais dans les semaines qui viennent faire toute une série de propositions pour mettre fin à ce qui s’appelle du vol : la fraude coûte chaque année 300 millions d’euros annuels », précise-t-il, en ajoutant que ce chiffre est sans doute sous-estimé. Parmi les pistes envisagées, il devrait annoncer un raccourcissement de la durée de vie d’un billet, qui passerait de 2 mois à 7 jours « pour commencer ». La généralisation du contrôle à l'embarquement fait aussi partie des idées à mettre en pratique lorsque c'est réalisable ainsi que l'amélioration du recouvrement des amendes. 

     

  • Contrat ferroviaire aux Etats-Unis : la SNCF peut postuler

    La SNCF va finalement pouvoir postuler à un contrat dans le Maryland, dans l’est des Etats-Unis. Dans cet Etat, des élus du Sénat et de la Chambre demandaient que la SNCF indemnise les victimes de la Shoah transportées par train vers les camps de la mort, avant de pouvoir postuler à un appel d'offres, et avaient déposé des propositions de loi dans ce sens. Mais les textes de loi n'ont pas été soumis au vote de la Chambre et du Sénat du Maryland pour la session législative 2014, qui s'est achevée le 7 avril à minuit, heure locale.

    La SNCF va donc pouvoir postuler d'ici cet été, via sa filiale Keolis America, à un projet de transport public-privé de près de 3 milliards de dollars, portant sur la création et l'exploitation d'une ligne ferroviaire de 25 kilomètres. La SNCF est candidate à son exploitation, au sein d'un consortium qui comprend également les français Alstom et Vinci.

    Le département des Transports du Maryland prévoit de sélectionner un consortium privé fin 2014, début 2015.

  • Luxembourg : les CFL investissent dans le fret

    Luxembourg : les CFL investissent dans le fret

    Les chemins de fer luxembourgeois vont investir 126 millions d'euros sur six ans dans le fret. A l'horizon 2020, les CFL se fixent comme objectif de doubler le chiffre d'affaires de ses activités fret. La croissance est portée par le développement du chantier multimodal de Bettembourg et la consolidation du parc logistique Eurohub Sud. Cette plate-forme multimodale au carrefour des principaux axes de transport européens prévoit l'entreposage (30 000 m2), la connexion aux réseaux autoroutiers et une agence en douane. Les CFL misent également sur le développement de ses filiales Cargo à l’étranger, le groupe est présent en France, au Danemark, en Allemagne et en Suède.

    En parallèle les chemins de fer luxembourgeois CFL prévoient une enveloppe d’investissements pour l'achat des deux grues portiques RMG, une flotte de nouveaux wagons Modalohr et un atelier de maintenance rapide pour wagons sur le site de Bettembourg.

    Les activités fret du groupe CFL sont dorénavant réorganisées et rassemblées autour de quatre pôles de compétences : un pôle ferroviaire, un pôle logistique, un pôle infrastructure et un pôle services. Cet ensemble est désormais piloté par la nouvelle direction Fret des CFL.

  • La loco du Crime de l’Orient Express  s’expose à l’Institut du Monde arabe

    La loco du Crime de l’Orient Express s’expose à l’Institut du Monde arabe

    L’installation, de nuit, de la célèbre locomotive 230 G 353 sur le parvis de l’Institut du Monde arabe à Paris dans le Ve arrondissement, quelques jours avant …
       l’ouverture de l’exposition « Il était une fois l’Orient Express ». La machine, une Ten Wheels qui vient d’être restaurée par l’association APPMF, fut l’une des stars du film Le Crime de l’Orient Express de Sidney Lumet.

     « Il était une fois l’Orient Express », du 4 avril au 31 août, à l'Institut du Monde arabe.

  • Thalys : des trains directs Lille – Amsterdam à partir du 12 avril

    Depuis toujours, Thalys passait au sud de Lille sans s’arrêter. Mais à partir du 12 avril, le train rouge à grande vitesse reliera deux fois par jour, du lundi au vendredi, Lille à Amsterdam en 2 h 40 et sans changement, via Bruxelles, Anvers, Rotterdam et l’aéroport de Schiphol. Les samedis et dimanches, la fréquence sera d’un aller et retour par jour. Les tarifs les plus bas au départ de Lille sont plutôt attractifs en Comfort 2 (19 euros pour Bruxelles, 29 euros pour les autres destinations). En Comfort 1, les prix seront de 45, 59 et 69 euros minimum selon la destination. Et pour célébrer la nouvelle desserte Lille – Amsterdam, Thalys mettra à l’honneur la gastronomie du Nord-Pas-de-Calais (flamiche aux poireaux, duo de poissons façon Waterzooï, flan à la chicorée, tarte aux prunes, gaufres à la vergeoise, bêtises de Cambrai…) tant pour la restauration à la place en Comfort 1 qu’au Thalys Welcome Bar.

  • Allemagne : Alstom livrera 29 automotrices en Saxe centrale

    Le 2 avril, Alstom a annoncé avoir remporté un contrat de 150 millions d’euros pour la fourniture de 29 automotrices électriques Coradia Continental destinées au Verkehrsverbund Mittelsachsen GmbH (VMS), assorti d’un contrat de services pour une période de 16 ans (jusqu’à fin 2032). Le premier contrat prévoit des options d’achat pouvant aller jusqu’à 23 rames supplémentaires. Ces Coradia entreront en service en juin 2016 sur le réseau de Saxe centrale, entre Elsterwerda ou Dresde et Hof, via Chemnitz et Zwickau. Les 29 rames (13 de 3 voitures et 16 de 5 voitures) seront fabriquées sur le site d’Alstom à Salzgitter et maintenues par des salariés d’Alstom « dans un atelier près de Chemnitz ». Des informations en temps réel sur les trains seront fournies aux équipes de maintenance par une plateforme d’information. Le contrat de service inclut également la fourniture de pièces détachées ainsi que les inspections principales.
     

  • La SNCF choisit Armor Lux pour les tenues de ses agents

    La SNCF choisit Armor Lux pour les tenues de ses agents

    Armor Lux a été choisie par la SNCF, à l’issue d’un appel d’offre, pour fabriquer et distribuer les nouvelles tenues à 33 000 agents en contact avec la clientèle : agents d’escale, vendeurs et contrôleurs… …Un nouveau succès pour Armor Lux qui avait bénéficié, en octobre, 2012 du coup de pouce d'Arnaud Montebourg, le ministre de l'Economie et du redressement productif, lorsqu'il avait posé en couverture d'un magazine (le supplément week-end du Parisien) en marinière Armor Lux – le vêtement phare de la marque – et tenant dans ses mains un robot ménager, afin de vanter le Made-in-France. Le fabricant de vêtements installé à Quimper, a été choisi "pour la qualité des matières proposées, l'efficacité de ses services logistiques", explique la SNCF.  

    Les premières livraisons de tenues sont attendues à l’automne 2014.

    Le contrat, qui n'est pas le premier entre Armor Lux et la SNCF, devrait en partie permettre à Armor Lux de compenser la perte, en 2013, du marché des uniformes de la police, au profit d'une filiale du groupe GDF Suez, associée à deux PME françaises.

    L'entreprise finistérienne avait contesté devant le tribunal administratif de Paris les conditions d'attribution de ce marché, au mois de mai dernier, sans succès.

    Armor lux n’est pas le seul fournisseur de vêtements à la SNCF. En janvier dernier, l’entreprise avait retenu, Cepovett, pour la fourniture de tenues (polo, pantalon, chemise, veste, parka) pour 40 000 agents de l’infra, du matériel, du fret et de voyages. Cette PME installé à Gleizé dans le Rhône, mais aussi à Bagnols dans le Gard, fabrique ces tenues en France, et au Maroc et en Tunisie où elle emploie 6000 personnes, et 250 en France. La livraison de sa commande de 30 millions d’euros, commencera mi-2014.