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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
Signalisation Siemens sur le prolongement de la ligne 1 du métro d’Alger
Sept ans après avoir remporté, avec Vinci et Caf, le contrat clé en main pour la réalisation du premier tronçon de la ligne 1 du métro d'Alger, en service depuis novembre 2011, Siemens France a été chargé par l'Ema (Entreprise Métro d'Alger) de fournir la signalisation du prolongement de cette ligne. Chiffrée à 20 millions d'euros environ, cette commande comprend les automatismes d’aide à la conduite CBTC Trainguard MT, la transmission radio Airlink (pour les données voie-train) et la localisation des trains Digiloc, ainsi que la formation du personnel d'exploitation. Desservant quatre stations, ce prolongement de 4 km devrait être mis en service pour l'été 2015.
Brésil : la grande vitesse prend au moins un an de retard
N’ayant reçu dans les temps qu’une seule candidature, pilotée par Alstom et comprenant le Groupe SNCF, le gouvernement brésilien a repoussé « d’au moins un an » l’appel d’offres pour la réalisation de la ligne à grande vitesse de Rio de Janeiro à São Paulo. Annoncé par le ministre brésilien des Transports Cesar Borges, ce report qui intervient deux ans après l’annulation de la procédure précédente (faute de candidats), a été décidé dans un contexte de grogne sociale et de protestations contre la corruption et le gaspillage des fonds publics. D’autant que, selon le ministre, des candidats espagnols (Caf et Renfe) ou allemands (Siemens) se sont engagés à répondre s’ils disposent de plus de temps… et qu’avec ce délai, d’éventuels groupements japonais, chinois ou sud-coréens pourraient revenir dans la course. En dépit de ce nouveau rebondissement, la mise en service de la ligne à grande vitesse brésilienne, évaluée à 38 milliards de reals (11,8 milliards d’euros), est toujours attendue pour 2020.

La catastrophe en Galice interroge la grande vitesse espagnole
Quelque 80 morts, au moins le double de blessés, la catastrophe ferroviaire qui s’est produite en Galice (nord-ouest de l’Espagne) mercredi 24 juillet à 20h42, pose de nombreuses questions, en particulier sur les composantes de la grande vitesse ibérique et son matériel. En effet, l’accident est dû à une vitesse excessive (190km/h selon les premières informations), mais la cause exacte reste à définir : défaillance du conducteur de ce train Madrid – A Coruna/Ferrol et/ou mauvais fonctionnement de la signalisation, voire ennuis sur l’automotrice en cause, concernant le système de freinage?
La catastrophe s’est produite en fin d’une ligne à grande vitesse neuve avec du matériel tout récent : longue de 88 km, Ourense – Santiago a été mise en service le 10 décembre 2011, et le train qui a déraillé était une rame articulée Talgo S-730.12 (ou HSP 250), à motorisation Bombardier, un train hybride, à la fois électrique et diesel, tout juste sorti des usines du constructeur ibérique.
Les enquêtes en cours diront si, comme l’a déclaré le conducteur, « le convoi a échappé au contrôle » ou/et si la signalisation n’a pas bien fonctionné. Une précision d’importance puisque le déraillement est survenu en bout de ligne, à l’approche de Santiago, où le convoi quittait donc une section où la vitesse maximum possible est de 250 km/h, pour aborder une courbe limitée à 80 km/h, et une voie classique aménagée. Alors aussi qu’on passait du système de signalisation ERTMS 2, pour basculer sur les système espagnol Asfa (considéré comme ERTMS de niveau 1).La justice devait entendre le conducteur du train ce vendredi, qui a reconnu, selon les titres de la presse espagnole ce vendredi : « J’ai merdé ».
Cette catastrophe survient dans la région natale de Mariano Rajoy, président du conseil des ministres espagnol, laquelle est aussi celle de sa ministre des Transports, Ana Pastor. Et, il a lieu au moment où le pays met en œuvre un éclatement de Renfe le 31 juillet prochain.Le père de la grande vitesse chinoise condamné à mort
Après un procès à grande vitesse, le verdict tombe. Liu Zhijun, ancien ministre des chemins de fer chinois, à l’origine des trains à grande vitesse (TAGV) en Chine est condamné à mort pour corruption avec privation de ses biens et de ses droits politiques. L’ex-ministre touchait une commission sur chaque kilomètre de LGV posé. En tout, il a réussi à mettre de côté 84 millions d’euros, soit 4 % du montant des contrats qu’il avait signé. La chute de Liu Zhijun avait commencé en juillet 2011, après un accident entre deux TAGV, à Wenzhou, qui avait tué 40 personnes.
Caf va livrer 35 trains à São Paulo et se pose comme leader local en vue du « TGV »
Le constructeur espagnol Caf a remporté fin juin la fourniture de 35 trains, soit 280 voitures, pour la banlieue de São Paulo à livrer en 2015 à l’opérateur CPTM. Chiffré à 380 millions d’euros, cet achat est financé par l’Etat de São Paulo où se trouve l'usine Caf d'Hortolandia. Avec ce contrat, Caf cumule pour deux milliards d’euros de commandes au Brésil, et renforce ainsi sa position de leader ferroviaire dans ce pays : face à plusieurs consortiums internationaux intéressés par la LGV Rio – São Paulo, Caf (qui ne fait pas partie de l'offre espagnole) entend proposer une candidature « locale » avec des industriels brésiliens. Le nom d'Embraer a été cité.
Allemagne : Bombardier livrera 60 rames de S-Bahn à Hambourg
S-Bahn Hamburg GmbH, filiale de DB Regio AG, a été reconduite pour exploiter le réseau de S-Bahn (RER) à Hambourg pendant quinze ans à partir de 2018. Cette filiale a à son tour commandé 60 rames tricaisses à Bombardier pour environ 327 millions d'euros, plus une option portant sur 86 rames à lever d'ici fin 2018. Ce matériel innovera par son accessibilité sans marchepieds escamotables, sa climatisation ou son chauffage récupérant la chaleur dégagée par la chaîne de traction. Certaines de ces rames, limitées à 100 km/h, seront cantonnées au réseau S-Bahn de Hambourg, alimenté en 1,2 kV continu par 3e rail, alors que les autres rames, qui seront bicourant, pourront également circuler à 140 km/h sur les lignes de banlieue alimentées par caténaires 15 kV 16,7 Hz. Les huit premières rames sont attendues fin 2016, pour 40 semaines d'essais, avant livraison des 52 autres rames d'ici fin 2018. Ce matériel, qui sera réalisé par les sites Bombardier allemands de Hennigsdorf et Siegen, est « le premier » que l'industriel « livrera sans partenaire » au réseau S-Bahn de Hambourg. En effet, la série précédente avait été réalisée en coopération avec Alstom (site de Salzgitter).
Maintenance : la SNCF bichonne ses trains pour l’été
En préparation de la période estivale et des fortes chaleurs qui peuvent l’accompagner, la SNCF met en place des opérations de maintenance spécifiques. Appelées « ATS » saisonniers (Autres travaux systématiques avant saison chaude), ces opérations sont menées d’avril à juin sur l’ensemble des rames de la SNCF. Elles consistent principalement à réviser les installations de climatisation par la chasse aux fuites éventuelles pouvant entraîner des perditions en frigorie et par la vérification de la régulation de la température. La maintenance des dispositifs de climatisation, installés sur tous les TGV et Intercité, sur la grande majorité des TER et environ un tiers des Transilien, est effectuée tous les mois. Dans ce cadre-là, la SNCF vérifie également les batteries d’accumulateur et mène des opérations importantes de nettoyage, notamment sous les rames pour éviter l’encrassement des moteurs. Dès le mois de mars, elle a lancé une prévision de consommation des pièces, afin d’en augmenter le nombre en cas de fortes chaleurs et de pouvoir les remplacer rapidement.
« Toutes les rames vont être vérifiées avant l’été, on va vérifier que la climatisation fonctionne bien et que tout le dispositif est en marche », assure Pascal Vilcocq, directeur du technicentre Paris Sud Est Européen. Pour cela, du personnel d’astreinte est réquisitionné dans les technicentres de maintenance, surtout dans le sud de la France. « Les week-ends de grand départ en juillet, ça représente 20 % d’activité en plus pour nous, donc 20 % de trains à préparer en plus », explique-t-il.Internet : les Français prêts à acheter leurs billets de trains sur Google
49 % des Français opteraient pour Google si le moteur de recherche proposait la réservation de billets de trains, selon un sondage Accenture publié le 1er juillet. Cette enquête a interrogé un panel de 4 400 Européens (Britanniques, Espagnols, Italiens, Néerlandais, Allemands et Français), usagers fréquents ou occasionnels des chemins de fer. 71 % d’entre eux disent utiliser Internet pour l’achat de leur billet et 17 % des interrogés utilisent leurs smartphones. Une tendance confirmée par les chiffres de voyages-sncf.com puisque sur les 68 millions de billets vendus en 2012, 4 millions l’ont été via l’application du site Internet. Par ailleurs, 45 % des Français sont prêts à utiliser Amazon pour l’achat de leurs voyages en train, 18 % par Facebook et 15 % via iTunes. Ailleurs en Europe, 74 % des Italiens et 72 % des Espagnols opteraient pour Google et 66 % des Britanniques préféraient utiliser Amazon.
Grande-Bretagne : Siemens livrera les futures rames Thameslink
La nouvelle est officielle depuis le 27 juin 2013, mais dès le 16 juin 2011, le ministère britannique des Transports (DfT) avait désigné comme preferred bidder le consortium Cross London Trains (XLT), dont Siemens fait partie, pour le renouvellement des rames Thameslink (liaisons nord – sud à travers le bassin londonien). Soit un parc de 1 140 voitures de rames automotrices bicourant (750 V continu 3e rail au sud de Londres et 25 kV 50 Hz au nord) à livrer à partir de 2016, maintenance comprise (ce qui implique la construction de deux ateliers). Bref, « le plus gros marché de Siemens en Grande-Bretagne », chiffré à 1,6 milliard de livres (1,9 milliard d’euros). Ce qui n’a pas manqué de faire grincer des dents outre-Manche, le matériel roulant devant être construit à Krefeld, en Allemagne. Désigné Desiro City et « recyclable à 95 % environ », ce nouveau matériel innovera largement par rapport aux rames automotrices Siemens livrées depuis une décennie en Grande-Bretagne : consommation et usure de la voie « réduites de 50 % », aménagements intérieurs « améliorés et plus confortables, avec plus de flexibilité » pour les PMR et les vélos, climatisation commandée par capteurs de CO2… Grâce à des chaudrons en aluminium et à des bogies allégés d’un tiers, les voitures seront « 25 % plus légères » que les Desiro UK. De plus, toutes les voitures seront motorisées et dotées de cabines de conduite, permettant de réaliser des rames de 8 ou 12 caisses. Aptes à 160 km/h, les Desiro City Thameslink auront un équipement ETCS niveau 2 à bord.
Allemagne : Alstom modernise 24 autorails Lint en Basse-Saxe
Le 27 juin, Alstom a annoncé avoir remporté un contrat d'une valeur « d’environ 27 millions d’euros »auprès de la Landesnahverkehrsgesellschaft Niedersachsen (LNVG), la société de transports publics du land de Basse-Saxe, pour la modernisation de 24 autorails Coradia Lint circulant actuellement sur le réseau Weser-Ems. La modernisation (portes, sièges, livrée extérieure, installation de prises, système d’informations voyageurs, vidéosurveillance, intercommunication, PMR…) et la certification de ces éléments automoteurs diesels livrés en 1997 seront effectuées à Brunswick, site spécialisé dans les services destinés aux trains de voyageurs. Cette opération, qui devrait être achevée en décembre 2015, doit permettre à ce matériel de circuler jusqu’en 2030.