Votre panier est actuellement vide !
Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
Location de wagons: l’américain CIT s’implante en Europe
Le groupe américain de services financiers CIT Group, qui figure parmi les principaux loueurs mondiaux de wagons, va s'implanter en Europe en reprenant la société française Nacco SAS. Basé à Paris, Nacco opère une flotte de plus de 9.500 wagons et sert plus de 150 clients dans seize pays, précise CIT dans un communiqué du 3 février. Cette acquisition va "nous permettre de déployer notre plateforme opérationnelle en dehors de l'Amérique du Nord tout en posant une base qui nous aidera à tirer parti de nos capacités exceptionnelles dans le domaine de la location partout en Europe", explique Jeff Knittel, président de CIT Transportation.
Nacco possède des wagons-citernes, des wagons plats, des wagons tombereaux et des wagons-trémies qui sont loués aux industriels du pétrole et de la chimie ainsi qu'aux producteurs de matériaux pondéreux.
Nacco avait été fondée en 1972 par la société américaine North American Car Corporation, à l'époque troisième loueur américain de wagons et passée depuis dans le giron de General Electric. Rachetée en 1983 par l'armateur norvégien Wilhelm Wilhemsen, la société française était contrôlée depuis 1998 par son PDG-fondateur David MacNaughton.
Des bornes pour acheter en ligne dans les gares
Le site Rue du Commerce lance début février à titre expérimental des bornes digitales permettant de passer commande depuis les principales gares parisiennes.
Ce projet pilote sera conduit pendant six mois dans six gares en partenariat avec la SNCF et les points "Relay" de presse et librairie, explique le site dans un communiqué.
Destinée à servir les "consommateurs nomades" à l'occasion de leurs transports et connexions, l'expérience pourra être étendue ultérieurement aux aéroports et hôpitaux.
Quatrième paquet : la concurrence dans les marchés ferroviaires régionaux à l’agenda de Bruxelles
La Grèce qui préside le conseil des ministres pendant six mois, jusqu’en juin, a présenté ses priorités dans le domaine des transports
C’est ce semestre que devraient débuter les discussions, à Bruxelles, sur le volet politique du quatrième paquet ferroviaire européen. La Grèce, qui préside le Conseil des ministres jusqu’en juin 2014, a fait son choix : elle fera avancer la proposition sur l’attribution des contrats de service public. Le volet « gouvernance » (la séparation entre gestionnaires d’infrastructures et opérateurs), sensible pour la France et dont l’Allemagne ne veut pas entendre parler, ne sera pas abordé ce semestre.
Il faudra cependant attendre le 5 juin pour que les ministres des Transports discutent pour la première fois de l’opportunité ou non d’imposer les appels d’offres comme règle générale pour la passation des contrats de service public. Car avant, et les Grecs en font une condition pour pouvoir aborder les questions politiques, les Etats devront boucler le volet technique du quatrième paquet – sur la certification et l’homologation du matériel ferroviaire. Et pour cela, ils doivent encore se prononcer sur la révision des compétences de l’Agence ferroviaire européenne, seule proposition du volet technique à ne pas encore avoir reçu leur feu vert. Les discussions sur cette proposition ont commencé en début d’année et se poursuivront jusqu’à la réunion des ministres des Transports le 14 mars. Les négociations avec le Parlement européen, nécessaires pour pouvoir adopter définitivement les propositions, ne commenceront cependant vraisemblablement pas sous cette présidence.
Un autre dossier « rail » devrait en revanche être définitivement adopté par les ministres en juin : la proposition de la Commission de lancer un partenariat public-privé pour booster la recherche ferroviaire (« Shift2Rail » avec près d’un milliard d’euros prévus entre 2014 et 2020).
Isabelle Smets

Pierre Mansat. Le père de la métropole
Adjoint au maire de Paris chargé de Paris Métropole
C'était la dernière fois qu'il intervenait publiquement en tant que président de l’Atelier international du Grand Paris. A partir de mars, a-t-il rappelé le 29 janvier dernier, à l’issue d’une journée de l’Atelier consacrée aux systèmes métropolitains, « je ne serai plus administrateur de l'AIGP ». Pierre Mansat, 59 ans, ancien agent de La Poste, ex-communiste, adjoint au maire de Paris chargé de Paris Métropole, a été évincé de la liste socialiste des municipales pour le XXe arrondissement. Il a accompagné depuis 2001 Bertrand Delanoë, il n’accompagnera pas Anne Hidalgo si elle est élue. Il s’est dit « amer et déçu ». On le serait à moins. Anne Hidalgo fait sortir l'homme par qui la métropole est arrivée. Le chemin parcouru est immense. « Le premier qui parle de Grand Paris est mort », nous disait-il, il y A longtemps, aux débuts du mandat de Bertrand Delanoë. Le maire de Paris voulait renouer des contacts avec les communes avoisinantes, dont Paris se trouve plus que jamais séparé depuis qu'en 1973 s'est instaurée la coupure du périphérique. Mais il fallait désamorcer les soupçons. Paris, avec ses deux millions d'habitants, son prestige, sa fonction centrale, est forcément soupçonné de vouloir dicter sa loi. Pourtant, tout va changer, en partie grâce à Mansat et au mouvement qu’il a impulsé, dès 1999, en créant le réseau Paris Métropole ouverte, deux ans avant l’élection de Bertrand Delanoë. A partir de 2006, la conférence métropolitaine officialise le dialogue. En 2009, naît Paris Métropole. Un simple syndicat mixte d’études, sans pouvoir, mais l’idée métropolitaine, le désir de « faire métropole », comme disent souvent les élus, s’y affirme. Parallèlement, Nicolas Sarkozy donne un coup de pied dans la fourmilière et prononce l’idée tabou de Grand Paris, en montrant qu’elle ne l’était peut-être pas. Tout dépend de qui s’en empare. Initialement, le maire de Paris ne le peut pas. L’Etat le peut. Les élus de la première couronne aussi : c’est ce qui s’est passé, et qui n’aurait peut-être pas eu lieu sans Mansat.Une boulangerie Kayser ouvre en gare d’Avignon-TGV
Le célèbre boulanger Eric Kayser, qui a ouvert de nombreuses boulangeries en France et à l’étranger à son nom, ajoute un nouveau lieu à la liste : les gares.
Celle d’Avignon-TGV vient, en effet, d’accueillir, le 28 janvier, le premier espace de restauration à l’enseigne des boulangeries Kayser. La création de ce point de vente est le fruit d’un partenariat, signé en novembre 2013, entre Relay France et Gare & Connexions, la direction de la SNCF qui gère les espaces de ventes dans les gares de France. La boulangerie est ouverte 7 jours sur 7, de 5h30 à 21h30 du lundi au samedi, et à partir de 6 h le dimanche.
Installés au niveau du hall de départs côté ouest, à côté du Relay, les 292 m² de ce nouvel espace de restauration sont divisés en trois parties : la boulangerie-petite restauration, le café-bar, et la salle.
Comme c’est l’usage pour chaque nouvelle boulangerie qu’il ouvre Eric Kayser créé un pain spécial propre à l’établissement. A Avignon-TGV, celui-ci s’appelle le Saint-Bénézet, du nom du fameux pont sur le Rhône dont il ne reste que quatre arches. Il offre des notes de miel et d'huile d'olive de Provence.
Une deuxième boulangerie devrait ouvrir à la gare de Lille-Flandres au cours du premier semestre 2014.

Tramway : la sécurité au détriment des conducteurs
Le tramway est plébiscité par les élus et les usagers mais pas par les conducteurs. C’est ce qui ressort d’un rapport du cabinet Indigo ergonomie remis à la fin de l’année dernière au CHSCT de Keolis Bordeaux. Ce document pointe du doigt les conditions de travail des traminots à Bordeaux, mais aussi à Lille, Montpellier ou Clermont-Ferrand, rapporte le magazine Santé et Travail (n° 85). Selon le rapport Indigo, les traminots sont soumis à une pression psychologique permanente : la peur de l’accident. Un piéton imprudent, un cycliste négligent ou un automobiliste étourdi : le machiniste se doit d’anticiper tous les risques possibles. L’arrêt d’un tramway lancé à pleine vitesse prend plusieurs mètres, sans aucune possibilité d’éviter la collision. Une source de stress permanente. A cela s’ajoute la fatigue générée par la Vacma (Veille automatique à contrôle de maintien d’appui).
Sous la forme d’un bouton ou d’une pédale, c’est le système dit « de l’homme mort », qui impose d’être régulièrement activé. Faute de quoi, le tramway s’arrête. Le but est de s’assurer de l’état de conscience du conducteur et d’éviter qu’un malaise ou un endormissement ne conduise à un accident. Revers de la médaille, ce système serait à l’origine de troubles musculo-squelettiques (TMS) chez les traminots. A Bordeaux, 15 salariés ont été déclarés inaptes à la conduite de ce fait en 2010, dont neuf définitivement.
Robin Foot, sociologue et chercheur du Laboratoire technique, territoire et société, explique au magazine Santé et Travail avoir « établi un lien entre les douleurs [des traminots] et la conception du poste de conduite et particulièrement du système de veille à maintien d’appui, mais nous avons également constaté des effets sur le plan cognitif ». Il explique que la Vacma a un effet « distractif » sur le conducteur, à défaut de le maintenir concentré. Effectuer le travail de conduite (gong, klaxon, etc.) devient plus difficile dans un tissu urbain souvent dense. L’arrêt d’urgence peut aussi avoir des conséquences sur les passagers, comme le montre l’accident survenu à Montpellier en septembre 2012, lorsqu’un passager âgé est tombé sur la tête et est décédé, après un freinage automatique. Trop concentré sur les piétons, le conducteur a oublié d’appuyer sur le bouton de Vacma, qui a déclenché le frein.
Selon certains traminots, le Vacma n’empêcherait pas de courts endormissements, les conducteurs continuant par automatisme à actionner le bouton. D’où la conclusion du rapport qui conseille de modifier ce système pour l’améliorer. Le syndicat mixte des transports en commun de Clermont-Ferrand a modifié son cahier des charges pour les constructeurs, qui demande maintenant la modification de la veille. Une amélioration pour les conducteurs, qui amènera aussi plus de sûreté pour les passagers.
Alexandre Nekrassov
Algérie : Compin et Faiveley vont rénover 202 voitures de trains grandes lignes
class= »rtejustify »>
Selon Les Echos, les équipementiers français Compin et Faiveley ont emporté un contrat de 75 millions d’euros pour la rénovation de 202 voitures des trains grandes lignes de la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) algérienne. L’attribution officielle ne surviendra qu’à la fin du mois de janvier. C’est le plus important contrat à l’export pour Compin. L’entreprise normande est spécialisée dans les sièges et les aménagements intérieurs, tandis que Faiveley se chargera des systèmes de portes, de climatisation et de freinage. Les livraisons s’échelonneront entre 2015 et 2019.S .D.
