Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Vietnam : coup de frein au train à grande vitesse entre Hanoï et Ho Chi Minh-Ville

    Le projet de relier Hanoï et Hô Chi Minh-Ville par un train à 300 km/h du type Shinkansen a été abandonné. Le train à grande vitesse japonais aurait pourtant permis de réduire le temps de parcours entre les deux grandes villes vietnamiennes à environ 5 heures 30, contre 29 à 38 heures actuellement. Mais l’idée d’accélérer la desserte ferroviaire sur la dorsale du pays n’est pas abandonnée : désormais, le gouvernement vietnamien envisage de passer « dans un premier temps » à une vitesse de l’ordre de 160 à 200 km/h. Ce coup de frein par rapport au plan initial réduirait de 20 % le montant du projet, chiffré à plus de 50 milliards de dollars (quelque 40 milliards d’euros). De plus, sur une gamme de vitesse plus classique, les constructeurs japonais devront faire face à la concurrence de la Corée du Sud et de la Chine.
     

  • Oman : douze entreprises candidates pour la conception préliminaire du réseau ferré

    Douze entreprises d’ingénierie sont candidates pour la conception préliminaire des infrastructures du réseau ferré de 1 061 km envisagé dans le sultanat d’Oman : Sener (Espagne), Consultrans (groupe Imathia, Espagne), Italferr (groupe FS, Italie), Saman Corporation (Corée du Sud), Dohwa Engineering (Corée du Sud), 3TI Architecture & Engineering Consultants (filiale basée à Dubaï de 3TI Italia), SNC Lavalin International (Canada), Auding Intraesa (Espagne), Técnicas Reunidas (Espagne), Idom (Espagne). Dar Al-Handasah (Liban) et Asie Etudes Engineering Consultants (bureau d’Oman).
     

  • Amiens : le projet de tracé du tramway dévoilé

    Alors qu’Amiens Métropole a lancé le 6 mai la concertation publique sur le projet de tramway qui devrait circuler dans la capitale picarde à l’horizon 2019-2020, les Amiénois ont découvert le futur trajet déjà arrêté et, aux deux extrémités de la ligne, les différentes options sur lesquelles ils devront se prononcer. Quatre réunions publiques sont prévues, ainsi que quatre expositions permanentes et une exposition itinérante qui détaillent les enjeux du projet. Un site Internet a également été créé (http://www.amstram-amiens.fr/). Le futur tramway desservira les quartiers Nord, la Citadelle, le centre-ville, les deux gares, le futur quartier Intercampus, l’hôpital et le pôle universitaire. La concertation s’achèvera le 26 juin prochain.

  • Compiègne achète ses bus pour réduire ses coûts

    Compiègne achète ses bus pour réduire ses coûts

    A Compiègne, pour assurer une meilleure desserte du centre-ville et renforcer la dimension intercommunale, le réseau de transports urbains va être remanié. Et surtout, pour faire de substantielles économies, l’agglomération va devenir propriétaire de ses bus. A partir du 15 juillet, le réseau de l’agglomération de la région de Compiègne (Arc), qui réunit 15 communes et compte quelque 73 000 habitants, va lancer un réseau de bus modifié. Un changement dû, notamment, au renouvellement de la délégation de service public. Certes, les Cars Acary étaient déjà le prestataire des transports intercommunaux (Tic) de l’ARC, qui compte encore six lignes jusqu’en juillet. Mais la filiale de Transdev va apporter des modifications aux transports urbains du Compiégnois, qui vont toutefois conserver leur gratuité, sauf les dimanches et fêtes.
    Le réseau va perdre la ligne 6, reprise par la 2 qui sera prolongée et fera un crochet sur l’autre rive. La 7 sera scindée en deux, comme les quatre autres. Ce sera sans doute l’une des nouveautés les plus visibles : le nombre de lignes passe de six à cinq. L’objectif de ces modifications est d’assurer « une meilleure desserte et un rééquilibrage du réseau », souligne le président de l’Arc, Philippe Marini.
    Tout cela afin d’offrir une meilleure desserte du centre-ville de Compiègne, des liaisons simplifiées vers la zone commerciale et de loisirs de Jaux-Venette, et plus de connexions entre les deux rives. Ces modifications doivent aussi renforcer la dimension intercommunale du réseau avec un meilleur service pour Jaux, Venette et Margny, et des extensions vers Clairoix et Choisy-au-Bac.
    Mais le gros changement concerne toutefois les bus. En effet, l’agglomération a décidé de devenir propriétaire de ses véhicules de transports urbains. « Nous avons reçu l’aide du syndicat mixte des transports collectif de l’Oise (SMTCO), qui subventionne 30 % de l’investissement de 4,4 millions d’euros », explique Laurent Portebois, vice-président de l’Arc chargé des transports. « Nous avons donc acheté 19 bus standards et 2 midibus. Mais nous allons les amortir sur quinze ans. Alors que dans le cadre d’une délégation de service public l’opérateur calcule l’amortissement sur la période du contrat. En l’occurrence, sur sept ans. Avec nous, ils vont durer le double. »
    Cette solution devrait permettre d’économiser de 200 000 € à 300 000 € par an selon les estimations de l’Arc. L’autre modification, c’est la création d’un seul lot qui rassemble transports urbains et transports scolaires. C’est donc les Cars Acary qui opéreront les bus scolaires à la rentrée, qui ne s’appelleront plus Scolas’Tic, mais Tic tout simplement, afin d’unifier le service. Ils permettront aussi d’étoffer la desserte, puisque, comme aujourd’hui, ces bus seront accessibles à tous les usagers.
    Parmi les nouveautés, les usagers bénéficieront d’une amplitude de service plus longue de deux heures sur le TAD. Il fonctionnera de 6h à 20h, au lieu de 7h à 19h aujourd’hui. « Les usagers qui se rendent à Paris n’avaient pas de solution pour se rendre à la gare et prendre le train de 6h55 pour la capitale. »
        

    Yann GOUBIN
     

  • A Lille, carte unique et post-paiement en juin

    A Lille, carte unique et post-paiement en juin

    «Il s’agit d’une révolution, le système est unique en France, 30 ans après le VAL, nous pouvons nous réjouir d’être encore à la pointe en matière de service aux usagers. » Martine Aubry n’a pas boudé son plaisir en annonçant le lancement tant attendu de la billettique sans contact pour les transports en commun lillois. «Il s’agit d’une révolution, le système est unique en France, 30 ans après le VAL, nous pouvons nous réjouir d’être encore à la pointe en matière de service aux usagers. » Martine Aubry n’a pas boudé son plaisir en annonçant le lancement tant attendu de la billettique sans contact pour les transports en commun lillois. A partir du 25 juin, l’ensemble des voyageurs, qu’ils soient abonnés, usagers occasionnels ou touristes de passage, pourront voyager avec une seule carte. Pass Pass sera valable pour l’ensemble des modes de transports : le métro, le bus, le tramway, le TER, les cars Arc en Ciel, les V’Lille et les réseaux d’autopartage. A la différence du pass Navigo parisien, pas aussi multimodal. La bascule est par ailleurs totale, les tickets de métro disparaîtront dès la fin juin. Le service offre une certaine souplesse. Les usagers réguliers et les abonnés disposeront de leur carte personnelle. Une carte non personnalisée a aussi été imaginée, notamment pour les familles ou des gens accueillant des non lillois en déplacement. Pour plus de facilité, les abonnements pourront désormais être glissants, et démarrer n’importe quel jour du mois. La formule « Liberté » permettra à des utilisateurs occasionnels de payer leurs déplacements le mois suivant, le système appliquant la tarification la moins chère. Exemple : au bout de 10 trajets uniques, le tarif du carnet sera appliqué. La carte sera disponible et rechargeable dans le métro, les bus et sur Internet. « Ce sera très simple pour l’utilisateur, mais la complexité technologique est inouïe », a ajouté Eric Quiquet, vice-président aux transports de Lille Métropole. 120 000 personnes se seraient déjà inscrites pour obtenir leur carte. Et pour cause, le service était initialement prévu pour septembre 2012. Un retard expliqué par la difficulté d’intégrer l’ensemble des systèmes informatiques concernés, qui coûtera à Parkeon, le prestataire, 320 000 euros de pénalités. Porté en intégralité par Lille Métropole Communauté urbaine, l’investissement, à l’origine estimé à 27 millions d’euros, a été ramené à 21 millions d’euros.    

    M. R.
     

  • Bâle – Mulhouse : début de la concertation du raccordement ferroviaire de l’Euroairport

    L’Euroairport Bâle-Mulhouse et Réseau ferré de France ont lancé le 6 mai une concertation publique sur un projet de connexion ferroviaire de l’aéroport franco-suisse. Cette concertation comportera quatre réunions publiques jusqu’au 20 juin à Bâle (Suisse), Mulhouse et Saint-Louis (Haut-Rhin, France) et Lörrach (Allemagne). Elle vise à recueillir l’avis du grand public sur ce projet de desserte directe par des trains régionaux français (TER) et suisses (S-Bahn) venant respectivement de Mulhouse et de Bâle, et à terme par des trains à grande vitesse grâce à la création d’une voie ferrée d’environ 6 km « construite en dérivation de la ligne Mulhouse – Bâle existante ». Une gare doit être implantée aux abords immédiats de l’aéroport. Le projet attendu à l’horizon 2020 est évalué à 220 millions d’euros mais son financement est encore incertain.
     

  • Suisse : les CFF satisfaits de leur réseau

    77,9 % des installations ferroviaires suisses sont en très bon état ou en bon état contre 73,9 % l’année précédente. Les chemins de fer suisses qui ont présenté fin avril les résultats de l’audit sur les infrastructures se disent satisfaits de cette évolution à la hausse. « 3,9 % seulement du 1,5 million d’objets analysés sont dans un état mauvais ou insatisfaisant (contre 5,8 % l’an dernier), dont la plupart sont des installations qui ont atteint la fin de leur durée d’utilisation », indique un communiqué. En 2012, les CFF ont investi 176 millions de francs suisses de plus que prévu pour augmenter l’état et la sécurité des voies ferrées. L’effort va être poursuivi cette année.
    Les CFF estiment aujourd’hui que « le principal besoin de rattrapage réside dans les accès aux trains », du fait notamment de l’augmentation du trafic voyageurs. Une expertise externe a été commandée à ce sujet et une autre sur les voies ferrées.
     

  • Le nord du bassin d’Arcachon préfère un TAD à un service régulier

    Le nord du bassin d’Arcachon préfère un TAD à un service régulier

    La communauté de communes du nord du bassin d’Arcachon (Coban) va lancer un transport à la demande en septembre prochain. La communauté de communes du nord du bassin d’Arcachon (Coban) va lancer un transport à la demande en septembre prochain. Il sera organisé avec le conseil général de la Gironde. Un premier projet élaboré par les élus prévoyait la création de trois lignes régulières en complément des deux lignes départementales de TransGironde, 601 et 610, qui traversent le territoire de la Coban. Ces lignes communales auraient desservi les huit communes de la Coban (57 857 habitants), à raison de trois allers-retours matin et soir. Mais les élus ont préféré créer un transport à la demande qui offre un service plus large, notamment parce qu’il fonctionnera de 6h30 à 20h, du lundi au vendredi, pour le même budget prévisionnel de 200 000 euros par an environ. « Avec les lignes régulières, on n’est jamais garanti de transporter des voyageurs, alors qu’avec le transport à la demande, le bus transporte forcément un habitant. Et on ne paye que les trajets effectués », explique Daniel Riskal, le directeur des services de la Coban.
    Le service que proposera la Coban permettra de rejoindre un centre-ville ou d’activités, pour peu que le trajet dépasse les 2 km, ou encore un autre moyen de transport, comme le train dans les gares de Biganos ou de Marcheprime, au nord-ouest du territoire, à mi-chemin entre Biganos et Bordeaux, ou un arrêt de bus des lignes TransGironde. Le service fonctionnera et sera destiné à l’ensemble des habitants. « Nous sommes sur un territoire où l’habitat est parfois isolé et, par conséquent, l’automobile la seule possibilité de se déplacer si l’on n’habite pas près des départementales empruntées par les bus de TransGironde », commente le directeur des services de la Coban.
    L’intercommunalité a donc passé une convention avec le conseil général de la Gironde qui se chargera de la procédure de passation de marché pour retenir un prestataire de transport, puis, le service lancé, de la réservation des courses. « En s’appuyant sur la fréquentation du transport de la communauté de communes voisine dont la physionomie se rapproche de la nôtre, j’ai établi les calculs de coût selon 6 000 à 8 000 trajets annuels, sur 250 jours par an, soit 25 passagers par jour environ. Mais la Coban serait heureuse de payer plus, ce qui voudrait dire que plus d’habitants utilisent le service ! », conclut Daniel Riskal.     

    Y.?G.

  • Fret : une nouvelle liaison entre Zeebrugge et la Pologne

    Le transporteur ferroviaire polonais PKP Cargo devait ouvrir fin avril une liaison entre la Pologne et le port de Zeebrugge, annonce le média belge RTBF. C’est déjà le treizième concurrent à obtenir toutes les accréditations nécessaires pour affronter SNCB Logistics sur le réseau belge, rappelle RTBF, évoquant « un coup rude » pour la filiale fret des chemins de fer belges. PKP Cargo, numéro deux européen du cargo ferroviaire derrière le géant DB Schenker Rail, compte proposer quatre liaisons hebdomadaires pour acheminer notamment des voitures Opel Astra construites en Pologne.

  • Coopération ferroviaire renforcée entre la région lyonnaise et les ports belges

    Naviland Cargo et PSA Antwerp viennent de franchir un pas de plus dans leur coopération, afin de renforcer les relations ferroviaires entre le port d’Anvers et l’hinterland français. « Initiée en 2009, cette coopération a pour objectif principal de développer encore plus les liaisons ferroviaires entre Anvers et la région de Lyon pour lesquelles Naviland Cargo offre déjà cinq rotations par semaine », rappellent les deux entreprises dans un communiqué.
    Ainsi, PSA Zeebrugge, l’une des deux filiales belges du groupe PSA International, opérateur de terminaux à conteneurs, gère deux terminaux à conteneurs sur le port d’Anvers (tandis que PSA Antwerp, l’autre filiale, en gère cinq). Elle propose, depuis le début de l’année 2012, une offre de transport ferroviaire sur le marché français, et en particulier avec le nord de la France, l’Ile-de-France et la région de Lyon. Les circulations, qui empruntent le corridor ferroviaire n° 2 sur l’axe Anvers – Rotterdam – Bâle – Lyon, bénéficieront d’ici la fin de l’année 2013 d’une meilleure qualité de service grâce à l’ouverture d’un guichet unique, assure le communiqué. La complémentarité entre Anvers, port d’estuaire, et Zeebrugge, port en eau profonde, est présentée comme un atout pour PSA, qui a investi dans ces deux ports. De son côté, Naviland Cargo gère plus de 40 trains de conteneurs maritimes par semaine sur le terminal de Vénissieux. « La liaison avec les ports belges se fait en 24 à 36 heures », précise la filiale de transport combiné fer-mer de la SNCF.