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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
Accessibilité : à Toulouse, Transdev gérera Mobibus
Transdev vient de ravir la DSP de Mobibus, le transport en commun pour les personnes à mobilité réduite de l’agglomération toulousaine, à Veolia. Tisséo-SMTC a attribué à sa filiale TPMR le marché pour cinq ans et demi à partir du 1er juillet. Le contrat prévoit quelques améliorations de service (élargissement des horaires de réservation et de prise en charge, numéro de réservation non surtaxé…) et une certification du délégataire d’ici 2015. Mis en place en 2004, Mobibus a 4 000 abonnés (personnes en fauteuil, malvoyantes, de plus de 60 ans avec une perte d'autonomie de GIR 1 à 4) et dessert 99 communes. Le nombre de transports réalisés (122 400) a augmenté de 9 % entre 2011 et 2012.
Métropoles : les sénateurs recalent Paris et acceptent Lyon et Marseille
Le projet de loi concernant les métropoles, adopté par la Commission du Sénat le 15 mai, est examiné par les sénateurs depuis le 30 mai. Les sénateurs ont voté l’article 2 qui rétablit la compétence générale pour les régions et les départements. Ils ont adopté le 4 juin la métropole de Lyon, résultant de la fusion de la CUL et de la partie du département du Rhône située dans le périmètre urbain. Le 5 juin, ils ont accepté celle d’Aix-Marseille-Provence, en votant un amendement de Jean-Claude Gaudin prévoyant une représentation de tous les maires dans le futur conseil métropolitain. En revanche, les sénateurs ont adopté le 3 juin les amendements présentés par les groupes UMP et CRC (communiste) rejetant les dispositions créant la Métropole de Paris : obligation aux départements de la petite couronne de créer des intercommunalités sur tout leur territoire, regroupement de ces intercommunalités, de la Ville de paris et de la partie contiguë de la grande couronne dans la Métropole de Paris.
En 2012, le transport public urbain a continué de recruter des temps pleins en CDI
Près de 2 700 recrutements en 2012, plus de 800 emplois créés, 55 millions d’euros dédiés à la formation soit le double de ses obligations conventionnelles, et 98 % de salariés en contrat à durée indéterminée. Le bilan social 2012 publié par l’UTP à partir des statistiques de 113 entreprises représentant 90 % de l’effectif total (50 00 salariés hors RATP et SNCF) montre que malgré un contexte économique atone, le secteur crée des emplois pérennes et investit dans la formation professionnelle. Des résultats qui confirment les tendances des années précédentes puisque depuis 2003, le nombre de salariés croît chaque année de 0, 6 % à 2,4 %. A l’origine de ces embauches, notamment, le développement de l’offre de transport. Dernier point : le secteur poursuit sa féminisation, 17,8 % des salariés sont des femmes.
RTE-T : accord sur le futur réseau transeuropéen
Un accord pour la mise en place d’un réseau de transports véritablement transeuropéen d’ici 2030 a été conclu le 29 mai à Bruxelles. Après plusieurs mois de négociations, le Parlement européen et le Conseil, représentant les gouvernements nationaux, ont défini le tracé d’un réseau central dont la construction sera obligatoire pour tous les Etats membres d’ici 2030 et d’un réseau secondaire qui permettra de rejoindre le réseau central, d’ici 2050.
Les représentants des gouvernements ont toutefois réussi à atténuer l’obligation de résultats des Etats, en précisant qu’elle était liée à la « maturité » des projets comme à l’état des finances publiques. Sous la pression des eurodéputés, une instance de consultation des autorités locales, régionales et de la société civile sera mise en place, mais elle ne sera que consultative.
En France, les lignes Lyon – Turin ou Bordeaux – Toulouse pour la grande vitesse, l’axe Saint-Nazaire – Lyon pour le fret ferroviaire ou le canal Seine – Nord pour le fluvial sont notamment concernés. L’Europe apportera un cofinancement de 23 milliards d’euros sur sept ans en principe, pour un réseau dont le coût global est estimé à 250 milliards d’euros. Cet accord doit encore être approuvé formellement par le Parlement européen et le Conseil dans les prochaines semaines.Interopérabilité : une homologation européenne en 2020 ?
L’Europe pourrait être dotée d’un guichet unique pour l’homologation du matériel ferroviaire dès 2020. Dans un compromis sur la directive « Interopérabilité » qui devait être adopté le 10 juin à Luxembourg, les ministres européens des Transports conviennent en effet de transférer les pouvoirs d’homologation à l’Agence européenne du rail, l’Era, cinq ans après l’entrée en vigueur de la directive, soit vraisemblablement en 2020. Les travaux d’expertise seraient confiés aux agences nationales mais la décision finale, valable pour tout le territoire européen, serait prise par l’Era à Valencienne. L’homologation européenne serait obligatoire pour le matériel roulant dans toute l’Europe mais pas pour celui qui reste sur le territoire national. Les parlementaires européens qui doivent encore se prononcer sur cette directive souhaiteraient accélérer le transfert de pouvoir. Au ministère français des Transports on trouve au contraire le délai de cinq ans « un peu juste », compte tenu du fait qu’il faut encore aussi transférer des compétences et surtout un budget adéquat à l’Era. Cette directive constitue le premier volet du quatrième paquet ferroviaire présenté en janvier dernier par la Commission européenne.
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Un réseau de bus totalement repensé pour Agen
La communauté d’agglomération d’Agen a lancé un nouveau réseau de bus, totalement refondu. Objectif pour Keolis qui reste aux commandes pour six années de plus : passer de 1,8 à 2,4 millions de voyageurs d’ici la fin de son contrat. Un nouveau réseau de transport fonctionne depuis quelques semaines déjà dans le territoire de la communauté d’agglomération d’Agen. Depuis le 2 mars 2013, l’ancien Transbus est devenu Tempo Bus. Keolis reste aux commandes pour six nouvelles années, elle a remporté l’appel d’offres en juillet 2012. Le réseau, lui, a été totalement transformé, les lignes tantôt scindées, tantôt rallongées, les lettres (A, B, C, G) changées au profit de chiffres (1, 2, 3, 4). Tempo compte désormais dix lignes urbaines, cinq lignes suburbaines desservant huit communes et un service pour les PMR. L’objectif était que chacune des 29 communes de l’agglomération et les 97 000 habitants soient desservis, au besoin par du transport à la demande à raison de deux allers-retours par jour. Mais Tempo bus dessert également les zones d’emploi, de services et de loisirs, comme l’Agropole, l’hôpital, l’usine UPSA, le marché d’intérêt national, les zones d’activités d’Estillac et de Pont-du-Casse, nouvellement entrée dans l'agglo, le parc Walibi… Au total, 130 arrêts supplémentaires ont été créés, s’ajoutant au 307 déjà existant. Pour exploiter ces nouvelles dessertes qui représentent deux millions de kilomètres annuels, contre 1,3 actuellement, l’agglo a acquis 14 nouveaux bus investissant 3 millions d’euros. L’exploitant dispose maintenant de 51 véhicules contre 41 auparavant et a embauché 23 personnes, dont 14 dans le cadre d’un contrat de professionnalisation avec Agglo Emploi et Pôle Emploi, portant à 73 le nombre de salariés. L’objectif de Keolis est de porter la fréquentation à 2,4 millions de voyageurs d’ici la fin de son contrat contre 1,8 au début.
Alors que le prix de l’abonnement annuel a pratiquement baissé de moitié, 150 euros contre 283,5 dans l’ancien réseau, la communauté d’agglo va consacrer, à ses transports collectifs, 5,7 millions d'euros par an hors investissement (3,6 millions les années précédentes). La plus grande part (5,3 millions) est financée par le VT, dont le taux, 0,75 % n’a pas été relevé avec l’entrée des nouvelles communes en janvier de cette année.
Yann GOUBIN
Les travaux du pôle multimodal officiellement lancés
Elus, partenaires financiers et entreprises du bâtiment ont posé, le 3 mai, la première pierre du pôle multimodal de la gare d’Agen. Le projet Agen-Gare, initié en janvier 2012, a pour objectif de créer une gare routière adaptée aux besoins actuels de la deuxième plus importante gare de la Région Aquitaine qui connaît un flux de près de 1,2 million de voyageurs par an. L’Espace gare doit permettre d’améliorer l’accès, les échanges entre les différents modes de transports (train, transports urbains et départementaux, taxis et vélos) ainsi que le stationnement. Une large verrière longera la gare pour abriter les usagers, et accueillera également un abri à vélo. Le montant du projet s’élève à 16,246 millions d’euros, dont 5,97 pour le foncier et les accès, et 9,4 pour la gare routière et la halle voyageurs. Les travaux devraient se terminer fin octobre.
Y. G.
Le site d’iDTGV fait peau neuve
Quels sont les meilleurs prix en un clic ? Quelles sont mes options de dates et horaires de départ ? Mon billet est-il bien réservé ? La nouvelle version du site de réservation d’iDTGV a mis à plat le parcours de l’internaute sur son site afin d’apporter une réponse simple à chaque étape. Ses fonctionnalités et son ergonomie ont été designés pour « que le parcours d’achat soit le plus flexible et le plus intuitif possible », explique Marie-Dominique Lacroix, directrice marketing, communication & distribution. Il intègre par exemple « la possibilité d’identifier facilement les dernières places disponibles pour les petits prix et un module d’options tel que la réservation d’une voiture avec chauffeur », poursuit-elle. Résultat : le voyageur peut acheter ses billets et choisir ses options en 5 étapes seulement.
Signalisation : Thales gagne un contrat en Égypte…
Thales a signé fin mai avec la société nationale des chemins de fer égyptiens (ENR) un contrat de plus 109 millions d’euros, pour moderniser les systèmes de signalisation du corridor Le Caire – Alexandrie. Longue de 208 km environ, cette ligne ferroviaire est la plus fréquentée du réseau égyptien, avec plus de 25 millions de voyageurs transportés chaque année.
« Thales a conclu un contrat clé en main qui comprend la conception, la construction, la mise en service et la maintenance de la ligne », souligne un communiqué en date du 26 mai du groupe français spécialiste des systèmes de transports et de télécommunications. « Le projet porte sur la signalisation, les télécommunications ainsi que le système de contrôle centralisé du trafic ». La vitesse des trains passera de 140 à 160 km/h, avec un intervalle entre les trains de 5 minutes au lieu de 10 et la capacité de la ligne devrait être portée à 32 millions de voyageurs par an. Quatre années de travaux sont prévues.
Un service de scooters en libre-service pour Barcelone
Going Green, une société espagnole créée en 2008 qui produit des scooters électriques et des solutions « pour une mobilité durable » vient de lancer à Barcelone Motit, un service de location de scooters en libre-service. Vous pouvez réserver votre véhicule à partir de votre ordinateur, votre mobile ou votre tablette. Les tarifs de location sont calculés soit sur la durée, soit sur la distance. Les scooters sont également équipés d’un système de GPS pour aider l’usager à trouver sa destination.
Réforme ferroviaire : encore des zones de flou
Les décisions sont prises… mais seulement dans les grandes lignes. Frédéric Cuvillier, qui a présenté le 29 mai en Conseil des ministres la réforme du système ferroviaire, a globalement validé les propositions faites en avril dernier par Jean-Louis Bianco. Comme le suggérait l’ancien ministre des Transports, un « groupe industriel public intégré » va être mis en place. Il sera composé d’un Epic mère et de deux Epic filles, avec une présence de l’Etat renforcée.
L’Epic de tête est doté d’une part d’un conseil de surveillance, d’autre part d’un directoire bicéphale avec deux présidents : le président de l’opérateur de transport et le président du GIU, nommés par l’Etat et sans lien hiérarchique entre eux.
La dette, qui s’accroît chaque année de 1,5 milliard d’euros, reste au sein du GIU. L’engagement d’améliorer la productivité et l’efficacité, qui sera contractualisé, ainsi qu’un effort financier de l’Etat (non précisé) doivent servir à maîtriser la dette.
Des zones de flou demeurent et le projet de loi reste à écrire. Le texte devrait être présenté vers la fin juillet, et le Parlement saisi en septembre. Le gouvernement espère l’entrée en vigueur de la réforme en 2015. D’ores et déjà, les quatre syndicats représentatifs de cheminots annoncent une grève pour le 13 juin.