Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Russie : une nouvelle locomotive Siemens-Sinara de grande puissance à Expo1520

    A l’occasion du quatrième salon ferroviaire Expo1520, qui s’est tenu à Moscou du 11 au 14 septembre, Siemens et son partenaire russe Sinara (qui forment la joint-venture Oural Locomotives) ont présenté, en présence de Vladimir Iakounine, président des Chemins de fer russes (RZD), leur nouvelle locomotive AC 11201. Destinée aux lignes en voie large de 1 520 mm électrifiées sous 25 kV 50 Hz, cette unité double reposant sur quatre bogies de deux essieux peut remorquer des trains de fret lourds, jusqu’à 9 000 tonnes. Depuis sa sortie d’usine en juillet, cet engin est en essais jusqu’en avril prochain au centre d’essais ferroviaire russe de Chtcherbinka, au sud de Moscou.

  • Fret : deux nouvelles autoroutes ferroviaires à l’horizon 2015

    Le ministre des Transports a annoncé le 18 septembre le prolongement de l’actuelle autoroute ferroviaire entre Bettembourg (Luxembourg) et Le Boulou (Pyrénées-Orientales) jusqu'à Calais début 2015. 102 wagons ont été commandés à la société Lohr pour un montant de 39 millions d’euros.
    Quant à l’autoroute ferroviaire Atlantique entre la plateforme de Dourges (Pas-de-Calais) et le terminal de Tarnos (Landes) attendue de longue date, elle sera mise en service en 2016. Dans le cadre d’une délégation de service public (dont le montant devrait être dévoilé le 26 septembre, date de la signature), Lorry Rail se verra confier la réalisation de deux terminaux et l’exploitation du service pour 15 ans. 278 wagons devraient être achetés (pour une centaine de millions d’euros) à Lohr d’ici à quelques mois, a annoncé Frédéric Cuvillier. Et 300 millions d’euros devraient être investis dans les infrastructures.
    Actuellement, deux autoroutes ferroviaires fonctionnent en France : outre Bettembourg – Le Boulou, qui a acheminé 55 000 poids lourds en 2012, l’AFA, qui franchit les Alpes, voit passer environ 25 000 poids lourds par an.
     

  • Les régions vont acheter leurs trains sans la SNCF

    À l’occasion du neuvième congrès de l’ARF (Association des régions de France), les présidents de région ont annoncé la création d’une structure commune pour l’acquisition du matériel roulant ferroviaire. Depuis qu’elles sont devenues autorités organisatrices des TER, en 2002, les régions ont commandé quelque « 1 500 trains pour plus de 5,8 milliards d’euros »dans le cadre d’une organisation « complexe », qui les conduit « à financer des trains qui sont ensuite commandés par d’autres »(en clair, la SNCF voire la RATP) « et dont elles n’ont, au final, pas la propriété. »Or les régions sont déjà largement impliquées dans ce processus (définition du cahier des charges du point de vue du voyageur, suivi des procédures d’achat, expertise des coûts de maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre, gestion de l’après-vente en cas d’avenant avec le constructeur…) « Dans ce contexte, à l’heure où se prépare la réforme ferroviaire, une initiative nouvelle est prise par les régions Pays de la Loire, Rhône-Alpes, Aquitaine, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Picardie, Île-de-France, Bourgogne et Auvergne, ainsi que le STIF et l’ARF. Dans un souci de contrôle renforcé des coûts des achats, de maîtrise des délais de fabrication et de livraison, et dans une volonté d’assumer pleinement la responsabilité qui est la leur, ces régions[…] ont décidé de renforcer leur coopération et de créer une structure mutualisée[…] »qui « permettra d’élaborer une stratégie coordonnée d’achat des matériels, d’accélérer le partage des informations[…], de mutualiser les moyens d’expertise et de suivi des procédures d’achat ou d’après-vente, d’optimiser les frais de maîtrise d’ouvrage ou maîtrise d’œuvre et le cas échéant de porter directement l’acquisition des matériels… »Au-delà des économies d’échelle, cette structure qui « confortera le rôle des régions dans leur qualité d’autorité organisatrice des transports »pourrait à terme « intéresser l’État, pour le portage de ses propres acquisitions de matériels TET ». Première étape : créer une association d’étude, dont les statuts seront déposés fin 2013, « pour la rénovation des modalités d’acquisition du matériel ferroviaire roulant, à laquelle seront associées les régions volontaires. » Notons que la région Poitou-Charentes avait déjà cherché à commander seule ses TER en 2009 mais n’avait finalement pas lancé d’appel d’offres.

  • Thalys : entreprise ferroviaire à part entière en 2015

    Après avoir annoncé fin juillet qu’elle deviendrait une entreprise ferroviaire de plein exercice à partir de 2015, la société Thalys entre dans la phase préparatoire. Elle va mettre en place « une équipe projet » chargée de plancher sur tous les changements à venir. Détenue par la SNCF (62 % des parts), la SNCB (28 %) et la DB (10 %), Thalys exploite les trains à grande vitesse reliant Paris à Bruxelles, mais aussi Amsterdam et Cologne, ainsi qu’à l’aéroport de Bruxelles et à Düsseldorf, Duisbourg et Essen. En 2015, Thalys passera entre les mains de la SNCF (à hauteur de 60 %) et de la SNCB (40 %), devenant une entreprise ferroviaire à part entière sur le parcours entre la France et la Belgique (80 % de son activité) : elle détiendra sa propre licence ferroviaire, son certificat de sécurité et son matériel roulant. Utilisant un parc de 26 rames, la compagnie va devenir propriétaire de la flotte de la SNCF et de la SNCB (15 rames côté SNCF et 7 côté SNCB). Le même nombre de personnels sera conservé (avec un statut maintenu) mais dédié au produit Thalys.

  • Azerbaïdjan : contrat de signalisation pour Bombardier sur l’axe Kars – Tbilissi – Bakou

    Le consortium formé par Bombardier Transport et la société de construction et d’aménagement des voies ferroviaires azerbaïdjanaise Trans-Signal-Rabita a remporté un contrat de signalisation octroyé par les Chemins de fer d’Azerbaïdjan (ADY) pour le nouveau corridor international Kars – Tbilissi – Bakou, reliant la Turquie à l’Azerbaïdjan via la Géorgie en évitant l’Arménie. Bombardier fournira sa solution de signalisation INTERFLO 200 sur un tronçon de 503 km. La valeur totale approximative du contrat accordé au consortium est de 288 millions de dollars (217 millions d’euros), la part de Bombardier s’établissant à environ 203 millions de dollars (153 millions d’euros). Le contrat prévoit la conception, la fabrication, la fourniture, l’installation, l’essai et la mise en service de la ligne à double voie. La mise en service est prévue en quatre phases, dont la dernière se terminera en 2017.

  • Russie : deux locomotives Alstom-TMH à EXPO1520

    A l’occasion du quatrième salon ferroviaire EXPO1520, qui se tient à Moscou du 11 au 14 septembre, Alstom et son partenaire russe Transmashholding (TMH) présentent les deux dernières locomotives doubles pour trains de fret issues de leur collaboration : la 2ES5, destinée aux Chemins de fer russes (RZD), et la KZ8A, destinée aux Chemins de fer du Kazakhstan (KTZ). Les visiteurs peuvent voir évoluer la 2ES5, première locomotive russe à motorisation asynchrone, ainsi que la KZ8A, visible pour la première fois en Russie presque un an après sa présentation à Belfort. Chacune de ces locomotives à écartement de 1 520 mm a été commandée à 200 exemplaires.

  • Espagne : le métro de Séville cherche des repreneurs

    ACS et Sacyr, deux des entreprises de BTP également parties prenantes de la gestion du métro de Séville, cherche à se dégager de la société concessionnaire. La première détient 34 % du capital et la seconde 32 %, à côté du gouvernement andalou et du constructeur ferroviaire Caf. Achevé en avril 2009, ce métro est constitué d'une ligne de 18 km. Il a en 2012 transporté 14 millions de voyageurs pour un bénéfice de 5,7 millions d'euros (contre 8 millions en 2011) et fait figure en Espagne de partenariat réussi public-privé.

  • Espagne : la super-gare de Barcelone-La Sagrera revue à la baisse

    Accord entre le ministère des Transports espagnol, la generalitat de Catalunya et la municipalité : la gare grande vitesse et pôle multimodal de La Sagrera devra coûter au maximum 650 millions d'euros contre les 820 millions envisagés. Initialement, 404 millions d'euros finançaient l'installation au nord de la ville sur la base de plus-values immobilières, une estimation que la crise a rendue irréaliste et qui amène à réviser également à la baisse les installations souterraines pour l'AVE qui passent de cinq à quatre quais. La mise en service aurait lieu en 2017.

  • Lyon : une navette automatique dans le tunnel de la rue Terme

    Le robot-navette Navia, déjà testé en mars 2013 sur la rue de la République, en pleine zone piétonne du centre de Lyon, a fait une nouvelle apparition le 5 septembre dans le tunnel de la rue Terme à la Croix-Rousse. Un essai discret, nocturne et matinal, mené par la société Induct avec des élus lyonnais, dans une trémie habituellement ouverte à la circulation. Objectif : évaluer le comportement de la navette électrique entièrement automatisée dans un tunnel de 500 mètres en forte pente (16 %) reliant le bas de la ville au plateau de la Croix-Rousse. Le véhicule se recharge notamment par induction en descente à 70 % de ses capacités. « L’essai est largement positif et l’on peut imaginer de mettre la navette en test public pour le 8 décembre », estime Gilles Vesco, chargé des modes doux à Lyon. Une première mondiale qui en rappellerait une autre puisque le tunnel fut creusé pour l’ouverture du premier funiculaire au monde à Lyon en 1862. A terme, c’est un service régulier qui pourrait être assuré avec huit navettes, permettant même le remorquage des vélos à la montée. Cette solution – rêve des cyclistes croix-roussiens – reste cependant à étudier en raison des questions de sécurité liée aux microcapteurs équipant les véhicules.

  • Ile-de-France : le tram-train Massy – Evry déclaré d’utilité publique

    Le préfet de l’Essonne a signé le 22 août la déclaration d’utilité publique du projet de tram-train entre Massy et Evry, deux pôles économiques majeurs du nord du département. L’enquête publique s’était tenue du 7 janvier au 11 février 2013 et la commission d’enquête publique a émis un avis favorable. Cette future ligne d’environ 20 km et 16 stations, traversant 13 communes en 38 minutes, vise à améliorer les déplacements de banlieue à banlieue grâce à un mode de transport performant et des correspondances assurées avec le réseau de transports en commun actuel et futur. A l’heure de pointe, il circulera un tram-train toutes les 10 minutes (15 minutes en heure creuse). 40 000 voyageurs sont attendus par jour à la mise en service. A l’horizon 2020, il est prévu un prolongement de Massy-Palaiseau jusqu’à Versailles-Chantiers. Le tram-train viendra alors se substituer à l’actuelle branche du RER C entre Massy et Versailles.